Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par La pintade rose

Le portail numérique Ariane a été lancé en 2011[3] par le Centre de crise et de soutien (CDCS) du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI). Il est destiné aux ressortissants français qui effectuent des déplacements à l'étranger de courte durée, professionnels ou touristiques.

 

 

FonctionnementModifier

Le voyageur doit créer son compte utilisateur sur le site diplomatie.gouv.fr. Avant chaque voyage, il enregistre les dates de son séjour, ses lieux de passage, son numéro de téléphone portable ou encore le nom des accompagnants.

Au cours du voyage, et si la situation du pays le justifie :

  • le voyageur recevra des recommandations de sécurité par SMS ou par e-mail,
  • le voyageur sera contacté en cas de risque ou de crise dans le pays de destination et rapatrié le cas échant,
  • la personne contact désignée sur le compte du voyageur pourra également être prévenue le cas échéant.

Ce système est également un outil de réponse aux crises, puisqu'il permet d’avoir une connaissance plus précise du nombre de Français de passage sur un théâtre de crise, de leur donner des consignes en cas d’opération d’évacuation, ou encore de joindre leur famille lorsqu’il y a lieu de le faire[4].

L'inscription sur Ariane ne dispense pas les ressortissants de s'inscrire au Registre des Français établis hors de France[5].

 

 

InscriptionsModifier

Ariane est destiné aux ressortissants français, qu'ils vivent dans leur pays ou à l'étranger[6]. Les ressortissants étrangers résidant habituellement en France peuvent également s'y inscrire.

 

 

Protection des données personnellesModifier

Le service Ariane, conçu en concertation avec la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) offre toutes les garanties de sécurité et de confidentialité des données personnelles. Elles sont utilisées par le Centre de crise et de soutien du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international uniquement en cas de dégradation de la situation de la situation sécuritaire[7],[8].

Les informations renseignées sur le site Ariane concernant un voyage sont automatiquement et strictement détruites 30 jours après le retour déclaré.

 

 

Responsabilité du voyageurModifier

Le service Ariane n’est pas une assurance tous risques. Avant tout voyage, il convient de consulter la fiche « Conseils aux voyageurs »[1] du pays de destination, et de suivre les recommandations qui y sont données. Au cours du voyage, le voyageur est responsable et ne doit pas ignorer les risques portés à sa connaissance ou s'exposer délibérément à des dangers.

Quand je pars en voyage à l'étranger... j'en parle d'abord à Ariane ! ()()()
Ce qu’un consulat de France peut faire :
  • En cas de perte ou de vol de document le consulat pourra :

Vous procurer des attestations en cas de perte ou de vol de documents, passeport, carte nationale d’identité ou permis de conduire sur présentation d’une déclaration faite préalablement auprès des autorités locales de police.

Il pourra aussi :

