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Le blog de la Pintade Rose Rainbow

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Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)


Ses cellules cancéreuses ont fait avancer la science ()()()

Publié par La pintade rose sur 4 Janvier 2018, 10:21am

Catégories : #j'aime, #Femmes Femmes...

De nombreuses entreprises vendent désormais des cellules HeLa à différents laboratoires à travers le monde. Ils vendent donc des cellules ayant appartenu à une personne, Henrietta Lacks, n’ayant jamais donné son accord pour cela (dans la mesure où on ne le lui a pas demandé).

A l’heure actuelle, des entreprises s’enrichissent grâce à ces cellules cancéreuses ayant causé la mort de cette femme, enterrée sans même une pierre tombale. Ni elle, ni sa famille n’ont vu le moindre centime de ce commerce.

paix à son àme

Henrietta Lacks (1er août 1920 – 4 octobre 1951), parfois appelée à tort Henrietta Lakes, Helen Lane ou Helen Larson, est une femme afro-américaine morte d'une tumeur cancéreuse à développement très rapide. Ses cellules sont les premières à avoir pu être cultivées in vitro et ont pour cette raison été utilisées dans le monde entier sous le nom de « HeLa ». Elles ont permis en particulier la mise au point du vaccin contre la poliomyélite et à une meilleure connaissance des tumeurs et des virus, ainsi qu'à des avancées comme le clonage ou la thérapie génique.

Henrietta Lacks est née Loretta Pleasant le  à Roanoke (Virginie). Sa mère est morte en donnant naissance à son dixième enfant en 1924. Son père s'est retrouvé incapable d'élever tous ses enfants, et s'est fait aider par sa famille. La petite Henrietta a été élevée par son grand-père Tommy Lacks. Elle partageait sa chambre avec son cousin David "Day" Lacks (1915–2002). Le 10 avril 1941 elle se marie avec lui, ils ont eu cinq enfants: Lawrence Lacks, Elsie Lacks, David "Sonny" Lacks (né en 1947), Jr., Deborah Lacks Pullum (1949–2009), et Zakariyya Bari Abdul Rahman (né Joseph Lacks en septembre 1950). Elle travaillait dans les champs de tabac.

Le 29 janvier 1951, à la suite d'une boule dans le ventre et de saignements, elle se rend à l'hôpital Johns-Hopkins pour se faire examiner dans ce seul grand hôpital de la région qui accueille les patients noirs. Elle n'avait aucune anomalie du col de l'utérus lors de la visite de contrôle après son accouchement, ce qui indique un développement très rapide de la tumeur. Après avoir donné naissance à son cinquième enfant, Joseph, elle avait saigné abondamment. Les médecins avaient suspecté la syphilis, mais le test était négatif. Le médecin préleva un échantillon de la tumeur localisé sur son col de l'utérus, qui se révéla être une tumeur maligne très invasive. Elle a été traitée avec des tubes de radium. Pendant son traitement, deux échantillons ont été prélevés, sans son consentement. Elle retourne à l'hôpital le 8 août pour un nouveau traitement, et y meurt le 4 octobre 1951 à l'âge de 31 ans. Une autopsie a montré qu'elle avait des métastases dans tout le corps. Son mari a refusé l'autorisation de prélèvement.

 

 

Usage des cellulesModifier

Dans les années qui suivirent l'expédition de cellules HeLa à différents laboratoires du monde, beaucoup de ceux-ci arrivèrent à établir in vitro des lignées de cellules d'autres cancers (poumon, gorge, foie…), alors que cette opération échouait jusque-là. Il s'est avéré par la suite que certaines de ces lignées cellulaires, nouvellement établies, étaient contaminées par des cellules HeLa (à la suite d'erreurs de manipulations). Celles-ci avaient réussi à prendre le dessus en proliférant mieux et plus vite que les cellules originelles. Il s'agit là d'une erreur fréquente en culture cellulaire due à un manque de rigueur.

Ses enfants n'ont appris que tardivement ce prélèvement, et ont exprimé publiquement leur désapprobation que le service rendu post-mortem à la science par leur mère ne lui ait même pas valu, en retour, une sépulture décente. Plus globalement, ce cas soulève de nombreuses questions éthiques dont le consentement, absent ici, n'est pas la moindre.

 

 

Fondation Henrietta LacksModifier

La journaliste américaine Rebecca Skloot, après avoir consacré plusieurs années à la rédaction d'un livre racontant la vie d'Henrietta Lacks, a créé la fondation Henrietta Lacks. Cette fondation a pour objet d'aider financièrement ses descendants, qui vivent pauvrement et n'ont pas de protection sociale alors que les cellules d'Henrietta ont fait la fortune de certains professionnels de santé[5].

