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Publié par la pindade rose rainbow

Je  l'ai vu sur la scène de l'Olympia, c'était un concert extraordinaire, tous dans la salle, étaient à l'unisson et extasiées ........ Un moment inoubliable !

Ce fut magique....

Le père de Joan, Albert Baez, est né à Puebla au Mexique[1] du révérend Alberto Baez. Albert a deux ans lorsque son père quitte la foi catholique pour devenir pasteur méthodiste aux ÉtatsUnis. Il grandit à Brooklyn, où son père prêche. Il pense devenir pasteur, puis se tourne vers l'étude des mathématiques et de physique. Il est le co-inventeur du microscope à rayons X, et l'auteur d'un manuel de physique couramment utilisé aux États-Unis. Il refuse de travailler au « projet Manhattan » pour construire la bombe atomique à Los Alamos. Cette décision aura une influence profonde sur sa fille, la jeune Joan. Il refuse également tout travail dans l'industrie de la Défense pendant la guerre froide.

La mère de Joan Baez, Joan Bridge Baez (1913-2013), est née à Édimbourg, en Écosse. Elle est la deuxième fille d'un prêtre de l'Église épiscopale écossaise[1]. Leur rencontre a lieu lors d'une soirée au lycée de MadisonNew Jersey. Après leur mariage, ils vivent en Californie. La famille de Joan Baez se convertit au quakerisme pendant l'enfance de Joan[1].

Mimi, la plus jeune sœur de Joan.

Joan Baez naît à Staten Island, New York, le 9 janvier 1941[2]. Elle a deux sœurs : l'une plus âgée, Pauline, et l'autre, plus jeune, Mimi. Pauline se mariera avec l'artiste Brice Marden en 1960, et divorcera quelques années plus tard. Leur fils est le musicien Nick Marden. Pauline se remariera et aura une fille, Pearl Bryan. Mimi est chanteuse, guitariste, et activiste, fondatrice de l'organisation Bread and Roses[3]. Elle se mariera avec le chanteur et parolier Richard Fariña qui meurt dans un accident de moto en 1966[4] peu de temps après avoir édité son seul roman. Mimi se remariera en 1968 avec Milan Melvin auBig Sur Folk Festival. Joan a écrit la chanson Sweet Sir Galahad à leur intention[5]. Mimi meurt en juillet 2001 d'un cancer neuro-endocrinien[6].

En raison du travail d'Albert dans l'éducation et pour l'UNESCO, la famille voyage beaucoup, et vit dans diverses villes desÉtats-Unis, aussi bien qu'à l'étranger : FranceSuisseItalieMoyen-Orient et en particulier en Irak en 1951. Joan, âgée de dix ans, a été profondément influencée par la pauvreté, et le traitement inhumain subi par la population locale à Bagdad. Elle a été témoin de mauvais traitements envers les animaux et les personnes. Elle a vu des enfants sans jambes se traînant dans les rues dégoûtantes pour mendier. Elle a écrit plus tard avoir senti une affinité avec les mendiants dans les rues de Bagdad, et la douleur de ces personnes est devenue une « partie » d'elle.

Elle est diplômée de Peninsula School et Palo Alto High School. (Son fils, Gabriel Harris, fréquente également la Peninsula School.)

Carrière musicale

Début de carrière

Pete Seeger, musicien qui donna à Baez la vocation de la musique folk.

Un ami du père de Joan lui offre un ukulele. Elle apprend ainsi à jouer avec 4 cordes, ce qui lui permet de jouer des morceaux de rhythm and blues, musique qu'elle écoute pendant cette période. Ses parents étaient cependant soucieux qu'elle ne tombe pas dans une vie d'artiste pleine de toutes sortes d'addictions[7]. À 13 ans, elle assiste à un concert du musicien folk Pete Seeger, elle est fortement attirée par cette musique et commence rapidement à jouer son répertoire en public. En 1957, Baez achète sa première guitare acoustique Gibson[8].

