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Publié par La pintade rose

Evelyne Rochedereux, représentante de la coordination française pour le lobby européen des femmes était en mai 2014 l’invitée de l’Espace Simone de Beauvoir de Nantes… Présentation de son action et de l’esprit de son engagement…

 

Evevelyne Rochedereux, femme de tous les combats féministes de la première heure et de toujours. Elle est admirable, disponible malgré un emploi chargé, elle est de toutes les causes. Nous, les féministes, nous avons besoin d'elle. Je retrace un peu quelques actions qui représentent déjà beaucoup. Pour moi, c'est énorme. Malheureusement, il n'y a pas tout ce que tu as fait et je le regrette. BIsous à Anne Marie. 

Je viens te remercier pour tout ce que tu fais.

odil Wantz Neveu (OWN) Cibel 

 

Son dernier livre :                                                             

La Guerre des Pigeons 
Présentation du livre

Amélie change de vie : après le féminisme militant des années 70, elle se pose. Elle prend un travail à plein-temps et devient même propriétaire d'un appartement à Paris dans le XIVe.

L'immeuble dans lequel elle vit lui révèle un monde, nouveau pour elle, peuplé de personnages différents par l'âge, le milieu social et la sensibilité.

Malgré la bonne volonté d'Amélie, la cohabitation lui réserve bien des surprises....

 
" Evelyne Rochedereux, Attirances
Faut-il que le discours féministe soit à ce point dérangeant envers le système phallocrate régnant pour qu’il soit à ce point trahit, pour qu’il soit perçu comme hystérique alors qu’il porte en lui les germes d’une humanité plus juste, qui ne demande qu’à grandir, enfin ! - Le FEMINISME est un HUMANISME ! - Sémaphore mercredi 2 juillet 2008 Evelyne Rochedereux, Attirances [extraits] "Qui pense encore à vous, Mademoiselle Az, antiquaire dans ma petite ville chez laquelle j'allais (...), accompagnée de mon copain Loïc ? Nous étions l'un et l'autre fascinés par le décor, lui par les meubles et objets anciens dont elle prenait le temps de nous conter l'histoire, moi par le costume-cravate et la coupe à la garçonne de cette femmes imposante, à la voix si douce, qui nous accordait plus d'attention qu'aucun autre adulte. (Moi) je pense encore à vous, car vous avez été, lorsque j'avais dix ans, la première image de notre différence." (...) "Etes-vous encore vivante Mademoiselle Fx, prof de gym au lycée ? (...) La qualité de votre enseignement, la gloire qui vous entourait (internationale de hand-ball et de volley) ne vous protégeaient pas de l'ostracisme de vos collègues, ni du harcèlement de la surveillante générale (laquelle voyait d'un mauvais œil la passion que vous vouait l'une de ses nièces). Vous faisiez "salle de gym à part", la seule prof partageant votre espace et affichant sans vergogne son amitié pour vous, étant, et ce n'était certainement pas un hasard, une femme juive, rescapée des camps de la mort. Les autres profs préféraient s'entasser à quatre dans une salle séparée, de peur d'être assimilées à votre réputation de femme ayant "des mœurs spéciales" et de côtoyer votre allure de jeune garçon, toujours en pantalon et semelles de crêpe, cheveux en brosse. (...) À la manière dont vous étiez traitée, nous avons appris ce qu'était la discrimination.
 

 

 

 

 

La grève des femmes

JT 20H

09 juin 1974 2602 vues 03min 17s

Dans un rassemblement du MLF, interview de plusieurs militantes (dont Evelyne ROCHEDEREUX et Liliane KANDEL) qui expliquent la signification de leur mouvement de grève des femmes : protestation contre le travail domestique non reconnu, obligatoire et non payé et contre le modèle social de la reproduction d'enfants subi par les femmes. Des militantes chantent en choeur "C'est la grève des femmes". En contrepoint, une jeune mariée interviewée à la sortie de l'église exprime son indifférence vis à vis de la grève des femmes.

