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Publié par La pintade rose

 qui va sortir début août dans  "LOLA PATER"  !

j'adore cette comédienne ! Quel talent !

( Zino, 27 ans, fils d'immigrés algériens, enterre sa mère à Paris. Enfant unique, il a grandi avec elle après le départ brutal de son père Farid, parti depuis plus de 20 ans. Sur la foi de ce que lui a dit sa mère, Zino croit que son père l'a abandonné. Il apprend du notaire que Farid n'est pas retourné en Algérie, mais qu'il réside en Camargue, et que ses parents n'ont jamais divorcé. Pourquoi sa mère lui a-t-elle menti ?)

 

RÉALISATION : Nadir Moknèche
CAST : Fanny Ardant, Tewfik Jallab  
ANNÉE : 2016  
PRODUCTEURS : Versus Production (BE), BLUE MON

CASTING

 
FANNY ARDANT
FANNY ARDANTLOLA
TEWFIK JALLAB
TEWFIK JALLABZINO

Fanny Ardant voit le jour le 22 mars 1949 à Saumur. Fille d’un offi­cier de cava­le­rie, elle passe une enfance voya­geuse avec ses cinq frères et soeurs. Puis, la famille s’ins­talle à Monaco lorsque son père, Jean Ardant, est nommé gouver­neur du palais prin­cier. Adoles­cente, la jeune fille rêve déjà du métier de comé­dienne mais ses parents l’en­cou­ragent à pour­suivre ses études. Brillante élève, Fanny intègre l’Ins­ti­tut d’Etudes Poli­tiques d’Aix-en-Provence et étudie les rela­tions inter­na­tio­nales. Son diplôme en poche, elle reçoit la béné­dic­tion de ses parents pour suivre sa passion et s’ins­crit à des cours d’art drama­tique. 

La jeune comé­dienne, dont la voix se prête à merveille à la tragé­die, débute sur les planches au sein de la troupe du metteur en scène Domi­nique Leverd, en 1974. Elle traverse le réper­toire clas­sique à l’af­fiche de nombreuses pièces (Polyeucte, Esther, Electre, Tête d’or) mais les débuts sont diffi­ciles et l’ac­trice cumule les petits boulots. En 1979, Fanny Ardant est l’hé­roïne d’un feuille­ton en six épisodes, Les Dames de la côte, réalisé par Nina Compa­neez et diffusé sur Antenne 2. Le succès est immé­diat et la révèle alors au grand public. 

Remarquée par le réali­sa­teur François Truf­faut, elle tourne sous sa direc­tion La femme d’à côté face à Gérard Depar­dieu en 1981. Ce rôle lance défi­ni­ti­ve­ment sa carrière au cinéma et ouvre la voie à de nombreuses colla­bo­ra­tions pres­ti­gieuses; Alain Resnais (Mélo), Costa-Gavras (Conseil de famille), Ettore Scola (La Famille), Sydney Pollack (Sabrina)…En 1996, l’ac­trice montre une autre facette de son talent dans la comé­die Pédale Douce de Gabriel Aghion, qui lui vaut de rafler le César de la meilleur actrice 1997. L’ac­trice tourne égale­ment avec Claude Berri dans La déban­dade en 1999, et ne cesse de diver­si­fier ses rôles (Huit femmes, L’Odeur du sang, Trésor, Les beaux jours…). En 2016, l’ac­trice retrouve la réali­sa­trice Paule Muret, vingt-cinq ans après Rien que des Mensonges, et tourne sous sa direc­tion For this is my body.

Paral­lè­le­ment, la comé­dienne passe derrière la caméra et réalise son premier film, Cendres et sang en 2009. Pour incar­ner son person­nage prin­ci­pal elle porte son choix sur l’ac­trice israé­lienne Ronit Elka­betz. Fanny Ardant revient régu­liè­re­ment à ses premiers amours, le théâtre, pour y incar­ner des person­nages forts tels que Maria Callas (Master Class en 1997), Sarah Bern­hardt (Sarah en 2002) ou encore Jeanne d’Arc (Jeanne d’Arc au bûcher en 2010). En 2016, elle est l’af­fiche de la pièce Croque-monsieur de Marcel Mithois avec Bernard Menez et Michael Cohen.

Côté vie privée, Fanny Ardant est mère de trois filles. Sa fille aînée, Lumir, naît en avril 1975 de son union avec le metteur en scène Domi­nique Leverd. Puis, l’ac­trice rencontre François Truf­faut sur le tour­nage de La femme d’à côté. Ensemble, ils ont une fille, José­phine, née en septembre 1983. Mais le réali­sa­teur est emporté par une tumeur au cerveau en octobre 1984. Fanny Ardant retrouve l’amour au bras de l’ac­teur italien Fabio Conversi et donne nais­sance à une troi­sième fille, Bala­dine en avril 1989.

Fanny Ardant est un trans... dans un film !

Elle ne veut pas plaire, mais être aimée. Et c'est bien différent selon elle : "Vouloir plaire, c'est avoir peur de déplaire", dit Fanny Ardant qui préfère être aimée entièrement pour ce qu'elle est. Elle aime beaucoup ses parents, dont elle parle avec une infinie tendresse lors de cet entretien : "Mon père avait une autorité naturelle, mais bienveillante et respectueuse. J'ai adoré mes parents. Et peut-être ai-je souffert de ne pas les avoir assez embrassés. Mais j'ai retenu la leçon : quand je suis devenue mère, je ne me suis plus abstenue, y compris lorsque mes filles avaient grandi. Je préférais mille fois être rejetée par une adolescente me disant 'arrête de m'embrasser !' que de me contenir. Et puis un jour, les enfants s'en vont. On m'a dit 'c'est la vie'. Mais moi, j'étais désespérée." L'absence brutale, elle l'a connue avec la disparition de ses parents, qu'elle avait déjà évoquée en 2014 dans Paris Match : "ils sont morts jeunes. (...) Ils ont été fauchés en plein vol, nous n'avons pas eu le temps de tout nous dire, de nous battre."