 

 

Notes et référencesModifier

 

Les cellules HeLa sont une lignée cellulaire cancéreuse utilisée en biologie cellulaire et en recherche médicale. Ces cellules proviennent d'un prélèvement de métastase effectué sur une patiente Afro Américaine atteinte d'un cancer du col de l'utérus et décédée en 1951Henrietta Lacks. Ses cellules sont d'un usage extrêmement courant dans les laboratoires de recherche de biologie.

 

https://www.cshl.edu/videos/henrietta-lacks-hela-cells-impact-biological-research-informed-consent/

Les cellules HeLa forment la première lignée cellulaire immortelle d'origine humaine jamais établie[1],[2] par George Gay (une lignée immortelle de cellules d'origine animale avait été créée 11 ans auparavant par Wilton Earle). Ces cellules présentent la particularité de se diviser indéfiniment. Elles n'ont pas de système de régulation, ce qui fait qu'elles ne peuvent que proliférer[3] (dans des conditions de culture en laboratoire). Les chercheurs de l'université de Washington expliquent ce phénomène inhabituel par le fait que le gène cancérigène du virus ayant touché Henrietta ait rencontré un gène oncogène préexistant dans son organisme, et que l'association de ces deux gènes ait « potentialisé leurs effets ». Dans l'organisme d'Henrietta se trouvait une enzyme qui, quand elle est absente, empêche les cellules de se diviser.

 

 

Contamination des lignées cellulaires par HeLaModifier

En 1966, Stanley Gartler suggéra que la majorité des lignées cellulaires humaines alors existantes dérivait des cellules HeLa[4]. À la suite de ce travail, the American Type Culture Collection, organisme officiellement chargé de conserver des cellules en en garantissant la pureté testa toutes ses lignées cellulaires en 1968 : sur les 34, 24 n'étaient composées que de cellules HeLa[5].

Walter Nelson-Rees prolongea les travaux de Gartler dans une série de 11 articles dont 5 publiés dans la revue Science[6],[7]. Ses conclusions, reçues avec beaucoup de réticence par la communauté scientifique, semblent - au moins partiellement - confirmées aujourd'hui : entre 15 et 30 % des lignées cellulaires seraient contaminées.

D'autres lignées humaines que les cellules HeLa peuvent contaminer les cultures.

 

 

Cas d'utilisationModifier

Les cellules HeLa ont servi dans les années 1950 à la mise au point du vaccin contre la poliomyélite, et ont permis des avancées dans la connaissance des virus et de la génétique. Elles ont été utilisées dans des expériences sur l'effet des radiations, et ont été embarquées dans l'espace pour permettre aux biologistes d'étudier les effets de l'apesanteur. Une des principales avancées a été la mise au point de techniques de congélation qui n'altèrent pas les cellules, et permettent de stopper le développement dans un état précis, et de le reprendre à volonté.

 

 

Usages en laboratoiresModifier

La conférence de Lake Placid en 1978 fut un évènement majeur : la FDA autorisait l'utilisation de lignées continues pour la production de substances à destination de l'homme.

Ses cellules cancéreuses ont fait avancer la science ()()()Ses cellules cancéreuses ont fait avancer la science ()()()

L’extraordinaire histoire des cellules immortelles d’Henrietta Lacks

Ceci n’est pas un article sur le paranormal. C’est une histoire vraie, mais tellement incroyable que j’ai voulu la partager avec vous.

Henrietta Lacks est une afro-américaine  née en 1920 dans l’Etat de Virginie qui vivait dans une banlieue pauvre de Baltimore.  Elle vient consulter à l’hôpital Hopkins de la ville qui accueille les gens de couleur et les plus démunis en se plaignant de douleur dans l’abdomen et de pertes de sang non justifiées.  Le gynécologue lui diagnostique un cancer du col de  l’utérus étonnamment développé déjà pour être passé inaperçu au moment de l’accouchement. 

Il était de pratique courante dans cet hôpital de prélever des tissus sur les malades pour alimenter le laboratoire de recherches biologiques de l’hôpital, sans en avertir les malades.. Pauvres et peu instruits, à quoi bon ? Des cellules saines et malades lui sont donc prélevées sans son consentement.

A la grande surprise du médecin biologiste, Georges Otto Grey, les cellules saines d’Henrietta  meurent, mais les malignes  se multiplient  in vitro à une vitesse foudroyante  et à l’infini…

Cette découverte est d’un grand intérêt pour George Otto Gey car enfin il pouvait cultiver in vitro des cellules humaines, ce qui à l’époque, n’avait jamais été réalisé, celles ci étant difficiles à maintenir en culture de part leur faible nombre de divisions. 

