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29 Apr

Les mormons, drôle peuple - (foi de Pintade) []{}()

Publié par La pintade rose  - Catégories :  #Les odileries

Les sujets que traitent les orateurs mormons dans les assemblées solennelles sont en général de nature à étonner les gentils. Au lieu de parler des gloires du ciel, du salut des âmes, ou simplement de questions morales, les prêtres s’occupent longuement des intérêts matériels de la communauté ; ils récapitulent le nombre des émigrans arrivés pendant l’année et distribués sur tous les points du territoire ; ils traitent du rendement des mines, de l’exploitation des forêts, des perfectionnemens introduits par les ouvriers dans la fabrication des outils. Cette préoccupation de la prospérité matérielle est facile à comprendre. La vie future n’étant pour les mormons que la continuation pure et simple de la vie terrestre, ils n’ont aucune raison d’arrêter longuement leur attention sur les choses d’en haut ; la Nouvelle-Jérusalem qu’ils ont fondée est une maison de commerce dont la raison sociale et la constitution ne changeront point pendant le millenium. Il est donc tout naturel que les mormons, gens essentiellement pratiques, se préoccupent avant tout de l’état présent et matériel de leur société. Sous prétexte de religion, le mormonisme n’est autre chose qu’une fin de non-recevoir de tous les problèmes religieux.

Les formes du culte sont combinées en vue du même résultat, l’exclusion de la pensée. Dans toutes les cérémonies, on multiplie les rites symboliques, on les renouvelle sans cesse, on en fait la condition absolue du salut ; de toutes parts ce ne sont que symboles matériels, l’esprit ne peut se reposer sur rien. Ainsi tous ceux qui ont commis une faute doivent se faire baptiser de nouveau, à moins de perdre leur qualité de saints : sans l’immersion du pêcheur, le péché ne saurait être effacé. Cette nécessité matérielle du baptême régénérateur existe aussi bien pour les morts que pour les vivans. Tout homme décédé en état de transgression ne peut être sauvé que si l’un de ses amis terrestres se fait purifier à sa place par les eaux lustrales ; de même on peut se marier pour le compte d’un mort et lui engendrer une famille destinée à augmenter dans l’éternité la gloire céleste du défunt.

Telle religion, telle morale : les mormons ne sont pas moins vulgaires et grossiers dans leurs idées sur le mariage que dans leur doctrine sur les dieux et la destinée future. Au milieu d’une société où la femme est plus respectée et plus libre qu’en aucun pays du monde, les mormons ont proclamé la polygamie et l’asservissement de la femme, qui en est la conséquence inévitable ; cependant ce dogme de leur religion était si bien fait pour choquer le peuple américain que Joseph Smith, après en avoir reçu la révélation divine le 12 juin 1843, la confia seulement à ses disciples les plus intimes ; Brigham Young n’osa la publier qu’en septembre 1852, lorsqu’il comptait déjà trente mille fidèles dans le territoire d’Utah et qu’il était de force à résister à une invasion de troupes fédérales. Il est hors de doute que le fondateur du mormonisme obéissait à de secrètes convoitises peu dignes d’un saint lorsqu’il institua la polygamie ; mais cette pratique avilissante s’accorde parfaitement avec l’antique matérialisme juif restauré par les mormons : c’est le couronnement nécessaire de l’édifice élevé par les régénérateurs du monde, les saints des derniers jours.

En effet, ces hommes pour lesquels « la joie est le but suprême de la vie, » qui tous aspirent à devenir des "« dieux égoïstes » comme le grand Dieu qui gouverne le monde, voient dans la fortune et le pouvoir le signe évident de la bénédiction d’en haut ; plus un mormon est riche, et plus il se rapproche de la Divinité, plus il monte dans la hiérarchie des élus. En Amérique, où la population ne suffît pas encore à la terre qu’elle cultive, que sont les enfans et les femmes, sinon une richesse de plus ? Les enfans sont de rudes travailleurs qui, jusqu’à un certain âge, donnent tous leurs efforts en échange de la nourriture ; les femmes sont des domestiques zélées qui tiennent en ordre la demeure, y introduisent le comfort, vaquent à toutes les jouissances matérielles de leurs maris et maîtres, transforment la pauvreté en aisance, l’aisance en richesse, à force de prudence et d’économie. Puisque la bienveillance des dieux envers les mormons se mesure par le degré de fortune acquise, le moyen le plus simple d’augmenter dans chaque famille la bénédiction du ciel est de multiplier le nombre des femmes et des enfans. Ainsi l’homme s’enrichit sur cette terre et obtient dans le paradis une gloire impérissable. Chacun de ses mariages lui assure un degré de plus sur les marches du trône des cieux. « Le chef d’une nombreuse famille, s’écrie l’apôtre Orson Hyde, règne à toujours au centre de sa propre gloire, semblable, à un dieu dans son éternité. »

