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Publié par La pintade rose

Irena Sendlerowa (Irena Sendler), née Krzyżanowska, le  à Varsovie et morte le à Varsovie, est une résistante ("Jolanta) et une militante polonaise qui sauva 2 500 enfants juifs et qui fut déclarée Juste parmi les nations en 1965.

Elle grandit à Otwock, dans une banlieue ouvrière de VarsovieElle a deux ans lorsque sa famille passe de Varsovie à Otwock, où son père, un médecin engagé dans l’action sociale auprès des familles pauvres, dirige un hôpital avec spa. Stanisław Krzyżanowski, le père d'Irena, soigne toutes les personnes. Irena leur rend visite et ils la connaissent très bien, il est aussi membre du Parti socialiste polonais. Il est mort des suites du typhus en 1917. Irena dit avoir vécu selon les enseignements de son père qui affirmait que les gens devaient être divisés en deux catégories : les bons et les méchants, leur race, leur religion ou nationalité n'avaient pas d'importance d'après lui. Sa fille, Irena s'est engagée avant la guerre dans l'Union de la jeunesse polonaise démocratique de gauche. L'antisémitisme a été pour elle extrêmement pénible à supporter et elle a donc participé naturellement à de nombreuses manifestations contre les discriminations des étudiants juifs à l'université de Varsovie.

Mariée à Mieczyław Sendler, elle divorce après la guerre. Elle se remarie avec un autre activiste clandestin, Stefan Zgrzembski : ils ont trois enfants ensemble, deux garçons et une fille qui était encore vivante à la mort d'Irena en 2008.

Seconde Guerre mondialeModifier

Irena Sendlerowa en 1942.

Dès les premiers jours de l’occupation allemande, elle commence à travailler au service d’aide sociale à la mairie de Varsovie où elle organise l’aide aux pauvres. Dans la section d’aide à l’enfant, un groupe clandestin sous la direction de l’écrivain Jan Dobraczyński se forme pour venir en aide aux enfants abandonnés qui sont légion à Varsovie après 1939. Cette aide concerne aussi les enfants sortis clandestinement du ghetto. Certains de ces enfants se sont enfuis par un trou dans le mur du ghetto, d’autres ont été sortis dans des camions de pompiers, des ambulances, sous les ordures… Le groupe prépare des faux papiers (certificats de naissance, enquêtes familiales) pour placer les enfants dans les orphelinats ou familles d’accueil.

Le gouvernement polonais en exil à Londres se charge d’envoyer des fonds et crée Żegota, une commission clandestine d’aide aux Juifs. L’action de Jolanta (nom de clandestinité d’Irena) est souvent liée à Żegota alors que ce mouvement n’a vu le jour qu’en septembre 1942 ; Irena et ses collègues opéraient depuis trois ans déjà. La commission et l’argent qui vient de Londres via les canaux clandestins sont néanmoins arrivés au moment où la vie de plusieurs milliers de personnes cachées du côté « aryen » était en jeu. Bien que les Allemands aient commencé à regarder de plus près les dépenses du département de l’aide sociale — une menace planait sur le groupe — les fonds ainsi alloués par la structure clandestine du gouvernement polonais en exil, ont permis de continuer l’action en contournant les contrôles entrepris à la mairie.

En , la Commission d’aide aux Juifs la nomme chef du département de l’enfance. Elle organise le passage clandestin des enfants du Ghetto vers les familles et les institutions à VarsovieTurkowice et Chotomów (près de Varsovie).

Le , elle est arrêtée par la Gestapo et emmenée à la prison de Pawiak ; malgré les tortures qui la laissent infirme à vie (bras et jambes brisées), elle n’avouera rien sur son réseau ; elle est condamnée à mort. Żegota réussit à la sauver en achetant les gardiens de la prison.

Irena recueillit tous les noms des enfants qu'elle avait sortis du Ghetto et garda ces noms dans une jarre en verre enterrée sous un arbre au fond de son jardin, derrière sa maison. Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents qui avaient pu survivre et tenta de réunir les familles ; mais la plupart avaient été gazées. Les enfants qui avaient été sauvés ont été placés dans des familles d'accueil ou ont été adoptés.

Elle est reconnue Juste parmi les nations par Yad Vashem en 1965.


Modifier
 

C'est en 1999 que son histoire a commencé à être connue grâce à quatre jeunes étudiantes et leur professeur Norman Conard de la ville d'Uniontown au Kansas, C'est ainsi que Megan Stewart, Elisabeth Cambers, Jessica Shelton et Sabrina Coons travaillaient sur un projet de fin d'études concernant les héros de la Shoah. Lors de leurs recherches, elles ne trouvèrent que peu d'éléments sur Irena, mais il y avait un chiffre surprenant, elle avait sauvé la vie de 2 500 enfants et elle aurait été âgée de 89 ans. Ces quatre étudiantes se rendirent en Pologne pour rencontrer Irena Sendler.

