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12 Dec

Les religieuses polonaises violées par les russes en1945 ~~

Publié par La pintade rose  - Catégories :  #Femmes Femmes..., #Je déteste

Une histoire vrai longtemps cachée.

Au nom de qui, au nom de quoi .......

Les innocentes" de Anne Fontaine fait preuve d'une sensibilité poignante qui nous envahit pour ne plus nous lâcher jusqu'à la fin, elle même grandiose... Sans pathos d'aucun genre, ce presque huis-clos nous met dans un état de tension et d'hébétude face à ces religieuses et à leur communauté, toutes perdues de devoir affronter l'impensable après ce drame lors de la deuxième guerre mondiale en Pologne... Grâce à des comédiennes admirables de sincérité, de justesse, dirigées avec un tact et une émotion sans pareil, on assiste à une remise en question des peurs, des croyances et des règles que ce couvent contient et maintient, et dont la hiérarchie chapeaute le fonctionnement sans bornes. C'est aussi cette facette du film qui est passionnante ! Tout est en effet remis en cause, et les souvenirs, les doutes, les désirs enfouis, les vies antérieures reprennent leur raison d'être, reviennent dans les consciences ! La maternité vue par chacune de ces sœurs et la réaction qui en émane est à chaque fois plus que bouleversante et on a vraiment la gorge nouée plus d'une fois sans que cela soit pourtant larmoyant, sans voyeurisme aucun, mais avec la plus au contraire avec la plus grande des pudeurs... Chaque naissance est pour beaucoup une véritable révélation, un retour à la vie... Lou de Laâge interprète son rôle avec une force et une présence étonnantes, elle assure sans faiblesse tous les états d'âme auxquels est confronté cette femme médecin envers ses patientes particulières, tandis que Agata Buzek est admirable de délicatesse et de sincérité dans son jeu magnifique, en tant que Sœur Maria dont la conscience rivalise dans la douleur avec ses devoirs d'obéissance envers la Mère Supérieure... Film bouleversant, puissant qui offre une réflexion plutôt bienvenue sur la religion, la guerre et la société. Ces actes affreux vécus et cachés dans la honte ont été le déclencheur ou le catalyseur d'un éveil à l'humanité dont ce film est un très beau témoignage ! Une histoire d'amitié, une découverte d'un monde à l'autre, d'un monde vers l'autre... Un très beau film de Anne Fontaine sans aucun doute !

Les religieuses polonaises violées par les russes en1945 ~~

Décembre 1945 en Pologne près de Varsovie, des religieuses mettent au monde des bébés. Elles sont tombées enceintes suite à des viols perpétrés par les soldats soviétiques. C’est ensemble qu’elles retrouvent le chemin de la vie aidée d’une jeune femme médecin française. Le film « Les innocentes » s’inspirant de ces faits réels sort en salles le 10 février 2016.

Comment raconter la guerre sans parler des femmes qui sont violées comme si elles étaient un trophée ? Soixante-dix ans après les faits, le film « Les innocentes » lève le voile sur cette histoire tenue secrète lors de la victoire des alliés sur les armées nazies. Mathilde Pauliac, interprétée par Lou de Laâge, est une résistante, jeune médecin assistante à la Croix Rouge. Elle est en Pologne afin de soigner et de rapatrier les soldats blessés ou les prisonniers de guerre français. Elle va prendre des risques pour aider et soigner ces sœurs. C’est grâce à elle, à travers ses notes et ses rapports secrets au Général de Gaulle, que cette histoire est connue aujourd’hui.

« Les innocentes est un film si actuel et le personnage que j’y joue est si moderne que je n’ai pas le sentiment d’avoir tourné une histoire qui se déroule en 1945. Pour moi, Mathilde est une fille d’aujourd’hui. » Lou de Laâge

Le contraste entre l’attitude verrouillée de la mère supérieure et l’ouverture d’esprit dont font preuve les sœurs en acceptant d’entamer une relation avec la jeune femme médecin qui leur vient en aide est l’un des points forts du film.

Au-delà de ce vécu des sœurs polonaises, le film questionne sur la foi, sur notre rapport à la vie, au respect de l’humain. Ses sœurs vont accoucher et l’histoire retiendra la vie d’un orphelinat où ont été élevés leurs enfants avec des orphelins de la seconde guerre mondiale. Elles vont le vivre comme une rédemption au milieu des troubles postérieurs à la guerre, sans perdre leur foi. Elles sont meurtries mais habitées par leur foi.

« Même dans le chaos, on peut continuer à croire… Ça fait du bien de relire le [scénario du] film qui redonne de l’espoir » exprime Lou de Laâge

« La maternité, le questionnement sur la foi étaient des thèmes que j’avais envie d’explorer. Je voulais aller au plus près de ce qui se passe à l’intérieur de ces êtres, raconter l’indicible. La spiritualité devait être au cœur du film. »  Anne Fontaine, réalisatrice

Nous pouvons penser que l’histoire de ces religieuses bénédictines violées durant la seconde guerre mondiale est singulière. Pourtant ce film nous renvoie à l’actualité. Sur tous les théâtres de guerres, les femmes payent un lourd tribut en étant réduites à être des esclaves sexuels, en étant violées, mutilées ou martyrisées. En Syrie, en Irak, en République Démocratique du Congo, en Afghanistan, au Pakistan… des femmes sont encore violées par des hommes qui oublient leur propre humanité. Des sœurs bénédictines soulignaient que ce film est un cri des femmes pour aujourd’hui : « Avant d’être religieuses, nous sommes des femmes » Le film a été aussi visionné au Vatican, le viol des religieuses dans le monde est une préoccupation pour l’Église.

