Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par La pintade rose

Suzanne Lenglen a révolutionné le tennis, elle est et restera une des plus grande joueuses !

Suzanne Lenglen est née à Paris (16e arrondissement), rue du Ranelagh, le de Charles Servais Adolphe Lenglen et Anaïse Dhainault. C'est en 1910, à l'âge de 11 ans, que Suzanne touche pour la première fois une raquette de tennis, offerte par son père pour qu'elle puisse s'amuser sur le court familial en terre battue à Marest-sur-Matz (Oise). Son père remarque très vite son aisance sur le court et son goût pour le tennis ; il décide de devenir son entraîneur. À l'aide de petites cibles placées sur le court, et grâce à de nombreuses heures d'exercice, elle progresse rapidement, jouant bientôt au Tennis Club de Nice.

La pintade rose 


La fabuleuse histoire de Suzanne Lenglen commence, en 1910, à l’âge de 11 ans. Ce jour-là, son père, Charles, lui offre une raquette de tennis, pour lui permettre de jouer sur le court en terre-battue de la propriété familiale, située à Marest-Sur-Matz (l'Oise - 60– France). Aussitôt, son père remarque l’adresse et le plaisir de sa fille à jouer au tennis. Il décide de l’entraîner. Suzanne Lenglen passa des heures à renvoyer la balle sur des cibles (par plus grand que des mouchoirs) placés ici et là sur le court. Mais, c’était un bonheur pour la jeune fille de s’entraîner sur le terrain de la propriété ou sur ceux du Tennis Club de Nice. Les progrès furent fulgurants.

En 1914, le jour de ses 15 ans, elle remporte le championnat du monde sur terre-battue (le futur Roland Garros), à Saint-Cloud. Elle devient, ainsi, une des plus jeunes championnes de tennis.

Lors de la première guerre Mondiale, Suzanne Lenglen continue de s’entraîner avec qui elle peut : des amis de passage ou des officiers de retour du front. De cette période, elle gardera l’habitude de jouer avec des partenaires masculins pour s’endurcir. Elle améliore également son physique et ses coups.

Suzanne Lenglen réapparaît en 1919 au tournoi de Wimbledon (Grande-Bretagne), à l’âge de 20 ans. Elle affronte, en finale, la star du tennis anglais, Dorothea Lambert Chambers. Âgée de 40 ans, elle a déjà remporté à 7 reprises Wimbledon. A la surprise générale, c’est Suzanne Lenglen qui gagne sur le score de 10/8 4/6 9/7.

A partir de ce moment là, Suzanne Lenglen devient imbattable jusqu’en 1926.

En 1920, elle remporte de nouveau le tournoi de Wimbledon (contre la même adversaire), et renouvelle l’exploit jusqu’en 1923, soit 6 titres de Wimbledon consécutives !, sans jamais perdre un set.
Partout où elle joue, Suzanne Lenglen gagne. Pendant 7 ans, elle remporte pas moins de 241 tournois. 81 en simple, 73 en double, 87 en double mixte et 2 médailles olympiques Elle domine le tennis féminin et attire les foules.

Mais au-de-là de son fabuleux palmarès, elle surprend par sa façon de jouer et de s’habiller. Toujours à la recherche de la perfection, Suzanne Lenglen offre un jeu à la fois physique et élégant. Athlétique, elle possède un très bonne maîtrise des techniques du tennis. Suzanne Lenglen invente également une nouvelle façon de s’habiller. Elle est la première a porté des jupes plus courtes (juste en dessous des genoux).

Entourée de sa mère, qui s’occupe de ses tenues vestimentaires, et de son père, coach et entraîneur, Suzanne Lenglen devient très vite une star du tennis dans les années 20. Elle devient la première « star » de l’histoire du tennis, tant sa popularité est immense. On la surnomme « La diva du tennis ». Depuis sa victoire à Wimbledon en 1919, elle est également approchée par les grandes personnalités, invitée à des banquets et à des réceptions, appelée pour animer les rayons d’un magasin ou pour tourner dans un film. Elle est courtisée et courtise énormément. Elle aura beaucoup d’amants et de protecteurs.

