Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par la pindade rose rainbow

BiographieModifier

Le début

William Turner est le fils d'un barbier et fabriquant de perruques et de costumes, William Gay Turner. Sa mère, Mary Marshall, perd progressivement la raison, probablement à cause du décès de la jeune sœur de William, Mary Ann, morte en 1783 et meurt dans un asile, en 1804.

Le jeune Turner est envoyé en 1785 chez un de ses oncles maternels à Brentford, petite ville à l'ouest de Londres, sur les rives de la Tamise. C'est là que son intérêt pour la peinture s'éveille. Un an plus tard, il se rend à l'école à Margate, dans leKent, à l'estuaire de la Tamise. À partir de cette époque, il commence à produire des dessins que son père expose à la vitrine de son commerce.

Il a seulement 14 ans lorsqu'il entre à l'école de la Royal Academy of Arts (11 décembre 1789) puis est admis à la Royal Academy elle-même un an plus tard. Turner marque un vif intérêt pour l'architecture, suivant notamment des cours deperspective et de topographie avec le dessinateur en architecture Thomas Malton, avant que l'architecte Thomas Hardwickne lui conseille de persévérer dans la peinture. Une première aquarelle de Turner est acceptée à l'exposition d'été de la Royal Academy alors qu'il n'y est élève que depuis un an.

Il subit l'influence d'artistes tels que Guillaume Van de VeldeAelbert CuypJohn Robert CozensRichard WilsonClaude Gellée dit Claude le Lorrain ou encore Nicolas Poussin. Il est remarqué par un amateur d'art de l'époque qui lui permet de rencontrer divers artistes comme Thomas Girtin avec qui il se liera d'amitié. Il travaille d'abord la gravure.

Sa carrière

Pêcheurs en mer1796, huile sur toile, 91 ×122 cmTate Gallery

D'un style alors plutôt rigoureux, il expose sa première huilePêcheurs en mer, en1796, année à partir de laquelle il exposera chaque année à la Royal Academy, jusqu'à la fin de sa vie, à de très rare exceptions près. Son caractère romantique est alors révélé par ses représentations de paysages pittoresques de la Grande-Bretagne, mettant la technique au service de sa propre esthétique ; ses paysages maritimes se prêtent aisément aux jeux de reflets de lumière qu'il affectionne.

Renommé pour ses huiles, Turner est également un des plus grands maîtres anglais de paysages à l'aquarelle. Il y gagnera le surnom de « peintre de la lumière »[1]. Ses tableaux, paysages et marines d'Angleterre, lui vaudront rapidement une grande réputation si bien qu'il devient membre titulaire de la Royal Academy à l'âge de 27 ans[2]. De 1807 à 1828, il y enseigne laperspective et, en 1845, obtient un poste de professeur suppléant. Son talent lui apporte reconnaissance et confort et lui permet de posséder sa propre galerie à partir de 1804.

Turner voyagera beaucoup tout au long de sa carrière, d'abord en Angleterre et en Écosse, puis, après la paix d'Amiens en1802, en France, en Suisse, aux Pays-Bas et en Italie, particulièrement à Venise, ville où il séjournera à trois reprises (en 1819, 1829 et 1840) qui lui sera une importante source d'inspiration. En Angleterre, Turner est souvent l'hôte de Lord Lamontà Petworth House dans le Sussex, ce qui donnera naissance à une célèbre série de peintures.

Turner dans son atelier, aquarelle, 14 ×19 cmBritish Museum

Avec l'âge, Turner devient de plus en plus excentrique et taciturne. Il a peu d'amis et de proches, à l'exception de son père qui habitera avec lui jusqu'à sa mort en 1829, travaillant pour son fils comme assistant. La mort de son père affectera beaucoup Turner qui sera dès lors sujet à des accès de dépression. Turner ne se mariera pas, mais aura deux filles avec Sarah Danby, puis aura pour compagne la veuve Sophia Caroline Booth à partir de 1833, avec laquelle il vivra comme mari et femme.

En 1846, il se retire de la vie publique, vivant sous le pseudonyme de Mr Booth. Il expose une dernière fois à la Royal Academy en 1850 et, le 19 décembre 1851, Turner meurt au domicile de sa compagne à Chelsea. À sa demande, il est enterré à laCathédrale Saint-Paul de Londres où il repose aux côtés du peintre Joshua Reynolds. Dans son testament (rédigé en 1829) Turner lègue une grande partie de ses œuvres à la National Gallery. Aujourd'hui la majorité de ses réalisations sont conservées à la Tate Gallery de Londres.

