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Publié par La pintade rose

Une Femme pas ordinaire.

Une Artiste, prolifique, féministe, anticléricale, antiraciste et populaire. Elle n'aimait pas les angles et les ronds. Ces "nanas" sont monumentales et joyeuses, elle revendiquait cette dimension populaire en voulant apporter de la joie, de l'humour et de la couleur...

Des idées de voyage et de balades à travers son œuvre. 

La pintade rose 

 

Peindre pour calmer le chaos de l'âme
 
Née à Neuilly-sur-Seine d'une mère franco-américaine et d'un père issu d'une vieille lignée d'aristocrates français, Niki de Saint Phalle a passé sa jeunesse aux Etats-Unis, tout en faisant de nombreux séjours en France, chez ses grands-parents. Elle a d'ailleurs souffert d'avoir été laissée par sa mère de longs mois chez son grand-père paternel alors qu'elle était toute petite.
 
Les viols que lui fait subir son père quand elle a onze ans sont le grand traumatisme de son enfance. Après l'avoir refoulé, elle l'exorcisera dans ses œuvres et le racontera dans ses écrits En révolte contre les rigidités de la religion et contre le mccarthysme, elle se marie en cachette à 18 ans et part pour la France, où un séjour en hôpital psychiatrique la persuade de se consacrer à l'art : "Peindre calmait le chaos qui agitait mon âme (…). C'était une façon de domestiquer ces dragons qui ont toujours surgi dans mon travail (…). Sans cela, je préfère ne pas penser à ce qui aurait pu m'arriver."

                                                       la pintade rose 

Niki de Saint Phalle, féministe à 12 ans, sculpteure, peintre, dessinatrice et architecte ()()()
Niki de Saint Phalle, féministe à 12 ans, sculpteure, peintre, dessinatrice et architecte ()()()

Décembre 1992

Les Canaries,

Chère Laura,

Chaque été mes parents louaient une maison à la campagne à quelques heures de N.Y.C. dans la Nouvelle-Angleterre. Chaque fois, on changeait de région. Nous étions en 1942. Mes parents avaient loué une jolie maison en bois blanc avec beaucoup de terrain autour. L'herbe était haute. Ça sentait bon. Un calme épais et séduisant enveloppait ma promenade à travers les champs. [...]

 

Dans notre maison, la morale était partout : écrasante comme une canicule.

Ce même été, mon père - il avait 35 ans, glissa sa main dans ma culotte comme ces hommes infâmes dans les cinémas qui guettent les petites filles. J'avais onze ans et j'avais l'air d'en avoir treize. Un après-midi mon père voulut chercher sa canne à pêche qui se trouvait dans une petite hutte de bois où l'on gardait les outils du jardin. Je l'accompagnais... Subitement les mains de mon père commencèrent à explorer mon corps d'une manière tout à fait nouvelle pour moi. HONTE, PLAISIR, ANGOISSE, et PEUR, me serraient la poitrine. Mon père me dit : « Ne bouge pas ». J'obéis comme une automate. Puis avec violence et coups de pied, je me dégageais de lui et courus jusqu'à l'épuisement dans le champ d'herbe coupée. [...]

 

Mon père m'aimait, mais ni cet amour, ni la Religion Archi Catholique de son enfance, ni la morale, ni ma mère, rien n'était assez fort pour l'empêcher de briser l'INTERDIT. En avait-il marre d'être un citoyen respectable ? Voulait-il passer du côté des assassins ?

 

Tous les hommes sont des Violeurs. [...]

Je me suis souvent demandé pourquoi après le viol, je n'ai pas immédiatement prévenu ma mère. [...] Si j'avais osé parler, que se serait-il passé ? [...] Le silence me sauvait mais en même temps il était désastreux pour moi car il m'isolait tragiquement du monde des adultes. Il y avait des causes plus obscures à mon silence : une enfant a t-elle les moyens d'affronter la loi en elle-même ? Bien sûr que non ! Une vie entière n'y suffit pas ! [...]