Grâce à sa célébrité, elle popularise le tennis. Le public s’intéresse de plus en plus au tennis féminin. Les joueuses bénéficient ainsi d’une meilleure reconnaissance. Suzanne Lenglen inspire, également, ses amis et partenaires masculins. Henri Cochet, René Lacoste, Jacques Brugnon et Jean Borotra – les futurs Mousquetaires – ont toujours reconnu que Suzanne Lenglen les a « inspiré ». Enfin, elle profite de sa célébrité pour se mettre à écrire des ouvrages sur les techniques du tennis.

C’est dans ce contexte qu’elle apparaît à Roland Garros en 1925. Le tournoi est désormais un tournoi international. La grande favorite est, bien sûr, Suzanne Lenglen. D’autant plus qu’en 1924, elle n’a pas joué au tennis suite à une grave maladie. Malgré cette absence, elle fait sensation à Roland Garros. Elle remporte le simple, le double et le double mixte ! Après les Britanniques, Suzanne Lenglen devient l’idole du public français.

 

 

>>> En 1926, Suzanne Lenglen remporte de nouveau Roland Garros. Mais, cette année-là, à la surprise générale, elle décide de devenir une joueuse professionnelle. Ce sera la première sportive de l’histoire à considérer le sport comme un métier. Après 7 années de victoires et de gloires, elle accepte une tournée professionnelle organisée par le promoteur Charles C. Pyle. Elle part avec la joueuse Mary K. Browne, participer à une série de match d’exhibitions. En échange, Charles C. Pyle, la paye 50 000 dollars. Le succès est telle que Suzanne Lenglen touche une prime de 25 000 dollars. Cette tournée va populariser le tennis et pousser sa professionnalisation, notamment aux Etats-Unis.

Ce passage au professionnalisme a eu quelques conséquences sur la carrière de Suzanne Lenglen. Premièrement, elle est passée à côté d’éventuelles victoires à Wimbledon, à Roland Garros ou ailleurs. Deuxièmement, dés l’année de sa professionnalisation, la Fédération Française de Lawn-Tennis décide de la radier à vie.

En 1933, Suzanne Lenglen décide de mettre un terme à sa carrière de joueuse. Elle renoue avec la Fédération Française de Tennis, devient professeur et ouvre son école intitulée « Suzanne Lenglen, initiation au tennis ». Elle est située à côté des courts de Roland Garros à Paris. Peu à peu, son club s’étend. Il passe de 2 à 6 courts, grâce à l’argent de son amant du moment, Jean Tillier. En 1936, la fédération française de tennis reconnaît le club comme centre de formation fédéral.



En juin 1938, la presse fait l’écho d’une nouvelle maladie. Suzanne Lenglen est atteinte d’une leucémie. Trois semaines après, elle devient aveugle. Ne voulant pas baiser les bras, elle déclare qu’elle « apprendra le braille ». Malheureusement, Suzanne Lenglen décède le 4 juillet 1938, à l’âge de 39 ans. Elle est enterrée deux jours après au cimetière de Saint-Ouen à Paris.

47 ans après sa mort, la Fédération Française de Tennis lui rend hommage, en 1985, en baptisant le 2e central de Roland Garros : « Suzanne Lenglen ».

Rolland Garros commence, 1ère journée et je pense à Suzanne Lenglen ()()()���
Rolland Garros commence, 1ère journée et je pense à Suzanne Lenglen ()()()���
Rolland Garros commence, 1ère journée et je pense à Suzanne Lenglen ()()()���
Rolland Garros commence, 1ère journée et je pense à Suzanne Lenglen ()()()���
Rolland Garros commence, 1ère journée et je pense à Suzanne Lenglen ()()()���
Rolland Garros commence, 1ère journée et je pense à Suzanne Lenglen ()()()���

Reine de France et reine du monde. Ainsi vécut et mourut Suzanne Lenglen. Suzanne Lenglen ? Un nom donné à un court de Roland-Garrospour rendre hommage à la plus grande championne de l’histoire du tennis et probablement du sport français. Il y en a même pour affirmer que Suzanne Lenglen, née en 1899, est la plus grande championne de l’histoire du sport tout entier tant elle a marqué la société de l’époque en dépassant le simple cadre de ses performances pour devenir un personnage universellement reconnu dans les années vingt où rares étaient les femmes à bénéficier d’un tel statut d’icône. Mais qui le sait aujourd’hui ?

