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20 Jan

Tarig, qu'as-tu fais à ces Femmes et de tes enseignements ~~

Publié par La pintade rose  - Catégories :  #Je déteste

Tariq Ramadan est en effet connu dans le monde entier comme un intellectuel brillant, même s'il suscite par ailleurs la méfiance pour ses déclarations sur le voile, la lapidation, la doctrine religieuse, la naissance d'un islam français ou européen.

Après l'affaire Harvey Weinstein aux Etats-Unis et le phénomène #BalanceTonPorc en France, cette nouvelle affaire frappe de plein fouet le monde religieux et en particulier musulman, où Tariq Ramadan dispose d'une influence considérable, comme l'écrit Le Monde. Petit fils du fondateur des frères musulmans, résident britannique et professeur à Oxford.

Henda Ayari, première femme à avoir porté plainte contre Tariq Ramadan pour viol, a d'ailleurs fait le rapprochement ce lundi entre les positions de ce dernier sur le plan religieux et politique et sa conception de la femme. Sur France Info, elle relate les justifications que lui aurait fourni Tariq Ramadan après son agression : "Il m'a dit que j'avais ce que je méritais. Le fait que je sois habillée à l'occidentale était une manière de provoquer le désir. Il m'a reproché de ne pas être une femme d'expérience sexuellement" (voir l'interview sur France info ici). Dans Le Parisien, elle dit avoir été insultée au lendemain de son viol : "j’étais venue pour ça, je méritais ça, je l’avais cherché. Je n’avais qu’à porter le voile, sinon j’étais une prostituée". 
Elle s'est aussi dite certaine que pour l'islamologue, "soit vous êtes voilée, soit vous êtes violée". "Il y a beaucoup de musulmans qui respectent les femmes et les droits à l'égalité entre hommes et femmes. Ce sont eux qu'il faut valoriser. Pas ceux qui instrumentalisent l'islam pour asservir les femmes", conclut-elle.

Tarig, qu'as-tu fais à ces Femmes et de tes enseignements ~~

Dans son livre Frère Tariq et dans d'innombrables articles et interventions médiatiques, Caroline Fourest accuse Tariq Ramadan de pratiquer un "double-discours", qui selon elle varierait selon les personnes à qui il s'adresse.

Voyons si cette accusation de double-discours" ne pourrait pas tout autant, voire même plus encore, s'appliquer à Caroline Fourest... 

 

Caroline Fourest, une "féministe" autoproclamée... mais qui diffame et dénigre une femme agressée

En 2014, Caroline Fourest a été condamnée par la justice en première instance pour avoir sali et diffamé une femme musulmane victime d'une agression raciste (nous attendons les nouvelles du procès en appel). Pour mettre en doute la parole de la victime, Caroline Fourest avait utilisé les arguments habituels de ceux qui agressent les femmes lorsqu'ils veulent discréditer la parole des victimes (du genre "pourquoi n'a-t-elle pas porté plainte plus tôt?"...etc).

Etrange conception du féminisme que de dénigrer une femme agressée...

 

Caroline Fourest accuse Tariq Ramadan d'être un menteur... alors que c'est elle qui a été plusieurs fois condamnée pour diffamation

Caroline Fourest accuse régulièrement Tariq Ramadan d'être un menteur. Rappelons que contrairement à Caroline Fourest qui accumule les condamnations, notamment pour diffamation, Tariq Ramadan n'a jamais été condamné par la justice... mais ça n'empêche pas Caroline Fourest de passer son temps à lui donner des leçons de morale.

 

Caroline Fourest, une "combattante de la liberté d'expression"... qui utilise l'intimidation pour censurer ses critiques

Ancienne de Charlie Hebdo, Caroline Fourest se décrit constamment dans les médias comme une combattante de la liberté d'expression. En réalité, elle ne ménage pas ses efforts pour faire supprimer les textes ou articles qui la dérangent.

Caroline Fourest et sa revue Prochoix ont envoyé plusieurs lettres d'intimidation au collectif LMSI afin qu'il supprime de son site les textes critiques envers Caroline Fourest... un chantage auquel le collectif a refusé de céder. 