Tourmentée durant des années par ce viol, je consultais de nombreux psychiatres : des hommes, hélas ! [...] Les psychiatres ainsi, puisqu'ils ne reconnaissaient pas le crime dont j'avais été victime, prenaient inconsciemment le parti de mon père. [...]

Ce viol me rendit à jamais solidaire de tous ceux que la société et la loi excluent et écrasent. Puisque je n'étais pas encore parvenue à extérioriser ma rage, mon propre corps devint la cible de mon désir de vengeance.

Solitude. On est très seul avec un secret pareil. Je pris l'habitude de survivre et d'assumer.

Le nombre de femmes qui finissent par se suicider ou qui doivent retourner régulièrement à l'asile psychiatrique est énorme. Il y a des rescapées. Parmi les écrivains, la liste est longue des femmes qui s'en sont tirées. Virginia Woolf au contraire réussit une œuvre littéraire mais elle n'échappa pas au suicide.

On sait aujourd'hui, grâce à des travaux sérieux, que la grande majorité des violeurs ont été violés eux-mêmes par un père, un frère ou un inconnu : cela avait-il été le cas de mon propre père ? Je ne le saurais sans doute jamais. Triste humanité ! Nous répétons indéfiniment le crime qui nous a été infligé. À ces pensées, la rage en moi cède la place à la pitié pour tous les êtres humains. Si les hommes sont (souvent) des violeurs, les violeurs sont aussi des hommes. [...]

Ce viol subi à onze ans, me condamna à un profond isolement durant de longues années. À qui aurais-je pu me raconter ? J'appris à assumer et à survivre avec mon secret. Cette solitude forcée créa en moi l'espace nécessaire pour écrire mes premiers poèmes et pour développer ma vie intérieure, ce qui plus tard, ferait de moi une artiste. Je t'embrasse chère Laura avec beaucoup de tendresse et un regret de n'avoir pas pu te parler de tout ceci pendant que tu étais adolescente. Pourquoi c'est si difficile de parler ?

Je t'aime,

Maman Niki

P.S. La prison n'est pas la solution !

P.P.S. Un jour je ferai un livre pour apprendre aux enfants comment se protéger.

Niki de Saint Phalle, féministe à 12 ans, sculpteure, peintre, dessinatrice et architecte ()()()

Niki de Saint Phalle, née Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle, à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine, le  et morte à La Jollacomté de San DiegoCalifornie (États-Unis) le , est une plasticiennepeintresculptrice et réalisatrice de films française.

Niki de Saint Phalle a d'abord été mannequin, puis mère de famille avant d'aborder l'art en autodidacte. Elle n'a suivi aucun enseignement artistique académique, mais s'est nourrie d'abondants échanges artistiques avec ses aînés et contemporains. S'inspirant de plusieurs courants, art brutart outsider, elle a commencé à peindre en 1952. En 1961, elle est membre du groupe des Nouveaux réalistes, tout comme Gérard DeschampsCésarMimmo RotellaChristo et Yves Klein. D'abord épouse de Harry Mathews, avec qui elle a deux enfants, elle se marie en secondes noces avec l'artiste Jean Tinguely en 1971. Avec lui, elle va réaliser un grand nombre de sculptures-architectures, soit sur commande, soit pour le simple plaisir. Ensemble, ils ont réalisé en France la fontaine Stravinsky sur commande d'État à Niki, et Le Cyclop, création de Jean, sans permis de construire.

Outre les Tirsperformances qui l'ont rendue internationalement célèbre dès les années 1960, Niki a créé un très grand nombre de sculptures monumentales dans des parc de sculptures. Certaines ont été réalisées sur sa propre initiative et avec ses deniers personnels comme celle du jardin des Tarots en Toscane, ou du Queen Califia's Magical Circle, dans le parc de Kit Carson à Escondido, dans la ville de Escondido, (Californie)[note 1].