À ces considérations si importantes pour les mormons il faut ajouter des raisons politiques qui ne sont pas d’un moindre poids. Les mormons croient fermement qu’ils sont destinés à devenir les maîtres du monde. Tout leur appartient de droit ici-bas, l’or et l’argent, les champs et les palais ; mais pour conquérir la terre avec ses richesses et ses voluptés, il leur faut créer une puissante armée ; selon la parole de la Bible, il faut que la progéniture d’Abraham devienne aussi nombreuse que le sable de la mer. C’est dans l’intention de multiplier d’une manière prodigieuse que les mormons ont institué ou plutôt restauré la polygamie. Tous les enfans qu’ils évoquent des limbes en leur donnant l’existence doivent être un jour les soldats de la bonne cause : c’est à eux qu’est réservée la gloire de défendre le nouvel empire théocratique contre l’envahissante république américaine, puis de s’emparer de la terre entière avec l’aide des Juifs de l’ancien monde. « Hâtez-vous de vous marier, s’écriait Brigham Young. Que je ne voie plus de garçons au-dessus de seize ans ni de filles au-dessus de quatorze ! » C’est donc un crime de haute trahison contre la patrie de ne pas épouser plusieurs femmes, quand l’occasion s’en présente : les prêtres tolèrent le monogame, mais ils le signalent à l’église comme un « frère tiède en la foi. » En revanche, le polygame peut augmenter indéfiniment le nombre de ses femmes ; « toutes les filles des hommes ont été créées pour lui, et celle qui épouse un gentil épouse l’enfer. »

                                                           La pintade rose 

          https://fr.m.wikisource.org/wiki/Le_Mormonisme_et_les_%C3%89tats-Unis

Quelle différence entre le "mariage plural et la polygamie"

Quelle différence entre le "mariage plural et la polygamie"

Et les Femmes sont asservies ....

L’asservissement de la femme est la première condition de la polygamie : il faut que l’épouse se sache, se dise inférieure, et demande seulement la protection et l’amitié en échange de son amour ; il faut qu’elle accepte sa dégradation et cesse d’être une compagne pour devenir une propriété. Rien ne cadre mieux avec le système hiérarchique adopté par les mormons. D’après eux, la femme n’a qu’une âme d’ordre secondaire et ne peut communiquer directement avec Dieu ; ses prières n’arrivent au ciel, le salut ne lui est accordé que si elle a pris un époux. Celle qui reste vierge retourne au néant ; aussi la loi mormone accorde-t-elle à la jeune fille le droit de réclamer un mari « afin de travailler à son bonheur éternel. » L’avilissement est profond, et cependant tous les voyageurs sérieux affirment que la plupart des femmes mormones semblent complètement réconciliées avec leur sort, et prennent joyeusement leur place dans le harem du mari polygame. C’est que les fondateurs du mormonisme, vivant dans les états libres du nord, où les principes républicains puisent toute leur force au sein même des familles, savaient bien que, pour faire triompher la polygamie, il fallait avant tout en demander la sanction aux femmes elles-mêmes. Par mauvaise conscience, les hommes seuls n’eussent osé préconiser cette doctrine immonde ; mais les femmes, une fois converties, pouvaient lui donner l’appui de leur fanatisme entraînant. Aucune institution n’est assurée du succès si la partie féminine de la société ne lui est vraiment dévouée. Par leur douce et lente influence sur les hommes, par leur autorité sur les enfans, les femmes ont en leur pouvoir les destinées des religions et des empires. Pour fonder une théocratie capable d’asservir irrévocablement toutes les consciences, il fallait donc commencer par asservir les femmes et les rendre fières de leur condition subalterne. C’est à cette œuvre que se sont appliqués les prophètes mormons avec une grande habileté et une profonde connaissance de la nature humaine. Ils ont réussi, et maintenant les femmes des mormons aident à leur propre avilissement et préfèrent les joies du harem à celles de l’amour et de la liberté. Leur fanatisme est tel qu’elles épousent en général les vieillards polygames plus volontiers que les jeunes célibataires comme il s’en rencontre encore beaucoup en Utah. Cela se comprend : la gloire des saints se mesure ici-bas et dans le ciel au nombre de leurs femmes. La jeune fille ambitieuse de s’asseoir au paradis sur un trône élevé doit donc rechercher de préférence le patriarche auquel sa grande famille assure une gloire immortelle. Il est encore une autre raison qui doit l’attirer vers le vieux polygame : l’apostasie de ce pacha est beaucoup moins à craindre que celle d’un jeune homme qui, pendant de longues années, est exposé à toutes les tentations de ce monde. Lorsque le vieux mari termine dans la paix sa longue existence, les jeunes femmes qui ont eu le bonheur d’avoir été unies à son sort peuvent mêler à leurs regrets la douce assurance d’avoir fait leur salut. Puis il y a dans cette vie polygynique je ne sais quel attrait grossier fait pour séduire certaines femmes. « Plus on est d’épouses, plus on rit (the more, the merrier), » disait une demoiselle à M. Jules Remy.

