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08 Mar

Journée des Femmes et la Marche des Femmes du 8 mars 👩🙎🏽👱🏿‍♀️🙍🏼👧🏽!!!

Publié par La pintade rose  - Catégories :  #Femmes Femmes...

TANT QUE TOUTES LES FEMMES NE SERONT PAS LIBRES NOUS CONTINUERONS EN MARCHE !
 


Nous, Femmes de la Marche Mondiale des Femmes, nous unissons nos voix pour rendre hommage à toutes les luttes historiques, pleines d’énergie, des femmes et des mouvements féministes de par le monde.

Nous dénonçons le contexte politique mondiale, marqué par le contrôle croissant des gouvernements par des partis de droite pleins de haine, de racisme, de misogynie, d’intolérance et de discriminations ; Nous devons aussi faire face à une montée et une radicalisation de la violence militariste employée pour contrôler nos territoires : corps, esprit, terre, eau, forêts, savoir, et même notre passé historique, notre présent et notre futur ; pour perpétuer le patriarcat, le capitalisme néolibéral et le colonialisme sont les paradigmes dominants. Dans le même temps, le discours du développement perd tout sens alors que les élites accumulent les richesses, sont discréditées par la corruption et l’impunité, et que les institutions, fragilisées, ne rendent jamais de compte aux peuples.

Les injustices climatiques s’aggravent partout et détruisent les modes de subsistance, provoquant des morts, surtout dans les communautés pauvres. Les Etats-nations ne parviennent pas à remplir leurs engagements sur la justice climatique et continuent à proposer de fausses solutions. Nous appelons le monde à jeter l’opprobre sur le président des Etats-Unis pour la régression que suppose son refus du plan d’action pour le climat. De même, son discours « Les Etats-Unis d’abord » confère plus de pouvoir aux entreprises des Etats-Unis pour qu’elles continuent à polluer, à dépouiller les communautés locales et à exploiter la main d’œuvre du monde entier, comme cela avait été le cas il y a des siècles avec l’esclavage. Nous savons bien que les femmes du Sud, les migrantes, les femmes de couleur, les autochtones, et des minorités sexuelles paient de leurs corps et de leur travail le prix de la croissance économique, sans en tirer aucune gratification.

Dans ce contexte, nous femmes du Nord et du Sud, devons faire face à la plus grande agression contre nos droits, qui se répercute par une violence croissante en termes de féminicides, de migrations forcées (qui débouche sur l’exploitation des femmes), de traumatismes et de morts.

 

Toutes ces raisons sont plus que suffisantes pour exprimer notre solidarité avec los camarades et avec toutes les femmes qui luttent.
 
Dans tout l’Afrique, les femmes résistent à de nombreuses formes de violences néocoloniales perpétrées par les multinationales du secteur extractif et de l’agro-industrie, qui envahissent nos communautés, détruisent nos modes de subsistance et nous appauvrissent. Face à ces réalités, les femmes et les petites filles sont soumises aux viols, aux mariages forcés et aux grossesses précoces, ce qui limite leur accès à l’éducation et ne leur permet pas de vivre dignement.
 
Dans le Monde arabe et au Moyen-Orient, les femmes résistent aux groupes fondamentalistes qui sèment la terreur dans les communautés et exposent les femmes à toutes sortes de violences et brutalités, y compris à l’esclavage. Les femmes y font face par des mécanismes d’autodétermination et d’autodéfense.
 
En Amérique, la gauche est en train d’être remplacée par des gouvernements d’extrême-droite qui détruisent les importants acquis des dernières décennies et reprennent les programmes néolibéraux qui servent les intérêts capitalistes. Les femmes résistent en défendant les droits fondamentaux, les droits de la nature et les biens communs et doivent affronter en retour la criminalisation de leur lutte, des agressions et des assassinats.
 