D'autres ont été commandées par des États ou des collectivités locales. À Jérusalem, la municipalité lui commande en 1971 un monstre pour enfants, Le Golem, inauguré en 1972 dans le parc Rabinovitch, qui porte désormais le nom familier de The Monster Park. En 1994, la Jerusalem Foundation lui passe une deuxième commande pour le Zoo biblique. Niki produit un ensemble de sculptures d'animaux intitulé L'Arche de Noé qu'elle termine en 1998. En 1987, François Mitterrand lui commande la fontaine de Château-Chinon.

Jouant de sa beauté, de son talent à porter les toilettes les plus étranges, l'artiste a très vite attiré l'attention des médias sur elle et du même coup sur son compagnon devenu ensuite son époux, Jean Tinguely. Mais si les médias se sont laissés prendre par cette apparente désinvolture[note 2], les historiens de l'art, comme Camille Morineau, Pontus Hultén ou Amelia Jones, ont bien retenu d'elle ses œuvres fortes, démesurées, et ses prises de risques. Niki de Saint Phalle laisse derrière elle une œuvre immense dont elle a fait de généreuses donations en particulier au Sprengel Museum Hannover et au musée d'art moderne et d'art contemporain de Nice.

Elle a 3.500 œuvres à son actif, c'est fabuleux ! Gigantesque !

Niki de Saint Phalle, féministe à 12 ans, sculpteure, peintre, dessinatrice et architecte ()()()
Niki de Saint Phalle, féministe à 12 ans, sculpteure, peintre, dessinatrice et architecte ()()()

Niki de Saint Phalle (1930-2002) est une artiste très populaire, tout le monde connaît la "Fontaine Stravinski" d'automates colorés qu'elle a créée avec Jean Tinguely près du Centre Pompidou et ses "Nanas" monumentales et joyeuses. Elle revendiquait cette dimension populaire, affirmant que le grand public était son public et qu'elle voulait lui apporter de la joie, de l'humour et de la couleur.
 
Mais la rétrospective du Grand Palais veut aller plus loin et souligner "la violence, l'engagement et la radicalité" de son œuvre, notamment "qu'il s'agisse de l'audace de ses performances" et "du contenu politique et féministe de son travail".

Niki de Saint Phalle, Autoportrait, vers 1958-1959, Sprengel Museum, Hanovre, Owner Niki charitable Art Foundation, Santee, USA

Niki de Saint Phalle, Autoportrait, vers 1958-1959, Sprengel Museum, Hanovre, Owner Niki charitable Art Foundation, Santee, USA

 © 2014 Niki Charitable Art Foundation, Alle rights reserved, Photo Laurent Condominas

 
Violence, mort et désolation
 
Niki de Saint Phalle a écrit des textes où elle raconte sa vie et son travail. Elle est aussi une des premières artistes avec Andy Warhol à s'être mise en scène et à avoir utilisé les médias pour organiser sa propre communication. Les 200 œuvres de l'exposition sont ponctuées de phrases et d'extraits de films qui la rendent extrêmement vivante.
 
La première section donne le ton : baptisée "peindre la violence", elle est constituée d'œuvres de la fin des années 1950 et du début des années 1960 qui sont loin d'être légères, même si les couleurs en atténuent parfois la gravité.
 
Dans d'épais tableaux de plâtre s'incrustent des outils ou instruments tranchants, que Niki de Saint Phalle appelle "reliefs de mort et de désolation". En 1958-59, elle fait son autoportrait avec des fragments de céramique et de verre qui donnent, selon ses propres mots, "l'image d'un corps en morceaux et d'une âme tourmentée", même s'il évoque en même temps une certaine coquetterie.

