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Publié par la pindade rose rainbow

Je sais, ce n'est pas un sujet facile à aborder,  envie d'aller au W.C

C'est souvent, quand il y a un spectacle, une grande manifestation, moi même à l'Olympia à  Paris au spectacle de Joan Baez. C'est toujours le même problème, une trentaine de femmes à attendre pour se soulager la vessie

 (Ça m'énerve) et cela m'a énervée. Que l'on soit riche ou pauvre, là, c'est pareil. Sur la route, en voiture, encore le même soucis. Pour les hommes non, nous, c'est un énorme,oui. Mais est-ce que les Architectes, les constructeurs penseront que les femmes ne sont pas des hommes et qu'il leur faut un coin d'aisance adéquate aux nombres que nous sommes.

Oui, ça m'énerve !

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Bien souvent, alors que les femmes s’agglutinent en attendant un W.-C. libre, il n’en est rien côté hommes. Il existe pourtant quelques solutions pour mettre un terme à cette inégalité sexiste

 

Une aire d’autoroute à la fin des vacances. Pause pipi bien méritée après cinq heures de route. Que vois-je en arrivant près de l’oasis où l’on doit vider sa vessie ? Une file d’attente.

Dix femmes au moins s’agglutinent à l’extérieur. A l’intérieur, ça continue. On entend ce genre de blagues :

« On aimerait bien être un homme dans ces cas-là. »

Du côté des porteurs de pénis, tout a l’air de bien se passer. Chez eux, pas d’embouteillage.

J’aurais certes pu décider de faire la révolution et d’aller chez les hommes, mais d’expérience, c’est s’exposer à des réflexions pénibles et sarcastiques.

VOIR LE DOCUMENT
(Fichier PDF):http://rue89.nouvelobs.com/sites/news/files/assets/document/2014/09/toilettespubliquesdamondroitsocial.pdf

Julien Damon est professeur d’urbanisme à Science-Po Paris. Il a écrit un très intéressant article sur « Les toilettes publiques. Un droit à mieux aménager » (lire ci-contre). Dès la première page, il y expose la dimension politique de ce sujet qui prête trop souvent à sourire :

« Les évolutions des W.-C., toilettes publiques, sanisettes, et autres latrines ne constituent en rien un problème annexe ou marginal.

Au contraire – et chacun a certainement pu en faire un jour l’expérience – il s’agit d’un thème important de la vie quotidienne, différenciant clairement les hommes des femmes, les jeunes des vieux, les riches des pauvres, les handicapés des autres, ceux qui ont un logement de ceux qui n’en disposent pas.

L’implantation et l’organisation des toilettes publiques constituent un problème crucial pour les corps humains dans les environnements urbains contemporains. »

Au téléphone, nous avons réfléchi ensemble aux solutions qui pourraient mettre un terme à cette inégalité sexiste. Les choses pourraient changer si...

1..on construisait beaucoup plus de toilettes publiques
C’est la solution que préfère Julien Damon. « Un développement puissant des toilettes publiques. » Plus il y aura de toilettes, moins vous ferez la queue.

Paris compte 400 sanisettes, selon Julien Damon. Mais ce n’est pas partout pareil.

« Au Japon, par exemple, on trouve des toilettes à tous les coins de rue. Et elles sont propres ! »

Certes cette solution est un peu coûteuse.

« Une toilette automatique coûte autour de 20 000 euros. Cela semble être beaucoup mais au regard des dépenses publiques, ce n’est pas si énorme. Dans une rue, une sanisette coûte, par exemple, moins cher que les feux de circulation. »

2...on apprenait aux garçons à s’asseoir et à être propres
Pour comprendre l’inégalité subie par les femmes dans l’attente des toilettes, on peut avancer plusieurs arguments. Parmi eux : le fait qu’elles s’assoient allonge leur temps de présence au petit coin. Pour Julien Damon, une solution paritaire serait la suivante :

« Je pense qu’il faut apprendre aux petits garçons à faire pipi assis. Dans les pays scandinaves, on fait déjà ça et ça marche très bien. »

Cette idée présente un avantage et un inconvénient :

l’avantage serait d’avoir des toilettes mixtes publiques plus propres qui rebuteraient moins les femmes (la plupart du temps plus soucieuses de cette question de par leur éducation) ; la blogueuse féministe Peggy Sastre milite par exemple pour cette solution ;
l’inconvénient serait une sorte de nivellement par le bas : le risque est d’imposer à tout le monde de faire plus de queue, sans réduire notablement l’attente des femmes.

