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Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)


Le soutien gorge ()()()

Publié par La pintade rose sur 6 Avril 2019, 06:32am

Catégories : #Femmes Femmes..., #j'aime

Le 27 juin 1889, Herminie Cadolle présente lors de l'exposition universelle de Paris le premier soutien-gorge moderne sous le nom de Bien-être. Il s'agit d'un corset coupé en deux sous la poitrine, plus confortable pour les femmes. ... En 1913, Mary Phelps Jacob crée un soutien-gorge séparant les deux seins.

 

Selon le Dictionnaire historique de la langue française d'Alain Rey, dans son édition de 1999, le mot se serait substitué en 1904 à maintien-gorge, proposé initialement par Herminie Cadolle en 1899. La gorge est un euphémisme pour désigner les seins.

Au Québec, les termes de soutien-gorge et de brassière sont, encore aujourd'hui, utilisés indifféremment. La dénomination de brassiere, transformé en bra, est celle qui s'est imposée aux États-Unis entre 1930 et 1935.

Le soutien gorge ()()()

Durant l’antiquité, le soutien-gorge n’existe pas, mais en Grèce, aux alentours du Vème siècle avant notre ère, les femmes utilisent des sous-vêtements pour cacher leurs formes. Il faut gommer les hanches et la poitrine. Il faut faire disparaître tout ce qui peut être féminin en fait. Aussi, les Grecques portent-elles des brassières, ou mastodeton, de larges et longues bandes qu’elles s’enroulent autour de la poitrine. L’idée, c’est de comprimer dès l’adolescence pour limiter la croissance des nichons… Bonne ambiance.

A Sparte, les femmes portent des tuniques serrées sous la poitrine, ça fait sortir les nichons, et en plus de ça, loin de la pudeur qu’on connaît, les femmes n’hésitaient pas à ne cacher qu’un seul sein, le droit, et laisser le gauche à l’air libre !

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A Rome, on fait pareil, on cache tout… Il n’y a que les noms qui changent. Le zona sert à masquer les hanches, et les bandelettes pour poitrine sont appelés strophium, ou encore  taenia ou d’un fascia. C’est comme une grande écharpe qui sert à draper et comprimer les seins pour les faire disparaître sous la robe. Pendant le sexe, certaines prostituées gardent leur soutif, genre, non, ils sont trop gros, j’ai honte !

De manière générale, en Égypte ancienne, les femmes vivent seins nus ou en robe, mais elles ne portent pas de soutien-gorge.

 Corsets et interdits médiévaux

 

Au Moyen-Age, il y a deux temps. Avant 1370, et après. Au début, les femmes portent des corsets lacés dans le dos pour un effet plongeant des plus réussi ! Le corsage, appelé gourgandine, laisse déborder les seins et les tétons sont bien souvent apparents !

Et puis, ensuite, c’est interdit. En 1370, un édit stipule qu’il est interdit de se soutenir la poitrine « que ce soit par disposition de la chemise ou par robe lacée ». Du coup, les femmes ne portent plus rien. On peut penser qu’à 32 ans, les nanas se retrouvaient avec les nichons au niveau du nombril, mais des études tendent à prouver le contraire, au contraire, le fait de porter un soutien à la poitrine atrophie le haut du muscle et du coup, quand tu enlèves le soutif, paf, ça tombe au niveau des genoux. Du coup, à cette époque, on cache, et on porte des gorgerettes, c’est un sous-vêtement qui sert à cacher le cou.

La Renaissance du corset

Au diable l’édit de 1370 ! Vive le corset, et vive le nichon fier ! Le corset redevient le symbole de la féminité, de la sensualité et adieu la respiration et les organes à leur place. Bin oui, le corset, ça peut être joli, élégant, sexy ou je ne sais quoi, mais ça te comprime la cage thoracique et ça réduit ton estomac. Alors, tu as le nichon bien haut et bien fier, la taille fine et les hanches larges, certes, mais tu peux ni manger, ni respirer correctement…. Et ça va être ça pendant plus de 500 ans. Chacun son délire hein mais moi j’aime bien pouvoir respirer. C’est pratique en plus.

 

 

Les corsets sont en tissu, ils se serrent grâce à un système de lacets. Et puis, au fil du temps, ça évolue, les formes changent, on laisse plus de place aux hanches, au ventre, ou aux seins, selon les époques mais pour plus d’efficacité on ajoute des pièces en bois, ou des tiges en métal pour maintenir fermement toute cette chair.

Autres conséquences du port du corset : escarres, fausses couches, déformation de la cage thoracique et de la colonne vertébrale et atrophie des muscles dorsaux et abdominaux…

  • Jolis nichons !

  • Merci, toi aussi, ta scoliose te va à ravir !