  • après vérification, vous délivrer un laissez-passer pour permettre votre seul retour en France 
    ou
  • après consultation de l’autorité émettrice (préfecture ou consulat ayant établi votre passeport) vous délivrer un nouveau passeport.
  • En cas de difficultés financières, le Consul pourra vous indiquer le moyen le plus efficace pour que des proches puissent vous faire parvenir rapidement la somme d’argent dont vous avez besoin.
  • En cas d’arrestation ou d’incarcération, vous pouvez demander que le consulat soit informé. Le Consul pourra faire savoir aux autorités locales que vous êtes sous la protection consulaire de la France et s’enquérir du motif de votre arrestation. Si vous en êtes d’accord, il préviendra votre famille et sollicitera les autorisations nécessaires pour pouvoir vous rendre visite. Il s’assurera ainsi des conditions de détention et du respect des lois locales. Pour vous aider judiciairement, le consul vous proposera le choix d’un avocat qui pourra vous défendre (vous devrez rémunérer les services de cet avocat).
  • En cas de maladie, le consulat pourra vous mettre en relation avec un médecin agréé par ses services et tiendra à votre disposition, dans la mesure du possible, une liste de médecins spécialisés. Dans tous les cas, les honoraires restent à votre charge.
  • En cas d’accident grave, le consulat pourra prévenir votre famille et envisager avec elle les mesures à prendre : hospitalisation ou rapatriement (les frais engagés demeurant à votre charge, il est vivement conseillé de souscrire une assurance rapatriement).
  • En cas de décès, le consulat prend contact avec la famille pour l’aviser et la conseiller dans les formalités légales de rapatriement ou d’inhumation de la dépouille mortelle ou de ses cendres. Les frais sont assumés soit par la famille, soit par l’organisme d’assurance du défunt.
  • En cas de difficultés diverses avec les autorités locales ou des particuliers, le consulat pourra vous conseiller, vous fournir des adresses utiles (administrations locales, avocats, interprètes, etc.).
Ce qu’un consulat de France ne peut pas faire :
  • Vous rapatrier aux frais de l’État, sauf dans le cas d’une exceptionnelle gravité et sous réserve d’un remboursement ultérieur.
  • Régler une amende, votre note d’hôtel, d’hôpital ou toute autre dépense engagée par vous.
  • Vous avancer de l’argent sans la mise en place préalable d’une garantie.
  • Vous délivrer un passeport dans la minute.
  • Intervenir dans le cours de la justice pour obtenir votre libération si vous êtes impliqué dans une affaire judiciaire ou accusé d’un délit commis sur le territoire d’un pays d’accueil.
  • Se substituer aux agences de voyage, au système bancaire ou aux compagnies d’assurance.
  • Assurer officiellement votre protection consulaire si vous possédez aussi la nationalité du pays dans lequel vous voyagez.
Quand je pars en voyage à l'étranger... j'en parle d'abord à Ariane ! ()()()

Un consulat est un service diplomatique implanté à l'étranger, qui est chargé de la protection et du suivi administratif des ressortissants du pays dont il dépend.
Le statut international des consulats et des consuls est fixé par la convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963. 
L'établissement de relations consulaires entre deux Etats se fait par consentement mutuel et l'ouverture d'un poste consulaire nécessite le consentement du pays d’accueil ou "Etat accréditaire".
Ce service diplomatique est dirigé par un consul, qui ne doit pas être confondu avec l'ambassadeur.
A noter : en France, les consuls ont dépendu du ministère de la Marine jusqu'à la Révolution française. Ils ont ensuite été rattachés au ministère des Affaires étrangères.

Organisation des consulats

Les consulats les plus importants sont nommés consulats généraux. Ils exercent les mêmes fonctions que les autres, mais sont dirigés par un diplomate de haut rang et sont le plus souvent implantés hors de la capitale. 
En effet, alors qu’une ambassade est presque toujours implantée dans la capitale du pays d’accueil, il peut y avoir plusieurs consulats ou agences consulaires installés dans les plus grandes villes du pays. 
A noter : dans les capitales, les compétences consulaires sont souvent exercées au sein d'une section consulaire de l’ambassade.
Le consulat est organisé autour d'un consul général (ou consul) et d’un consul-adjoint.
Le consul, fonctionnaire de catégorie A du ministère des Affaires étrangères, est nommé par le chef de l'Etat d'envoi ou "Etat accréditant". Il peut être assisté dans sa mission par des consuls honoraires.
L'ambassadeur, chargé des relations bilatérales d'Etat à Etat, a autorité sur tous les services français exerçant leur activité dans l'Etat étranger, y compris sur les consulats. Ainsi, même si les consulats sont indépendants de l'ambassadeur dans l'exercice de leur mission, ils doivent le tenir informé.

Missions du consulat

Le consulat est chargé de recenser et de porter assistance à tous les ressortissants du pays que l’ambassade représente, dans le respect de la légalité et de l'ordre public local. 
Il est, pour ses ressortissants, le lien entre le pays d'origine et le pays d'accueil.
Il remplit les fonctions de mairie et de notaire pour les expatriés. Il tient l'état-civil, délivre des pièces d'identité et des passeports à ses ressortissants. Il délivre des visas aux étrangers souhaitant se rendre en France, dresse des actes notariés et organise les élections. 
Il porte aussi assistance et secours à ses ressortissants en cas de difficultés avec les autorités locales, y compris dans le cadre de procédures judiciaires (en cas d’arrestation, d’incarcération, d’accident grave ou de maladie). Il peut être amené à organiser l'évacuation de ses concitoyens. 
Il a le droit d'intervenir auprès des navires et aéronefs immatriculés dans le pays accréditant, dans le cadre de contrôle ou d'assistance. 
Le consul est également habilité à favoriser le développement de relations commerciales, économiques, culturelles et scientifiques entre les deux Etats.
A noter : en cas de problème et pour toute question administrative, les voyageurs français et les Français résidant dans un pays étranger doivent donc s’adresser en priorité au consulat de France.

