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Publié par La pintade rose

Le bouddhisme et les femmes

L’histoire religieuse du Bouddha ne cesse de placer la femme comme une inférieure au plan civil comme religieux. Sa mère, la reine du Magadha devenue veuve, souhaite devenir nonne dans sa nouvelle religion et emmener avec elle toute une série de princesses. Il commence par refuser et ne se laisse plier que par les supplications de son disciple servant Ananda. Mais il impose pour les nonnes des règles beaucoup plus strictes qu’aux moines. Et il affirme que le fait d’avoir choisi d’intégrer les femmes diminuera la période durant laquelle les mystiques pourront vivre sous la loi religieuse : 500 ans au lieu de 1000 ans. Une punition pour avoir cédé aux femmes en les acceptant. Admettre les femmes n’était cependant pas leur reconnaître une pleine égalité avec les hommes.

Le Bouddha ne remit pas plus en question les castes qu’il ne bouleversa l’ordre social indien en rehaussant le statut des femmes. Le code de discipline des nonnes (Bhikshuni-vinaya) et ses commentaires les placent en effet systématiquement à un rang inférieur. Ainsi, " une nonne ordonnée depuis cent ans doit se prosterner aux pieds d’un moine ordonné le jour même ". Ce glissement du social dans le religieux est aussi vraisemblablement à l’origine du principe selon lequel seul un homme peut atteindre l’état de Bouddha, les femmes ne pouvant prétendre qu’aux premiers degrés de l’éveil spirituel.

Les propos négatifs à l’égard des femmes auraient été proférés par Bouddha au bord de l’agonie et ont été consignés dans les soutras , ils ont fortement influencé la rédaction des codes civils et contribuent largement au maintien du statut d’inférieure à la femme religieuse ou laïque en pays bouddhistes.le

Sur les femmes , je n'aime  et ce n'est pas moi qui le dit  : les premiers préceptes....... Édifiant 

 

<> la naissance d’une fille est perçue comme un malheur : (dot )

<> une fois mariée, la fille ne doit pas faire un pas sans autorisation de sa belle-famille. C’est toujours d’actualité.

<> à son mariage, elle coupe tout lien avec sa famille.

<> elle doit alors vivre aux dépens de sa belle-famille les belles-mères ont peu de considération pour leurs belles-filles.

<> la femme craint sans cesse d’être abandonnée par son mari de nombreux pays bouddhistes ne garantissent aucune protection à la femme délaissée.

<> accaparée par son devoir d’épouse et de mère, la femme n’a aucune marge de liberté.

Quand Bouddha meurt, Ananda devient le principal transmetteur des paroles du maître, mais auparavant il doit s’accuser et se repentir d’une faute : avoir soutenu l’admission des nonnes ! Un des plus grands auteurs de cette période, Nagarjuna (ier siècle), décrivait encore la femme comme ayant une " odeur indélicate et comprenant neuf ouvertures " (Suhrlleka). Objet de louanges spirituelles, elle était toujours prisonnière du même carcan social : inférieure, elle était aussi l’objet du désir qui peut faire chuter l’homme vers une renaissance inférieure. Aujourd’hui : aucun voeu ne permet de devenir pleinement nonne (bhiksuni) au Tibet. Le dernier document où on mentionne une nonne au Népal, date de l’année 1069.

Les femmes bouddhistes, aux débuts du bouddhisme, jouissaient d’une position plus élevée que celles qui les ont suivi, et pourtant, elles sont montrées, dans de nombreux textes bouddhistes, comme jalouses, stupides, passionnées et pleines de haine. Les prototypes pour cette image négative de la femme, sont les filles de Mara, personnifications de la luxure, de l’avidité, et de l’envie. Eil est conseillé-e aux hommes pratiquants qui ont mis leurs corps et leurs esprits sur la "voie de la libération" de tenir les femmes à distance. On dit que les femmes ont cinq obstacles, c’est-à-dire qu’elles sont incapables de devenir un roi Brahma, Shakra, un roi Mara, akravartin ou Bouddha. Le corps de la femme est considéré impur et honteux.

"Les femmes peuvent détruire les purs préceptes

Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs

En empêchant les autres de renaître au paradis

Elles sont la source de l’enfer" (T. 11, p.543)

L’ancien Dalaï Lama qui vient de rendre son poste, réputé comme plus moderne, plus démocratique et plus ouvert vis-à-vis des femmes que les anciens chefs religieux féodaux, a écrit dans son grand ouvrage intitulé "Comme la lumière avec la flamme" :

"L’attirance pour une femme vient surtout

De la pensée que son corps est pur

Mais il n’y a rien de pur

Dans le corps d’une femme

De même qu’un vase décoré rempli d’ordures

Peut plaire aux idiots

De même l’ignorant, l’insensé

Et le mondain désirent les femmes

La cité abjecte du corps

Avec ses trous excrétant les éléments,

Est appelée par les stupides

Un objet de plaisir".

