Cette femme Yazidie dme 34 ans, rescapée de Daesh, raconte ses sévices lorsqu'elle était aux mains d’un combattant Saoudien de l’État islamique en Syrie. Elle se souvient que dans son malheur, elle était mieux lotie que la deuxième esclave de la maison, une jeune fille douze ans violée tous les jours malgré des saignements à répétition. « Il a détruit son corps. Elle était infectée. Le combattant me demandait souvent : "pourquoi sent elle si mauvais ?" Je lui disais qu’elle avait une infection à l’intérieur, et qu’il devait en prendre soin », confie-elle au New York Times qui consacre un long papier à la « théologie du viol » par l’État islamique. Le combattant, ignorant cette agonie continuait de la violer, poursuit-elle. Il priait avant et après l’avoir fait. « Je lui disais "c’est juste une petite fille". Il répondait : "non, ce n’est pas une petite fille, c’est une esclave. Et elle sait très bien comment avoir des rapports sexuels." » Assurant que « ces rapports sexuels satisfont Dieu ».

Des 21 témoignages recueillis par le journal américain de femmes et jeunes filles récemment échappées de l’État islamique, ressortent des pratiques sexuelles communes – ils prient avant et après avoir violé des captives, affirment que cela les rapproche de Dieu, ignorent le bas âge des fillettes –, autant de similarités qui prouvent, s’il fallait, l’institutionnalisation du viol par le groupe. Ce lavage de cerveau hors du commun était déjà palpable avec les témoignages des premières captives rescapées ou les revendications publiées des combattants eux-mêmes qui codifient leurs sévices et les justifient par la « loi islamique ». « Les seules qui n’ont pas été violées » parmi celles interrogées « sont celles qui étaient déjà enceintes au moment où elles ont été capturées, ou celle ménopausées », note l’article. 

Aujourd’hui, le viol est devenu « un outil de recrutement pour attirer les hommes des sociétés musulmanes très conservatrices où le casual sexe est tabou et le dating interdit », poursuit l’auteur. Les victimes sont toujours majoritairement des jeunes femmes capturées lors de l’offensive menée sur le Mont Sinjar en août 2014, le fief des yazidis. Emmenées par bus sur leurs territoires, elles ont ensuite été vendues comme du bétail, contrats à l’appui, à des combattants. Un an après leur enlèvement, et malgré plusieurs évasions, elles seraient encore au moins 3000 aux mains de ces fanatiques, relève le journal, assujetties à leurs cultes qui se situent loin, très loin d’une quelconque religion.

 

"C'est abominable, je vois que certains barbares n'ont aucun respect. Comment aiment-ils la Femme qui les a fait naître ?"

                             La pintade rose