En 1958, Albert Baez accepte un poste d'enseignant au Massachusetts Institute of Technology. La famille s'installe à Belmont dans la banlieue de Boston. Cet endroit est alors le centre de la scène émergente folk. Joan Baez se produit en public comme artiste de rue à Boston et aux alentours deCambridge. On peut l'écouter dans des cafés et elle fréquente l'Université de Boston. Elle enregistre en juin 1958 à San Francisco La Bamba. Toujours la même année, elle donne son premier concert au Club 47 à Cambridge[2]. Elle pense à prendre un pseudonyme hésitant entre Rachel Sandperl ou Mariah. Cependant elle opte finalement pour son nom réel, soucieuse à l'idée qu'on lui reproche l'abandon de son nom d'origine espagnole. Malgré une audience confidentielle, elle est engagée 2 fois par semaine pour 20 dollars le concert.

Quelques mois plus tard, Joan Baez et deux autres passionnés de musique folk enregistrent un album dans le sous-sol de la maison d'un ami. Il sort sous le titre 'Folksingers Round Harvard Square. Plus tard, Baez assiste à un concert du musicien Bob Gibson et de la star de la musique folk, Odetta, ceux-ci l'encouragent à poursuivre dans cette voie[8]. En 1959, Gibson invite Joan à chanter 2 duos avec lui au Festival de folk de NewportVirgin Mary Had One Son et We Are Crossing Jordan River[9]. La performance de Baez est saluée, et amène la chanteuse à signer avec la maison de disques Vanguard Records, bien qu'elle ait été approchée par Columbia Records[10].

Révélation

Joan Baez et Bob Dylan en 1963.

Ce concert et cette signature lancent sa carrière professionnelle, à la suite de quoi elle enregistre son premier album pour un label de musique : Joan Baez en 1960. Le disque est produit par Fred Hellerman du groupe the Weavers. Ce premier disque, recueil de balladestraditionnelles folks, blues et complaintes se vend très bien[9]. L'album contient des ballades de Francis James Child telle Mary Hamilton. On peut aussi noter la chanson El Preso Numero Nueve, entièrement chantée en espagnol.

En 1961, son second album, Joan Baez, Vol. 2, obtient un Disque d'or. Le contenu de l'album est toujours dans la veine folk traditionnelle[11]. Les deux albums suivants Joan Baez in Concert, Part 1 (1962) et Joan Baez in Concert, Part 2 (1963) feront de même. On peut noter que ces deux derniers albums live contiennent uniquement des chansons inédites contrairement à la plupart des albums de concert. C'est sur Joan Baez in Concert, Part 2 qu'apparaît pour la première fois Bob Dylan. La première partie des années 1960 voit ainsi Joan Baez émerger à la tête de l'American roots revival où elle introduit l'inconnu Dylan et fait des émules tels que Judy CollinsEmmylou HarrisJoni Mitchell et Bonnie Raitt.

De son album Joan Baez/5, le cinquième, sorti en 1964[11], la chanson There but for Fortune, reprise du titre de Phil Ochsatteint la 50e place dans le classement Billboard. En 1965, pour enregistrer le sixième album Farewell Angelina, Baez fait entrer d'autres instruments telle une guitare électrique. Plusieurs chansons sont issues de compositions de Dylan ; on peut citer les titres It's All Over Now, Baby Blue et Farewell Angelina. Les chansons de folk traditionnelles sont toujours de mise avec notamment le titre Wild Mountain Thyme.

Le Festival de Woodstock qui donne une notoriété internationale à Joan Baez.

Pour les trois albums suivants NoëlJoan et Baptism: A Journey Through Our Time, sortis respectivement en 1966, 1967 et 1968, elle fait appel au compositeur classique Peter Schickele qui propose une orchestration classique. Si l'album Noël a un contenu traditionnel, Baptism est proche de l'album concept se distinguant par Baez lisant et chantant des poèmes[12] écrits par de célèbres poètes tels James JoyceFederico García Lorca et ou encore Arthur Rimbaud.