Sans commentaire...

 

Lorsque Tenzin Palmo se retrouva dans les années quatre-vingt dans le Nord de l’Inde au milieu des réfugiés Tibétains, elle raconte :

« L’une des prières principales des Tibétaines a pour objet la renaissance dans un corps d’homme. Elles sont totalement méprisées. C’est tellement injuste. Un jour, je me suis rendue dans un couvent où les nonnes rentraient d’un enseignement donné par un grand lama. Il leur avait dit que les femmes étaient impures et que leur corps était ’inférieur’ à celui de l’homme. Comment voulez-vous construire une pratique spirituelle authentique lorsque de toutes parts on vous dit que vous n’avez aucune valeur ?

« Un jour, j’ai demandé à un grand lama s’il pensait que les femmes pouvaient atteindre l’état de bouddha. Il m’a répondu qu’elles pouvaient presque atteindre cet état, mais qu’à la dernière étape elles devaient prendre une forme masculine pour y parvenir. J’ai alors rétorqué ’En quoi un pénis est-il si essentiel pour atteindre l’Éveil ? Qu’y a-t-il de si extraordinaire dans un corps d’homme ?’ Puis je lui ai demandé s’il y avait un quelconque avantage à avoir un corps de femme. Il m’a répondu qu’il allait réfléchir à la question. Le lendemain, il est revenu et il m’a dit ’J’ai pensé à votre question et la réponse est ’non, il n’y a aucune sorte de bénéfice à être doté d’un corps féminin.’ En moi-même, j’ai pensé ’L’un des avantages est de ne pas avoir un ego masculin.’ »

Un des textes fondamentaux du bouddhisme, le canon pali, exprime lui aussi sans ambiguïté cette misogynie (cité dans Le bouddha, Henri Arvon, PUF, 1972) :

"Aussi le bouddha ne cesse-t-il de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse exercée par la femme : « Il faut se méfier des femmes, leur recommande-t-il. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes. »" Le Bouddhisme n’a pas particulièrement opprimé les femmes mais il reste marqué par son époque. Le conservatisme religieux a ainsi figé les anciennes relations. Dans l’Inde ancienne, à l’époque de la naissance du Bouddhisme, pendant l’ère védique, le statut des femmes était aussi bas que celui des esclaves. La naissance d’une fille était considérée comme une malchance. Elle n’était qu’un objet d’échange entre familles, lesquelles étaient patrilinéaires. La naissance d’un fils était une obligation religieuse puisque seul un fils pouvait accomplir les rites nécessaires au père défunt. "Les femmes peuvent détruire les purs préceptes Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs En empêchant les autres de renaître au paradis Elles sont la source de l’enfer" (T. 11, p.543)

Dans ces sûtras, les femmes sont reléguées aux niveaux les plus bas des catégories spirituelles

Si la vertu d’une femme, son mérite et sa sagesse sont extraordinaires, elle peut, par un changement de sexe, devenir un bodhisattva ou un bouddha dans sa vie présente ou future. Le changement de sexe symbolise une transition de la condition imparfaite de l’être humain représenté par le corps féminin, à la perfection mentale d’un bodhisattva et d’un bouddha, représentée par le corps masculin.

Raoûl Vaneigem dit, dans son livre "De l’Inhumanité de la Religion" :

"Enfin à ceux qui verraient dans le bouddhisme une religion moins brutale et plus ouverte au sentiment d’émancipation, il n’est pas inutile de rappeler quelques préceptes de la Précieuse Guirlande des avis au roi, que le Dalaï Lama ne dédaigne pas de citer et d’approuver dans son ouvrage, Comme la lumière avec la flamme :

"L’attirance pour une femme vient surtout de la pensée que son corps est pur. Mais il n’y a rien de pur dans le corps d’une femme. De même qu’un vase décoré rempli d’ordures peut plaire aux idiots de même l’ignorant, l’insensé et le mondain désirent les femmes. La cité abjecte du corps avec ses trous excrétant les éléments, est appelée par les stupides un objet de plaisir".