HistoireModifier

Dans l’Antiquité grecque, les proxènes étaient chargés de protéger les membres de leur cité dans une autre cité. Au Moyen Âge, des consuls marchands, installés dans les ports de la Méditerranée, tranchaient les différends entre les membres de leurs communautés et les protégeaient. En France, les consuls ont dépendu jusqu'à la Révolution française du ministère de la Marine[2]. Ils ont ensuite été rattachés aux Affaires étrangères.

 

 

Mission et organisationModifier

Le statut international des consulats et des consuls est fixé par la convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963[3]. L'établissement de relations consulaires entre deux États se fait par consentement mutuel mais n'est pas obligatoirement lié aux relations diplomatiques. L'ouverture d'un poste consulaire, qu'il soit principal (consulat ou section consulaire d'une ambassade) ou secondaire (vice-consulat ou agence consulaire) est toujours liée au consentement de l'État accréditaire (ou d'accueil).

Le consul est nommé par le chef de l'État d'envoi et ne peut exercer sa mission qu'après avoir reçu l'exequatur du pays d'accueil, procédure comparable à la remise des lettres de créance d'un ambassadeur.

À l'inverse d'une ambassade, qui est presque systématiquement implantée dans la capitale de l'État accueillant, il peut y avoir plusieurs consulats (ou agences consulaires) installés dans les plus grandes villes du pays. Les compétences consulaires peuvent être exercées dans les capitales au sein d'une section consulaire par l'autorité diplomatique (ambassade). En conséquence, les consulats sont souvent situés hors de la capitale, plutôt dans les principales villes de province.

Il existe néanmoins certains cas particuliers : par exemple, l'Ambassade de France en Israël est située à Tel-Aviv et le Consulat général à Jérusalem, ce dernier ayant en outre un rôle d'interlocuteur officiel auprès de l'Autorité palestinienne.

Même si les consulats sont indépendants de l'ambassadeur dans l'exercice de leur mission, ils doivent néanmoins le tenir informé.

Le consulat est organisé autour d'un :

  • Consul général ou consul
  • Consul-adjoint

Pour la France, les consuls sont des fonctionnaires de catégorie A du ministère des Affaires étrangères, c'est-à-dire des secrétaires ou conseillers des Affaires étrangères. Il est également courant que des vice-consuls, agents de catégorie B, soient présentés comme consuls, notamment dans les sections consulaires des ambassades.

Le consulat est chargé de recenser et de porter assistance à tous les ressortissants du pays que l’ambassade représente, dans le respect de la légalité et de l'ordre public local. Il remplit également les fonctions de mairie et de notaire pour les expatriés. Il tient l'état-civil, délivre des pièces d'identité et des passeports à ces ressortissants et des visas aux nationaux ou résidents du pays d'accueil, dresse des actes notariés et organise les élections. Il peut aussi porter assistance à ses ressortissants en cas de difficultés avec les autorités locales, y compris dans le cadre de procédures judiciaires, notamment pour vérifier que le déroulement des procédures est bien respecté. Il peut être amené à organiser l'évacuation de ses concitoyens. Il a le droit d'intervenir auprès des navires et aéronefs immatriculés dans le pays accréditant, dans le cadre de contrôle ou d'assistance. Il est, plus généralement, le lien entre le pays d'origine et le pays d'accueil.

Depuis la création de la charge, le consul est habilité à recueillir des informations commerciales et à favoriser le développement de relations commerciales, économiques, culturelles et scientifiques entre les deux États.

Le domaine d'influence d'un consulat (et par conséquent d'un consul) dans le pays est nommé circonscription consulaire. Elle représente soit la totalité du pays, soit une division territoriale du pays accréditant.