Cent cinquante ans pour créer une loi

Lors de la bataille de Solférino, en 1859, Henry Dunant, citoyen suisse, s’émeut d’assister à la mort de milliers de blessés. Il fonde alors le Comité de Genève, lequel organise la « Conférence Internationale de Genève » en 1863 : avec seize États et quatre institutions philanthropiques, il crée la Croix-Rouge et les prémices du droit international humanitaire (DIH) .

Au lendemain de la seconde guerre mondiale (60 millions de morts), le CICRentreprend la rédaction des quatre conventions (dites « Conventions de Genève de 1949 »), et de l’article 3 commun. Ces traités définissent les règles fondamentales du droit international humanitaire pendant les conflits armés. La première convention protège les blessés de guerre. La deuxième, les militaires blessés, malades ou naufragés en mer. La troisième, les prisonniers de guerre. Enfin, la quatrième convention protège les civils. Les femmes, dans l’article 27, seront spécialement protégées contre toute atteinte à leur honneur, et notamment contre le viol, la contrainte à la prostitution et tout attentat à leur pudeur.

L’article 3 commun déclare notamment prohibés : les atteintes portées à la vie et à l’intégrité corporelle, dont le meurtre sous toutes ses formes, les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices ; les atteintes à la dignité des personnes, dont les traitements humiliants et dégradants. Il réglemente à la façon d’une mini-convention les guerres civiles, les conflits armés internes qui s’étendent à d’autres États et les conflits internes durant lesquels un État tiers ou une force multinationale intervient aux côtés du gouvernement.

https://visionscarto.net/viols-en-temps-de-guerre

des victimesModifier

Le stigmate social qu'est le viol dans la plupart des sociétés rend le viol de guerre d'autant plus destructeur. En Libye alors que la révolution s'est déjà achevée, de nombreuses victimes sont ainsi persécutées. Dans ce pays, le crime du viol est considéré comme pire que la mort et produit une honte qui entache famille et tribu : l'omerta prime donc. Des femmes violées sont poussées au suicide ou sont assassinées lorsque le viol est découvert[5].

Prolongation des conflitsModifier

Une autre conséquence des viols massifs durant les conflits est la perpétuation des rancœurs et leur approfondissement. À la suite des viols ayant eu lieu en 2013 en Libye durant la révolution, certaines villes sont soupçonnées d'héberger des violeurs, provoquant des rivalités et des haines tenaces se prolongeant après la fin du conflit entre ces villes, notamment Misrata et Tawerga[5].

Grossesses imposéesModifier

Des jeunes femmes sont violées de façon répétée jusqu’à ce qu’elles soient enceintes. Elles sont maintenues en captivité jusqu’à un terme avancé de la gestation et sont relâchées lorsqu’un avortement ne peut plus être pratiqué. Dans certains cas, il s’agit d’une stratégie visant délibérément à corrompre les liens communautaires en forçant les femmes à donner naissance à un enfant porteur de l’identité culturelle des bourreaux (comme ce fut le cas en ex-Yougoslavie). Dans d’autres cas, il s’agit d’une manœuvre de l’adversaire pour s’implanter dans une région en créant un métissage entre population locale et groupe d’occupation (par exemple, en République Démocratique du Congo)[1].

 

 

HistoireModifier

Seconde Guerre mondialeModifier

Guerre d'IndochineModifier

La guerre d'Indochine a été le théâtre de nombreux viols commis par des soldats français, et dont on trouve le récit dans les écrits d'anciens militaires ayant pris par à la guerre comme Albert Spaggiari. On rapporte le cas de femmes fabriquant de la teinture rouge dans le but de salir leur pantalon et de faire croire qu'elles avaient leurs règles pour éviter les agressions[7].

LibyeModifier

Durant la révolution libyenne de 2011, des viols de masse sont perpétrés notamment par les armées et les affidés du régime de Mouammar Kadhafi, le , et à d'autres dates. En réaction à des manifestations de femmes victimes de ces exactions, le gouvernement libyen élabore en juin 2013 un projet de loi accordant un statut de victime de guerre aux femmes violées durant la révolution. Ce texte, pionnier dans le monde, a une naissance difficile : retardé à cause de la situation instable du pays, des réticences du parlement à aborder le sujet tabou[5], le décret est finalement adopté le [8].

Le décret accorde, outre un dédommagement sous forme de pension, des facilités d'accès aux soins, aux études en Libye ou à l'étranger, aux emplois du service public et de prêts ainsi qu'une aide juridique pour la poursuite des agresseurs[8]. Bien qu'une fatwa du mufti Sadek al-Ghariani ait été lancée exceptionnellement pour autoriser l'avortement pour les femmes violées durant la révolution, de nombreux enfants naissent des suites des viols massifs. Le décret permet de protéger ces enfants et de faciliter leur adoption[5].

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Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)