En 1968, Joan Baez part pour Nashville dans le Tennessee où elle fait une session d'enregistrement « marathon » qui donnera naissance à deux albums. Le premier Any Day Now sorti en 1968, est constitué uniquement de reprises de chansons de Bob Dylan[13]. Le second, David's Album est dédié à son mari David Harris, un activiste antiguerre, opposé à la guerre du Viêt Nam, sur le point d'être emprisonné pour non présentation au service militaire[14]. À la fin de l'année 1968, elle publie ses premières mémoires Daybreak. En 1969, son apparition au Festival de Woodstock confirme sa notoriété internationale tant sur le plan musical que politique. À la fin des années 1960, Joan Baez commence à écrire la plupart de ses chansons. On peut citerSweet Sir Galahad, ou encore A Song For David écrite pour son mari en prison.

Les années 1970 et la fin des années Vanguard

Joan Baez à Hambourg en 1973.

En 1971, après sept années passées chez le label Vanguard, Joan Baez rompt avec le label qui édite tous ses albums depuis 1960. Pendant cette dernière année, elle conclut cette association par l'album disque d'or Blessed Are… La reprise du titre de Robbie Robertson The Night They Drove Old Dixie Down obtient un grand succès et se classe cinquième au Hit-parade[15]. Avec Come from the Shadows en 1972, c'est A&M Recordsqui reprend l'édition des albums de la chanteuse. À la fin de l'année 1971, elle retrouve le compositeur Peter Schickele pour l'enregistrement de deux chansons de la bande originale du film de science-fiction sortie l'année suivante Silent Running : Silent Runninget Rejoice in the Sun.

En 1973, Joan Baez sort l'album Where Are You Now, My Son? qui contient notamment une unique chanson de 23 minutes sur la face B. Cette chanson se compose de Spoken word et bruits enregistrés lors des bombardements de Hanoï[16]. AvecGracias a la Vida en 1974, Joan Baez sort son premier album entièrement en langue espagnole. Le titre fait référence à la chanson (reprise dans l'album) de l'artiste folk chilienne Violeta Parra ; l'album obtient du succès aux États-Unis ainsi qu'enAmérique latine. Il inclut aussi une reprise du titre mexicain Cucurrucucu paloma.

Flirtant avec la musique pop, elle conçoit l'album Diamonds & Rust en 1975. C'est un succès commercial, le plus grand de Baez. Le titre principal Diamonds & Rust atteint le top 10 des singles. Après l'album studio Gulf Winds et le live From Every Stage en 1976, Joan Baez change à nouveau de label. Elle signe chez CBS Records et enregistre Blowin' Away en 1977 etHonest Lullaby en 1979 avec cette maison de disques[17],[18].

Années 1980 et 1990

Live Aid de Philadelphie auquel Joan Baez participe en 1985.

En 1983, Joan Baez fait une apparition remarquée aux Grammy Awards interprétant la chanson phare de Bob Dylan Blowin' in the Wind. Elle participe à beaucoup de manifestations musicales de solidarité avec notamment le Live Aid de 1985, ainsi que les tournées A Conspiracy of Hope et Human Rights Now ! organisées par Amnesty International. Elle est pendant cette période sans maison de disques. L'album live Live Europe 83 ne sortira pas commercialement aux États-Unis. Son album suivant, Recentlyréalisé en studio n'est publié qu'en 1987 par son nouveau label Gold Castle Records.

Poursuivant sa collaboration avec Gold Castle, elle enregistre deux albums : Speaking of Dreams en 1989 et Brothers in Arms en 1991. Par la suite elle s'engage avec le label Virgin Records. Elle enregistre l'album Play Me Backwards en 1992. Cet album est nommé au Grammy Awards dans la catégorie meilleur album de folk contemporaine (Best Contemporary Folk Album). C'est pour la chanson Stones in the Road reprise d'un titre de Mary Chapin Carpenter, que Joan Baez enregistre pour la première fois un clip vidéo[19]. Elle change une fois de plus de label en signant avec Guardian avec lequel elle sort l'album live Ring Them Bells en 1995 puis un album studio Gone from Danger.