3...on faisait de la discrimination positive : en rétrécissant les toilettes des hommes
Si les hommes continuent de faire pipi debout et que les femmes continuent de s’assoir, alors pourquoi ne pas envisager une autre répartition de l’espace ? Julien Damon :

« Si les toilettes pour femmes étaient plus grandes, et qu’on rétrécissait celles des hommes, de fait les femmes gagneraient du temps. »

Dans une tribune publiée par l’Observatoire des inégalités, Philippe Frémeaux, directeur du mensuel Alternatives économiques, s’était agacé en 2003 :

« Cette question des toilettes est un puissant révélateur de la façon dont est pensée l’égalité dans notre République. Les décideurs de tout poil – en l’occurrence les architectes – croient encore qu’il suffit d’offrir à tous ce qui convient le mieux aux dominants pour que l’égalité soit établie. Sans s’interroger plus avant sur la situation spécifique des uns et des autres »

Il plaidait pour une autre division de l’espace.

« C’est un fait : dans l’ensemble des bâtiments publics, le nombre de m² consacré aux toilettes des hommes et des femmes est toujours identique, selon une symétrie architecturale qui semble ancrée dans le marbre. Alors que dès mon plus jeune âge, j’avais compris qu’entre autres avantages dont la nature a généreusement doté les hommes, il y a celui de pisser debout, les architectes ne s’en sont toujours pas aperçu.

Résultat : le nombre de places dont disposent les femmes pour uriner est généralement près de deux fois inférieur à celui offert aux hommes. »

4...on faisait des toilettes pour enfants
On le sait déjà (et c’est très agaçant) : les tables à langer sont le plus souvent dans les toilettes des femmes. Mais une fois que le bébé impotent se transforme en jeune personne mobile, ce sont encore souvent les mères qui gèrent les passages aux toilettes, explique Julien Damon.

« Les femmes passent plus de temps aux toilettes parce qu’elles sont plus souvent accompagnées. [...] Les pères devraient aussi emmener leurs enfants aux toilettes. »

On pourrait aussi imaginer un espace dédié aux enfants, qui ne soit ni chez les hommes, ni chez les femmes. Ainsi les enfants cesseraient de nous voler nos places aux toilettes, à nous les femmes.

5...on faisait tous pipi debout
Vous en avez peut être déjà entendu parler : il existe désormais dans le commerce des objets qui permettent aux femmes de faire pipi debout. On pourrait imaginer qu’ils soient distribués partout, pour des usages uniques (on les recyclerait) ou permanents (on les laverait).

Le site MadmoiZelle a testé l’objet et explique très bien son intérêt au-delà même de la problématique de la file : pouvoir faire pipi sur le bord de la route, ne plus devoir faire pipi entre deux voitures avec deux amies qui jouent les gardes du corps... Ce qui arrive à des adultes très bien (quoique souvent un peu ivres).

Pour Julien Damon, cet outil est un peu gadget.

« Je n’y crois pas trop, ça ne me semble pas très adapté à nos modes de vie. »

Moi, c’est ma solution préférée.

6...les vêtements féminins étaient moins compliqués
Les femmes « ont souvent plus de vêtement à défaire et ça prend plus de temps », souligne Julien Damon.

Si vous froncez les sourcils (parce que vous êtes un homme), laissez-moi vous donner l’exemple le plus parlant : celui du body.

Imaginez. Vous êtes une femme, vous avez mis un pantalon et opté pour un body dos nu. Parce que c’est joli. MAIS, beaucoup de marques commercialisent des bodys sans boutons de pression au niveau de la culotte.

Résultat : une fois dans l’intimité des toilettes, vous voilà contrainte de baisser votre pantalon mais aussi de baisser tout votre body jusqu’aux genoux. Et comme vous n’avez pas mis de soutien-gorge, pour ne pas tuer votre dos nu, vous êtes maintenant nue à 80% et pouvez (enfin) vous soulager. Pour ceux qui pensent qu’on peut écarter le body, imaginez la même situation avec un collant.

Autant dire qu’il vaut mieux ne pas être pressée de faire pipi quand on est une femme. Et qu’il existe un complot de la société et des fabricants de bodies.
Source: http://rue89.nouvelobs.com/rue69/2014/09/06/marre-queue-toilettes-femmes-ca-pourrait-changer-si-254665

                                                     La pintade rose énervée 

Y'en a marre d'attendre !

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