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Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)


C'est un fou dangereux.......ce mec

Publié par la pindade rose rainbow sur 21 Mai 2014, 14:27pm

Catégories : #je n'aime pas

A quelques jours des élections européennes, la sortie de Jean-Marie Le Pen n'est pas passée pas inaperçue. Le président d'honneur du FN, lors d'une discussion où il parlait de "l'explosion démographique" dans le monde, a lancé, mardi 20 mai à Marseille, que "Monseigneur Ebola peut régler ça en trois mois", en référence au virus mortel qui sévit cette année encore en Afrique.

Face au tollé provoqué par ces propos, il a expliqué, mercredi à Valence, que ces déclarations relevaient d'une simple "observation" démographique. Le virus Ebola est, selon lui, une "maladie terrible". "Comme les guerres nucléaires ou internes, il est de nature à modifier cette évolution [démographique] qui en elle-même est catastrophique", a ajouté Jean-Marie Le Pen lors d'une conférence de presse.

Des propos "inadmissibles", selon Le Foll

"Dans certains pays à forte croissance démographique comme le Nigeria, malheureusement il n'y aura pas de quoi les nourrir", a-t-il fait valoir. S'agit-il d'un dérapage? "Non", a rétorqué le président d'honneur du FN. "Cette phrase n'a pas de portée particulière, c'est une observation."

Cette phrase sur le virus Ebola a été entendue par deux journalistes de l'AFP alors que Jean-Marie Le Pen discutait avec le maire FN de Cogolin (Var), Marc-Etienne Lansade, lors d'un cocktail de presse. Il évoquait alors la teneur de son discours prévu une heure plus tard au Palais de l'Europe du Parc Chanot de la cité phocéenne.

Pour le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, ces propos sont"inadmissibles" et montrent, contrairement à ceux qui le laissent penser, que le Front national "n'a pas changé".

  • PS . Est il besoin de rajouter quelques propos, tellement c'est dingue. Lire et entendre (fou.fou)
  • La pintade rose 
Euh, c'est express.

Euh, c'est express.

du magazine Marianne 

C’est, nous dit-on, une des derniers saillies du président d’honneur du Front national. On nous dit aussi que l’âge venant, il n’y a plus que ce type de saillie qui soit encore à sa portée. Soit. L’âge n’a pourtant rien à voir dans cette affaire. Il y a bien longtemps que Jean-Marie Le Pen parle sous lui. 

Bref, le député européen et tête de liste de ce qui demeure son parti dans la région Grand Sud s’est laissé aller, mercredi 20 mai, à une de ses flatulentes outrances qui est sa marque de fabrique quand il concourt aux Olympiades de l’abjection. A Marseille, où il avait prévu de discourir sur l’immigration, la pierre philosophale électorale du FN, Le Pen devant des élus frontistes et des journalistes a sorti sa « recette » pour lutter « contre l’explosion démographique » dans le monde :« Monseigneur Ebola peut régler ça en trois mois »

 

 

Ces paroles ont été prononcées l’œil pétillant avec une certaine gourmandise, Le Pen étant persuadé sans doute qu’au delà de ses convictions profondes, il faisait en plus un bon mot. Curieusement, son compagnon en trait d’esprit, je veux parler de Dieudonné, n’a pas réagi. Peut-être, peut-être, s’est-il tout à coup rappelé pour une fois une autre saillie, celle de Pierre Desproges qui disait : « Il y a plus d’humanité dans l’œil d’un chien quand il remue la queue que dans la queue de Le Pen quand il remue son œil. » 
  
Le Pen sait très bien ce qu’il dit et ce qu’il fait quand il s’avance sur ce terrain. Il sait qu’il recueillera l’approbation d’une large partie des militants du FN et l’assentiment des publicistes identitaires qui voient « le grand anéantissement » comme la riposte au « grand remplacement ». Il sait que le virus Ebola vient de repartir en Afrique. Il n’ignore rien du drame ni du martyr vécu par les victimes. Il renifle l’occasion de flatter les sentiments les plus bas avec un jugement aiguisé par des décennies de pratique cynique. Le parrain de l’extrême droite a su déceler les nouvelles peurs liées à la situation dramatique que traversent plusieurs pays d’Afrique pour les porter à un point d’incandescence. Une fois son forfait établi, il suçote les indignations comme des sucreries. C’est là son bon plaisir. Après, il peut toujours se victimiser, se tortiller comme une diva incomprise et couiner qu’on le diabolise dans une rhétorique de joueur de bonneteau. 
  
Au fond, peu importe de savoir si Le Pen est un boulet pour sa fille. C’est, en effet, un secret de polichinelle qu’il préfèrerait aller se faire voir chez les Grecs de l’Aube dorée plutôt que de se pacser avec les Flamands « rosses» du Parti pour la Liberté. Son pouvoir de nuisance est un pouvoir tout court qui continue d’irradier le Front national. Expert en héritage, Le Pen ne se laissera pas dépouiller. Dernièrement, il réagissait rudement à l’idée de sa fille et de son escadron volant d’énarques de changer le nom du parti en beuglant : « C’est complètement débile, c’est scandaleux, c’est indécent » avant de fulminer par une ultime philippique : « J'y suis complètement hostile ! On ne demande pas à Lancel, Dior ou encore Moët & Chandon de changer de nom que je sache ! ». On peut douter que le Front national puisse être comparé à une marque de prestige. On peut aussi penser que lorsque Jean-Marie Le Pen s’épanche vers nous, la fragance qui nous enveloppe n’est pas précisément du N°5.

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