Suzanne Lenglen, ce n’est pas seulement un palmarès extraordinaire qu’il faut néanmoins rappeler. De 1919 à 1926, année de son passage chez les professionnelles, elle ne perdit qu’un seul match en simple, en 1921, et encore cette défaite fut constituée par un abandon lors de sa seule participation aux Internationaux des Etats-Unis. Malade, elle préféra jeter l’éponge contre l’Américaine Molla Mallory. Dans l’intervalle de ces sept années, elle s’imposa donc six fois à Wimbledon, six fois aux Internationaux de France et fut sacrée championne olympique à Anvers en 1920.

Ce fut aussi un destin hors du commun entamé à Maretz-sur-Matz, un petit village de l’Oise près de Compiègne où elle commença le tennis à l’âge de 11 ans en compagnie de Charles, son père. L’hiver, la famille Lenglen, plutôt argentée, mettait le cap sur Nice et le quartier des Musiciens où elle logeait dans un appartement en face du Tennis Club de Nice. En 1914, à seulement 15 ans, elle remporta les championnats du monde sur terre battue à Saint-Cloud, épreuve qui ne méritait pas une telle appellation en raison de la faible délégation étrangère. Car la guerre était là.

 

 

 

C’est en 1919 que l’on redécouvrit Suzanne Lenglen, alors âgée de 20 ans, en finale du tournoi de Wimbledon, sur le Centre Court et sous les yeux du roi George V et de la reine Mary. Son adversaire s’appelait Dorothea Lambert-Chambers, Britannique de 41 ans plusieurs fois mère de famille et dont le palmarès était riche de sept triomphes à Wimbledon. Ce match fit date en raison de ses péripéties. Lenglen sauva, en effet, deux balles de match et bénéficia de l’aide de son père, Charles, qui, la sentant faiblir physiquement, lui jeta un flacon d’argent sur le court au cœur de la bagarre. La gorgée de cognac qu’elle avala et qui allait être ensuite son habituel remontant dans les moments les plus délicats propulsa Suzanne vers une victoire inattendue. La légende était en route.

Car au-delà de ce succès, le style Lenglen avait fait sensation avec cette manière de se mouvoir proche de la danse. Comme le souligne Jean Lovera dans son livre «Tennis!»

«Elle saute, bondit, frappe les pieds les deux pieds en l’air, lève la jambe au ciel pour un smash : du jamais vu. (…) Le public est fasciné par la grâce et la vitesse de ses déplacements.» 

A l’orée des années vingt, elle révolutionnait aussi les codes vestimentaires en étant la première à porter des robes plus courtes, à dévoiler ses chevilles et ses bras nus. Malgré, il faut bien le dire, une certaine disgrâce physique, elle fut très vite l’égérie de l’un des grands couturiers de l’époque, Jean Patou, qui lança un style raffiné de joueuse avec une jupe en soie jusqu’aux genoux et le célèbre bandeau en tulle.

Surnommée «la divine», elle fut aussi une diva capricieuse, aux coups de sang fameux. Cependant, elle ensorcelait, jusqu’aux têtes couronnées qui lui firent une véritable cour. Gustav V de Suède, mais aussi les souverains britanniques en raffolaient. 

L’année 1926 fut une sorte d’apogée et de désastre pour Suzanne Lenglen à un moment où sa notoriété internationale équivalait à celle d’une Lady Gaga d’aujourd’hui. Deux événements la catapultèrent dans un autre monde. Les voici racontés.

Le premier eut lieu en février 1926 à l’occasion de ce qui fut appelé à l’époque «le match du siècle» entre Suzanne Lenglen, 27 ans, et l’Américaine Helen Wills, 20 ans, sur un court du Carlton à Cannes. «Tout oppose ces deux championnes, écrit Jean Lovera. L’apparence physique : Suzanne est très marquée, fatiguée. Helen est jeune et belle. Leurs origines : Suzanne est une Parisienne des Années folles. Helen une sage jeune fille californienne. Leur style : Suzanne est une ballerine, Helen une terrienne aux appuis solides.» 