En mars 2012, Caroline Fourest a affirmé notamment dans le Huffington Post porter plainte contre le jury des Y'a Bon awards qui lui avait décerné un prix parodique... une annonce étrange pour une ancienne de Charlie Hebdo qui prétend défendre le droit à l'humour à la parodie. Les Indivisibles (qui organisent la cérémonie) affirment en réalité n'avoir jamais reçu de nouvelles de la plainte annoncée avec fracas par Caroline Fourest dans les médias... Fourest aurait-elle tenté une nouvelle tentative d'intimidation par le bluff?... Est-elle simplement mythomane?... 

 

Caroline Fourest, une anti-complotiste qui voit partout des complots "islamistes"

Caroline a consacré de nombreuses chroniques ou articles à la lutte contre le conspirationnisme. Elle a même réalisé un "documentaire" intitulé Les Obsédés du Complot, dans lequel elle dénonce ceux qui voient partout des complots "sionistes", mais sans jamais mentionner ceux qui comme elle voient partout des complots d' "islamistes", de "Frères Musulmans", de Tariq Ramadan, ou de "mollahs iraniens". C'est Caroline Fourest par exemple qui a lancé la fameuse théorie mensongère selon laquelle la création du mot "islamophobie" serait un complot de "mollahs iraniens". Toujours selon Caroline Fourest, la famille de Tariq Ramadan comploterait pour conquérir l'Europe, elle en voit des signes même dans son prénom "Tariq", et dans son mariage avec une catholique!

Dans Frère Tariq, Fourest cherche dans chaque fait et geste de la famille Ramadan le signe d'un complot pour islamiser l'Europe (source)

Il y a quelques jours encore, Caroline Fourest a diffusé sur les réseaux sociaux un texte grotesque de Mohamed Louizi dans lequel il voit dans le Hijab Day organisé à Sciences Po un complot des "islamistes" et des "fréro-salafistes"(sic).

 

Caroline Fourest accuse Tariq Ramadan de "liens avec les extrémistes"... et les siens?

Caroline Fourest accuse également Tariq Ramadan d'être "lié à des extrémistes"... Qu'en est-il de Caroline Fourest?

Caroline Fourest a co-écrit en 2006 une tribune avec Pierre Cassen, islamophobe revendiqué, cofondateur du site d'extrême-droite Riposte Laïque.

Caroline Fourest a cofondé la revue Prochoix, dont plusieurs contributeurs (Jeanne Bourdillon, Anne Zelensky, Pascal Hilout) sont devenus des piliers du site Riposte Laïque. Les frontières entre la revue de Fourest Prochoix et l'extrême-droite sont donc très poreuses.

Caroline Fourest a maintes fois affiché son soutien à Mohamed Sifaoui, essayiste épinglé par le CSA pour des propos racistes répétés.

L'éditeur américain de Caroline Fourest est Encounter Books, spécialisé dans les ouvrages d'extrême-droite, qui publie des ouvrages racistes, complotistes et pro-armes à feu.  

Tarig, qu'as-tu fais à ces Femmes et de tes enseignements ~~

Les accusations de viols portées contre Tariq Ramadan fin octobre 2017 ont eu l’effet d’une bombe. Figure médiatique, l’homme suscite autant la méfiance que l’admiration. Au sein des communautés musulmanes, ainsi que pour quelques intellectuels altermondialistes, il reste une référence.

Dans le sillage des révélations à l’encontre du producteur de cinéma américain Harvey Weinstein, l’affaire Ramadan a fini par rebondir à Genève, la ville où l’intellectuel a fait ses premières armes en tant qu’enseignant, qu’acteur politique et enfin en tant que religieux. Plusieurs femmes ont ainsi témoigné dans la presse du harcèlement sexuel dont elles auraient été victimes, il y a plus de trente ans de cela. Face à ces révélations, je ressens à mon tour un devoir de témoigner.

Dialoguer avec la mouvance Ramadan

Durant vingt ans, j’ai été un proche de Tariq Ramadan. Il m’a d’abord aidé, lorsque les choses étaient compliquées pour moi, à l’école; puis nous sommes devenus partenaire de sport, je l’ai ensuite soutenu dans des projets humanitaires, dans le cadre de l’association Coopération-Coup de main, par exemple. Lorsque j’en suis venu à m’intéresser à la question de l’intégration des musulmans en Europe, thème qui deviendra mon sujet de thèse, ma proximité avec lui et certains de ses proches va forcément influencer ma perception des réalités musulmanes en Occident.