Evelyne Rochedereux : Féministe de tous les combats !
Evelyne Rochedereux : Féministe de tous les combats !Evelyne Rochedereux : Féministe de tous les combats !
Evelyne Rochedereux : Féministe de tous les combats !

 

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Les femmes passent à l’ATTAC

i, comme l’écrit Jean Giraudoux dans La guerre de Troie n’aura pas lieu, « L’Histoire c’est l’accélération du temps », nous avons le sentiment que le groupe Femmes et Mondialisation d’ATTAC a brûlé les étapes au cours des dix-huit derniers mois.

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À l’origine, nous étions des adhérentes de base d’Attac, venues individuellement sans nous connaître les unes et les autres et gentiment disposées à écouter la parole formatrice, et même à nous investir dans l’association, comme nous étions invitées à le faire : Attac, mouvement d’éducation populaire tourné vers l’action. Cependant chacune, chacun dans son coin trouvait que certaines choses ne tournaient pas rond. Quelle était la prise en compte des droits des femmes, de la parité, de leur investissement dans le monde du travail ? Qu’en était-il de nos luttes féministes trentenaires ? Attac était-il ce mouvement qui affirmait qu’un nouveau monde était possible ? « Pas sans les femmes », allaient répondre les féministes.

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Alors que dans d’autres comités locaux, à Paris et en province, des femmes s’interrogeaient, dans le 14e arrondissement dont les rues et les logis sont hantés par les mânes de Simone de Beauvoir, deux femmes se parlèrent qui parlèrent à deux autres à leur tour, et ainsi de suite. C’était en juin 2000. La première réunion, regroupant une demi-douzaine de personnes, eut lieu en septembre, après la première Université d’été, intitulée « Pour une économie au service de l’homme » (!).

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Nous ne savions pas à l’époque que nous nous engagions dans un véritable parcours de la combattante. Pourtant des signes avant-coureurs auraient dû nous mettre la puce à l’oreille.

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L’une de nos amies, secrétaire du Comité Attac Paris-14, démocratiquement élue, avait été vertement remise à sa place par le président de ce même comité, et accusée de vouloir prendre le pouvoir, parce qu’elle donnait ses coordonnées (ainsi que celles du président), dans les réponses qu’elle adressait aux correspondant·e·s qui, via Internet, demandaient des informations sur Attac. Le président (qui, par ailleurs, tenait de grands discours en affirmant que ces titres et fonctions n’étaient que formels et administratifs…), exigeait que seules ses coordonnées figurent au bas des messages. Nous ne nous sommes pas trompées en attribuant cet accès d’autoritarisme à du sexisme.

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Néanmoins, notre amie pour laquelle nous avions estime et affection avait été très blessée. Nous nous sommes donc quelque peu refermées autour d’elle, pour la protéger et pour nous protéger. C’est, d’une certaine façon, ce qui a décuplé notre énergie pour mener une réflexion sur la place (ou plutôt l’absence de place) faite aux femmes dans Attac. Nous avons commencé à nous réunir deux, voire trois fois par mois, au siège de l’association du Comité local, à échanger moult coups de téléphone, informations par Internet, etc. Au cours de l’Assemblée générale qui s’est déroulée à Saint-Brieuc, quatre d’entre nous ont pris la parole pendant une demi-heure, intervenant sur les thèmes qui nous semblaient devenir incontournables pour Attac : intégration du concept de genre dans le vocabulaire et dans les analyses, parité, prise en compte des luttes des femmes dans le monde, dénonciation de l’exploitation sexuelle et domestique des femmes. Cette prise de parole à l’Assemblée générale nous a permis de sortir de la clandestinité et d’établir des contacts (une quarantaine) avec des femmes d’autres groupes Attac à travers la France. Nous ne nous sentions plus Paris-14 mais un peu toute la France, d’autant plus que des femmes d’autres arrondissements et de banlieue se sont jointes à nous.