Consulat généralModifier

Les consulats les plus importants sont nommés consulats généraux. Un consulat général exerce les mêmes fonctions, mais est dirigé par un diplomate de haut rang et est le plus souvent implanté hors de la capitale. Pour la France, le consul général a généralement le rang de « conseiller des affaires étrangères ».

Consulat honoraireModifier

En dehors des consulats et consulats généraux, il existe des agences consulaires dont la responsabilité est confiée à des consuls honoraires, qui ne sont pas des diplomates professionnels et peuvent être nationaux du pays d'envoi ou du pays de résidence. Ils poursuivent leur activité professionnelle principale et ne reçoivent qu'une subvention pour couvrir tout ou partie de leurs frais. Ils permettent en particulier de maintenir un contact plus étroit avec leurs compatriotes. Leurs compétences sont réduites par rapport à celles des consulats et consulats généraux de plein exercice, dont ils dépendent, car, en tant que bénévoles, ils ne peuvent exercer des attributions qui engageraient leur responsabilité. Leur fonction principale est la protection et l'assistance au bénéfice des ressortissants de leur pays et, en raison de leur connaissance du terrain, ils peuvent plus facilement intervenir auprès des autorités locales. Ils possèdent la prérogative de délivrer certains documents et en perçoivent les droits de chancellerie. L'inviolabilité des documents et archives consulaires est assurée au même titre que pour les consuls de carrière, sous la seule condition d'une identification précise évitant la confusion avec la correspondance privée. Ils bénéficient aussi de la part de l'État d'accueil de la même protection, ainsi que de l'exemption fiscale et douanière dans le seul cadre de leurs activités consulaires.

Consul honoraire représentant la FranceModifier

Le statut des consuls honoraires pour la France, est encadré par le décret no 76-548 du 16 juin 1976. À l'égal des diplomates professionnels, le consul honoraire peut être consul général, consul, vice-consul ou agent consulaire, termes auxquels est ajouté le mot « honoraire », selon l'importance accordée à sa fonction. Il est nommé par le ministre des Affaires étrangèressur proposition du chef de la circonscription consulaire dont il relève et après avis favorable de l'ambassadeur, généralement pour une période de cinq ans renouvelable. Il doit être agréé par les autorités du pays d'accueil.

Il doit avoir entre 25 et 70 ans. Il peut exercer une activité professionnelle, à l'exception de celle de fonctionnaire ou d'agent de l'État français. Il ne peut pas non plus être élu au suffrage universel. La liste des formalités ou des documents administratifs qu'il est autorisé à accomplir ou à délivrer est fixée par l'arrêté ministériel qui le nomme. S'il ne possède pas la nationalité française, ses attributions sont plus limitées, en particulier en ce qui concerne les actes d'état-civil, notariés ou juridiques.

Si, à la différence d'un consul professionnel, il n'est pas chargé d'administrer une communauté française, il a néanmoins l'obligation de tout mettre en œuvre pour assurer la protection des ressortissants français, en résidence ou de passage.

En échange de la défense des intérêts de la France et de ses ressortissants, le consul honoraire reçoit le droit d’arborer l’écuet le pavillon français. Il a même une obligation de pavoisement les 8 mai, 14 juillet et 11 novembre, ainsi que, par courtoisie, lors des principales fêtes du pays d'accueil.

https://ma.ambafrance.org/A-quoi-servent-les-ambassades-et

A hauteur du 37 quai d’Orsay, dont le nom évoque celui d’un prévôt des marchands du XVIII e siècle, se dresse la façade de l’hôtel du ministre des Affaires étrangères. Commencé en 1844, achevé vers 1855, il forme un ensemble homogène et représentatif de l’art décoratif du second Empire. À la demande de Guizot, ministre des Affaires étrangères, le projet en fut confié à l’architecte Lacornée, à qui l’on devait la construction du palais d’Orsay, aujourd’hui détruit.

La première pierre fut posée en novembre 1845 en présence de Guizot, Lacornée et Dumon, ministre des Travaux publics.

