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Publié par la pintade rose

                               Où en sommes-nous !

Citoyenneté et démocratie

 

Quelques dates clés

1791 : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges, dont le préambule commence ainsi : "Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en Assemblée nationale".

1804 : Le Code civil donne aux femmes des droits civils mais leur refuse les droits politiques.

1893 : Octroi du droit de vote aux femmes en Nouvelle-Zélande, premier pays au monde à l’accorder ; la Grande-Bretagne (pour les femmes de plus de 30 ans jusqu’en 1928) , la Suède et l’Allemagne l’accordent en 1918, le Canada et les Pays-Bas en 1919, les États-Unis en 1920 (quelques États l’avaient déjà adopté avant ).

21 avril 1944 : L’ordonnance d’Alger accorde le droit de vote aux femmes françaises.

27 octobre 1946 : Le préambule de la constitution proclame : "La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme" (art.3) .

8 juillet 1999 : Une révision constitutionnelle ajoute à l’article 3 de la Constitution de 1958 la disposition suivante "la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives" et prévoit que les partis doivent "contribuer à la mise en oeuvre" de ce principe (art. 4).

6 juin 2000 : La loi sur la parité en politique module l’aide publique aux partis politiques en fonction de leur respect de l’application de la parité pour la présentation des candidats aux élections.

9 mai 2001  : La loi Génisson sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes poursuit dans une direction amorcée par la loi Roudy du 13 juillet 1983.

1er mars 2004 : signature par le patronat et les syndicats de l’Accord national interprofessionnel relatif à la mixité et à l’égalité professionnelles entre les hommes et les femmes.

23 mars 2006  : La loi relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes renforce les moyens et engagements concernant la suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes, et la "conciliation" entre l’activité professionnelle et la vie familiale.

4 avril 2006 : Loi qui renforce la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs.

23 juillet 2008 : Modification de l’article 1 de la Constitution qui est désormais ainsi rédigé : "La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales".

27 janvier 2011 : Promulgation de la loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance et à l’égalité professionnelle. Ce texte prévoit l’instauration progressive de quotas pour aller vers la féminisation des instances dirigeantes des grandes entreprises, ainsi qu’un système de sanctions financières en cas de non-respect.

6 août 2012 : loi relative au harcèlement sexuel.

30 novembre 2012 : le Comité interministériel aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes, qui ne s’était pas réuni depuis 12 ans, inaugure l’élaboration d’une troisième génération des droits des femmes. Après les droits civiques reconnus à la Libération, les droits économiques et sociaux des années 1970, il s’agit désormais de définir des droits porteurs d’égalité réelle.

4 août 2014 : La loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes vise à combattre les inégalités dans les sphères privée, professionnelle et publique.

Quelques pistes de réflexion

Depuis 200 ans, la parité entre les hommes et les femmes n’a cessé de progresser

Si la parité désigne une égalité générale entre les hommes et les femmes, elle prend un sens plus restreint en s’appliquant parfois à la seule vie politique.

  • Même si certaines femmes ont occupé une place très importante dans l’histoire de la France, jusqu’au XXe siècle, le rôle politique de la femme n’a pas été favorisé . La Révolution n’a ainsi rien fait pour reconnaître ni a fortiori valoriser la place des femmes au-delà de leurs rôles traditionnels (épouse, mère), sinon en leur reconnaissant quelques droits civils.
  • L’histoire politique et sociale depuis 1789 reflète un mouvement d’émancipation progressif des femmes : protection contre le travail abusif au nom de leur rôle de mère, protection contre l’époux , reconnaissance d’un statut civil propre, octroi des droits politiques , ouverture progressive des études et des emplois aux femmes , loi sur l’interruption volontaire de grossesse (1975). 
  • Dernière étape, en France, plusieurs textes ont été adoptés pour favoriser la place des femmes dans la vie politique. Après un échec en 1982, la révision constitutionnelle de 1999, complétée par la loi du 6 juin 2000, a ouvert la voie à des réformes législatives destinées à imposer les femmes dans la vie politique et sociale.

Cependant, de nombreux efforts restent à accomplir en vue d’une parité plus complète

  • Malgré les réformes et d’évidents progrès, les femmes restent encore minoritaires parmi nos élus (à l’encontre de nombreux pays occidentaux). Si la loi sur la parité a permis de faire élire beaucoup plus de femmes dans les conseils municipaux (35,8 % des conseillers municipaux élus au scrutin de mars 2008) et régionaux (48,3 % de femmes au 31 décembre 2010), celles-ci n’ont pas forcément accédé à des fonctions de responsabilité locale (seulement 14,2 % des maires au 31 décembre 2010). 

Dans les conseils généraux, les résultats sont pour l’instant décevants (12,9 % des conseillers généraux sont des femmes au 31 décembre 2010).

À l’échelon national, on ne compte encore que 18,5 % de femmes à l’Assemblée nationale et 21,8 % au Sénat.