 

 Le XIXème siècle

Durant les années 1900, le corset est autant apprécié que rejeté. On reconnaît les conséquences, mais on continue de le modifier, le resserrer… A cette époque, il descend sur les hanches, possède deux bretelles et écrase bien bien les nichons. D’autant qu’à l’époque, il est élégant et classieux d’avoir l’air malade, pale, faible. Comme Kate Moss quand elle pesait 13 kg.

 

 

En 1889, c’est la première étape de l’évolution du corset au soutien gorge, Hermine Cadolle va créer un corset plus agréable : le Bien-Etre. Le corset de la Française est en deux parties. Le serre-taille et une autre partie qui retient et rehausse la poitrine. L’idée plait aux médecins, car le corset permet une meilleure respiration car il ne comprime pas le haut du corps. Mais ça va pas plaire aux meufs, et le Bien-Etre va être très peu vendu.

*

*

Le XXème, siècle du soutien-gorge

En 1904, c’est le début de la reconnaissance du soutien-gorge. Mais il ne s’appelle pas encore soutien-gorge, on parle de gorgerette, de maintien-gorge, ou encore de brassière. C’est d’ailleurs l’utilisation du mot « brassière » en 1907, qui donnera « bra » en anglais, alors que nous, on aime bien les mots doubles, et long : soutien-gorge.

Le premier morceau de tissu qui porte le nom de soutien-gorge est une invention américaine : Mary Phelps Jacob se met à coudre deux triangles, et des trucs pour les relier. Le soutien-gorge à bonnets est né (néné), il est en lin et est très vite adopté. Avec la Première Guerre mondiale, les femmes en Europe se retrouvent en activité et le corset c’est un peu chiant pour travailler les champs, être utiles sur des champs de batailles, ou pour respirer. Alors oust le corset, et bienvenu au soutien-gorge.

Les années 1900

  • Un premier prototype de soutien-gorge est breveté en 1859 à New York par Henry S. Lesher.
  • Le 27 juin 1889, Herminie Cadolle présente lors de l’exposition universelle de Paris le premier soutien-gorge moderne sous le nom de Bien-être.
  • Le mot soutien-gorge entre dans le dictionnaire
  • En 1913, Mary Phelps Jacob crée un soutien-gorge séparant les deux seins. Et au même moment, un soutien-gorge composé de deux triangles croisés devant et dans le dos est lancé.
  • Les premiers soutiens-gorge vendus sont en lin.

Au début du siècle, on se plaît à raconter que la récente Tour Eiffel  représente une jambe de femme gainée d’un bas résille, et que ses quatre piliers sont les attaches du porte-jarretelles.

Les années 20

  • Fin de la première guerre mondiale, on tente de célébrer le renouveau, la reconstruction. La femme complète sa silhouette par des cheveux courts, des robes au style charleston et des soutiens-gorge aplatisseur pour un buste plat.
  • Apparition de la combinaison culotte et des bas en soie couleur chair et argentée

Les années 30

  • Culottes et et petites culottes fermées ont remplacé les pantalons de l’avant-guerre
  • Le système de taille de bonnets et soutien-gorge est mis au point
  • Le nylon est inventé
  • Apparition des premiers soutiens-gorge « à la Gaby » crées par Lejaby
  • Mademoiselle Simone Pérèle obtient en 1935 son diplôme de corsetière

Les années 45

  • Fin de la seconde guerre mondiale, la France se remet peu à peu et le New Look apparaît.
  • La gaine Chantelle nait pour fuseler les hanches avec douceur et légéreté
  • La mode est à la taille de guêpe, aux seins hauts
  • La guêpière et le bikini est lançé
  • Simone Pérèle se démarque par ses collections aux matières nobles et aux détails soignés
  • Barbara lingerie et Lou lingerie arrive sur le marché

Les années 55

  • Invention de la nuisette et de la chemise de nuit baby-doll
  • Naissance du lycra
  • Les talons aiguilles se portent avec des bas sans coutures
  • Les trois taillent A,B et C annoncent les grandes tailles D et E
  • Simone Pérèle crée des soutiens-gorge dont la durée de vie est d’une vingtaine d’années
  • Lou lance ses premiers dessous en tissus imprimés

Les années 70

  • Le corps de la femme est à l’honneur, plus dénudé que jamais
  • Apparition des slips taille basse, soutiens-gorge préformés et transparents
  • Naissance du soutien-gorge moulé par Chantelle, pour une poitrine enfin naturelle et réellement maintenue

Les années 80

  • Le soutien-gorge souffle ses 100 bougies
  • La lingerie de charme emprunte la voie ouverte par le caraco, le string, la guêpière et les porte-jarretelles.

Les années 90

Les années 2000

  • La microfibre s’affirme
  • La lingerie sportive se démocratise
  • L’ère du « seconde peau » avec des dessous invisibles
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