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Nous avons ensuite ressenti le besoin de mettre noir sur blanc nos idées, dans une plate-forme que nous avons baptisée la « Plate-forme du groupe Femmes et Mondialisation du mouvement Attac », rédigée en février 2001. Elle comprenait quatre points :

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• Pour une analyse sexuée des effets de la mondialisation libérale, contre l’occultation des femmes.

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• Partout dans le monde, les femmes sont en résistance. Pour la reconnaissance de l’exemplarité des luttes de femmes.

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• Pour l’instauration de la démocratie paritaire dans Attac.

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• Pour l’adoption d’un langage non sexiste dans Attac.

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Cette plate-forme a représenté pour nous une sorte d’accomplissement, nous étions très euphoriques après sa rédaction. Elle a été largement diffusée, en particulier dans le mouvement féministe, ce qui a eu pour effet de nous attirer sympathies et intérêt pour notre travail. Nous étions confiantes dans Attac, pensant que ce mouvement était véritablement différent de tout ce que nous avions connu et qu’il suffisait d’y mettre un zeste de pensée féministe pour le rendre presque parfait. C’est ce qui nous a conduites à vouloir rencontrer les membres du bureau national, car, contrairement aux autres groupes thématiques d’Attac, le nôtre n’avait pas été initié par la « direction » mais par des militantes de base. Nous avons, par l’intermédiaire d’une de ses membres, obtenu une entrevue avec le Bureau national (BN). Nous y sommes allées à deux, intimidées.

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Le Numéro 2 d’Attac a d’emblée écarté les deux derniers points de notre plate-forme : les statuts ne permettaient pas d’instaurer la parité ; quant au vocabulaire sexiste, laissez-nous rire, on ne va tout de même pas faire comme les Américains avec leurs droits de l’homme, leurs droits des êtres humains et leurs droits des animaux. Quant au reste, il était d’accord avec 95 % de notre plate-forme, mais passa trois quarts d’heure à critiquer les 5 % avec lesquels il était en désaccord. Le Numéro 1, pendant ce temps-là, nous observait, goguenard, tirant sur son cigare. Il répéta que décidément, non, les statuts d’Attac étaient conçus de telle façon qu’ils rendaient impossible la parité. D’ailleurs, pour notre gouverne, il nous a informées que « le féminisme ne faisait pas partie de sa culture ». Par contre le journalisme en faisait partie et il nous a fait remarquer que nos références de bas de page n’étaient pas présentées conformément à la règle communément adoptée dans la recherche ou le journalisme. Pan sur le bec ! nous n’étions même pas bonnes à devenir des documentalistes. Nous avons été soutenues par la membre du BN qui nous y avait introduites et qui a affirmé être en accord avec notre plate-forme dans sa totalité. Un membre du BN, jeune, est intervenu en disant qu’il ne savait pas comment cela se ferait, mais qu’il fallait à tout prix instaurer la parité dans Attac. Les autres participant·e·s sont resté·e·s muet·te·s, en dehors d’un membre qui n’a été que l’écho de Numéro 2 et une femme qui a parlé plutôt en notre faveur. Nous avons été invitées à fournir quelques titres de bouquins permettant d’amorcer une analyse des effets de la mondialisation sur les femmes ! Aucun d’entre eux ne savait que, depuis des années, des universitaires économistes et féministes travaillaient sur le sujet. Personne, entre autres, ne connaissait Marilyn Waring. Notre déception a été très grande et nous avons mesuré à quel point les hommes qui avaient pris en pleine face le mouvement des femmes dans les années 70 ne s’en étaient pas encore remis.

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Notre moral chancelant a été ragaillardi par la proposition d’un membre du Conseil scientifique (CS), féministe, qui participait à nos réunions et nous a invitées à venir à l’une des réunions du CS. Nous y avons été courtoisement accueillies et avons reçu la proposition d’exposer sur notre thématique lors d’une prochaine réunion. Celle-ci a eu lieu le 11 juin 2001. Nous avons fait un exposé long et un peu soporifique à mon avis, mais nous voulions tout dire et convaincre de notre sérieux. Nous avons été écoutées attentivement et encouragées à poursuivre notre travail et même à préparer des textes pour un mini-livre qui pourrait condenser les positions d’Attac sur le sujet.