Le canon pali, un texte pilier du bouddhisme se montre lui aussi ouvertement misogyne :

"Aussi le bouddha ne cesse-t-il de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse exercée par la femme : « Il faut se méfier des femmes, pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes. »=

Il faut savoir en effet que la concession au monachisme que fit Bouddha aux femmes était accompagnée de nombreuses restrictions. Bien qu’étant admises dans l’Ordre, elles devaient céder le pas aux moines dans toutes les circonstances de la vie monastique. "... Une nonne, prescrit Bouddha, eût-elle 100 ans, doit révérer un moine, se lever à sa rencontre, le saluer les mains jointes, et l’honorer de ses respects, ne fût-il reçu dans les ordres que du jour même ..." Une nonne n’a pas le droit de blâmer officiellement un moine, alors que la réciproque est communément admise.

Il ne semble d’ailleurs pas que les communautés de nonnes bouddhistes aient jamais été très nombreuses. L’élément féminin qui représente dans la culture occidentale la charité et le dévouement total, reste étranger à la pensée du bouddhisme originel. Bouddha est mort sans qu’une présence féminine lui ait rendu les derniers moments plus "faciles", si l’on peut dire...

Ce qui est flagrant, c’est que les femmes n’ont le pouvoir, ni dans le bouddhisme, qu’il soit théravada, ni mahayana, ni tantrique avec quelques exceptions au Tibet, mais rares et dans les femmes, comme le dit Vicky Mackenzi dans son livre Un ermitage dans la neige, elle explique que les nonnes sont largement dévaluées. Autrement dit, le bouddhisme, comme le christianisme a privilégié les hommes, aux postes de pouvoir et de décision.

Le Sutra du Nirvana dit que, de même que toutes les rivières et les ruisseaux font des détours, toutes les femmes sont tortueuses et retorses. Parce que l’eau est liquide, lorsqu’un objet solide comme un roc ou une montagne lui barre la route, elle se divise en deux bras, passant tantôt ici, tantôt là. Le sutra dit qu’ il en va de même des femmes, et les compare à l’eau. Leur esprit est malléable et indécis. Même lorsqu’elles croient qu’un certain cours est juste, si elles butent sur l’opposition déterminée d’un homme, comme l’eau bloquée par un barrage, elles prennent une direction différente.

Des dessins faits sur l’eau, il ne subsiste pas trace. L’inconstance est une donnée fondamentale de la nature des femmes. Elles pensent d’une certaine manière à un moment donné, quitte à être plus tard d’un avis entièrement différent. Or, la caractéristique principale du Bouddha est l’honnêteté et la droiture. Des femmes au comportement tortueux ne pourront donc jamais devenir bouddha.

Les femmes sont gênées par les cinq entraves et soumises aux trois types d’obéissance. C’est pourquoi il est dit dans le Sutra Gonjikinyo : "Même si les yeux de tous les bouddhas du passé, du présent et du futur devaient tomber à terre, une femme ne pourrait toujours pas devenir bouddha." Et on lit dans le Daichido Ron : "Il est plus facile d’attraper le vent que de saisir l’esprit d’une femme."

Bien que tous les êtres féminins soient ainsi décriés dans divers sutras, le bodhisattva Manjushri n’eut pas plutôt prononcé le seul caractère Myo qu’une femme devint instantanément bouddha. L’événement était si extraordinaire que le bodhisattva Chishaku, le meilleur disciple du bouddha Taho dans le monde du Trésor de Pureté, et Shariputra, considéré comme le plus sage des disciples du Bouddha Shakyamuni, protestèrent. Ils dirent que, d’après tous les sutras du Mahayana et du Hinayana enseignés par le Bouddha pendant plus de quarante ans, il était impossible que la fille du Roi-Dragon devienne bouddha. Mais en définitive leur argumentation fut vaine, car elle devint bel et bien bouddha.

On trouve, dans les textes bouddhiques aussi bien que non bouddhiques, de graves critiques à leur encontre. Les ouvrages intitulés Les Trois Recueils et Les Cinq Canons, qui décrivent le règne des Trois Augustes et Cinq Empereurs de la Chine ancienne, les qualifient d’inconstantes et de fourbes. Ainsi, on prétend que trois femmes maléfiques furent à l’origine d’un désastre. Ce sont des femmes que l’on rendit responsables de la chute d’un pays et de son peuple.