L’Asie souffre historiquement des effets du colonialisme et du néolibéralisme. Aujourd’hui, alors que la pauvreté augmente en raison de l’intensification du contrôle du territoire par les multinationales, protégées par les politiques néolibérales mondiales, les femmes sont bien plus exposées à l’exploitation au travail, à la violence sexuelle et à la traite.
 
En Europe, dans les différentes régions, les femmes s’opposent au recul de leur droit à l’avortement, imposé par des forces de plus en plus fondamentalistes et radicales qui prennent le contrôle des mécanismes étatiques de prise de décision. Les mesures d’austérité et de sécurité servent de justificatif à la résurgence d’un nationalisme radical qui provoque l’intolérance vis à vis des migrant-es et des autres minorités.

A l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, nous soutenons la proposition d’une grève internationale des femmes car nous croyons en la nécessité de construire et de renforcer notre mouvement international féministe, moteur d’une solidarité internationale des femmes. L’autogestion des femmes dans leurs luttes locales, nationales et régionales est essentielle. Nous nous unissons comme Femmes du monde, de la même voix qui a été la nôtre lors de la 10ème Rencontre internationale “Femmes en résistance, construisons des alternatives pour un monde meilleur” . Car, comme nous le disons, notre mouvement est notre alternative. Nous pensons qu’en unissant nos efforts avec d’autres mouvements de femmes actifs dans cet appel, nous renforçons la lutte sur des préoccupations communes et nous nous donnons davantage de raisons d’espérer.

Nous continuons à poursuivre les Actions mondiales que nous avons planifiées lors de notre 10ème Rencontre internationales, telles que :

• Le 24 avril - “Rana Plaza est partout!”, Journée internationale du calendrier de la Marche mondiale des femmes avec des actions autour de l’économie des femmes (tendances économiques mondiales), le monde du travail, l’autonomie économique des femmes, etc.

 
• Le 3 juin - Action mondiale : 24 heures pour la Paix et la migration
 
Parallèlement, nous soutenons les appels à des actions organisées sur le plan régional pour aborder des questions régionales.
 
TANT QUE TOUTES LES FEMMES NE SERONT PAS LIBRES NOUS CONTINUERONS EN MARCHE !
 

Les grandes figures du féminisme

 

En 1851 Marie-Angélique Duchemin est la première femme chevalière de la légion d'Honneur. Ses compagnons de guerre témoignent  ; «elle s’est battue avec nous avec le courage d’une héroïne;  (...)  nous fûmes obligés de nous battre à l’arme blanche ; qu’elle a reçu un coup de sabre au bras droit et, (...) un coup de stylet au bras gauche (...) par le zèle et le courage d’une vraie républicaine, elle fit lever et charger de munitions environ soixante femmes, qu’elle nous amena elle-même (...) ce qui nous mit à même de repousser l’ennemi et de conserver le fort, et qu’enfin nous n’avons qu’à nous louer de son commandement ».

 

 

 

En 1875, Madeleine Brès est la première femme de France à devenir médecin.  C’est grâce à sa persévérante ténacité qu'elle parvint la première à vaincre les résistances officielles et à faire reconnaître pour la gent féminine le droit d’aborder les études médicales et de conquérir le diplôme de docteur, au même titre que ses confrères masculins.

 

 

 En 1901 Clémence Royer estla première femme à recevoir la Légion d'honneur pour des travaux scientifiques. Auteur de nombreux travaux d’anthropologie, d’économie et de biologie, elle a dénoncé l’injustice et l’inégalité de la condition féminine, militant sans relâche pour l’instruction des femmes.

 

 

  

Marie Curie est la première femme à obtenir un prix Nobel qui plus est de chimie (1903) et de physique (1911). Elle est la seule, hommes et femmes confondus, à avoir reçu deux fois cette prestigieuse récompense. Déterminée, ambitieuse, passionnée… Marie Curie reste une grande figure féminine du XXe siècle. Après une enfance difficile, elle s’est plongée corps et âme dans la recherche scientifique, s’usant la santé dans des manipulations dangereuses. Connue pour ses travaux sur la radioactivité, elle décèdera des conséquences directes de l'exposition aux radiations.

