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Le blog de la Pintade Rose Rainbow

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Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)


Procrastiner ou chiller en 2018

Publié par La pintade rose sur 28 Décembre 2017, 09:36am

Catégories : #Les Odileries

Cela va être ma devise pour l'année 2018.

je vais faire les deux, car ces deux mots sont différents !

Est-ce important, pour VOUS, de ne rien faire ou de remettre à demain un Acte !

S'il n'y a pas d'urgence "de vie ou de mort" ! Cela peut attendre ! Non ?

(eh voilà, VOUS allez tout savoir sur ces deux mots, sauf si vous le savez déjà ou le faites aussi)

moi, je les kiffe !

la Pintade Rose 

Chiller :Prendre du bon temps, profiter.


Mais bon, bien vite il doit constater | Que pour être boss, eh bien mon pote il faut bosser | Il se dit comment faire pour chiller | Près du lac comme un mac, à la recherche de son passé (MC Solaar, « Dévotion », Prose combat, 1994) .

 

J'en ai passé des soirées avec le môme à chiller et lui demander la raison pour laquelle il ne voulait pas étudier… (Sens Unik, « Paquito », Tribulations, 1996) .

 

À part fumer des spliffs, mon premier kif, c'est de chiller | Rester tranquille au sein des miens, me laisser aller (Suprême NTM, « That's My People », Suprême NTM, 1998) .

 

étym. De l'argot anglo-américain to chill (verbe à sens multiple dont prendre du bon temps).

Procrastiner ou chiller en 2018

Être un « retardataire chronique » ne signifie pas ne rien faire. Au contraire, le sujet peut être pris d’une véritable frénésie d’activités (aller faire les courses, entamer un grand ménage de printemps, repeindre les volets, prendre des nouvelles de la grand-mère, faire de la maintenance informatique, etc.), tant que celles-ci ne possèdent aucun rapport avec la tâche problématique.

Descriptions et raisons probables :
Les causes psychologiques de procrastination sont toujours sujettes aux débats. Par étude clinique, il y aurait une connexion avec l'anxiété et une faible estime de soi. D'un autre côté, par étude méta-analytique, l'anxiété et le perfectionnisme n'ont aucune connexion ou, au mieux, une connexion extrêmement faible avec la procrastination. À la place, la procrastination est fortement connectée avec un manque de confiance en soi (par exemple l'impuissance apprise), l'ennui et l'apathie. La plus forte connexion avec la procrastination, cependant, est l'impulsivité.
Selon le psychologue Walter Mischel de l'université Stanford, qui a mené des expériences dans les années 1960, ce phénomène est principalement dû à un manque d'apprentissage de maîtrise de soi, de ses désirs. Selon lui, et quelques autres universitaires à sa suite, on peut apprendre cela vite et bien, surtout pour les enfants quand les parents sont partie prenante à cet apprentissage.
René Le Senne distingue, en caractérologie, le sous-type actif (qui fait ce qu'il doit faire indépendamment du plaisir qu'il y trouve) du sous-type émotif (qui agit seulement quand il est porté par l'enthousiasme, et sur ce qui lui apporte des satisfactions immédiates). Le groupement « E nA » (émotif-non actif) peut donc faciliter la procrastination.


Journée mondiale de la procrastination :
Le 25 mars est la « journée mondiale de la procrastination » lancée en 2010 par David d’Equainville, fondateur de la maison d’éditionAnabet.


En littérature

    ▪    La procrastination est le symptôme de l'oblomovisme, thème principal d'Oblomov, d'Ivan Gontcharov.
    ▪    Un leitmotiv dans le fameux Journal intime d'Henri-Frédéric Amiel : « […] Je ne lis toujours rien, sauf les journaux, et je ne trouve le temps pour rien. Une immense paresse engourdit de plus en plus mon être, et la procrastination du vieux professeur réduit à zéro ma vie utile. Toujours ni but, ni volonté, ni plan, ni énergie, ni espérance ; vie au jour le jour et à vau-l’eau. »
    ▪    L'expression est utilisée par Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu : « Les difficultés que ma santé, mon indécision, ma « procrastination », comme disait Saint-Loup, mettaient à réaliser n'importe quoi, m'avaient fait remettre de jour en jour, de mois en mois, d'année en année, l'éclaircissement de certains soupçons comme l'accomplissement de certains désirs. »
    ▪    La version française de l'un des tomes des Annales du Disque-monde de Terry Pratchett s'intitule Procrastination.
    ▪    Élisabeth Canitrot, La Tentation du lendemain (2010).
    ▪    John Perry, La Procrastination : l’art de remettre au lendemain, éd. Flammarion, 2012 (ISBN 9782746733787).
    ▪    Le premier chapitre de La conscience de Zeno d'Italo Svevo traite du rapport entre son héros et le tabac. Il est ainsi question de sa résolution reconduite de jour en jour d'arrêter de fumer dès le lendemain et donc de procrastination.