Quant aux textes bouddhiques, on lit dans le Sutra Kegon*, premier enseignement important exposé par le Bouddha après son Eveil : "Les femmes sont des messagers de l’enfer, capables de détruire les graines de la boddhéité. Elles peuvent prendre l’apparence de bodhisattva, mais, dans leur coeur, elles sont comme des démons yaksha." Et dans le Sutra du Nirvana, le dernier enseignement du Bouddha qu’il exposa dans le bosquet de shala, il est dit : "Tous les fleuves et les ruisseaux sont inévitablement sinueux et tortueux et toutes les femmes sont inévitablement inconstantes et fourbes." Il y est dit encore : "Les désirs et les illusions de tous les hommes d’un kalpa majeur ne pèsent pas plus lourd que l’entrave karmique d’une seule femme."

Quand on lit dans le Sutra Kegon* que les femmes sont "capables de détruire la graine de la boddhéité", cela veut dire qu’elles dessèchent et brûlent les graines qui pourraient leur permettre d’atteindre la boddhéité. Quand des nuages s’amoncellent dans le ciel, après une période de grande sécheresse et qu’une forte pluie tombe sur le sol, partout, d’innombrables plantes et arbres assoiffés vont bourgeonner et donner des fruits. Mais cela n’est pas vrai des graines que l’on a brûlées. Elles ne germeront jamais. Au contraire, une pluie abondante les fera pourrir. Le Bouddha est comparé à l’amoncellement des nuages, ses enseignements, aux pluies abondantes, et les plantes et arbres assoiffés, à tous les êtres vivants. Quand ces derniers sont arrosés par la pluie des enseignements bouddhiques et quand ils observent les cinq préceptes, les dix préceptes de bien, et les pratiques de méditation, ce qui est source de bienfaits, ils fleurissent et portent des fruits. Mais les graines brûlées ne germeront jamais, même si elles sont exposées à la pluie. Au contraire, elles pourriront. Les femmes sont comparées à ces graines. Même après avoir rencontré les enseignements bouddhiques, elles ne parviennent pas à se libérer des souffrances de la naissance et de la mort et, tournant le dos à la vérité bouddhique, elles tombent dans les Voies mauvaises. Voilà ce que veut dire "capables de détruire la graine de la boddhéité".

Les défenseurs du lamaïsme tibétain décrivent cette religion comme étant au cœur même de la culture du pays. En fait, le bouddhisme a été introduit au Tibet en même temps que le féodalisme. En effet, autour de l’an 650, le premier roi tibétain, Srong-btsan-sgam-po, était marié à des princesses du Tibet, mais aussi de la Chine. Celles-ci y ont introduit les croyances bouddhistes qui se sont mêlées aux vieilles croyances animistes afin de créer une nouvelle religion : le lamaïsme.

Durant le siècle qui a suivi, cette religion a été imposée au peuple par la force. Pour y parvenir, le roi Trisong Detsen avait décrété que : celui ou celle qui pointait un moine du doigt devait avoir le doigt coupé, celui ou celle qui parlait en mal des moines ou du lamaïsme devait avoir les lèvres coupées, celui ou celle qui regardait un moine de travers devait avoir les yeux enlevés.

 

bonjour la non violence !!!!!!!

 

 

Puis, de 1400 à 1600, les monastères sont construits sur le territoire tibétain et consolident leur pouvoir. Le professeur Michael Parenti rappelle : « C’est d’ailleurs au début des années 1400 que l’empereur de Chine envoie son armée au Tibet afin de supporter le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui se donne lui-même le titre de dalaï (Océan) lama, maître de tout le Tibet. Il est donc assez ironique de constater que le premier dalaï-lama a été installé par l’armée chinoise. » [1]

Puis, parce que ce système ne pouvait suivre une lignée héréditaire, les moines n’ayant pas le droit d’avoir de relations sexuelles avec une femme, les lamas créèrent une nouvelle doctrine pour leur religion : lorsqu’un dalaï-lama mourait, il était possible de détecter sa réincarnation chez un nouveau-né. À l’âge adulte, celui-ci pourrait à nouveau gouverner le Tibet. Toutefois, dans les faits, seulement 3 des 14 dalaï-lamas ont réellement pu gouverner. En effet, les enfants se rendaient rarement à l’âge adulte, leur entourage préférant les assassiner afin de conserver le pouvoir réel.

Richesse des monastères et servage

Des moines, modestement habillés, se regroupant afin de prier pour atteindre le nirvana, voilà l’image que l’on nous présente souvent du Tibet avant la prise du pouvoir par la Chine. Cette image est toutefois très incomplète. Dans les faits, les monastères étaient des lieux de pouvoir et de richesses, reposant sur l’exploitation des masses. Il faut bien, en effet, que quelqu’un travaille afin de subvenir aux besoins des moines. Ce quelqu’un, c’était le serf.

