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Publié par La pintade rose

Et si votre ancien smartphone était une mine d'or?
Par Slate.fr
mis à jour le 22.10.2016 à 13 h 23
22.10.2016 - 10 h 08
Votre smartphone peut contenir de l'or, de l'argent et du cuivre. Mais aussi bien d'autres substances polluantes qui deviennent un désastre environnemental lorsqu'elles finissent en pleine nature au contact des populations.

Nul besoin de faire incruster un diamant à dix millions d'euros dans la coque de votre téléphone pour faire de votre smartphone un objet de valeur. Aujourd'hui, un article de la BBC nous apprend que chaque smartphone que vous utilisez puis laissez négligemment périr au fond d'un tiroir est en réalité... un trésor.
Vous pourriez en effet être surpris de ce qu'il contient: des métaux précieux comme l'or, de l'argent, du cuivre, du platine et du palladium. Pour un iPhone par exemple, préparez votre balance à haute précision. Selon les estimations de la BBC, vous pourriez y trouver quelques 0,034 grammes d'or, 0,34 grammes d'argent, 15 grammes de palladium et moins d'un millième de gramme de platine. Mais aussi de l'aluminium (25g) et 15 grammes de cuivre. Et ce n'est qu'un début.
Une longue liste de matériaux
Les smartphones contiennent également toute une liste de matériaux naturellement abondants dans les sols de notre planète, mais si difficiles à extraire dès qu'ils deviennent très rares. C'est par exemple le cas de l'yttrium, du lanthane, du terbium ou encore du gadolinium et du praséodyme.
Moins surprenant sinon, on y trouve du plastique et du verre. Ces quantités peuvent paraître dérisoires, mais imaginez le poids que cela représente sur l'ensemble des smartphones dans le monde, soit plus de deux millions d'appareils.
Si l'on suit la recette des composants présents dans un téléphone, cela signifierait qu'un million d'appareils portables peuvent rassembler près de 16 tonnes de cuivre, 350 kg d'argent, 34 kg d'or et 15 kg de palladium. Mieux vaut donc y réfléchir à deux fois avant d'envoyer son iPhone à la décharge...  Et plutôt songer à le recycler, comme l'encourage la Fondation Green Citizens. Le magazine Fortune indique même ce qu'il adviendra de votre Samsung Galaxy Note 7 une fois que vous l'aurez retourné à votre revendeur. 
Une catastrophe si on ne recycle pas
Car le problème si vous abandonnez votre téléphone n'importe où, c'est qu'en plus d'être une mine d'or, c'est aussi un nid de substances polluantes. Une fois jeté, votre appareil électrique risque de se retrouver parmi des montagnes de déchets électroniques en Chine, que des travailleurs exploités doivent ouvrir et fouiller à l'aide de produits chimiques dangereux pour en récupérer les moindres composants précieux et réutilisables. C'est par exemple le cas de la petite commune chinoise de Guiyu, récemment abordée par le Time comme le plus grand site de déchets électroniques au monde. Ici, les habitants y subissent des terribles problèmes de pollution qui impactent directement leur santé.
L'idéal serait donc que nous nous contentions de garder le même smartphone aussi longtemps que le permettrait la durée de vie de l'appareil. Pas question de changer de téléphone comme de chemise. 

Même si ce n'est visiblement pas la tendance...
This is what i found in my dads junk drawer today. Anyone need a burner phone? #dadsjunkdrawer #somanyphones #dads pic.twitter.com/kRrOrFcI8h
— tarin mawhir (@trnlgh)


25 septembre 2016
Consciente de ce désastre environnemental en progression, Veena Sahajwalla, ingénieure à l'Université australienne de Nouvelle-Galle du Sud, pense que le recyclage propre et sécurisé de nos smartphones dans des «micro-usines» pourrait être une solution prometteuse. Créés à des échelles locales, ces ateliers permettraient d'extraire de nos téléphones mobiles les métaux précieux et de détruire ceux indésirables. Le but de l'opération? Réduire le contact humain avec les matériaux dangereux. Ouvert non plus grâce à des composants chimiques mais grâce à un courant haute tension, le téléphone serait ensuite dépecé à l'aide d'un bras robotisé, puis introduit dans un four afin d'en retirer les alliages de métaux précieu

                                    Info de la pintade rose OWN

 Si Votre ancien smartphone était une mine d'or !