  • De même, dans les entreprises ou dans la haute fonction publique, les femmes restent très minoritaires aux niveaux de direction. 
  • Bien que proportionnellement plus nombreuses que les hommes à accéder aux études supérieures, les femmes demeurent moins présentes dans les filières les plus cotées, subissent davantage le chômage, le temps partiel non choisi. L’écart des salaires moyens est aussi en leur défaveur.
  • Si les femmes sont désavantagées par rapport aux hommes, cela tient au regard porté sur elles par la société. Cependant, il n’est pas sûr que la contrainte puisse imposer un renversement de tendance.

Des questions de fond demeurent sur le bien fondé de mesures coercitives en la matière

  • Le législateur a pris des mesures coercitives, pariant sur la discrimination positive en faveur des femmes, notamment en politique, pour une parité effective. Mais le débat demeure et jette un doute que certaines femmes, elles-mêmes, regrettent. L’électeur choisit-il une femme pour ses qualités personnelles ou pour sa qualité de femme ? Figure-t-elle sur une liste de candidats en position éligible pour ses compétences ou parce que c’est obligatoire ?
  • Par ailleurs, certains s’interrogent sur le bien-fondé d’un modèle égalisateur qui nierait les différences entre les hommes et les femmes. Ainsi, lorsque la Cour européenne des droits de l’homme contraint la France à autoriser le travail de nuit des femmes, strictement encadré depuis le XIXe siècle, certains se sont interrogés sur le progrès que cela représentait, tandis que d’autres mettaient en avant le respect de l’égalité de traitement entre hommes et femmes.
  • La question de la parité renvoie donc à des choix de société, par-delà la représentation politique, dont le rôle moteur a justifié un traitement spécifique. La loi a ainsi récemment égalisé l’autorité parentale ou renforcé la place du père dans l’éducation des enfants. La parité constitue donc un mouvement de fond favorable aux femmes en tant qu’individus, mais aussi une source profonde de modification de la place des femmes dans la société. Il paraît difficile d’aller plus loin sur un plan législatif, et ce sont plutôt certains comportements ou visions de la société qu’il convient de faire évoluer. Lles droits étant les mêmes, reste à les faire comprendre, accepter et appliquer.
  • Enfin, la lutte pour la parité apparaît comme une question propre aux pays développés,alors que dans de nombreux États la femme n’a même pas encore acquis un minimum de droits civils. La dimension internationale du combat conduit sans doute la France à "montrer l’exemple".
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La Parité, l'égalité, nos droits, oui ... où en sommes-nous ?

La femme est ménagère ou courtisane, écrivait l'intellectuel français Pierre-Joseph Proudhon en 1851, (…) nous ne comprenons pas plus une femme législateur qu'un homme nourrice. » N’en déplaise au philosophe anarchiste, tout le monde comprend aujourd’hui qu’une femme puisse être patronne de la direction centrale de la police judiciaire, présidente de la Comédie française, directrice de l’Ecole nationale d'administration, présidente du tribunal de grande instance de Paris ou du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre. La nomination mercredi de Mireille Ballestrazzi à la tête de la PJ est venue grossir les rangs des femmes de pouvoir. Cette ancienne patronne d’Interpol – un poste inédit pour une représentante du « sexe faible » - aura sous ses ordres plus de cinq mille policiers en charge de la lutte contre le crime organisé. Dans son autobiographie publiée en 1999, elle avait raconté les sarcasmes et railleries machistes qu’avait suscitées l’arrivée de femmes dans la hiérarchie policière. Preuve qu’en quinze ans, la situation s’est améliorée, même si dans la police comme ailleurs, le chemin vers les sommets est encore parsemé d'embûches. D’ailleurs, tous les groupes du CAC40, sans exception, sont encore dirigés par des hommes.

Pourtant, les conseils d’administration se féminisent. En France, les femmes occupent désormais 28% des sièges au sein des groupes du CAC40, contre moins de 11% en 2009. C’est nettement plus qu’aux Etats-Unis et au Royaume Uni où leur proportion au sein des conseils des sociétés du Dow Jones et de l’indice FTSE atteint respectivement 22% et 17%. « Cette percée est, avec celles de l’Italie et du Danemark, la plus remarquable parmi les pays européens, a récemment commenté Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne. Le plafond de verre commence à se fissurer ». Certes, le législateur est passé dans ces trois pays. En France, la loi Copé-Zimmermann de 2011 stipule que les sociétés cotées devront compter 20% de femmes parmi leurs administrateurs en 2014 (nous y sommes pour le CAC40) et 40% à l’horizon 2017.