Ainsi, « le monastère de Drepung était l’un des plus importants propriétaires terriens de la planète avec 185 manoirs, 25 000 serfs, 300 lieux de pâturage et 16 000 gardiens de troupeaux ». [2] La majorité de la population subissait l’exploitation de l’aristocratie religieuse.

En 1953, six ans seulement avant l’exil de l’actuel dalaï-lama, >>> les serfs environ 700 000 personnes sur une population totale estimée à 1 250 000 forment la majeure partie de la population ». Ceux-ci (56% de la population) étaient considérés comme des êtres inférieurs. Le simple fait de toucher à un maître pouvait signifier le fouet pour le serf fautif.

Les maîtres étaient si distants des serfs que, sur la majeure partie du territoire tibétain, ces deux classes sociales parlaient une langue différente !

Certaines personnes appartenaient même à une classe sociale inférieure aux serfs. Les esclaves représentaient 5% de la population. De plus, un grand nombre de moines étaient, en fait, des esclaves en robe (10% de la population).

Et tout ceci n’était rien en comparaison avec le sort réservé aux femmes. Le mot femme, en tibétain (kiemen) signifie littéralement naissance inférieure. Il était interdit aux femmes de lever le regard plus haut que la hauteur des genoux d’un homme lui faisant face, en signe de soumission !

Avant l’exil du dalaï-lama, 626 personnes possédaient 93% des terres et des richesses et 70% des yaks (les bœufs du Tibet). De ces 626 personnes, 333 étaient à la tête de monastères. Pour parvenir à enrichir ce petit pourcentage de la population, les serfs devaient travailler de 16 à 18 heures par jour !

Le dalaï-lama actuel, pour sa part, est présenté comme un saint homme pour qui les richesses matérielles ne sont pas importantes. Pourtant, légalement, c’est lui qui possédait le pays entier, incluant sa population. Avant son exil, sa famille contrôlait directement 27 manoirs, 36 pâturages, 6 170 serfs et 102 esclaves. Il se déplaçait sur un trône tiré par des douzaines d’esclaves, pendant que ses gardes du corps frappaient les gens à coups de bâtons afin de lui faire un passage !

Le 28 avril 1253, au temple Seicho-ji, Nichiren déclare que Nam(u) Myoho Renge Kyo (titre du sutra du Lotus) est le seul enseignement qui permette à tous les êtres humains, à l’époque des Derniers Jours de la Loi, de parvenir à l’Eveil en cette vie. C’est à ce moment-là qu’il prend le nom de Nichiren ("Lotus du soleil"), et c’est cette date qui est retenue comme point de départ de sa mission.

Dans un texte célèbre, le Rissho Ankoku Ron ou "Traité sur la pacification du pays par l’établissement de la Loi correcte" (1260), il attribue les différents désastres naturels survenus au Japon, tremblements de terre, famines, aux bouddhistes dont la pratique n’est pas centrée sur le sutra du lotus, mais sur d’autres cultes, comme celui d’Amida, une des principales cible de cette critique étant Honen accusé d’entraîner ses concitoyens dans de fausses voies. Donc une religion très sectaire.

Dans le "Traité sur le sens de la substance", il écrit : "Même les femmes, même les mauvais hommes obtinrent l’attestation de la fleur du lotus du Bouddha originel".

De nombreuses fois cet enseignement désigne les mauvais hommes, les personnes en proie au désir (Icchantika) dans le même sac que les femmes mais il affirme qu’ils ont une voie vers le bouddhisme. "La réfutation des erreurs permet de sauver ceux qui se trouvent dans les états de vie malheureux. La révélation de la rectitude permet de propager le bon Dharma dans toutes les couches de la société". C’est une pensée tout à fait moyenâgeuse dont voici un exemple : Le véritable aspect des dharmas, autrement dit l’éveil du Bouddha, est révélé dans le chapitre des « Moyens » par le principe des « dix ainsi ». Ce principe est le point de départ de Zhiyi pour élaborer son principe de "Une pensée trois mille", ou contemplation de trois mille mondes en une seule opération de pensée.

Les dix ainsi sont :

Ainsi est l’aspect (nyoze sô)

Ainsi est la nature (nyoze shô)

Ainsi est la substance (nyoze tai)

Ainsi est la force (nyoze riki)

Ainsi est l’action (nyoze sa)

Ainsi est la cause (nyoze in)

Ainsi est la condition (nyoze en)

Ainsi est l’effet (nyoze ka)

Ainsi est la rétribution (nyoze hô)

Ainsi est l’absolue égalité du début et de la fin (nyoze honmatsu kukyô tô)

Ces dix ainsi possèdent deux significations : le sens général et le sens particulier. Le premier réside dans l’opération d’une pensée, le second dans la discrimination entre la forme et l’esprit.

