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Publié par la pindade rose rainbow

Cela m'ennuie d'écrire et de vous faire lire cet article. Mais souvent, j'ai passé des Noëls terribles où tout se qui est décrit plus loin était un Noël, le parfait terreau des disputes de famille.

Maintenant , je choisis mes fêtes avec ceux que j'aime où tout le monde s'apprécie.

 

Par  publié le Noël, son sapin, ses cadeaux, ses grandes tablées et... ses conflits familiaux. Pourquoi est-il si difficile d'échapper à certaines tensions à ce moment particulier de l'année? Décryptage et témoignages. 

 

Tous les ans Isabelle, 38 ans, sait que le mois de décembre marque le début des hostilités avec sa mère: "Les sujets varient, ça peut aller du choix du menu de Noël à l'endroit où nous le fêtons, des cadeaux que j'ai fait à mes neveux, de ma présence à la messe ou de ce qu'elle m'aura offert et qui évidemment ne me conviendra pas, puisqu'elle s'acharne à me voir plus grosse que je ne suis." Le cas d'Isabelle n'est pas isolé, témoigne la psychanalyste Laura Gélin: "Environ un mois avant Noël et durant les semaines qui suivent, la grande majorité de mes patients évoquent le sujet complexe des fêtes de fin d'année et les tensions familiales qui les accompagnent." Et d'évoquer même "des somatisations". "Certains développent en quelque sorte un "syndrôme de Noël". Autrement dit, il n'y a pas que le foie gras qui n'est pas digéré..." 

Pourquoi Noël est-il si propice aux conflits et parfois synonyme d'angoisse? Comment expliquer que ce qui est censé être un moment de rassemblement joyeux vire pour beaucoup au cauchemar? Comment, surtout, échapper à cette tension, sans pour autant faire une croix sur les fêtes en famille? 

On cherche tous à retrouver le réveillon idéal de notre enfance

"Noël a une dimension sacrée, que l'on soit croyant ou non. Il y a durant cette période une quête de perfection, une envie de se rapprocher au plus près de ce symbôle de magie et de féérie que représente cette fête", analyse Laura Gélin. "On cherche à retrouver ce Noël idéal, vécu ou fantasmé, et d'une certaine manière à redevenir l'enfant qu'on était. Toutes les problématiques familiales ont tendance à se réveiller: la place occupée dans la famille, la jalousie, le deuil ou le manque d'un parent, etc. Tout cela se rejoue en direct." D'où une exacerbation des sentiments et des susceptibilités. "Je sais bien que ça n'a aucune importance, dans l'absolu, d'ouvrir les cadeaux le matin ou le soir, admet Clémentine, 29 ans. Mais quand j'étais petite, on le faisait le 24 à minuit. Et sous prétexte que ma soeur a des enfants, l'année dernière, la tradition a changé. Sans que personne ne me demande mon avis. C'est idiot mais j'ai eu l'impression qu'une fois de plus, ma soeur passait en premier et j'ai fait un psychodrame." 

"Les enjeux vécus durant l'enfance perdurent à l'âge adulte et peuvent même se répercuter sur les descendants", confirme Laura Gélin. A Noël, finalement, pris dans la nostalgie d'un âge d'or révolu, nous sommes nombreux à régresser et redevenir de tous petits, submergés d'émotions contradictoires. Et si l'on a toujours eu la certitude d'être le vilain petit canard, le moindre prétexte est bon pour que cette blessure s'ouvre à nouveau.  

Trop de pression, trop de non-dits, trop d'alcool

Toujours dans cette idée d'accéder à la perfection, "la pression que l'on se met pour que tout soit beau et apaisé a souvent l'effet inverse de celui escompté", observe Béatrice Voirin, coach et psychothérapeute: "Rassembler le clan, c'est se donner l'illusion qu'il n'y a pas eu de conflits et qu'il n'y en aura plus. On s'acharne à mettre nos frustations de côté, à réprimer nos émotions pour que tout se passe le mieux possible et pouvoir vivre ce moment de "trève de Noël" ensemble. Jusqu'à s'imposer des choses qui ne nous conviennent pas vraiment, souvent à cause d'un sentiment de culpabilité, renforcé par un parent..." Or personne n'ignore que même avec la meilleure volonté du monde, les non-dits et les griefs que l'on s'efforce de taire finissent toujours par ressortir. En général au moment du dessert, "surtout lorsque l'alcool a coulé à flot et que l'on est bien désinhibé", témoigne Gilles: "Depuis cette fois où, bien éméché, j'ai failli casser la figure de mon beau-frère homophobe, je le passe avec mon compagnon uniquement, ce serait dommage de finir derrière les barreaux un 25 décembre!" 