Ce match entre la reine et la jeune princesse provoqua un déferlement médiatique sans précédent sur Cannes où certaines des 4.000 places vendues le furent au marché noir à 1.200 francs, l’équivalent de 22 fois le prix d’une finale de Wimbledon, note Lovera. Les tribunes explosaient et les toits environnants furent pris d’assaut comme on peut l’apercevoir sur cet extraordinaire petit film en accéléré. 

Suzanne, malgré des nerfs à vif, triompha 6-3, 8-6. 

Quelques mois plus tard, à Wimbledon, Suzanne Lenglen se retrouva encore au cœur de l’actualité et, cette fois, ce fut le scandale. Engagée en simple, en double et en mixte et probablement sur la route d’un septième titre individuel, elle refusa de se présenter sur le court pour disputer un double en compagnie de Diddie Vlasto, sa partenaire, alors que dans la loge royale avait pris place la Reine Mary. Mécontente d’un changement tardif de programmation en ce qui la concernait, elle refusa mordicus de prendre la direction du court en dépit de la présence royale.

Dans son livre «La diva du tennis» paru aux éditions Rochevignes en 1984, le journaliste italien Gianni Clerici refait le récit de ses minutes brûlantes dans le vestiaire: 

«On avait d’abord envoyé George Hillyard (NDLR : l’ancien secrétaire du All England Club). Lui seul semblait posséder l’autorité nécessaire pour régler cet imbroglio alors que la reine était maintenant là et attendait le double après la partie entre Bunny Austin et C. Van Lennep qui était achevée. Ce fut un échec. On se mit alors à chercher frénétiquement Jean Borotra (NDLR : l’un des célèbres Mousquetaires du tennis français avec René Lacoste, Henri Cochet et Toto Brugnon) qui résuma ainsi la situation: 

 “Je me précipitais vers les vestiaires, mais il y avait plusieurs jeunes filles qui se changeaient. Quelqu’un, Diddie je crois, me lança une serviette que je mis sur mes yeux et l’on me conduisit jusqu’au vestiaire de la « Ladies Champion ». J’essayais de la raisonner, mais elle était dans un triste état. Elle réussissait à peine à prononcer quelques paroles au milieu de ses sanglots. Je compris que je ne pourrais pas la convaincre et je me résignai à m’en aller. J’acceptais immédiatement d’aller présenter mes excuses à la reine.“» 

Jean Borotra se rendit donc dans la loge royale, excusa son amie et la reine s’en alla, semble-t-il plus frustrée qu’irritée. Mais le scandale fut évidemment considérable. Imaginons ces scènes ubuesques transposées à la réalité d’aujourd’hui…

Le lendemain, Suzanne parvint à jouer ce double qu’elle perdit d’ailleurs —l’unique défaite de sa carrière à Wimbledon— puis, souffrante et dépressive, se retira du simple après le gain d’un match. «Ce que je vais faire?, s’interrogea-t-elle devant les journalistes. Je rentre chez moi. Quand on est malade, on ne pense qu’à rentrer chez soi.» 

Ce fut sa dernière apparition à Wimbledon et en compétition officielle. Elle passa professionnelle et monnaya ses talents notamment aux Etats-Unis avant que son destin ne soit fauché à seulement 39 ans, le 4 juillet 1938, par une leucémie fulgurante. Comme l’écrivit un journaliste de l’époque: 

«Et, le jour où j'assistai à ses obsèques dans la petite église de la rue de l'Assomption, nous ne pouvions l'imaginer finissant sa vie comme tout le monde dans la tiédeur d'un lit de clinique. Je me la représentais s'effondrant au champ d'honneur, évanouie sur le “central” de Wimbledon, en pleine gloire, sa blanche silhouette allongée sur le vert du gazon, dans le silence écrasant de la foule debout devant la mort du cygne!»

Commenter cet article