Ainsi est l’aspect est uniquement dans la forme

Ainsi est la nature est uniquement dans l’esprit

Ainsi est la substance est à la fois dans la forme et l’esprit

Ainsi est la force est à la fois dans la forme et l’esprit

Ainsi est l’action est à la fois dans la forme et l’esprit

Ainsi est la cause est uniquement dans l’esprit

Ainsi est la condition est à la fois dans la forme et l’esprit

Ainsi est l’effet est uniquement dans l’esprit

Ainsi est la rétribution est uniquement dans la forme

Ainsi est l’absolue égalité du début et de la fin est à la fois dans la forme et l’esprit

La substance des dix ainsi est constituée des causes et des effets des dix mondes :

Le monde des enfers

Le monde des esprits affamés

Le monde des animaux

Le monde des asuras

Le monde des hommes

Le monde des cieux

Le monde des auditeurs

Le monde des Bouddhas pour soi

Le monde des bodhisattvas

Le monde des Bouddhas

Nichiren :

"Je m’adresse maintenant à vos épouses : n’ayez jamais de regret, même si vos maris devaient vous maltraiter à cause de votre foi en cet enseignement. "

"je pensais les femmes capables de risquer leur réputation ou de sacrifier leur vie pour des détails insignifiants du monde profane, mais je les croyais en revanche bien faibles lorsqu’il fallait persévérer sur la voie qui mène à la boddhéité. "

Là où Nichiren demande de ne pas faire de discrimination entre homme et femme contrairement aux autres moines bouddhistes, c’est dans l’accès au bouddhisme... Il ne faut pas faire de discrimination entre ceux qui propagent les cinq caractères de Myoho Renge Kyo, qu’ils soient hommes ou femmes dans la période des Derniers jours du Dharma.

Par contre dans la vie réelle, la femme n’existe que pour l’homme : "Une femme est comparable à l’eau. Elle prend la forme du récipient qui la contient. Une femme est comparable à une flèche, elle a besoin d’être ajustée à l’arc pour être lancée. Une femme est comparable à un bateau qui est guidé par son gouvernail. Si le mari est voleur, sa femme devient voleuse aussi. Si le mari est roi, la femme est reine. Si son mari est une personne de bien qui pratique le Dharma correct, elle deviendra bouddha. Non seulement dans cette vie-ci mais dans les vies futures, son destin est lié à celui de son mari." Extrait de L’Offrande d’un Kimono d’Eté (Minobu, mai 1275, à Sakiji Nyobo) On n’est pas sortis du racisme anti-femmes !!!

 
Le Bouddhisme et les femmes ... Ce n'est pas le bonheur, non plus Le Bouddhisme et les femmes ... Ce n'est pas le bonheur, non plus

HISTOIRE 

Histoire du bouddhisme et du lamaïsme au Tibet

Le Tibet est « pacifié » au viiie siècle par le maître indien Padmasambhava, lorsque celui-ci soumet tous les « démons » locaux (en réalité, les anciens dieux) grâce à ses formidables pouvoirs. Un siècle auparavant, le premier roi bouddhique Trisong Detsen a déjà soumis les forces telluriques (énergies terrestres de nature « magique » qui influencent individus et habitats), symbolisées par une démone, dont le corps recouvrait tout le territoire tibétain, en « clouant » celle-ci au sol par des stûpas (monuments commémoratifs et souvent centres de pèlerinage) fichés aux douze points de son corps. Le temple du Jokhang à Lhasa, lieu saint du bouddhisme tibétain, serait le « pieu » enfoncé en la partie centrale du corps de la démone, son sexe.

Ce symbolisme, décrivant la « conquête » bouddhique comme une sorte de soumission sexuelle, se retrouve dans un des mythes fondateurs du bouddhisme tantrique, la soumission du dieu Maheshvara par Vajrapâni, émanation terrifiante du bouddha cosmique Vairocana. Maheshvara est l’un des noms de Shiva, l’un des grands dieux de la mythologie hindoue. Ce dernier, ravalé par le bouddhisme au rang de démon, n’a commis d’autre crime que de se croire le Créateur, et de refuser de se soumettre à Vajrapâni, en qui il ne voit qu’un démon. Son arrogance lui vaut d’être piétiné à mort ou, selon un pieux euphémisme, « libéré », malgré la molle intercession du bouddha Vairocana pour freiner la fureur destructrice de son avatar Vajrapâni. Pris de peur, les autres démons (dieux hindous) se soumettent sans résistance. Dans une version encore plus violente, le dieu Rudra (autre forme de Shiva) est empalé par son redoutable adversaire. Le mythe de la soumission de Maheshvara se retrouve au Japon, même si, dans ce dernier pays, les choses se passent dans l’ensemble de manière moins violente. Certes, on voit ici aussi de nombreux récits de conversions plus ou moins forcées des dieux autochtnones. Mais bientôt, une solution plus élégante est trouvée, avec la théorie dite « essence et traces » (honji suijaku). Selon cette théorie, les dieux japonais (kami) ne sont que des « traces », des manifestations locales dont l’« essence » (honji) réside en des bouddhas indiens. Plus besoin de conversion, donc, puisque les kamis sont déjà des reflets des bouddhas.