Les travaux de décoration extérieure furent confiés à des sculpteurs qui, pour la plupart, avaient déjà participé à la construction ou la restauration d’églises (Notre-Dame de Paris, Saint-Vincent de Paul…) ou de châteaux (Blois, Saint-Cloud…). Un moment freinés par la révolution de 1848, les travaux furent repris à l’instigation de l’empereur Napoléon III. Une fois le gros œuvre achevé en 1853, on fit appel, pour la décoration intérieure, à des artistes connus à l’époque, tels que Séchan, Nolau et Rubé, Molknecht, Lavigne, Liénard, Hippolythe Adam, les frères Huber… L’hôtel étant destiné à recevoir des souverains et diplomates étrangers, il convenait de les accueillir avec tout le faste dû à leur rang.

Depuis le milieu du XIXe siècle, le ministère des Affaires étrangères occupe toujours les mêmes locaux. C’est à cette stabilité de près d’un siècle et demi que l’on doit l’expression courante " Quai d’Orsay " pour désigner le ministère des Affaires étrangères.

La cérémonie de citoyenneté permet au Consul général de rencontrer chaque jeune de 18 ans nouvellement inscrit sur la liste électorale et de le sensibiliser aux droits et devoirs du citoyen. Elle se déroule chaque année entre 1er mars et le 31 mai selon les lieux et en dehors des périodes de campagne électorale officielle.

Un jeune ayant atteint l’âge de 18 ans entre le 1er mars de l’année précédente et le dernier jour du mois de février de l’année en cours, et figurant sur la liste électorale est invité en tant que jeune inscrit d’office après son recensement ou à la suite d’une inscription volontaire.

Attention : il ne faut pas confondre cérémonie de citoyenneté et cérémonie d’accueil dans la nationalité française. Le Consul organise la cérémonie dans un délai de trois mois à partir du 1er mars de chaque année. Il peut y convier l’ambassadeur et les conseillers consulaires.

La participation à la cérémonie n’est pas obligatoire. En cas d’absence, le jeune est invité à une prochaine cérémonie, ou bien sa carte lui est adressée par courrier à son domicile au plus tard trois jours avant le scrutin, ou encore elle est mise à sa disposition le jour du scrutin au bureau de vote concerné.

Le discours du Consul doit rappeler les principes fondamentaux de la République, de la démocratie et de notre système politique. À ce titre, la cérémonie doit faire le lien entre la remise de la carte électorale, le recensement et la journée défense et citoyenneté. Un livret du citoyen peut être remis au jeune en même temps que sa carte d’électeur.

Une ambassade est une représentation diplomatique d'un État auprès d'un autre. Par extension, le terme est utilisé pour désigner le lieu où sont établis les locaux de cette activité. C'est aussi parfois – mais pas toujours – la résidence de l'ambassadeur.

On parle aussi d'ambassade pour une mission diplomatique ponctuelle : l'ambassade est alors composée de l'ambassadeur et de ses assistants, logés dans des locaux temporaires. Cette sorte d'ambassade est généralement courte et limitée à la négociation d'un accord précis. Elle est devenue plus rare de nos jours, car la plupart des pays disposent de représentations permanentes dans les autres capitales, et n'ont donc pas besoin d'envoyer des représentants épisodiques.

 

 

 
 
Sommaire
 

 

 

ÉtymologieModifier

Le terme « ambassade » est attesté depuis le xiiie siècle, et fut d'abord graphié ambaxade, conjointement on trouve la forme ambaxéeenbasée, d'où l'anglais embassy. Il fut emprunté à l'italien ambasciata, lui-même issu du provençal ambaissadaambayssada et qui remonte au latin médiéval d'origine germanique ambactia, ultimement du gaulois ambactos « celui qui conduit ; envoyé autour » (à l'origine, une sorte de client)[1],[2].

 

 

StatutModifier

L'inviolabilité des ambassades est garantie par l'article 22 de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Les agents de l'État hôte n'ont pas le droit d'y pénétrer sans l'accord du chef de la mission. L'État hôte doit prendre toutes les mesures nécessaires à la protection de la mission. Les locaux de la mission, leur ameublement et les autres objets qui s’y trouvent, ainsi que les moyens de transport de la mission (voitures diplomatiques par exemple), ne peuvent faire l’objet d’aucune perquisition, réquisition, saisie ou mesure d’exécution.