 

 

 

 

Madeleine Pelletier est la première femme à obtenir le diplôme de Psychiatr(1903). Pionnière du droit à l'avortement, elle sera condamné en 1939 pour avoir pratiqué des avortements, mais elle fut déclarée irresponsable de ses actes, et internée. Elle meurt à l'asile alors qu'elle débutait sa carrière de pschiatre, elle déclare: "Tout cela me décourage, l'émancipation de la femme ne viendra donc jamais. Autrefois, mes allures d'affranchis ne me valaient que des lazzis des voyous, maintenant, on m'arrête parce que je n'ai pas l'air d'une asservie, comme les autres femmes, évidemment, je suis née plusieurs siècles trop tôt."

 

 

 

En 1908, Madame Decourcelle qui possède déjà son permis de cocher, obtient le permis de chauffeur et devient la première femme à posséder un taxi, suivie de peu par Madame Gaby Pohlen.

 

 

Fille d'un instituteur,Clara Zetkin se destine elle-même à l'enseignement. Elle fréquente les mouvements féministes. En 1910, lors de la deuxième conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague, elle propose la création de la « Journée internationale des femmes », une journée de manifestation annuelle afin de militer pour le droit de vote, l'égalité entre les sexes, et le socialisme. Cette initiative est à l'origine de la journée internationale des droits des femmes, manifestation qui se déroule tous les ans le 8 mars.

 

 

Elise Deroche, est  la première femme à obtenir un brevet de pilote d'avion (1910). La même année, son avion s'écrase sur le terrain, on la relève avec de multiples fractures. Elle reprend l'air dès la fin de sa convalescence et participe à de nombreux meetings. En 1918, elle bat les records féminins d'altitudeet de distance. Trois ans après, Mme.Dutrieu est la première aviatrice décorée de la Légion d'honneur.



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Marie Guérin-Lajoie(1867-1945)Née à Montréal, elle est la première femme à avoir obtenu un diplôme d’une université de langue française au Québec. En 1923, elle fondait l’institut Notre-Dame du Bon-Conseil qui allait ouvrir des centres sociaux dans les quartiers défavorisés de Montréal. Dans sa vie, elle aura mené beaucoup de luttes pour les femmes : accès à l’éducation, droit de vote, droit des femmes mariées à recevoir elles-mêmes leur salaire, etc

 

 

 

Jeanne Lévy est la première femme agrégée de médecine à Paris (1934) et également la première titulaire d'une chaise à la faculté de médecine de Paris en 1959.

 

 

En 1949, Simone de Beauvoir écrit son essai "Le Deuxième sexe". Ce document sur la condition féminine est un des ouvrages de référence sur le Féminisme contemporain «La femme a toujours été, sinon l'esclave de l'homme, du moins sa vassale ; les deux sexes ne se sont jamais partagé le monde à égalité ; et aujourd'hui encore, bien que sa condition soit en train d'évoluer, la femme est lourdement handicapée. En presque aucun pays son statut légal n'est identique à celui de l'homme et souvent il la désavantage considérablement.»

 

 

 

En 1973, Jacqueline de Romilly est la première femme professeur au collège de France. Membre de l'Académie française, elle est connue sur le plan international pour ses travaux sur la civilisation et la langue de la Grèce antique. En 2007 elle est décorée de la Grand-croix de la Légion d'honneur, elle obtient sept prix divers dont celui de L'institut de France.

 

 

 

 Simone Veil devient ministre de la santé et ainsi la femme politique Française la plus importante en 1974. Cette nomination sera à l'origine de bien de texte de loi dont la fameuse loi Veil sur l'avortement voté en 1975.

 

 

 

Isabelle Guion de Meritens est la première femme à intégrer la gendarmerie en 1987, et également la première à atteindre le grade de colonel vingt ans plus tard.

 
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Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)