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15 Oct

Bienvenue sur les Odileries du blog de la Pintade {}

Publié par La Pintade Rose  - Catégories :  #Bienvenue, #Les Odileries

Bienvenue sur le blog de la Pintade Rose

Vous devez vous demander pourquoi " la pintade rose".  Je vais vous conter l'histoire et être la plus concise possible. Ma sœur m'a appelé, PINTADE ! Nous nous sommes mises à rire et  je lui en demandais la raison. Sur le moment, je lui dis mon étonnement, elle me répondit  " oh, j'aurais pu dire Dinde ou Dindon " Avec ma petite nièce, nous avons continué à en rire, je pensais malgré tout qu'il était vrai que je préférais être une Pintade. Elle m'expliqua qu'elle avait vu une émission qui parlait du voyage d'une pintade madrilène, tout simplement. Donc une pintade est une femme curieuse de tout, moderne, vous savez tout, maintenant.
 
Intriguée, j'allais sur internet et m'intéressais à la vie de la pintade.
J’ai appris beaucoup. Une pintade est un  galliforme, le petit est un pintadeau (il n'y a pas de nom pour le mâle) d'ailleurs un agriculteur a enlevé le E de pintad parce qu'il trouvait cela était plus cohérent.  Il y a plus d'animaux que l'on pense dans ce cas précis, la bécasse, la grenouille  par contre le dauphin ce n'est pas la dauphine, il n'y a pas de nom pour la femelle.
 
Qu'on m'appelle Pintade, j'ai trouvé cela formidable, cela m'a réveillée, je ne peux vous dire à quel point, cela m'a fait du bien. Je retrouvais mon âme d'enfant, de jeunesse, de ma révolte d'ado. À 16 ans et demi je suis partie en Angleterre, je suis restée un an au pair (les anglais n'étaient pas toujours très drôles) je reviendrais sur le sujet, à l'occasion. Ce départ, c'était un souhait d'une amie et de moi, nous voulions aller à Londres, apprendre la langue tout en travaillant. Cette amie a vite changé’ elle avait le mal du pays et voulais retrouver sa grande famille "catho" (ceci est une autre histoire, je vous en écrirai davantage un jour sur ce sujet) 
J’avais fait sa connaissance lors d'un séminaire catholique pour devenir meilleure !
Un an passé à londres, ma mère m'a rappelée près d'elle pour l'aider à son restaurant.
Une autre amie Annick Bernard était en Allemagne nous encouragea de venir en Allemagne , elle avait un plan pour vivre à Berlin ouest. 
La saison terminée, je suis partie la rejoindre à Berlin qui nous offrait 300 marks pour un séjour d'un an en nous donnant un travail et un logement. C'était formidable !
Je reviendrais sur ma vie, je continue l'histoire du blog de la pintade rose.
 
Toujours, j'ai eu horreur de l'injustice, du mal que l'on peut faire aux femmes, celles qui sont violées , battues, tuées, lapidées, enterrées vivantes par des machos, des malades ou des hommes qui ne respectent pas les femmes et cela depuis fort longtemps. Les enfants sans défense, aussi sont battus, assassinés et les personnes faibles, âgées qui sont abusées etc.
                                 Il y a tant de choses qui me choquent.
J'ai  une sculpture en bois de petite taille qui représente les trois singes, vous devinez lesquels, cela veut bien dire trois actions distinctes et depuis ce jour, je les ai retournés contre le mur, je ne vois que le dos " je les boude " car ne pas voir ne pas regarder ni entendre, je trouve cela lâche.
 
La vie m'a fait taire, polissable. J'ai laissé les autres parler à ma place (par lâcheté, pour avoir la paix, pour mieux réfléchir; cela m'arrangeait à l'époque). Je devais suivre le chemin le plus droit possible et je n'ai pas toujours été bien. J'ai une détresse au fond de mon cœur, une culpabilité. J'essaye d'aimer maintenant et de faire le maximum.
.
 J'ai décidé de parler, d'écrire ce que je pense, dire la vérité, qu'importe, je suis à la retraite et le temps presse. Sachez que je n'ai plus rien à perdre. Je travaille encore et je le ferai tant que j'aurai la santé. Je le souhaite le plus longtemps possible.
A la retraite nous coûtons cher.C'est ce que m'a dit un jeune. Il a ajouté  "Il faudrait penser à l'euthanasie" A l'entendre, cela résoudrait les problèmes.
 Il est vrai, la vie de ces jeunes n'est pas facile, pas de boulot, pas d'argent, ils sont obligés de rester chez leurs parents, ils ne peuvent pas s'amuser comme ils veulent. 
 