ŒuvreModifier

Musique à Petworth, (1835), huile sur toile, 121 × 90,5 cmTate Gallery

Ses influences

À partir de 1802, l'envie de voyager l'emmène sur le continent européen, principalement en France et en Suisse, d'où il rapporte, évidemment, des aquarelles mais aussi le goût pour certains artistes, comme Claude Lorrain et ses représentations de la mythologie. Turner peint ainsi des fresques antiques comme Didon construisant Carthage en 1815. Il s'inspire aussi du Liber Veritatis de Lorrain en ce qui concerne son ouvrage, Liber Studiorum, établissant ainsi une classification des différents types de paysages.

Sa technique, ses répercussions

Son passage d'une représentation plus réaliste à des œuvres plus lumineuses, à la limite de l'imaginaire (Tempête de neige en mer, 1842), se fit après un voyage en Italie en 1819 (Campo Santo de Venise). Turner nous montre le pouvoir suggestif de la couleur, ainsi, son attirance pour la représentation des atmosphères le place comme un précurseur de l'impressionnisme jusqu'à devenir « le peintre des incendies » ; d'autres préfèrent pousser plus loin encore leur analyse en voyant dans l'absence de support descriptif dans les œuvres de Turner, les prémices de l'abstraction lyrique.

Un biopic chasse l'autre : après celui, navrant, de Grace de Monaco, voici celui, subtil, enthousiasmant, par moments franchement hilarant, du peintre William Turner (1775 - 1851). Moralité : la qualité des biopics dépend de la qualité de leurs sujets, et aussi de ceux qui les peignent... Au pinceau, large brosse, couleurs en quantité (2h30, quand même), Mike Leigh, chantre d'un naturalisme incisif, souvent aigre, une Palme d'Or pour Secrets et mensonges (et un Grand Prix mystérieusement oublié pour Another Year).

Il a surtout filmé l'Angleterre grisailleuse de Thatcher ou Blair, il traque aujourd'hui celle, éclatante (et perdue), du peintre de la lumière. Son film est un portrait de l'artiste en Silène grognant : Timothy Spall, acteur génial, n'est physiquement pas tout à fait Robert Pattinson, et il atteint une maîtrise inégalée dans l'art du grognement : nasal, sonore, vaguement hostile; rempart utilisable à foison contre les agressions du monde. Mais ce corps dont il appuie la lourdeur, ces traits dont il exagère la laideur, renferment une sensibilité exceptionnelle, une aptitude unique à saisir la beauté du monde.

De même que Turner fut considéré comme un précurseur de l'impressionnisme - voire de l'abstraction - Mike Leigh juxtapose des fragments, qui racontent moins un destin (le leurre traditionnel du biopic) qu'une occupation. Turner voyage, observe, peint - on le voit rarement à l'oeuvre - expose, aime quelques femmes. Il est le peintre d'un monde qui change : le chemin de fer bouleverse la campagne, le Téméraire, vieux navire à voile, est remorqué vers la casse par un bateau à vapeur (la toile est reproduite dans le film). Il ne faut pas être grand clerc pour voir qu'au-delà de l'admiration légitime que Mike Leigh porte au peintre, trésor national britannique, l'autobiographie masquée est sans cesse présente.

Le cinéaste lui-même a quelque chose du Silène, cette créature mythologique à qui Socrate fut comparé : pas très décoratif d'aspect, mais d'une extrême richesse intéreure... Les scènes d'exposition collective ressemblent à des festivals où les cinéastes, pardon les peintres, s'épieraient. Une discussion hilarante renvoie à sa fatuité le critique John Ruskin - les journalistes cannois apprécieront. Portée par une interprétation époustouflante, le film est un bonheur « d'understatement british » aux dialogues ciselés. C'est aussi une ode élégiaque à la vie qui s'enfuit : Turner tire les larmes quand il entonne une vieille aria de Purcell, une beauté du temps jadis. Mais la casse, on le sait, n'épargnera personne.

La pintade rose 

Monsieur TURNER.......
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

goujon 09/12/2014 22:28

Je n'ai pas trop aimé le film trop de longueurs

le personnage deTurner est odieux ..Quels contrastes avec sa peinture ...mais de belles vues et on.vit bien l'Angletterre de cette époque ..