Les élèves réalisèrent une pièce de théâtre intitulée Life in a jar en souvenir des petits papiers dans un bocal de verre, sur lesquels Irena avait écrit les noms des enfants et ceux de leurs familles d'accueil, et qu'elle avait cachés précieusement pour permettre aux enfants de retrouver leurs vraies identités après la guerre. Cette pièce de théâtre a retenu l'attention internationale et a été présentée plus de 200 fois aux États-Unis, au Canada et en Pologne et finit par donner naissance à une fondation du même nom.

C'est à l'instigation de cette fondation, conjointement avec l'association polonaise Enfants de l'Holocauste, qu'est créé le prix Irena-Sendler, « Pour la Réparation du Monde ». Ce prix, destiné aux enseignants et instituteurs qui enseignent le respect et la tolérance, est décerné chaque année à deux personnes, l'une aux États-Unis et l'autre en Pologne.

Après la guerre, Irena Sendlerowa a transmis la liste des noms et des familles d’accueil qu’elle a remis à Adolf Berman, le président du Comité Juif en Pologne. Grâce à cette liste, les membres du comité réussirent à retrouver environ 2 000 enfants.

Une femme sauva 2000 enfants juifs dans le ghetto de Varsovie ()()()

En 1965, elle a été honorée à Yad Vashem au titre de « Juste parmi les nations ». En 1991, elle devient Citoyenne d'Honneur de l’État d'Israël. En 2003, elle a reçu l’Ordre de l’Aigle blanc,la plus haute distinction civile polonaise. En 2007, elle a reçu une distinction de l'Ordre du Sourire, attribuée chaque année à des personnalités œuvrant pour « Le bonheur et le sourire des enfants », prix décerné par des enfants du monde entier. En 2009, Irena Sendler a reçu, à titre posthume, le prix humanitaire Audrey-Hepburn ; ce prix, nommé ainsi en l'honneur de l'actrice et ambassadrice de l'Unicef, est remis à des personnes ou organisations reconnues pour avoir aidé des enfants de manière exceptionnelle.

En , le gouvernement polonais de Lech Kaczyński a proposé qu’elle soit élevée au rang d’Héroïne nationale, ce que le Sénat a voté à l’unanimité. Le Sénat polonais a en outre recommandé sa candidature au prix Nobel de la paix. De santé fragile, Irena Sendler était restée à l'écart des cérémonies qui lui rendirent hommage en 2007, mais elle avait fait lire une lettre par une survivante, Elżbieta Ficowska, qu'elle avait sauvée tout bébé en 1942. Elle avait écrit : « J'appelle tous les gens de bonne volonté à l'amour, la tolérance et la paix, pas seulement en temps de guerre, mais aussi en temps de paix. » Elle avait toujours pensé qu'elle n'était pas une héroïne et regrettait d'avoir fait si peu. Elle disait aussi : « On ne plante pas des graines de nourriture, on plante des graines de bonnes actions. Essayez de faire des chaînes de bonnes actions, pour les entourer et les faire se multiplier ».

Bernard Dan lui rend hommage dans son roman Le Livre de Joseph. Tandis qu'Anna Mieszkowska fera éditer en 2004 aux éditions Muza SA de Varsovie, Irena Sendlerowa : La mère des enfants de l'holocauste d'où sera tiré le film The courageous heart of Irena Sendler, réalisé par John Kent Harrison. Ce film est sorti aux États-Unis en 2009 avec Anna Paquin dans le rôle principal, et les acteurs Marcia Gay Harden et Nathaniel Parker.

En 1965, elle a été honorée à Yad Vashem au titre de « Juste parmi les nations ». En 1991, elle devient Citoyenne d'Honneur de l’État d'Israël. En 2003, elle a reçu l’Ordre de l’Aigle blanc, la plus haute distinction civile polonaise. En 2007, elle a reçu une distinction de l'Ordre du Sourire, attribuée chaque année à des personnalités œuvrant pour « Le bonheur et le sourire des enfants », prix décerné par des enfants du monde entier. En 2009, Irena Sendler a reçu, à titre posthume, le prix humanitaire Audrey-Hepburn ; ce prix, nommé ainsi en l'honneur de l'actrice et ambassadrice de l'Unicef, est remis à des personnes ou organisations reconnues pour avoir aidé des enfants de manière exceptionnelle.

En , le gouvernement polonais de Lech Kaczyński a proposé qu’elle soit élevée au rang d’Héroïne nationale, ce que le Sénat a voté à l’unanimité. Le Sénat polonais a en outre recommandé sa candidature au prix Nobel de la paix. De santé fragile, Irena Sendler était restée à l'écart des cérémonies qui lui rendirent hommage en 2007, mais elle avait fait lire une lettre par une survivante, Elżbieta Ficowska, qu'elle avait sauvée tout bébé en 1942. Elle avait écrit : « J'appelle tous les gens de bonne volonté à l'amour, la tolérance et la paix, pas seulement en temps de guerre, mais aussi en temps de paix. » Elle avait toujours pensé qu'elle n'était pas une héroïne et regrettait d'avoir fait si peu. Elle disait aussi : « On ne plante pas des graines de nourriture, on plante des graines de bonnes actions. Essayez de faire des chaînes de bonnes actions, pour les entourer et les faire se multiplier ».