À propos de la polygamie des mormons, le mot de communauté des femmes a été prononcé, mais à tort. Bien au contraire, les saints des derniers jours sont extrêmement stricts sur leurs droits de maîtres souverains et exclusifs. Maris de plusieurs femmes qu’ils possèdent comme on possède un troupeau, ils deviennent très chatouilleux sur le chapitre de leurs droits de seigneurs ; ils cherchent, vis-à-vis de l’étranger, à faire planer un certain mystère sur l’intérieur de leur ménage et sur tout ce qui leur appartient ; ils mettent entre eux et le monde des gentils l’infranchissable barrière de leur égoïsme. Les femmes sont la plus sainte, la plus précieuse des propriétés, et tout homme qui a séduit la femme, la fille ou la sœur d’un mormon, doit périr par la main même de l’homme outragé. Les saints n’hésitent pas à dire qu’ils puniront de mort toute infraction aux mœurs, lorsque le territoire d’Utah sera constitué en état souverain et libre de décréter ses propres lois. Il est vrai que le divorce est permis et fréquemment pratiqué : c’est là un fait qui rapproche la polygamie mormone de la promiscuité. M. Remy parle d’une sainte qui aurait été mariée six fois, et dont quatre époux vivaient encore.

Ainsi que les lois de la statistique pouvaient le faire prévoir, la polygamie a produit des résultats opposés à ceux qu’en attendaient les mormons. La population n’augmente pas aussi rapidement qu’elle le ferait si chaque saint se contentait d’une seule femme et si tous les célibataires d’Utah étaient mariés [4]. Les sérails des mormons polygames offrent en proportion beaucoup moins d’enfans que les log-houses des pionniers américains. Nombre de saintes mariées trop tôt sont stériles ou peu fécondes ; en outre la mortalité sévit d’une manière effrayante sur les enfans nouveau-nés, elle est même plus considérable que dans les états les plus malsains de l’Amérique du Nord. Le pape Brigham Young avait déjà épousé cinquante femmes en 1855, et l’année précédente il lui était né neuf enfans dans une même semaine. On ne sait pas le chiffre de tous ceux qu’il a eus ; mais il ne lui en reste plus qu’une trentaine. On remarque aussi qu’en Utah, comme dans les harems de Turquie, il naît beaucoup plus de filles que de garçons, tandis qu’on observe le résultat contraire dans les pays où la famille est monogame. Cependant les enfans mormons qui survivent sont beaux et robustes.

Ah, l’amour... Lors de la campagne présidentielle américaine, les deux candidats ont affiché leur union parfaite avec leur épouse. Ann et Mitt Romney, notamment, n’ont pas cessé de s’embrasser lors de leurs meetings successifs à travers les Etats-Unis. Et, attention, pas un petit bisou chaste sur la joue ou le coin des lèvres, mais des baisers à pleine bouche, ou presque.

Certes, pas de langues dans cette affaire, mais tout de même. Pour certains, ce n’est pas une surprise. Selon Joanna Brooks, qui tient le blog «ask mormon girl», «beaucoup de mormons embrassent incroyablement bien». Selon elle, la raison est assez simple : «Pour eux, le baiser n’est pas seulement un gîte triste sur le chemin vers une destination plus glorieuse. Pour la plupart des mormons célibataires, embrasser est la destination !»