Mère de trois filles de trois hommes différents – Lumir (41 ans) de Dominique Leverd, Joséphine (33 ans) de François Truffaut ; Baladine (27 ans) de Fabio Conversi –, Fanny Ardant est fascinée par les couples qui traversent le temps, même si elle n'a pas réussi à garder un seul amour, ce qu'elle confie à Psychologies magazine : "Parce que j'étais d'un égoïsme forcené." Son père et sa mère, en revanche, ont vécu "un amour quotidien qui dure toute une vie" : "Une image me revient souvent, enfant, je vois mes parents sur le balcon, riant ensemble. Ils étaient amoureux, et cela me faisait plaisir, c'était très beau. Quant à mes grands-parents, ils étaient cousins germains, vous imaginez la passion qu'il y avait entre eux pour arriver à faire accepter une telle union ?" Aujourd'hui, c'est elle qui est une grand-mère "célibataire" mais aux petits soins pour ses petits-enfants.

 

« Quand on est très amoureux, on ne pense à rien d’autre. On a l’impression que le monde est parfait, qu’à deux on peut être seuls contre tous. Il me semble que des gens comme Mozart, comme Proust, comme Van Gogh, s’ils avaient été très amoureux ou très aimés, n’auraient rien créé. L’art, ce n’est pas entre 9 heures du matin et 5 heures du soir. On fait ça parce que c’est plus fort que soi. L’art prend la place que l’amour laisse libre. Emplit cette vie plus tiède que celle dont on avait rêvé. L’artiste a d’autant plus de lucidité qu’il sait.

On m’objectera le cas de Bach, marié, huit enfants. Mais que sait-on de lui ? De cette vie de famille dont on pourrait dire : "Tout va très bien Madame la Marquise." Mais que sait-on du cœur d’un homme ou du cœur d’une femme ? L’amoureux, lui, il peut être au ban de la société, il peut être honni, il est le roi du monde. Parce qu’il aime et qu’il est aimé. »

Vivre d’avoir aimé

« Quand on se retrouve dans le noir, on peut voir sa vie comme un couloir jalonné de flambeaux. Ou bien une mer agitée avec au loin des phares. Et on se souvient de ces moments où on aimait tellement. On pourrait le formuler ainsi : "Qu’est-ce qui me prouve que je ne suis pas morte ? Que je ne suis pas dans l’antichambre de la mort ?" Il suffit de se remémorer qu’on a aimé. Tout revient : les douleurs et les grandes espérances.

D’ailleurs, quand des enfants ou des adolescents vous parlent de leur peine de cœur, tout resurgit. On a un disque dur à l’intérieur de nous. Il y a une mémoire du corps, du chagrin, de l’exaltation. Je crois beaucoup à l’amour. Je ne me moque jamais. N’importe qui peut me parler pendant des heures, vous m’entendez : "Il m’a dit ci, et je lui ai dit ça, et il m’a dit…" Ça me passionne : "Et à ce moment-là, qu’est-ce que t’as répondu ?" »

« J’ai la même vision de l’amour que Marguerite Duras. L’amour brûle, fait une combustion. On ne s’en remet pas. Évidemment, cela va à l’encontre de notre société construite sur honneur, patrie, famille, papa, maman, enfants, la petite maison dans la prairie. C’est ingérable, les gens fous d’amour. Ça se fiche de payer ses impôts et d’avoir la police de France à ses trousses. Prenez le personnage de Lol V. Stein. Marguerite Duras saisit l’amour au moment où on devient fou, capable d’enfermement absolu, de dénuement le plus extrême…

La folie, l’ivresse, l’autodestruction ne sont pas des choses comestibles pour une société qui fonctionne. Quand je parle de l’amour comme ça, j’en parle en mon nom et je prends mes responsabilités. Que dit le bon sens commun d’un chagrin d’amour ? "Allez, un de perdu, dix de retrouvés." Il dit : "On ne se tue pas par amour." Or, nous portons une bombe à retardement qui nous fera peut-être dire un jour : "Oui, j’abandonnerai mes enfants. Oui, je suivrai cet homme…" Il y a cette possibilité de dire non à ce qui nous a été enseigné : se brosser les dents, aller à l’école, être à l’heure au bureau… "Aucune histoire conjugale ne résiste à un inconnu qui entre dans un bar", écrit Duras dans la Musica. »

Avec le temps

« Quand on est grand rescapé d’une histoire qui vous a brûlé, il y a quelque chose en nous qui est mort. On peut faire semblant. Ce n’est pas du tout négatif ce que je dis là. C’est comme une locomotive qui a été dézinguée, mais dont la vitesse est acquise. Elle continue à glisser, elle traverse des paysages, des forêts, des glaciers, elle voyage. N’empêche ! Son moteur est cassé.

J’aime la vie, mais il y a des choses sur lesquelles je ne tournerai jamais la page. Toutes celles qui m’ont fait souffrir, je ne les oublierai jamais. Dans la Femme d’à côté (de François Truffaut), je disais : "On me demande de tourner la page mais la page pèse 100 kilos." On vous dit : 'Faut aller de l’avant." Non ! Ou : "Faut pas regarder le passé." Non ! J’aime la vie, mais je suis une incurable pessimiste. On peut aimer la vie et parler de la mort. La mort n’est pas une ennemie, curieusement. C’est un régulateur et même une pacificatrice. La mort vient vous dire : "Tu te mets la tête à l’envers pour ça, t’es folle. Vis ! La vie est plus importante." »

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