Bernard Dan lui rend hommage dans son roman Le Livre de Joseph. Tandis qu'Anna Mieszkowska fera éditer en 2004 aux éditions Muza SA de Varsovie, Irena Sendlerowa : La mère des enfants de l'holocauste d'où sera tiré le film The courageous heart of Irena Sendler, réalisé par John Kent Harrison. Ce film est sorti aux États-Unis en 2009 avec Anna Paquin dans le rôle principal, et les acteurs Marcia Gay Harden et Nathaniel Parker.

 

Une femme sauva 2000 enfants juifs dans le ghetto de Varsovie ()()()

Irena Sendlerowa meurt le  à Varsovie sans avoir reçu le Prix Nobel ; on garde d'elle un symbole de la résistance face aux horreurs qu'ont pu commettre des êtres humains envers d'autres êtres humains qu'ils considéraient indignes de vivre.

On l'appelait l'« Ange du ghetto de Varsovie » : elle a sauvé 2 500 enfants juifs en les faisant sortir du ghetto durant la Seconde Guerre Mondiale.

Irena Sendler (ou Sendlerowa en polonais) est née le 15 février 1910. Surnommée l’« Ange du ghetto de Varsovie », elle était infirmière pendant la Seconde Guerre mondiale. Restée longtemps dans l’ombre, ce n’est qu’en 2007 que la Pologne lui rend un hommage solennel et propose son nom pour le prix Nobel de la paix. Mais il ne sera pas retenu.

En 1942 les nazis établirent un ghetto à Varsovie, et Irena, horrifiée par les conditions de vie dans ce ghetto, rejoignit le Conseil pour l’aide aux juifs. Elle raconte elle-même : « J’ai réussi, avec mon assistante Irena Schultz, à identifier le bureau sanitaire qui devait lutter contre les maladies contagieuses. Plus tard, j’ai pu obtenir des laissez-passer pour d’autres collaboratrices. Comme les envahisseurs allemands craignaient une épidémie de typhus, ils acceptaient que les Polonais contrôlent l’enceinte »

Irena organisa un réseau pour placer des enfants juifs dans des familles d’accueil polonaises. Mais elle voulait qu’un jour, après la guerre, ces enfants puissent retrouver leurs vrais noms, leur vraie identité, leurs histoires personnelles et leurs familles. Elle imagina alors de noter sur des petits papiers et d’archiver minutieusement tous leurs noms et leurs nouvelles identités. C’est ainsi qu’elle conserva les noms et le passé de 2 500 enfants juifs. 

Arrêtée et torturée, elle ne dit rien

Les nazis auront vent de ses activités. Le 20 octobre 1943, Irena Sendler est arrêtée chez elle par la Gestapo avant d’être emmenée à l’infâme prison de Pawiak où elle sera brutalement torturée. Elle était la seule à connaître les noms et adresses des familles qui avaient hébergé les enfants juifs. Malgré les tortures qui la laissèrent infirme à vie, elle ne révéla cependant jamais l’identité de ses collaborateurs ni celle des enfants cachés. Elle sera condamnée à mort par un tribunal nazi. Le gouvernement polonais en exil réussit miraculeusement à la faire évader en achetant les gardiens de la prison.

Quelques mois plus tard, en 1944, lors de l’Insurrection de Varsovie, elle décide de mettre ses listes de noms dans deux bocaux en verre, qu’elle enterre dans le jardin de sa voisine pour être sûre qu’elles parviendraient à leurs destinataires si elle venait à mourir. Après la guerre, Irena déterre elle-même les listes de noms des enfants et les remet au docteur Adolf Berman, le premier président du sauvetage des juifs survivants. Malheureusement, la plupart des familles des enfants ont été décimées dans les camps de concentration nazis. Ceux qui se retrouvent sans famille d’adoption sont placés dans des orphelinats puis peu à peu envoyés en Palestine.

En novembre 2003, le président de la République, Aleksander Kwasniewski, lui remet la plus haute distinction civile de Pologne : l’Ordre de l’Aigle blanc. Irena était accompagnée pour la circonstance de sa famille et d’Elzbieta Ficowska, qu’elle avait sortie de l’enfer, tout bébé, dans un petit coffre en bois, « la petite fille à la cuillère d’argent », du fait de la cuillère que sa mère avait mise dans le coffre, avant de la confier à Irena.

En 2007, le gouvernement de Pologne la propose comme candidate pour le prix Nobel de la paix. Mais c’est Al Gore qui sera primé pour son film sur le réchauffement de la planète. Irena est morte à Varsovie, le 12 mai 2008, à l’âge de 98 ans. La vie de cette héroïne a été portée à l’écran par la CBS sous le titre The Courageous Heart of Irena Sendler, avec Anna Paquin dans le rôle principal, qui remporta un Oscar.

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