Niki de Saint Phalle, "Could We Have Loved ?", 1968, Niki Charitable Art Foundation, Santee, USA

Niki de Saint Phalle, "Could We Have Loved ?", 1968, Niki Charitable Art Foundation, Santee, USA

 © 2014 Niki Charitable Art Foundation, All rights reserved

 
Peindre pour calmer le chaos de l'âme
 
Née à Neuilly-sur-Seine d'une mère franco-américaine et d'un père issu d'une vieille lignée d'aristocrates français, Niki de Saint Phalle a passé sa jeunesse aux Etats-Unis, tout en faisant de nombreux séjours en France, chez ses grands-parents. Elle a d'ailleurs souffert d'avoir été laissée par sa mère de longs mois chez son grand-père paternel alors qu'elle était toute petite.
 
Les viols que lui fait subir son père quand elle a onze ans sont le grand traumatisme de son enfance. Après l'avoir refoulé, elle l'exorcisera dans ses œuvres et le racontera dans ses écrits En révolte contre les rigidités de la religion et contre le mccarthysme, elle se marie en cachette à 18 ans et part pour la France, où un séjour en hôpital psychiatrique la persuade de se consacrer à l'art : "Peindre calmait le chaos qui agitait mon âme (…). C'était une façon de domestiquer ces dragons qui ont toujours surgi dans mon travail (…). Sans cela, je préfère ne pas penser à ce qui aurait pu m'arriver." (citée par Catherine Francblin dans sa biographie "Niki de Saint Phalle, la révolte à l'œuvre", publiée l'an dernier aux éditions Hazan).

Niki de Saint Phalle, "Le Cheval et la mariée", 1964, Sprengel Museum, Hanovre, donation de l'artiste en 2000

Niki de Saint Phalle, "Le Cheval et la mariée", 1964, Sprengel Museum, Hanovre, donation de l'artiste en 2000

 © BPK, Berlin, dist. RMN-Grand Palais / Michael Heling / Aline Gwose

 
Contre le mariage, des mariées gigantesques
 
Pourtant, son œuvre est en même temps un hymne à la vie et dégage constamment une énergie réjouissante.
 
Niki de Saint Phalle est autodidacte tout en étant imprégnée du travail des artistes de son temps. Elle est marquée par sa découverte de Gaudi, ses paysages pleins de coulures évoquent les "drippings" de Jackson Pollock.
 
L'artiste rejette les modèles féminins qui lui sont imposés, affirmant qu'elle ne ressemblera pas à sa mère. Elevée "pour le marché du mariage", elle modèle, au milieu des années 1960, des mariées monumentales, toutes blanches, affirmant que "le mariage, c'est la mort de l'individu, c'est la mort de l'amour".

Niki de Saint Phalle, Dolorès, 1968-1995, résine peinte, grillage, Sprengel Museum, Hanovre

Niki de Saint Phalle, Dolorès, 1968-1995, résine peinte, grillage, Sprengel Museum, Hanovre

 © 2014 Niki Charitable Art Foundation, All rights reserved. Donation Niki de Saint Phalle

 
Le féminisme joyeux des "Nanas"
 
Suivent les "Nanas", immenses personnages de papier collé et de laine, puis de résine, hyper colorées, jubilatoires, réjouissantes. Sensuelles, rondes avec d'énormes seins, d'énormes fesses et de petites têtes, elles dansent ou se tiennent avec un sac à main.
 
Elles sont plus grandes que nature parce que, dit l'artiste, elles ont besoin d'être plus grandes que les hommes pour être leurs égales. Elles expriment un féminisme joyeux qui veut "aider la féminité à survivre" chez les femmes comme chez les hommes, également victimes. "Elles sont libérées du mariage et du masochisme, elles sont elles-mêmes, elles n'ont pas besoin des mecs, elles sont libres, elles sont joyeuses", dit Niki de Saint Phalle dans une interview filmée.
 
Revendiquant un "droit au refus, à la révolte", elle appelle de ses vœux une société dirigée par les femmes qui sauraient, selon elle, fonder un monde plus heureux.

