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Publié par La pintade rose

Personne n'en parle ... les médias n'ont plus. Elle est morte le 6 septembre 2017.

Nous, quelques féministes y avons penser et nous la célébrons à notre façon. Je remercie Francine Goujon pour ce rappel !

la pintade rose 

Kate Millett poursuit avec succès des études à l'université du Minnesota en 1956, puis à l'université d'Oxford en 1958. En 1961, elle part pour le Japon d'où elle rentre en compagnie de Fumio Yoshimura, qu'elle épouse en 1965. Ils se séparent en 1970. En 1970, elle soutient sa thèse à l'université Columbia. C'est sa thèse publiée qui la rend célèbre : Sexual Politics (La Politique du mâle) analyse le pouvoir patriarcal à travers la littérature occidentale. Elle souligne notamment le sexisme et l'hétérosexisme des œuvres de D. H. LawrenceHenry Miller et Norman Mailer, qu'elle oppose à celle de Jean Genet, qui donne selon elle une vision plus nuancée des rapports entre les sexes et du genre.

En 1971, elle achète une ferme à Poughkeepsie dans l'État de New York, qu'elle restaure pour en faire une communauté de femmes artistes, baptisée « Women's Art Colony Farm ». Le 6 mars 1982, elle participe aux États généraux contre la misogynie au grand amphi de la Sorbonne. Elle y fait une intervention remarquée (interprétée par Régine Temam) devant 3 000  femmes venues du monde entier.[réf. nécessaire] Ses romans Flying (En vol) et Sita rendent compte sous le voile de la fiction de ses expériences homosexuelles avec des femmesEn Iran relate son passage en Iran pour y soutenir les droits des femmes. Elle sera expulsée du pays. La plupart de ses livres sont traduits par Elisabeth Gille.

En 1990, elle témoigne dans The Loony-Bin Trip de son hospitalisation pour trouble bipolaire et de sa décision d'arrêter son traitement aux sels de lithium.

Elle meurt le 6 septembre 2017.

Kate Millet, une des  pionnières du feministe ()()()

Féministe américaine née le 14 septembre 1934 à Saint Paul (Minnesota).

Katherine Murray Millett obtient sa licence avec mention en 1956 à l'université du Minnesota. Elle décroche ensuite une maîtrise avec mention très bien à Oxford. Après avoir enseigné brièvement l'anglais à l'université de Greensboro (Caroline du Nord), Kate Millett s'installe à New York pour se lancer dans une carrière artistique. Elle gagne sa vie en enseignant dans une école maternelle de Harlem. En 1961, elle s'installe à Tōkyō, où elle enseigne l'anglais à l'université Waseda tout en étudiant la sculpture. Lorsqu'elle épouse le sculpteur japonais Fumio Yoshimura en 1965 – ils divorceront en 1985 –, Kate Millett est cependant déjà retournée à New York, où elle donne des cours d'anglais et de philosophie au Barnard College. Parallèlement, elle prépare une thèse à l'université Columbia, et obtient son doctorat avec mention très bien. Sa thèse, dans laquelle l'analyse littéraire se mêle à la sociologie et à l'anthropologie, est publiée la même année que Sexual Politics (La Politique du mâle, 1969). L'ouvrage, qui définit les objectifs et les stratégies du mouvement féministe, connaît un succès immédiat, amenant Kate Millett sur le devant de la scène.

Cette célébrité sera source de difficultés personnelles, comme le révèle Kate Millett dans son autobiographie, Flying (En vol, 1974). Elle y explique notamment ses souffrances, en raison de ses idées en général, et de la révélation de son homosexualité en particulier. Elle écrit deux autres ouvrages autobiographiques, Sita (1977) et A.D. : a Memoir (1995). The Basement (La Cave. Méditations sur un sacrifice humain, 1979) est le récit du martyre d'une jeune femme maltraitée, torturée et assassinée par un groupe d'adolescents menés par la femme à qui sa garde avait été confiée. Dans Going to Iran (En Iran, 1982), Kate Millett évoque l'oppression politique qui règne dans ce pays depuis l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeyni. Elle écrit ensuite divers autres romans, dont The Loony Bin Trip (1990), fondé son expérience personnelle dans un service de psychiatrie, The Politics of Cruelty (1994) et Mother Millett (2002).

OuvragesModifier

  • Sexual Politics (1970) ; trad. La Politique du mâle, Stock, 1971 ; Seuil, 1983.
  • The Prostitution Papers (1973) ; trad. La Prostitution, quatuor pour voix féminines, Denoël Gonthier, 1972.
  • Flying (1974) ; trad. En vol, Stock, 1975.
  • Sita (1977) ; trad. Sita, Stock, 1978.
  • The Basement (1979) ; trad. La Cave, méditation sur un sacrifice humain, Stock, 1980.
  • Going to Iran (1979) ; trad. En Iran, Éditions des femmes, 1981.
  • The Loony-Bin Trip (1990)
  • The Politics Of Cruelty (1994) ; trad. La politique de la cruauté, Éditions des femmes, 2010.
  • A.D.: A Memoir (1995)
  • Mother Millett (2002)

 

 

Millett explique que la sexualité a un aspect politique très souvent négligé et s'intéresse à la façon dont le système patriarcal influence les relations sexuelles, en mettant en exergue les romans de D. H. LawrenceHenry Milleret Norman Mailer. Millett soutient que ces auteurs considèrent la sexualité et en parlent dans leurs ouvrages d'une façon patriarcale et sexiste. À l'opposé elle applaudit les textes plus nuancés de Jean Genet, auteur homosexuel. D'autres auteurs sont étudiés dont Sigmund FreudGeorge MeredithJohn Ruskin et John Stuart Mill.