On ne vous dit pas tout. Je refuse de trépigner sur mon fauteuil, d'écouter certains propos, de voir sans réagir les actes horribles que l'on nous balance, comme ça, sans prévenir, tranquillement comme des faits qui sont banals. Tu es là, avec tes enfants, cela nous tombe dessus. Il y a de quoi s'horrifier, se révolter. Je crie au secours, où est mon psy ! ils vous rendent malades, responsables. 
Restez zen, détendez-vous qu'ils disent. Faites du sport, ce n'est pas si grave, parlez-en à votre docteur, il a des pilules pour votre petite fatigue. Nous sommes, nous, les Français, les plus grands avaleurs d'anxiolytiques. C'est prouvé !
Oh, cela inquiète mais ils continuent à nous bourrer de pilules miracles .
 
Il faut que je le dise, cela est important pour moi : Je ne veux pas être l'autruche qui met la tête dans le sable. Il y a des événements qui me heurtent énormément et comme dit le chanteur. "çà m'énerve"
 
                                           La cousine Bécassine enfin s'exprime .
 
Tout y passera : Arts, religion, injustice, politique, musique classique, techno, technique, high- tech, geek,blagues et histoires drôles.
Si j'offense, qu'on me le dise.
 
Une pintade cacabe et criaille  (crie aïe aïe aïe ! ) cela fait parfois mal .
 
Je n'ai aucune prétention. Ma petite tête de pintade pense et peut écrire tout simplement, ouvertement ............
     
Je n'étais pas bien dans ma peau, j'avais grossi énormément ( 90 kilos ) je me sentais laide. A cette époque, où j'ai cessé cette activité artistique, il m'a fallu trouver un emploi à 55 ans.... c'était une question de survie. Je suis partie à la quête d'un travail, ce ne fut pas facile. J'ai fait quelques stages, travaillé dans une laiterie à Herbignac. C'était un travail à la chaîne dur, mais les travailleurs étaient sympas. J'ai aussi fait un stage d'un an à St. Jean de Dieu, une maison pour des handicapés où j'étais employée comme animatrice. Je les remercie tous. J'ai reçu un accueil merveilleux auprès d'eux, de la direction et des collègues, chacun ou chacune avait sa place. Puis dans le stage de remise à niveau, une loi est passée qui permettait aux entreprises d'employer des personnes de plus 50 ans et de ne pas payer de charges sociales pendant deux ans. Autant que je m'en souvienne, ma responsable, ne sachant vers quelle branche m'orienter, trouva un stage dans cette maison de retraite huppée à Ar Baol, qui ouvrait ses portes avec une directrice bien dynamique, trop bien, sans doute car elle fut renvoyée au bout de six mois. Je la trouvais pourtant humaine, juste. Elle me prit en CDI, je l'en remercie encore, nous faisions tous les postes, tous les étages,dans la mesure de nos capacités bien naturellement, j'étais femme de ménage (auxiliaire de vie, contrat à l'appui)
Quelques années après, la maison tournait bien, nous étions souvent en formation pour être de plus en plus qualifiées, performantes afin de pourvoir servir au mieux les résident-es et la société pour laquelle nous travaillions. Les résidents étaient là pour un séjour plus ou moins long, (la mort) Certains étaient priés de partir  faute de moyen. Cela n'est pas pour tout le monde d' avoir une certaine qualité de services. 
 
La direction et les lois décidèrent d'un coup que je n'étais plus qualifiée après cinq ans de bons et loyaux services, de remplacements multiples (être toujours prête) et à la disposition de la chef infirmière). L'entreprise m'a tout simplement enlevé une certaine qualification de mon contrat de travail. J'avais 61 ans, cela me parut énorme, surtout que j'étais responsable d'un étage de 30 résidents et de résidentes. Cela se passait relativement bien mais ce n'était pas toujours facile. Tous les ans ou deux, nous changions de poste et je me suis retrouvée à nouveau responsable du 3 ème étage. Personne ne s'en plaignait, les résidents étaient contents.
 
Je suis  revenue depuis voir des résidents après mon départ, je leur avais promis. Ils étaient heureux à nouveau de me rencontrer car le peu de moment que j'avais quand je travaillais, nous parlions de tout , actualité , arts , opéra etc......
J'ai fini ma carrière dans cet établissement à ce même poste, on me regretta .
Mais, j'avais 65 ans, il y a une fin pour tout et j'ai quitté au meilleur moment cette maison de retraite, elle restait encore humaine. (j'ai appris que l'ambiance avait changé, qu'il avait du mal à trouver du personnel certainement à cause du salaire et de la pénibilité des postes de travail)

 Après un mois de repos et je retrouvais aussitôt un emploi car ma retraite n'était pas énorme.   J'ai un gros souci à cause de ce dernier emploi il me faudra penser à survivre. Il y a quelques solutions, je vis au jour le jour, maintenant. Pour le moment, vive la vie.

A bientôt, pour d'autres aventures, d'autres événements, cela ne manque pas . Merci .

 
La Pintade Rose
 
 
 
 
 
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edith 20/04/2014 22:22

Bonjour Connaissez-vous l'auteur de cette épitaphe :"quand je vous le disais que je ne me sentais pas bien " ? Merci et à bientôt.

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