Niki de Saint Phalle, "La Toilette", 1978, exposé au Grand Palais (septembre 2014)

Niki de Saint Phalle, "La Toilette", 1978, exposé au Grand Palais (septembre 2014)

 © Ginies / SIPA

 
Les "mères dévorantes", côté sombre des femmes
 
Les "Nanas" sont parfois noires, comme "Black Rosy", en référence à Rosa Parks, héroïne de la lutte pour les droits civiques. Car Niki de Saint Phalle est révoltée contre la condition qui est faite aux Noirs aux Etats-Unis.
 
Au début des années 1970, après les "Nanas" positives, l'artiste s'intéresse aux côtés sombres des femmes, avec la figure de la "mère dévorante", pendant du père prédateur. "Le thé chez Angelina" met en scène deux horribles rombières, aussi grosses que les "nanas" mais comme aplaties, le menton perdu dans le gras du cou.
 
Niki de Saint Phalle exprime ainsi l'ambivalence de ses sentiments vis-à-vis de sa mère, affirmant en même temps que "nous sommes toutes de mauvaises mères". Elle tue son père symboliquement dans "Les funérailles du père", où sa mère debout devant le cercueil exprime sa passivité, voire sa complicité.

Niki de Saint Phalle en train de viser, 1972, photo en noir et blanc rehassée de couleur extraite du film "Daddy"

Niki de Saint Phalle en train de viser, 1972, photo en noir et blanc rehassée de couleur extraite du film "Daddy"

 © Peter Whitehead

 
Peindre à la carabine
 
Autre aspect réjouissant de l'oeuvre de Niki de Saint Phalle, ses "tirs" tiennent de la performance et sont régulièrement filmés. A partir de février 1961 et pendant une dizaine d'années, elle peint littéralement à la carabine. "J'ai eu la chance de rencontrer l'art parce que j'avais, sur un plan psychique, tout ce qu'il faut pour devenir une terroriste. Au lieu de cela j'ai utilisé le fusil pour une bonne cause, celle de l'art", écrit-elle.
 
Des pochettes de peinture de couleur ont été placées sous une couche de plâtre plus ou moins travaillée et agrémentée d'objets, voire sculptée. Les couleurs sont libérées quand les tirs percent le plâtre, elles coulent alors sur le plâtre. Niki de Saint Phalle affirme qu'elle tire alors "sur la société et ses injustices" et exprime la jouissance que lui procure l'acte : "Je tirais parce que cela me faisait plaisir et que cela me procurait une sensation extraordinaire." (citée par Catherine Francblin).

Vue du "Jardin des Tarots" créé par Niki de Saint Phalle à Garvicchio, en Italie

Vue du "Jardin des Tarots" créé par Niki de Saint Phalle à Garvicchio, en Italie

 © Laurent Condominas

 
Révoltée jusqu'à la fin
 

Révoltée jusqu'à la fin
 
Le jardin des Tarots, créé par l'artiste en Toscane, un de ses plus grands projets, est évoqué avec des photos et un film. Ce parc de sculptures monumentales inspirées des 22 arcanes majeures du tarot a mis vingt ans à être réalisé. Il s'agit d'un défi : "J'avais un besoin impératif de prouver qu'une femme pouvait assumer un travail aussi fou et aussi grand." Un défi coûteux aussi. Elle le finance grâce à la vente de produits dérivés.
 
Jusqu'à la fin de sa vie, Niki de Saint Phalle a exprimé sa révolte et son indignation. Dès l'apparition de la maladie, elle s'est impliquée dans la lutte contre le sida. Elle crée des sculptures phalliques colorées pour inciter à utiliser des préservatifs. Et des tableaux peints en 2001, un an avant sa mort, se demandent si "les Américains préfèrent les armes à feu aux enfants" ("Guns"), défendent le droit à l'avortement ("Abortion, Freedom of Choice"), alertent sur le réchauffement climatique ou caricaturent George W. Bush. 

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