 

 

AccueilModifier

La Politique du mâle est devenu un classique féministe et a été présenté comme le premier ouvrage de critique littéraire féministe et l'« un des premiers livres féministe à susciter la colère mâle dans toute la nation »[2]. Bien que, au cours des années son statut ait décliné, La Politique du mâle reste une référence théorique importante pour la seconde vague féministe des années 1970. Norman Mailer, dont les textes, et principalement son roman An American Dream publié en 1965, sont critiqués par Millet, écrivit l'article « The Prisoner of Sex » dans Harper's Magazine dans lequel il défend Miller et Lawrence.

Selon l'historien Richard Webster dans son ouvrage Why Freud Was Wrong publié en 1995, Millett est inspirée par Simone de Beauvoir, auteure de l'essai Le Deuxième Sexe quand elle analyse la psychanalyse comme étant réactionnaire[6]. A contrario la psychanalyste Juliet Mitchell explique que Millet, comme de nombreuses autres féministes, a mal lu Freud et n'a pas compris les implications de la psychanalyse pour le féminisme. La critique littéraire Camille Paglia définit La Politique du mâle comme « un livre atroce » qui « réduit le complexe travail artistique à son contenu politique ». Elle l'accuse d'être à l'origine de ce qu'elle voit comme un excès des études féministes surtout dans les attaques contre un supposé sexisme des auteurs occidentaux ...

On peut dater de l'année 1970 une transformation irréversible du rapport des femmes à la littérature. Jusqu'alors l'opinion commune considérait les femmes artistes comme des exceptions. On s'intéressait parfois aux « images de la femme » dans l'histoire des textes littéraires, mais on ignorait presque totalement la pratique des femmes écrivains. Femme image ou reflet d'un désir masculin, voilà ce que le féminisme de la seconde moitié du XXe siècle aura violemment contesté, sous une forme ou sous une autre, au moment même où, dans un système économico-politique qu'il faudrait qualifier plutôt à présent d'« antisexuel » que de « mâle », les médias, la publicité, l'organisation du travail et de la production mettent plus que jamais peut-être en circulation l'objet d'échange et de commerce « femme ». Si bien que l'on se trouve devant le paradoxe suivant : on ne peut parler correctement des textes féminins sans prendre pour point de départ le nouveau féminisme, alors qu'il n'est pas sûr que ce dernier ne soit pas lui-même rapidement devenu l'objet d'un commerce particulièrement lucratif (réel ou symbolique), notamment dans l'édition.

Vers 1970, le nouveau mouvement féministe, né principalement aux États-Unis (au Women's Rights Movement réformiste des années soixante succède en 1968 le Women's Liberation Movement, beaucoup plus radical), n'expose plus seulement, comme les rassemblements précédents, des objectifs de lutte contre l'inégalité des sexes, mais s'efforce aussi d'affirmer et de représenter la « différence féminine », différence, disent les féministes, de sexualité, de perception du corps, d'expérience et de langage, si bien que la question culturelle se trouve d'emblée au centre du mouvement. Le nouveau féminisme produit ses propres écrivains et ses propres artistes, dont l'art se définit en fonction d'un a priori féministe, comme Kate Millett ou Adrienne Rich, aux États-Unis, Monique Wittig, Xavière Gauthier ou Hélène Cixous, en France. Il affirme par ailleurs la nécessité de réévaluer les pratiques féminines, traditionnellement mineures ...

 
Kate Millet, une des  pionnières du feministe ()()()

Le7 septembre 1968 marque une date dans l’histoire des femmes. Ce jour-là, à Atlantic City aux Etats-Unis, alors que sous le feu des projecteurs et des caméras était désignée la nouvelle Miss America, un bataillon de féministes (ancêtres des Femen) a surgi dans la salle hurlant des slogans et brandissant des banderoles « Contre la tyrannie de la beauté féminine», « Bienvenue aux comices agricoles ». Avec une joie non dissimulée, elles jettèrent pêle-mêle dans une énorme poubelle soutiens-gorge, bigoudis, casseroles, faux-cils, chaussures à hauts talons, porte-jarretelles et autres attributs dits féminins, (aucun soutien-gorge ne fut brûlé, contrairement à une légende tenace) mais elles promenèrent en laisse une brebis tout juste intronisée Miss America… Et sur une banderole déroulée à la hâte, on put lire pour la 1ère fois ces mots écrits en gros : « Womens’ liberation »… Le mouvement de libération des femmes était lancé aux Etats-Unis et n’allait pas tarder à débarquer en France….

La revue de presse de Nathalie Dolivo, reporter au magazine ELLE.

  • En Allemagne, les « anti-féministes » font campagne.

  • En Egypte, un groupe de femmes artistes a pris d¹assaut les murs du Caire.

  • Aux Etats-Unis, on découvre que les femmes dans les superproductions, ça

rapporte !

Le dessin du jour de Nina Luec :

Le dessin du jour de Nina Luec
Kate Millet, une des  pionnières du feministe ()()()
Kate Millet, une des  pionnières du feministe ()()()

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Angeline 09/09/2017 16:56

j'aime me promener ici. un bel univers. vous pouvez visiter mon blog (cliquez sur pseudo)

Angelilie 09/09/2017 02:04

un beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement.N'hésitez pas à venir visiter mon blog (lien sur pseudo)
au plaisir