A l'ENA, les choses bougent. Pour Christiane Marcellier, administratrice de cinq sociétés, dont la Banque Postale, «l’arrivée des femmes au sein des conseils procède d’un mouvement général de renouveau de la gouvernance ». La directrice générale déléguée de la Financière de Courcelles estime d’ailleurs que « celles qui siègent dans les comités de nomination ne doivent pas hésiter à pratiquer la discrimination positive pour féminiser les comités de direction ». La loi a eu un effet d’entraînement plus large. « Les grands groupes nous demandent désormais d’inscrire des femmes sur nos "short list" quand ils cherchent à pourvoir un poste à responsabilité », constate Sophie Wigniolle, du cabinet de chasseurs de têtes Eric Salmon & Partners. Mais de là à imaginer une femme patronne d’un grand groupe... Si elles sont nombreuses à succéder à leur père à la tête d’entreprises familiales, elles se font beaucoup plus rares dans les comités exécutifs des sociétés cotées. Selon le cabinet Russel Reynolds, on n'en compte que 8% dans les « comex » du CAC40 et 10% dans ceux du SBF120.

http://www.adequations.org/spip.php?article362

L'Egalité, la Parité, les Femmes, la soeurité, la fraternité ���������

Même combat dans le secteur public. Selon la ministre des Droits de la femme Najat Vallaud-Belkacem, en 2012 les femmes représentaient seulement 12% des cadres dirigeants et supérieurs de la fonction publique d’Etat alors qu’elles étaient 52% parmi les agents. Une loi a donc, là aussi, été nécessaire pour féminiser plus largement ce secteur. Le texte voté l’an dernier prévoit d’ici à 2018 un quota de 40% de femmes parmi les hauts fonctionnaires nommés chaque année. A l’ENA, les choses bougent déjà : la promotion 2011 comptait 37% de femmes, deux ans plus tard elles sont 45%. Une première depuis la création de l’institution en 1945.

En politique aussi, les femmes avancent à tout petits pas et par la force… de la loi. Depuis le 8 juillet 1999, la Constitution prévoit que « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives ». La loi Jospin du 6 juin 2000 organise donc une partie des élections selon le principe paritaire. Aux législatives cependant, il est seulement prévu que les partis ne présentant pas au moins 50% de candidates obtiennent un moindre financement public. Résultat : si la loi a permis de faire élire davantage de femmes dans les conseils municipaux (36% en 2008), les assemblées régionales (48% en 2008) et au Parlement européen (45% dans la délégation française en 2009), le Parlement français est encore loin d’être féminisé : 73% des députés et 78% des sénateurs sont des hommes.

«Du fait de la décision du chef».« Il reste beaucoup de chemin à parcourir, admet Marie-Jo Zimmermann, vice-présidente de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes. Mais une fois que les femmes ont mis le pied dans une institution, elles ont une énorme capacité à s’imposer, elles parviennent à bien mettre en évidence leurs compétences. Il y a encore des résistances masculines, mais elles s’expriment beaucoup moins ». Pour la députée de Moselle, « on est passé de la prise de conscience à la mauvaise conscience », côté masculin.

«Je suis désolée de dire qu’on est encore très dépendantes de la volonté des hommes, observe Valérie Pécresse, députée et présidente du groupe UMP au conseil régional d’Ile-de-France. On est encore trop là du fait de la décision du chef, qui est toujours un homme et qui décide de faire de la discrimination positive, parce que les électeurs le demandent ou parce que nous sommes plus compétentes». L’ex-ministre se dit ainsi convaincue que «si François Fillon ne m’avait pas prise comme numéro deux dans sa campagne, il n’y aurait pas eu de femme dans l’équipe Copé».

La sociologue Esther Benbassa, élue sénatrice écologiste en 2011, considère elle aussi qu’il est « très difficile d’être une femme en politique ». « On vous appelle par votre prénom, on ne vous laisse pas parler, il faut crier plus haut qu’eux pour être entendue, se battre pour entrer dans leurs manœuvres, on est considérées comme des mineures », observe-t-elle, désabusée, après deux ans de travail au Sénat. Cette universitaire de 63 ans aux cheveux rouges refuse « de porter des tailleurs gris pour leur plaire ». Et considère qu’une femme, une fois élue, « doit travailler deux fois plus qu’un homme pour être prise au sérieux et entrer dans le débat d’idées ». Elle n’est pas pour autant pessimiste pour la suite. « En général, les femmes s’accrochent, elles se cherchent un créneau sur lequel elles pourront s’en sortir ».

Même si certaines femmes ont occupé une place très importante dans l’histoire de la France, jusqu’au XXe siècle, le rôle politique de la femme n’a pas été favorisé. La Révolution n’a ainsi rien fait pour reconnaître ni, a fortiori, valoriser la place des femmes au-delà de leurs rôles traditionnels (épouse, mère), sinon en leur reconnaissant quelques droits civils.

En 1791: Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges, dont le préambule commence ainsi : « Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation demandent d’être constituées en Assemblée nationale ».

 oui, je le redis "pour la liberté, l'égalité, la fraternité, la soeurité, la parité et nos droits "  il y a eu du chemin parcouru depuis cette période, nous avançons mais c'est encore très dure, que de routes à faire et de combats à mener et surtout quand des hommes et des femmes ne le veulent pas, empèchent, arrêtent, bloquent, entravent, paralysent, barrent, s'opposent, insultent etils et elles aimer sincèrement, mères, pères, enfants, maris, femmes, soeurs, frères, meilleurs(res) amies, copains et copines quand ils ou elles sont incapables de leur donner cette égalité de droits, tout simplement, les respecter.........

La Pintade Rose

http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/enjeux/citoyennete-democratie/parite-egalite-hommes-femmes-realite.html

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