Des tensions qui s'intensifient lorsque les couples se séparent

Autre cause de conflits, les dilemmes autour du choix de la famille dans laquelle on va passer le réveillon. Un casse-tête d'autant plus insoluble lorsque les couples sont séparés. "La première année où mon ex a pris les enfants à Noël, j'ai eu la sensation qu'on m'avait arraché littéralement le coeur. Ne pas les voir ouvrir leurs cadeaux ce jour là, imaginer que ce serait ma belle-mère qui profiterait de leurs rires, que je ne pourrais pas les border en chuchotant pour ne pas effrayer le père Noël... Une torture", se souvient Annie, maman de deux enfants, divorcée depuis quatre ans. "On finit par s'habituer, on fait sa propre fête le 26 ou le 23 et on réalise que ça n'est pas si grave", rassure-t-elle. "Il n'empêche qu'il faut faire le deuil de la famille idéale et que cela ne se fait pas sans difficultés", commente Laura Gélin, ajoutant que durant cette période, "les absents se font souvent plus présents et les deuils, qu'ils soient récents ou passés, se rappellent à nous." 

Aborder les festivités "en conscience"

S'il est illusoire d'espérer gommer toute tension ou de banaliser ces fêtes empreintes d'une charge émotionnelle unique, il existe néanmoins des solutions pour échapper au pire. "La première chose qui peut aider, suggère Laura Gélin, quelle que soit la situation familiale ou la source de tensions, c'est d'être "en pleine conscience". En d'autres mots, de profiter de cette période si particulière pour essayer de comprendre ce qui se joue, pour travailler sur ce mal être qui peut nous envahir lors des réunions de famille. Etre lucide sur ce que l'on ressent ou va ressentir, ne pas se bercer d'illusions, c'est un premier pas vers une acceptation". Cela implique forcément d'intérioriser le fait qu'on n'est plus un enfant et que la magie n'existe plus, que si l'on est dans cette utopie, on sera forcément déçu. 

Tenter de déminer les conflits en amont

Autre conseil, prodigué par Béatrice Voirin, "se dire qu'on n'a qu'une seule obligation: vivre des moments heureux avec des gens qu'on aime. On a cette responsabilité-là envers notre conjoint, nos enfants et nous-même". "On doit avoir suffisamment de maturité pour discuter en amont avec les personnes concernées dans un esprit de médiation et de ralliement. Ça n'est pas simple mais c'est essentiel. Et ensuite on décide si on persiste à recevoir des invités qui risquent d'avoir des prises de bec ou si l'on se débrouille autrement..." "Depuis que j'ai vraiment mis les choses à plat avec ma belle-mère et que je lui ai expliqué que je ne supportais plus les repas de douze heures ni les avalanches de cadeaux alors que je suis contre l'idée de pourrir mes enfants, les fêtes se passent plus sereinement. Je crois qu'elle a compris que c'était ça où elle resterait seule chez elle", raconte Thelma, 36 ans. 

"On n'est pas obligé de passer Noël avec ses parents ou tout autre membre de la famille avec qui on ne s'entend vraiment pas. Il faut sortir de la victimisation et être adulte", souligne encore Béatrice Voirin. Autre stratégie d'évitement de conflits: "S'asseoir du même côté de la table de la personne qui nous met systématiquement hors de nous. Être face à face peut prédisposer les individus à la confrontation, quand il y a de la tension. En étant assise à deux places de la personne à problème, une petite zone de protection se crée, car les regards ne se croisent pas. C'est un petit truc magique!" 

Rien n'interdit de fêter Noël différemment

Et si vraiment la perspective de vivre à nouveau l'enfer nous rend malade dès le premier décembre, il y aussi la possibilité, suggère Laura Gélin, "de fêter Noël différemment". "Tout ceci est très culturel. Au Japon, par exemple, c'est une fête pour les amoureux. Pourquoi ne pas décider qu'en France également?", lance la psychothérapeute. Et Béatrice Voirin d'approuver: "On peut expliquer à nos parents, à notre famille, qu'on peut trouver d'autres moments pour se voir. L'amour, c'est au quotidien non?

 

             Ps.  La pintade rose 

Et Noël ....... C'est aussi cela !

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francine 17/12/2014 14:14

tellement vrai tout cela ...ce qui devrait être joie devient cauchemar...