VIE PROFESSIONNELLE - Procrastination, ou l'art de remettre les choses à plus tard. Un défaut devenu sport national, dans lequel on excelle tous plus ou moins, qu'on soit jeune, vieux, grand ou petit. Car finalement c'est ça la procrastination: du tissu social sous forme de chips-bière-saucisson, à l'image d'une bonne soirée foot.

 

Malgré son côté sympa, la procrastination est une véritable tare pour les professionnels. En un mot, elle gâche la vie et nous enferme dans un paradoxe: penser tout le temps à ce qu'on doit faire, sans trouver la force de s'y résoudre. Comment s'en sortir? Peut-être en prenant conscience des racines de ce mal.

 

Non, la fainéantise n'est pas la seule réponse et voici 7 raisons de vous en convaincre. En espérant que vous irez jusqu'au bout de l'article... si vous en avez la force.

 Parce qu'il y a toujours quelque chose pour vous distraire

 

Non seulement la procrastination nous rend plus gros, plus bête et impuissant, mais elle gagne du terrain. C'est en gros la conclusion de Piers Steel, psychologue canadien, qui a mené pendant dix ans une enquête sur le sujet.

Mais à quoi doit-on une telle explosion de la remise à plus tard? Pour le psychologue, la raison est simple. Elle prend la forme d'un iPad, d'une télé, d'une console de jeu, d'un lecteur de DVD, ça dépend des cas. En clair, la technologie nous distrait et nous empêche d'être efficace.

Jetez votre télé!

Parce que certaines choses n'ont pas tellement d'importance

Comme le rappelle le blogueur anglais Paul Graham, il y a deux types de procrastinations: la mauvaise et la bonne.

Comment ça, la bonne? Selon lui, la procrastination peut être bonne si elle nous fait remettre à plus tard des petits travaux pas très importants au profit d'une tâche primordiale. Imaginez donc. Vous êtes chercheur, vous êtes sur le point de découvrir un vaccin révolutionnaire contre les caries mais quelque chose vous trotte dans la tête: vous avez oublié de vider la litière du chat, qui a tendance à se montrer délicat pour ces choses-là.

Eh bien avec la procrastination, la litière du chat elle attendra. Et adieu aux caries.

Pour faire simple, selon Paul Graham la majorité des choses que l'on remet à plus tard sont dénuées d'importance. Une manière de voir le verre à moitié plein.

 

" Il s'agit de tâches qui ne seront jamais mentionnées dans votre nécrologie, explique-t-il. Sur le moment, il est difficile de savoir ce qui est le plus important, mais il y a toute une série de tâches qui peuvent aisément être mises de côté: se raser, faire sa lessive, faire le ménage, écrire des notes de remerciements."

 

Et Paul Graham d'ajouter que les personnes sachant remettre ces petites tâches à plus tard sont celles qui réussissent le mieux.

Parce que vous pensez que les petites choses peuvent se régler en une minute

Comme on l'a vu, les tâches que l'on remet à plus tard sont souvent les moins importantes. Pour cette raison, on a tendance à penser qu'elles ne seront pas longues à remplir, et donc qu'on pourra s'en occuper au dernier moment.

Nos amis d'outre-Atlantique appellent cela "erreur de planification", la raison pour laquelle on finit par ne pas faire du tout les petits travaux parce qu'ON N'A SIMPLEMENT PLUS LE TEMPS!

 Parce que vous êtes tout simplement né comme ça

D'après une étude publiée dans la revue Journal of Clinical and Experimental Neuropsychology, les procrastinateurs, une tribu qui compte de nouveaux membres chaque jour (voir n°1), seraient probablement aussi sujets à des problèmes de self-control, d'entrain et de concentration.

Les chercheurs vont même plus loin: selon eux, ces déficiences seraient dues à des différences dans la constitution du cerveau (en particulier dans le cortex pré-frontal). Voilà, amis procrastinateurs, maintenant vous avez une excuse pour ne pas débarrasser votre salon des 3724 cadavres de bouteilles qui jonchent le parquet: vous n'êtes pas fait comme les autres.

 Parce que vous êtes un jouisseur invétéré

Il est 20h. Vous êtes sur votre canapé avec la prunelle de vos yeux et vous décidez de regarder un film. Au choix, une comédie qui ne paie pas de mine mais vous permettra de vider votre pot de Nutella en rigolant à gorge déployée ou une palme d'or un peu lente, un peu intellectuelle sur les bords, et qu'il fait bon mentionner dans les dîners.

- le choix est vite fait: c'est le gros truc franchouillard, même un peu nul, qui emportera votre faveur quoi qu'il arrive. Et le chef-d'oeuvre en noir et blanc, petite perle d'étude sociologique mâtinée d'une certaine insolence, sera, inéluctablement, relégué aux oubliettes. Pourquoi? Parce que, même quand il s'agit d'une activité agréable comme le visionnage d'un film, on veut prendre du plaisir im-mé-dia-te-ment.