Contrairement à une idée répandue, une ambassade n'est pas considérée comme faisant partie du territoire national du paysqu'elle représente. L'extraterritorialité des ambassades est une fiction juridique abandonnée au xixe siècle[3],[4].

Les actes de violation d'ambassades sont rares ; l'un des cas les plus connus eut lieu lors de la crise iranienne des otages. La plus récente violation de l'article 22 de la convention de Vienne a eu lieu le 29 novembre 2011 à l'encontre de l'ambassade du Royaume-Uni en Iran, accompagnée du remplacement du drapeau britannique par l'étendard iranien[5].

Le personnel diplomatique d'une ambassade bénéficie généralement de l'immunité diplomatique, en accord avec la convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

 

 

MissionsModifier

Bien qu'elles varient selon le pays, les missions suivantes sont généralement confiées aux ambassades.

Relations diplomatiquesModifier

Le rôle principal d'une ambassade, et plus particulièrement celui de l'ambassadeur, est d'entretenir les relations diplomatiques avec le pays hôte. En cas de grave différend, ou de guerre civile, l'ambassade peut être fermée. Il ne faut cependant pas confondre cette mesure avec la rupture des relations diplomatiques, qui signifie simplement que l'ambassadeur ne parle officiellement plus aux autorités, mais continue d'assurer toutes ses autres fonctions, notamment consulaires.

En cas de guerre, il arrive souvent que l'on ordonne aux ambassades concernées de détruire leurs documents secrets : une telle mesure a valeur d'avertissement pour les services secrets ennemis. Ce fut le cas pour le Japon, juste avant Pearl Harbor. Lorsque la guerre est déclarée, le personnel diplomatique est interné.

Les ambassades entretiennent leurs relations diplomatiques entre autres par le biais de documents classés secrets portant le nom de notes verbales.

Assistance et coopérationModifier

Il arrive qu'une ambassade soit chargée de coordonner l'action humanitaire, culturelle ou autre de son pays à l'étranger.

ExpatriésModifier

L'ambassade d'un pays contient une section consulaire qui permet à ses expatriés d'effectuer un certain nombre de démarches administratives.

Les consulats sont en règle générale, investies des missions en relation avec l'état civil. Il est ainsi possible d’établir des actes pour tous les événements d’état civil (naissance, mariage, reconnaissance, décès) et de se faire délivrer des papiers d'identité (passeport). Toutefois, ces actes ne peuvent être réalisés que dans les limites et les conditions fixées par la législation du pays d’accueil.

Un expatrié peut aussi se mettre sous la protection de l'ambassade de son pays s'il estime que sa sécurité n'est pas garantie à l'extérieur (droit d'asile). On étend parfois ce droit à d'autres nationalités, en vertu de l'immunité diplomatique, mais c'est un procédé discutable et les autorités peuvent demander l'expulsion du réfugié.

De même un expatrié en difficulté, qui a par exemple perdu son argent, ses papiers, peut demander l'aide de l'ambassade pour être rapatrié.

Pour faciliter les démarches et l'aide personnalisée, certaines ambassades entretiennent dans un même pays plusieurs consulats auprès des principales communautés de leurs ressortissants ou dans les grandes villes. Ainsi un pays peut-il avoir un consul général en France à Marseille, alors que son ambassade est à Paris.

Michel Dancoisne-Martineau est consul et conservateur des domaines français de Sainte-Hélène, l'île où vécut Napoléon en exil. Ce quinquagénaire né dans la Somme publie Je suis le gardien du tombeau vide, une autobiographie dans laquelle il raconte les raisons qui l'ont poussé à s'installer, à 18 ans, au cœur de l'Atlantique Sud.

Muséographie, écriture d'ouvrages sur Napoléon, mais aussi jardinage, comptabilité et chasse aux nuisibles... Michel Dancoisne-Martineau, 50 ans, est chargé d'entretenir Longwood House à Saint-Hélène, la maison et les jardins où vécut l'empereur en exil de 1815 à sa mort en 1821. Il veille aussi sur le tombeau de Napoléon, vide depuis le transfert de son cercueil aux Invalides. Installé sur l'île britannique depuis 1985, le consul honoraire est aussi le seul Français vivant sur ce rocher mythique perdu au cœur de l'Atlantique Sud, à cinq jours de bateau des côtes sud-africaines.