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Regonflées par cet accueil, dans la foulée, nous avons décidé de proposer une motion sur la parité en vue de l’Assemblée générale d’Attac qui devait se tenir à l’automne. Cette motion était ainsi rédigée : « Dans un souci de fonctionnement démocratique équitable, Attac veillera à tendre vers la parité entre ses militants et ses militantes dans ses instances. » Nous avons appris que cette motion serait effectivement soumise au vote des adhérent·e·s.

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Les mois passant, notre réseau de correspondant·e·s s’élargissait (200 personnes) et nous avions établi des contacts avec des groupes Attac à l’étranger. Certaines d’entre nous étaient invitées à intervenir au cours de conférences à dimension internationale : Gênes, Liège, Bruxelles.

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Par ailleurs, notre correspondante au BN faisait de plus en plus pression sur nous pour que nous « rendions des comptes », pour que nous soumettions nos textes à « l’imprimatur » du BN. Il est vrai que nous étions parfaitement indisciplinées. Notre correspondante nous rappelait sans cesse que nous n’étions qu’un groupe local, rattaché à Paris-14, et que si nous voulions qu’un groupe national soit créé, il fallait rentrer dans le rang et ne pas caracoler crinières au vent. Je crois vraiment que le féminisme a fait de nous des femmes insoumises au pouvoir machiste…

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Notre Comité local Paris-14 nous jouait de mauvais tours depuis quelques mois. Alors que nous avions un emplacement sur le site du Comité, bien visible, nous nous sommes du jour au lendemain retrouvées au 3e sous-sol. Nous avons protesté et protesté encore, sans que rien ne change. Pire, l’une de nos amies a commencé à se faire insulter, traitée carrément d’« imbécile », de « conne » et de « casse-couilles ». Lorsque nous avons soulevé le problème en réunion, on nous a répondu qu’il s’agissait d’un garçon qui avait des problèmes, qui était soupe au lait, etc. Quelqu’une de notre groupe a alors fait remarquer que si ces injures avaient été adressées à un étranger ou à un Noir, elles auraient été considérées comme du racisme et que la situation était la même pour les femmes. Ceci nous a amenées à avoir une explication avec le Comité de Paris-14, qui en fait nous reprochait de le négliger et de faire cavalières seules. Nous nous sommes aperçues aussi qu’un nombre non négligeable d’adhérent·e·s étaient très intéressé·e·s par les questions que nous soulevions et souhaitaient nous voir participer avec plus de conviction aux activités du Comité local. Ce que nous essayions de faire.

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L’Assemblée générale de Tours arriva. On nous avait promis que la motion serait défendue par une membre du BN, mais, méfiantes, nous avions quand même, au cas où…, préparé notre propre argumentaire. Bien nous en a pris, puisque personne au BN n’a prononcé la moindre parole en faveur de cette motion ; ce sont les copines présentes qui ont dû s’y atteler. La motion est passée avec une majorité de 86 % des votant·e·s. Par ailleurs, afin qu’un groupe de nature nationale sur les femmes soit créé, nous avions accepté de faire contrôler nos publications au préalable par le bureau et d’obtenir leur accord pour notre participation à tout débat public. Moyennant quoi, nous avons eu la satisfaction que Numéro 1 annonce une journée sur les femmes et la mondialisation pour le début de l’année 2002.

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De notre côté, nous continuions à œuvrer sur notre mini-livre. Et c’est ce mini-livre qui a mis le feu aux poudres entre Numéro 1 et nous. Suite à un e-mail diffusé largement par l’une de nos amies et annonçant une prochaine réunion à son domicile, elle a reçu un e-mail de Numéro 1 qui a entraîné d’autres échanges d’où il ressortait que Numéro 1 nous voyait comme un groupe « autoproclamé » ayant « cherché à nous affranchir de tout contrôle, tout en utilisant le sigle Attac… alors que nous étions seulement un groupe minuscule ». Nous étions accusées d’avoir des « ambitions personnelles », « nous nous étions invitées au CS », et, (comble de l’impudeur !), « nous y étions restées ». Nous étions « excluantes » en nous réunissant à nos domiciles personnels au lieu du siège d’Attac. On nous rappelait de respecter « les règles du jeu démocratique », etc.