Le film intellectuel requiert une certaine dose de concentration et d'adaptation, un effort qu'on n'est souvent pas prêt à fournir, le soir, sur le canapé, en compagnie d'un gros pot de Nutella. Qu'on n'est pas prêt à fournir tout court.

Parce que vous manquez peut-être d'un peu de confiance en vous

Des chercheurs de l'université DePaul, à Chicago, ont trouvé des liens entre la procrastination et le manque de confiance.

Un lien logique, en somme: les personnes ayant le moins confiance en elles auraient tendance à se montrer défaitistes, et donc à remettre leurs tâches à plus tard par peur de les rater. Joseph Ferrari, qui a mené l'étude, explique:

 

"Il ne s'agit pas ici de mauvaise gestion du temps. Dire à un procrastinateur chronique de faire quelque, c'est un peu comme demander à un dépressif d'avoir le moral."

 

Une autre étude, anglaise cette fois-ci, publiée dans le British Journal of Educational Psychology, a démontré que plus un étudiant était anxieux vis-à-vis de ses examens, plus il était à même de reporter ses révisions, et donc de rentrer dans un cercle vicieux: remettre les choses les plus dures à plus tard et ne plus avoir assez de temps pour les compléter.

En clair, suivez cet adage de Jennifer Lopez: "C'est en ayant confiance en soi que l'on devient sexy."

Parce que vous comptez trop sur les autres

C'est un peu le sempiternel débat entre l'homme qui construit son bonheur par lui-même et celui qui a besoin des autres.

On croit tous qu'avoir une tierce personne pour nous épauler dans nos projets nous aiderait à travailler, perdre du poids, écrire son autobiographie... Que nenni, une étude de 2011, publiée ici dans le Wall Street Journal, montre que cette personne aurait plutôt tendance à nous ralentir dans notre progression.

La raison? Selon nos chercheurs, le fait de se reposer moralement sur quelqu'un d'autre nous empêcherait d'aller de l'avant et nous éviterait en plus de culpabiliser si l'on ne fait rien. "C'est pas grave, tu y arriveras bientôt", "La bataille est perdue, pas la guerre", répètent les amis. Du coup, apaisé par cet espèce de baume spirituel, on ne fait rien. Et, au final, la guerre est perdue. C'est malin.

 Euh...

On aurait pu écrire une huitième partie mais on a préféré remettre ça à une autre fois. On plaisante, en réalité, on a préféré vous concocter un petit diapo sur les meilleures façons de combattre la procrastination:

Procrastiner ou chiller en 2018

Une autre étude :

Procrastiner peut sembler anodin. Pourtant, cette tendance à faire le lendemain ce que l'on pourrait accomplir le jour même est souvent source de stress et de culpabilité. Comment expliquer la procrastination et la combattre? Témoignages et conseils, en cette Journée de la procrastination.

"Quand je dois rendre un papier le mardi, il est impossible que je me mette à l'écrire avant le mercredi. Quitte à me lever à 4 ou 5h du matin pour l'envoyer à l'ouverture des bureaux. Mais attention! Pour que je me lève à 5h le mercredi, il faut que le rédac' chef m'ait sonné les cloches le mardi à 18h. Sinon, c'est mort pour toute la journée du mercredi: je me lèverai à 5h le jeudi." Si Sabine, journaliste, parle de sa propension à procrastiner avec pas mal d'humour et de recul, elle n'en confie pas moins que cette faculté à remettre systématiquement au lendemain ce qu'elle est censée faire le jour même lui pose pas mal de problèmes, professionnellement et socialement. Pas assez néanmoins pour y remédier, regrette la jeune femme.  

Loin d'être un cas à part, Sabine appartient à la large cohorte des procrastinateurs. Un mot bien difficile à écrire et à prononcer qui décrit donc un trouble du comportement empêchant ceux qui en sont atteints de s'atteler à certaines tâches sans au préalable perdre un temps considérable à repousser le plus longtemps possible la mise en action. 

 
 

Comment expliquer les causes de la procrastination? Quels peuvent en être les conséquences lorsque le trouble est excessif? Existe-t-il, sinon des solutions, des pistes permettant de sortir de ce cercle vicieux?  

Souvent, la procrastination survient dès l'enfance

"Difficile d'identifier une seule cause à la procrastination", analyse Diane Ballonad Rolland, consultante et formatrice en organisation, gestion du temps et du stress, auteur de l'ouvrage J'arrête de procrastiner (éd. Eyrolles). "C'est en général très lié à la gestion du temps, mais pas uniquement. Il ne s'agit pas, comme on peut parfois le lire ou l'entendre, de paresse ou de dilettantisme. Souvent les procrastinateurs sont au contraire des personnes débordées, qui se laissent dépasser par de trop nombreuses tâches à accomplir. Il peut y avoir également, sous-jacente, la peur de ne pas y arriver, une résistance au changement, un problème d'estime de soi ou à l'inverse un excès de perfectionnisme qui empêche de terminer une action de crainte qu'elle ne soit pas parfaitement exécutée."  

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