Les Français conservent chez eux cent millions de téléphones usagés, selon un rapport sénatorial, qui appelle au recyclage de ces appareils. Une tonne de carte électroniques peut contenir en moyenne 200 grammes d'or.

Le recyclage des appareils électroniques est une vieille lune, remise au goût du jour par un rapport sénatorial, signé de Marie-Christine Blandin (Écologiste) et de Jean-François Longeot (UDI-UC). Cette fois, les téléphones portables sont plus particulièrement visés. Les deux sénateurs déplorent le peu d'entrain des Français à recycler leurs vieux mobiles, alors qu'ils représentent des gisements de matières premières et d'emplois. 

Cette collecte très limitée s'explique notamment par les «freins psychologiques au geste de tri», selon le rapport. «Les gens ont peur que les données [contenues dans les portables] circulent» et pensent que leur vieil appareil «peut toujours servir», souligne Marie-Christine Blandin. En outre, il n'est pas toujours aisé de savoir où déposer un mobile usagé.

» LIRE AUSSI: L'Europe, mauvaise élève dans le recyclage des déchets électroniques

Les vendeurs ont pourtant une obligation de reprise lors de l'achat d'un nouvel appareil. Cette obligation a été mise en place par une directive européenne datant de juillet 2012, dite directive D3E ( Déchets d'équipements électriques et électroniques). Elle a pour objectif de favoriser le recyclage de ces équipements et impose aux fabricants et aux importateurs d'équipements électroniques et électriques de prendre en charge les coûts de ramassage ainsi que le traitement des déchets d'équipement électriques et électroniques.

«Quarante minéraux et métaux précieux sont perdus», regrette le rapport. Les portables sont en effet «une véritable mine urbaine»: une tonne de cartes électroniques «peut comprendre jusqu'à 1 kg d'or, 5 kg d'argent, 9 kg de tantale et 250 kg de cuivre». L'or, en particulier, «témoigne de l'intérêt économique du recyclage». Une tonne de cartes électroniques peut contenir en moyenne 200 grammes d'or, tandis que la concentration d'une très bonne mine est évaluée à cinq grammes par tonne de minerai. Recycler les matières premières utilisées est d'autant plus important que les ressources risquent à terme de se raréfier et que certaines, comme le coltan en République Démocratique Du Congo, sont extraites dans des zones de conflits armés ou «dans des conditions environnementales, sanitaires ou sociales problématiques», soulignent les auteurs du rapport.

Une source d'emplois

De même, de nombreux emplois pourraient être dédiés au recyclage, même si le nombre est difficile «à estimer, car il y a beaucoup d'emplois diffus, d'autoentrepreneurs». Aux Ateliers du Bocage, une entreprise d'insertion située dans les Deux-Sèvres, 140 salariés ont traité depuis 2006 environ trois millions de téléphones usagés (recyclage ou réutilisation). Avec 100 millions d'appareils dans les tiroirs des Français, il y a de quoi développer l'emploi.

Malheureusement, «la conception des téléphones est délibérément défavorable» au recyclage et au réemploi, déplorent-ils, citant à titre d'exemple «la quasi-impossibilité de remplacer les batteries intégrées» aux téléphones, les vis non standards, le collage ou le soudage de certains éléments. Outre une campagne nationale appelant à vider ses tiroirs, le rapport préconise de diversifier les modalités de collecte, d'allonger la durée de garantie de deux à quatre ans, d'améliorer l'information des consommateurs sur la composition des téléphones et la provenance des matériaux.

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