Années 2000

En 2001, elle fait une incursion au théâtre en endossant le rôle de la Contessa ZinZanni au Teatro ZinZanni à San Francisco[20]. En août de la même année, Vanguard réédite les treize premiers albums de la chanteuse sortis de 1960 à 1971. En 2003, elle devient jurée pour la troisième cérémonie des Independent Music Awards qui promeut des artistes indépendants[21]. Elle sort ensuite l'album Dark Chords on a Big Guitar[22], le concert qu'elle donne au Bowery Ballroom de New York l'année suivante donne lieu à un album live Bowery Songs en 2005.

En 2008, Joan Baez sort Day After Tomorrow, son 24e album studio. Il est produit par Steve Earle, lequel est l'auteur de trois chansons dont deux spécialement écrites pour cet album[23]. L'album comprend aussi le titre Henry Russell's Last Words deDiana Jones[24]. Cet album est nommé pour un Grammy Award.

Engagement politiques et sociaux

La vie de Joan Baez est jalonnée de nombreux engagements à des mouvements sociaux et organisations humanitaires. Dès 16 ans, en 1957, elle s'était engagée dans son premier acte de désobéissance civile. Elle avait refusé de quitter la classe de son école de Palo Alto pour effectuer les exercices d'évacuation dans les abris anti-bombes en pleine Guerre froide. Cet épisode lui avait valu une punition et un ostracisme de la part de la population locale, qualifiée de « communiste infiltrée »[25].

Mouvement des droits civiques aux États-Unis

Joan Baez en 1963 lors de la Marche vers Washington.

Le commencement de sa carrière est marqué par le boycott de Hootenany TV qui refuse de diffuser Pete Seeger[2]. Au début des années 1960, le Mouvement des droits civiquesprend une grande ampleur. En tant que pacifiste, elle adhère rapidement au mouvement. Joan participe à la Marche vers Washington pour le travail et la liberté en 1963 et y chante notamment We Shall Overcome[2], chanson qui devient l'hymne du mouvement des droits civils. Elle la rechante à l'Université de Californie à Berkeley à l'occasion d'une action de protestation par le Mouvement pour la liberté de parole ainsi qu'à de nombreuses reprises lors d'autres rassemblements[2].

Joan Baez rejoint Martin Luther King, Jr., lors de la Marches de Selma à Montgomery en Alabama en 1965[26].

Guerre du Viêt Nam

Après son engagement dans les marches des droits civiques, Joan Baez affiche son désaccord avec la guerre du Viêt Nam. La chanteuse participe à de nombreuses marches anti-guerre et actions de protestations. Elle est notamment arrêtée deux fois en 1967 pour avoir bloqué l'entrée de l’Armed Forces Induction Center d’Oakland en Californie[27]. Elle passe environ 1 mois en prison. Elle aura aussi à plusieurs reprises des ennuis avec la justice pour son refus de payer l'impôt militaire[28].

Elle participe fréquemment aux marches anti-guerre et concerts engagés. On peut citer la Fifth Avenue Peace Parade de 1966 à New York[29]. En 1967, un concert gratuit de Joan Baez en opposition à la guerre est organisé au Washington Monument à Washington par Filles de la Révolution américaine[30].

En 1972, pendant la période de Noël, Joan Baez fait partie d'une délégation visitant un camp de prisonniers de guerre américains au Nord-Vietnam pour promouvoir les droits de l'Homme ainsi que pour délivrer du courrier aux 

Elle est et restera extraordinaire ..... La voilà aujourd'hui .

Elle est et restera extraordinaire ..... La voilà aujourd'hui .

Sublime... MERCI, JOAN BAEZ

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