Les défenseurs du lamaïsme tibétain décrivent cette religion comme étant au cœur même de la culture du pays. En fait, le bouddhisme a été introduit au Tibet en même temps que le féodalisme. En effet, autour de l’an 650, le premier roi tibétain, Srong-btsan-sgam-po, était marié à des princesses du Tibet, mais aussi de la Chine. Celles-ci y ont introduit les croyances bouddhistes qui se sont mêlées aux vieilles croyances animistes afin de créer une nouvelle religion : le lamaïsme.

Durant le siècle qui a suivi, cette religion a été imposée au peuple par la force. Pour y parvenir, le roi Trisong Detsen avait décrété que :

celui ou celle qui pointait un moine du doigt devait avoir le doigt coupé, celui ou celle qui parlait en mal des moines ou du lamaïsme devait avoir les lèvres coupées, celui ou celle qui regardait un moine de travers devait avoir les yeux enlevés.

Bonjour la non-violence !

Puis, de 1400 à 1600, les monastères sont construits sur le territoire tibétain et consolident leur pouvoir. Le professeur Michael Parenti rappelle : « C’est d’ailleurs au début des années 1400 que l’empereur de Chine envoie son armée au Tibet afin de supporter le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui se donne lui-même le titre de dalaï (Océan) lama, maître de tout le Tibet. Il est donc assez ironique de constater que le premier dalaï-lama a été installé par l’armée chinoise. » [1]

Puis, parce que ce système ne pouvait suivre une lignée héréditaire, les moines n’ayant pas le droit d’avoir de relations sexuelles avec une femme, les lamas créèrent une nouvelle doctrine pour leur religion : lorsqu’un dalaï-lama mourait, il était possible de détecter sa réincarnation chez un nouveau-né. À l’âge adulte, celui-ci pourrait à nouveau gouverner le Tibet. Toutefois, dans les faits, seulement 3 des 14 dalaï-lamas ont réellement pu gouverner. En effet, les enfants se rendaient rarement à l’âge adulte, leur entourage préférant les assassiner afin de conserver le pouvoir réel.

Richesse des monastères et servage

Des moines, modestement habillés, se regroupant afin de prier pour atteindre le nirvana, voilà l’image que l’on nous présente souvent du Tibet avant la prise du pouvoir par la Chine. Cette image est toutefois très incomplète. Dans les faits, les monastères étaient des lieux de pouvoir et de richesses, reposant sur l’exploitation des masses. Il faut bien, en effet, que quelqu’un travaille afin de subvenir aux besoins des moines. Ce quelqu’un, c’était le serf.

Ainsi, « le monastère de Drepung était l’un des plus importants propriétaires terriens de la planète avec 185 manoirs, 25 000 serfs, 300 lieux de pâturage et 16 000 gardiens de troupeaux ». [2]

La majorité de la population subissait l’exploitation de l’aristocratie religieuse. En 1953, six ans seulement avant l’exil de l’actuel dalaï-lama, « les serfs (environ 700 000 personnes sur une population totale estimée à 1 250 000) forment la majeure partie de la population ». [3] Ceux-ci (56% de la population) étaient considérés comme des êtres inférieurs. Le simple fait de toucher à un maître pouvait signifier le fouet pour le serf fautif. Les maîtres étaient si distants des serfs que, sur la majeure partie du territoire tibétain, ces deux classes sociales parlaient une langue différente !

Certaines personnes appartenaient même à une classe sociale inférieure aux serfs. Les esclaves représentaient 5% de la population. De plus, un grand nombre de moines étaient, en fait, des esclaves en robe (10% de la population).

Et tout ceci n’était rien en comparaison avec le sort réservé aux femmes. Le mot femme, en tibétain (kiemen) signifie littéralement naissance inférieure. Il était interdit aux femmes de lever le regard plus haut que la hauteur des genoux d’un homme lui faisant face, en signe de soumission !