Ces cellules se divisant à l’infini il était donc facile de les cultiver et de les distribuer dans d’autres laboratoires de recherche.  Cette lignée cellulaire fut appellée lignée HeLa  (He pour Henriette et La pour Lacks) et, est, à l’heure actuellela lignée standard pour toutes les études de cancérologie et biologie cellulaire effectuées sur des cellules humaines.

Tous ces scientifiques travaillent donc avec ces cellules, issues du corps d’Henrietta Lacks. Elles auront même effectué un séjour dans l’espace afin de savoir si des cellules humaines pouvaient survivre en l’absence de gravité. On estime aussi que le nombre actuel de cellules HeLa disponibles à travers le monde dépasse le nombre de cellules qu’Henrietta Lacks ait jamais eu dans son corps.

« Alignées bout à bout, les cellules HeLa, produites depuis le début de leur mise en culture, feraient au moins trois fois le tour de la Terre, s’étirant sur plus de cent mille kilomètres et pesant 5 tonnes…  Impressionnant, pour ce petit bout de femme d’un mètre cinquante », écrit la journaliste Rebecca Skloot dans La Vie immortelle d’Henrietta Lacks (Calmann-Lévy, 2011).

Les cellules d’Henrietta traversent non seulement les Etats-Unis, mais partent en Amérique du Sud, en Europe et en Asie, par bateau, par avion ou même à dos de mulet. C’est sur HeLa que les chercheurs testent les techniques de congélation de cellules. C’est avec elle qu’ils normalisent les protocoles de culture de cellules. C’est aussi grâce à elle que la communauté scientifique avancera rapidement dans le domaine de la génétique, la lutte contre le VIH ou la compréhension des cancers.

Ses cellules cancéreuses ont fait avancer la science ()()()Ses cellules cancéreuses ont fait avancer la science ()()()

Cependant, ces cellules ont posé et posent encore des  questions d’ordre éthique

Un des premiers points est le fait que les cellules ont été initialement prélevées sans l’autorisation de la patiente avant d’être largement diffusées par la suite (après la mort d’Henrietta Lacks). Ils se posent alors une question à laquelle chacun peut avoir une réponse très personnelle: des cellules prélevées d’un individu (contenant donc son ADN) lui appartiennent elles toujours? 

Cette question fût posée par les avocats de la famille Lacks qui ont tenté de faire valoir leurs droits.  Ce fut la lutte du pot de terre (famille noire pauvre et peu éduquée) contre le pot de fer (l’industrie pharmaceutique) Le résultat était évident : 

La cour suprême de Californie statua que ce n’était pas le cas et que donc ces cellules pouvaient êtredistribuées et commercialisées librement.

Ceci nous amène donc au second point: la commercialisation de ces cellules. 

Si le Dr Georges Otto Grey s’est toujours défendu d’avoir tiré le moindre profit de sa découverte, celle-ci n’a pas échappée à l’industrie pharmaceutique. 

De nombreuses entreprises vendent désormais des cellules HeLa à différents laboratoires à travers le monde. Ils vendent donc des cellules ayant appartenu à une personne, Henrietta Lacks, n’ayant jamais donné son accord pour cela (dans la mesure où on ne le lui a pas demandé).

A l’heure actuelle, des entreprises s’enrichissent grâce à ces cellules cancéreuses ayant causé la mort de cette femme, enterrée sans même une pierre tombale. Ni elle, ni sa famille n’ont vu le moindre centime de ce commerce.

Certains scientifiques lui ont cependant rendu hommage et elle reçut des honneurs post mortem à plusieurs reprises en tant que contributrice importante (bien qu’elle ne l’ait jamais su) en matière de recherche biomédicale, les cellules HeLa ayant, par exemple, aidé à mettre au point un vaccin pour la polio.

« C’est une des rares lignées à avoir acquis un statut de « gold standard » de la recherche « , note Hervé Chneiweiss, président du comité d’éthique de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Cela fait une belle jambe, à elle et à sa famille..

SOURCES : 

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/08/26/l-heritage-immortel-d-henrietta-lacks_3466644_1650684.html

http://www.biopsci.com/2009/01/20/henrietta-lacks-du-cancer-a-limmortalite/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henrietta_Lacks

http://www.franceinter.fr/emission-au-fil-de-lhistoire-hela-pour-toujours

http://www.pnas.org/content/98/14/7656.full

http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/01/08/01008-20110108ARTFIG00001-hela-l-incroyable-destin-d-une-immortelle.php

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