L’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, dont Mitt Romney a été évêque, a mis en place une loi de chasteté très rigoureuse. Ce code moral interdit les relations sexuelles avant le mariage, la masturbation et l’adultère. La fidélité à son partenaire doit être complète, le mariage est au centre de tout. Les gays et lesbiennes peuvent rester membres de l’église, à condition toutefois de ne pas avoir de relations charnelles avec une personne du même sexe. Toutefois, les mentalités changent : en juin dernier, plus de 300 mormons ont participé à la Gay Pride de Salt Lake City pour apporter leur soutien à la communauté LGBT. 

Les mormons sont les adeptes de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, une communauté fondée en 1830 par un certain Joseph Smith.

 1. Une révélation au début du XIXe siècle

Le mormonisme est une religion révélée. A l’âge de 14 ans, Joseph Smith, un jeune garçon habitant la Nouvelle-Angleterre, aurait vu apparaître Dieu et Jésus alors qu’il était en train de prier. Dieu lui aurait annoncé que la vraie religion serait rétablie grâce à lui.

Trois ans plus tard lui serait apparu l’ange Moroni, qui lui aurait révélé l’emplacement de textes sacrés gravés sur des plaques. Ces textes auraient été écrits par des prophètes vivant sur le continent américain entre 600 avant JC et 400 après JC, qui auraient reçu la visite du Messie.

Les croyances des mormons se fondent à la fois sur l’Ancien et le Nouveau Testaments, et sur le Livre des Mormons, qui regroupe les visions livrées par Moroni à Joseph Smith.

Smith fonde une communauté où tous les hommes ont le droit de célébrer le culte et où chacun verse 10% de ses revenus à l’Eglise. Alcool, tabac et rapports sexuels avant le mariage sont bannis.  Les mormons considèrent que leur Eglise constitue un retour à l’Eglise originelle de Jésus Christ.

En 1844 Jospeh Smith est tué lors d’affrontements avec des voisins de la communauté qui n’apprécient pas son mode de vie. Les Mormons s’installent alors sur les rives du Grand Lac Salé, dans les Montagnes Rocheuses, où ils développent la ville de Salt Lake City, actuelle capitale de l’Utah.

2. Officiellement, ils ont renoncé à la polygamie

Au XIXe siècle, certains mormons pratiquent le mariage plural : un homme peut avoir plusieurs épouses, à condition d’obtenir l’autorisation de sa première femme et du président de l’Eglise. Une façon, d’après les mormons, de revenir à une tradition biblique… tout en permettant à la communauté de se multiplier. 2 à 3% des hommes de la communauté auraient pratiqué ce type de mariage, avant qu’il ne soit abandonné à la fin du XIXe siècle.

Cet abandon de la polygamie permet à l’Utah, l’Etat de Salt Lake City, d’être admis au sein des Etats-Unis.

Certaines communautés mormones dissidentes continuent toutefois à pratiquer la polygamie. Le cas le plus célèbre est celui de Warren Jeff, « prophète » d’une communauté fondamentaliste, condamné à 10 ans de prison pour avoir organisé le mariage d’une adolescente de 14 ans.

3. Après la mort, on peut encore sauver son âme

Les mormons croient que la vie éternelle est accordée aux personnes qui ont reçu les sacrements de leur Eglise et observé jusqu’à leur mort les commandements divins.

Cependant, ceux qui n’ont pas eu l’occasion ou le désir de recevoir ces sacrements de leur vivant disposent d’une seconde chance : d’après la théologie mormone, l’Évangile est enseigné aux défunts dans l’au-delà et ceux-ci peuvent alors accepter ou refuser les sacrements accomplis pour eux dans le monde des vivants.

Généalogistes très actifs, les mormons cherchent donc à identifier leurs ancêtres pour leur permettre de recevoir « post mortem » la bénédiction de l’Évangile. Ils sont souvent accusés de baptiser des morts qui ne leur ont rien demandé !

4. Une vie communautaire très  développée

Quatrième église chrétienne d’Amérique du Nord par le nombre, l’Eglise mormone compte 13 millions de membres dans le monde. En France, ses adeptes étaient 33 000 en France en 2007.

Les mormons sont des prosélytes très actifs : vers 20 ans, les jeunes mormons consacrent fréquemment 24 mois pour les garçons et 18 mois pour les filles à une activité de prédication de l’Évangile. Environ 50 000 missionnaires se consacrent en permanence à cette activité à travers le monde.

Ainsi, le jeune Mitt Romney a passé deux et demi ans en France de 1966 à 1968 pour répandre la foi mormone.

Communauté prospère, les Mormons consacrent beaucoup d’argent à cette activité missionnaire ainsi qu’à la construction de nouveaux lieux de culte.

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