Avant l’exil du dalaï-lama, 626 personnes possédaient 93% des terres et des richesses et 70% des yaks (les bœufs du Tibet). De ces 626 personnes, 333 étaient à la tête de monastères. Pour parvenir à enrichir ce petit pourcentage de la population, les serfs devaient travailler de 16 à 18 heures par jour !

Le dalaï-lama actuel, pour sa part, est présenté comme un saint homme pour qui les richesses matérielles ne sont pas importantes. Pourtant, légalement, c’est lui qui possédait le pays entier, incluant sa population. Avant son exil, sa famille contrôlait directement 27 manoirs, 36 pâturages, 6 170 serfs et 102 esclaves. Il se déplaçait sur un trône tiré par des douzaines d’esclaves, pendant que ses gardes du corps frappaient les gens à coups de bâtons afin de lui faire un passage !

Quel était le sujet de son discours à Vancouver déjà ? Ah oui ! La nature temporaire des désirs humains !

Impact des croyances religieuses Les superstitions transmises au peuple par le lamaïsme étaient nombreuses. Ainsi, lorsqu’une personne tombait malade, elle était tenue responsable de son état, puisqu’elle n’avait probablement pas été assez pieuse. Plus tard, les moines ont même dénoncé l’utilisation des antibiotiques ainsi que les campagnes de santé publiques organisées par les maoïstes. Pour eux, la seule façon de guérir, c’était de prier davantage et de donner de l’argent ou des offrandes aux monastères.

Alors que la famine régnait constamment sur tout le territoire (75% des familles devaient, à l’occasion, se contenter de manger l’herbe des pâturages afin de survivre), un tiers de la production de beurre, la principale source de protéines pour cette population, était brûlée quotidiennement en offrandes aux dieux.

De plus, la notion de karma avait un impact considérable sur le maintien de ce système d’oppression. En effet, selon cette croyance, quand quelqu’un meurt, son âme se voit accorder un nouveau corps. Cette nouvelle vie dépend de la qualité de l’ancienne vie. Ainsi, si une personne a été très pieuse durant son ancienne vie, elle pourra peut-être se réincarner en riche propriétaire d’esclaves. Par contre, quelqu’un qui n’a pas suivi les règles de vie exigée par le lamaïsme risque de renaître dans le corps d’un insecte ou d’une femme !

On le comprend assez vite, l’idée du karma et de la réincarnation encourage l’oppression et l’exploitation, au lieu de dénoncer les injustices. Après tout, si quelqu’un exploite un grand nombre de serfs et d’esclaves, c’est parce qu’il l’a mérité !

En fait, les connaissances étaient jalousement conservées dans les monastères. Pour la population, les moines préféraient inventer une multitude de légendes et de superstitions afin que les gens acceptent leur exploitation.

Au Tibet s’instaure alors une forme particulière de régime féodal, dans lequel les grands seigneurs (moines et séculiers) dominaient la masse de paysans privés de droits. Le pouvoir politique était accaparé par les hauts dignitaires bouddhistes. Au plus haut de la hiérarchie se trouvait le Panchem-Lama, considéré comme le père spirituel du Dalaï-lama, qui était celui qui tenait le pouvoir temporel.

Selon l’auteur chinoise Han Suyin : « 626 personnes possédaient le 93 % de la terre et de la richesse nationale et 70 % des troupeaux de yaks (ruminants à long pelage) au Tibet. Parmi eux, on trouvait trouvaient 333 chefs de monastères, 287 personnes relevant du pouvoir séculier (noblesse, hauts dirigeants de l’armé) et six ministres du cabinet ». La classe dirigeante représentait 2 % de la population. 3 % travaillait comme des agents du pouvoir : contremaîtres, administrateurs de propriétés et commandants d’armées privées. 80 % de la population tibétaine était serf, 5 % esclaves et 10 % regroupait les moines pauvres qui travaillaient en tant qu’ouvriers agricoles pour les monastères. Malgré la prétendue règle lamaïste de la non-violence, ces moines étaient continuellement passés au fouet pour le moindre « délit ».

Aujourd’hui, l’actuel Dalaï Lama se présente au monde comme étant une figure sacrée à qui importent peu les choses matérielles. Dans les faits, il a été aussi l’un des principaux propriétaires de serfs dans son pays. Selon la loi, il détient le pouvoir sur le pays et ses habitants. Sa famille possédait 27 granges, 36 prairies, 6’170 serfs et 102 esclaves domestiques.

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