Michel Dancoisne-Martineau est arrivé à Sainte-Hélène à l'âge de 18 ans. Il y est alors invité par le précédent gardien des lieux - qui deviendra plus tard son père adoptif - rencontré grâce à une passion commune pour le poète anglais Lord Byron. Il ne savait pas, en accostant sur les rives de cet îlot battu par les vents à 6000 kilomètres de la France, qu'un nouveau destin l'attendait.

Dans votre description, Saint-Hélène n'est pas un endroit paradisiaque.

Michel Dancoisne-Martineau.

L'île n'est pas accueillante. C'est un bunker qui sort de l'eau. Mais petit à petit, on finit par découvrir qu'il y a d'autres choses. Ce qui m'a fait rester, c'est la vie en communauté, un rythme qui colle à la peau. Il faut abdiquer tout individualisme. Saint-Hélène est un point d'arrivée, pas de départ.

Comme ce fut le cas pour Napoléon en son temps...

Lui, c'était un exil forcé, on ne peut pas comparer. Napoléon devait rester dans un certain périmètre autour de la résidence. Il n'avait pas le droit de communiquer avec la population. Longwood, la résidence où il vécut, est située à 500 m d'altitude. Le brouillard et l'humidité y sont présents en permanence. Ça annihile la notion du temps. Les éléments climatiques accentuent la monotonie des jours qui passent. L'ennui était mortel. La lenteur était la pire des tortures pour lui. À 45 ans, avec la vie qu'il a eue, il a dû en souffrir.

Humidité, toile d'araignées, eau noire qui goutte sur le plancher... Quand vous découvrez la première fois la pièce où Napoléon est mort, c'est un choc.

Elle a été assainie depuis. Il n'y a plus ce ruissellement le long des murs, cette odeur de moisi. Mais la lumière blafarde est toujours là. Cette pièce est très confinée.

Vous décrivez une société coloniale britannique encore forte, «à la Kipling», lorsque vous arrivez en 1985. Qu'est ce qui a changé aujourd'hui à Saint-Hélène?

Quand les habitants ont retrouvé la pleine citoyenneté que Margaret Thatcher leur avait ôtée (ils n'avaient pas le droit à un passeport britannique entre 1983 et 2003, NDLR), une certaine économie sur place s'est créée. Avec un certain confort matériel et une recherche de prospérité. Les habitants ont gagné en éducation et en assurance. Ils sont moins serviles. Globalement, c'est positif. Et l'avenir ne peut passer que par le tourisme. Aujourd'hui, c'est la fin d'une époque avec l'aéroport qui doit ouvrir au mois de novembre, même si l'inauguration est constamment repoussée depuis mai 2016. 

Ce n'est pas un livre sur Napoléon. C'est votre autobiographie, celle d'un homme qui vit son propre exil. Pourquoi avoir voulu raconter tout ça?

Ce bouquin me permettra d'éviter ce côté «gardien de la légende» de l'empereur. Certains visiteurs essayent de me rencontrer, juste pour dire qu'ils ont vu le seul Français de Saint Hélène, le type taré qui s'est installé là-bas, si loin. On me considère parfois comme une attraction. Ce livre est là car une fois qu'on a tout dit, on ne peut que se taire. Sur cette île, le silence est important.

Comprenez-vous ceux qui se demandent pourquoi la France continue à entretenir ce tombeau vide et ces bâtiments à 6000 km de la métropole?

C'est un devoir de mémoire. Il n'y a aucune interprétation dans mon travail. Que l'on considère Napoléon comme un génie ou un bourreau, ici, on ne trouvera que des faits. Il s'agit juste de garder les choses à la place qu'elles tenaient en 1821. C'est un épisode unique de notre histoire. La vie d'un souverain en exil, c'est fascinant.

Napoléon reçoit-il encore du courrier?

Non, mais il en recevait jusqu'aux années 2000. Il s'agissait de questions intimes ou de commentaires politiques. Ça me faisait toujours rire.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article