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Publié par la pindade rose rainbow

Printemps

Tout est lumière, tout est joie.
L'araignée au pied diligent
Attache aux tulipes de soie
Les rondes dentelles d'argent.

La frissonnante libellule
Mire les globes de ses yeux
Dans l'étang splendide où pullule
Tout un monde mystérieux.

La rose semble, rajeunie,
S'accoupler au bouton vermeil
L'oiseau chante plein d'harmonie
Dans les rameaux pleins de soleil.

Sous les bois, où tout bruit s'émousse,
Le faon craintif joue en rêvant :
Dans les verts écrins de la mousse,
Luit le scarabée, or vivant.

La lune au jour est tiède et pâle
Comme un joyeux convalescent;
Tendre, elle ouvre ses yeux d'opale
D'où la douceur du ciel descend !

Tout vit et se pose avec grâce,
Le rayon sur le seuil ouvert,
L'ombre qui fuit sur l'eau qui passe,
Le ciel bleu sur le coteau vert !

La plaine brille, heureuse et pure;
Le bois jase ; l'herbe fleurit.
- Homme ! ne crains rien ! la nature
Sait le grand secret, et sourit.

Victor Hugo

La forêt, notre oxygène !

Seule une partie du glucose produit par la photosynthèse va servir à la respiration de la plante. La respiration de l’arbre s’effectue principalement par ses racines, ses feuilles et, dans une moindre mesure, par son tronc et ses branches. L’intensité de sa respiration, et donc de sa consommation d’oxygène, dépend de son âge. Elle est maximale au début de sa vie, durant sa période de croissance (printemps), puis, elle ralentit, au fur et à mesure que son âge augmente.

Il semblerait donc qu’un arbre produise plus d’oxygène qu’il n’en consomme. Cependant, à sa mort, ses tissus sont « mangés » par des bactéries, des champignons et la microfaune du sol. À la fin de sa décomposition, tout l’excédent d’oxygène qu’il avait produit lors de sa vie sera donc été réutilisé. En parallèle à cela, il rejette la même quantité de CO2 qu’il avait fixé en grandissant. On se rend alors compte qu’il est impossible, en pratique, de faire un bilan précis de la production et de la disparition de ces deux gaz parce qu’une forêt est un système ouvert échangeant avec son environnement.

À quoi est donc dû l’oxygène que nous respirons ?

Le dioxygène de l’atmosphère provenant des arbres n’est, en fait, dû qu’à la biomasse produite et non encore métabolisée, la matière organique fossilisée et la matière organique sédimentée. Dans une forêt vierge, le volume de matière en croissance est pratiquement égal au volume en décomposition. Au total, la quantité d’oxygène produite est égale à la quantité consommée qui se transforme sur le sol en humus. Il n’y a pas de surplus d’oxygène. Une forêt ne peut donc produire de l’oxygène que si elle devient de plus en plus étendue.

En réalité, les principaux systèmes produisant un surplus d’oxygène sont les forêts en formation, et les algues dans les mers, dans la mesure où leurs « produits » sont conservés. D’après des études récentes, c’est  le phytoplancton présent dans les océans qui, à lui seul, fournit la majorité du dioxygène atmosphérique à travers le cycle marin de l’oxygène.

Une gestion durable des forêts pour produire du dioxygène

Feuilles et aiguilles permettent  la photosynthèse.  Les arbres ne sont pourtant pas tous égaux en production d’oxygène. D’une façon générale, plus un arbre produit de glucose pour grandir, plus il produit de l’oxygène. Les forêts qui produisent le plus d’oxygène sont les forêts où l’on exploite le bois. En effet, un arbre qui croît produit plus d’oxygène qu’il n’en consomme.

Les végétaux  dégagent aussi de l’oxygène. Cette action étant proportionnelle à la surface foliaire, leur production est très inférieure à celle d’un arbre occupant la même surface au sol.

Attention ! Et s'il restait qu'un seul arbre...
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