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Ce discours est-il révélateur d’un antiféminisme pathologique de la part d’un homme à propos duquel on écrit dans Libération du 21 janvier 2002, dans la rubrique « portraits » en dernière page, que « les débats sur le féminisme et la parité [l’]ennuient » ? Est-il motivé par la peur d’un quelconque entrisme féministe ? En tout cas, nous l’avons mal reçu et nous n’avons pas été les seul·e·s en l’occurrence.

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Que notre groupe soit autoproclamé, c’est vrai ; en l’absence de toute structure dans Attac pour fédérer nos propositions, il fallait bien que nous prenions les devants, pour exister nous devions nous nommer. Nous sommes un groupe minuscule, c’est vrai aussi, surtout à l’origine, mais quel travail accompli en dix-huit mois ! C’est absolument admirable, vous en conviendrez ! Mais j’imagine que l’idée de nous faire passer pour minuscule est une façon de nous dévaloriser et de nous désigner comme non représentatives, alors que la Direction d’Attac ignore tout de nos origines aussi diverses que variées. Nous avons cherché à nous affranchir de tout contrôle ? Pourquoi alors aurions-nous été au BN et au CS ? Et de quel contrôle parle-t-on ? La liberté de penser existe-t-elle dans Attac ? Les accusations de nous être invitées au CS et d’y être restées sont, celles-là, totalement diffamatoires et ont été réfutées par deux de nos copains du CS qui ont confirmé que nous avions bien été invitées à participer et que nous ne nous étions nullement imposées. Que nos réunions étaient ouvertes et qu’ils y avaient participé. Mais les deux accusations que je préfère sont celles concernant nos ambitions personnelles et nos pratiques excluantes prouvées par notre habitude de nous réunir les unes chez les autres. À cela je répondrais :

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« Nos ambitions sont à la hauteur de nos désirs.

Et vogue la galère de l’amitié, sur les ondes de l’imaginaire. »

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Qui n’apprécie pas les bonnes petites bouffes ne sait pas qu’être femme, c’est aussi cela : du plaisir en plus.

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Nous avons été soutenues par les féministes du Conseil d’administration : la représentante de la CADAC et celle de la FSU. Par ailleurs, notre cas n’est pas tout à fait isolé, des voix s’élèvent contre l’autoritarisme de la direction et relèvent parmi d’autres dysfonctionnements la façon dont nous avons été accueillies au sein d’Attac.

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Ce qui est pour nous source d’encouragement, c’est l’accueil que nous recevons à la base. Il nous est arrivé d’aller exposer notre thème dans des comités locaux, et les adhérent·e·s ne font aucune objection à ce que nous développons et ont soif de parler de la situation des femmes qui pour eux évolue si lentement.

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La première rencontre du Groupe d’intervention national genre et mondialisation (GIGM pour les intimes), annoncée à l’Assemblée générale, a eu lieu le 4 janvier, convoquée le 28 décembre. Peu de personnes ont pu y participer, sauf les intimes de Numéro 1. Une autre réunion a eu lieu le 19 février, cette fois nous étions plus de quarante. Numéro 1 est arrivé très en retard. Il a introduit ; victime d’un violent coryza, il s’est assoupi ; il a conclu. Nous n’avions donc pas vraiment besoin de lui. Qu’importe, le thème des femmes est devenu un thème national et c’était notre combat : que les femmes soient visibles. Entre la direction d’Attac et nous, ce n’est pas une histoire d’amour, c’est un mariage de raison.

Pour citer cet article

Rochedereux Évelyne, « Les femmes passent à l’ATTAC », Nouvelles Questions Féministes 1/2002 (Vol. 21) , p. 134-139  
URL : www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2002-1-page-134.htm
DOI : 10.3917/nqf.211.0134.

 

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