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Publié par la pindade rose rainbow

Ce film est à voir, je vous le conseille .

Dans ce pays où plus de la moitié de la population a moins de 20 ans, on sent une pression énorme pour le changement. La situation de l’emploi est très mauvaise et par ailleurs, la vie sociale est extraordinairement bridée : les distractions sont rares et surtout, les relations entre hommes et femmes sont impitoyablement réglementées. En-dehors du mariage, hommes et femmes mènent des vies très séparées. Écoles distinctes bien sûr, cours à l’université en commun mais sans la possibilité de discuter entre garçons et filles au-dehors. Naturellement impossibilité de « sortir » ensemble sans être dûment chaperonnés. Tout cela est bien sûr sujet à variations entre la capitale, les villes de province ou les campagnes reculées, et l’un des sports nationaux semble être la transgression de tous les divers interdits. Apparence maintenue mais secrets de polichinelle.

Il est un peu trop facile de qualifier de barbares toutes ces contraintes dans les relations entre hommes et femmes, car si nous remontons le cours de l’histoire d’un siècle, la situation en Europe n’était peut-être pas si différente et cela n’empêchait pas des gens d’être heureux. Cependant, aujourd’hui et malgré les interdictions, les Iraniens savent plus ou moins ce qui se passe à l’étranger et aspirent avidement à une liberté qui leur est déniée lorsqu’ils la voient à l’œuvre dans tant d’autres pays

 

(De Locarno, Suisse) Première œuvre du jeune metteur en scène iranien Sina Ataeian Dena, « Paradise » est un film sur la violence déclinée au féminin et sur sa reproduction.

Réalisé sans autorisation ni subventions, il signe le retour au Festival de Locarno du cinéma iranien et d’une génération affamée de liberté.

« A quel âge une femme peut-elle se marier ? 

– A 6 ans, avec l’accord du père.

– Qu’est-ce que doit couvrir le hijab ? 

– Tout. Sauf les mains et les pieds.

– Et les chevilles ? 

– Aussi.

– Et le cou ? Dis la vérité… Tu ne le portes pas souvent, n’est-ce-pas ? 

– Mais la loi ne dit pas que…

– Oui, mais quel exemple donnes-tu aux petites filles ? »

« Paradise » commence plus ou moins ainsi : un dialogue entre deux jeunes femmes, une inspectrice et une maîtresse d’école. Un modus operandi qui ressemble à celui d’un interrogatoire. L’écran noir. La violence des mots exacerbée par l’absence d’images...

    La pintade rose

 " Paradise " film iranien qui brave la censure " Paradise " film iranien qui brave la censure
 " Paradise " film iranien qui brave la censure
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