Je connaissais son discours, je l’avais longtemps observé au quotidien défendre ses opinions. J’étais convaincu que si les pouvoirs publics européens voulaient trouver des pistes pour atténuer les tensions naissantes avec les populations musulmanes en Europe, c’était avec la mouvance Ramadan qu’ils devraient dialoguer. Il proposait un discours original au sein des communautés islamiques: «Etre un bon musulman, c’est être un bon citoyen.» Et longtemps, je n’ai pas perçu les incohérences du personnage.

Intimidation, culpabilisation, violence verbale

De façon inexplicable, il rompra tout contact lorsque je fus engagé à l’Université de Fribourg en tant que maître d’enseignement et de recherche, me couvrant alors d’insultes. C’est en tentant de comprendre pourquoi que je vais prendre connaissance d’une autre facette du personnage, jusque-là insoupçonnée. Peu à peu, par l’intermédiaire d’amis communs, me seront rapportés des témoignages de comportement envers les femmes en totale contradiction avec ses discours: l’homme vivait dans un mensonge permanent.

Ces éléments venaient corroborer les nombreuses rumeurs auxquelles je n’avais jamais voulu donner aucun crédit. De par mes activités au sein du Groupe de recherche sur l’islam en Suisse, je devais dès lors trouver un chemin entre le dégoût que j’éprouvais désormais envers l’ancien ami et les éléments positifs de son discours sur les transformations de la présence musulmane en Europe. Par honnêteté intellectuelle, je m’efforçais de ne pas mélanger sentiments personnels et travail.

 

Un refus insupportable

 

Aujourd’hui, à la lecture des témoignages de ces femmes, et au regard du courage qu’il leur a fallu, je ne peux plus garder le silence sur mes propres interrogations. Les manœuvres utilisées contre ces femmes, d’anciennes élèves parfois, pour les faire taire, relève de la même logique d’accusation, d’intimidation, à laquelle je fus soumis au moment de notre rupture. A celles ou ceux qui lui résistent, ou refusent à un moment donné de le suivre, Tariq Ramadan répond par l’intimidation, la culpabilisation, la violence verbale. La mécanique est la même.

Publiquement, son discours est exemplaire. L’intellectuel brillant, engagé socialement, semble mesuré dans ses propos… En privé, il manipule, construit sa toile: combien de jeunes (garçons autant que filles) se sont-ils convertis sous son influence? Combien de filles (dont certaines mineures) se sont-elles laissé séduire par son discours?

A ceux qui se retranchent dans le déni

Aujourd’hui, je découvre que ses dérapages se sont produits dès le milieu des années 1980, au moment même où il organisait des actions humanitaires dans son école des Coudriers. Trente années de souffrances infligées à des femmes sans l’expression d’aucun remords. Combien de personnes se sentent-elles trahies parmi celles ou ceux qui ont travaillé avec lui, que ce soit dans l’humanitaire, à Genève, dans le secteur associatif islamique en France, en Belgique, à Québec ou à l’île Maurice? Pour tous ces collègues enseignants, la déception doit être immense, sans parler de ses anciens élèves. La vraie perversion n’est-elle pas là, abuser de son pouvoir d’enseignant pour séduire, manipuler et obtenir des faveurs sexuelles de ses élèves?

Pour maintenir le silence, Tariq Ramadan a pu compter sur de nombreuses «tolérances» ou lâchetés: d’abord de la part de sa hiérarchie au sein du Département de l’instruction publique, qui a minimisé (selon les termes mêmes d’un de ses anciens directeurs) les accusations portées à l’encontre du charismatique professeur de philosophie; ensuite dans les instances dirigeantes de l’Union des organisations islamiques de France qui connaissent depuis des années les mœurs sexuelles de Ramadan; parmi nombre de responsables associatifs dans le monde francophone enfin qui se retranchent dans le déni, au mépris de leurs coreligionnaires, en droit d’attendre un peu plus de probité de leurs leaders…

Je m’adresse aujourd’hui à ces personnes qui savent, ou devraient savoir, et ont la responsabilité de parler, comme ont eu le courage de le faire ces femmes brisées. Au-delà même du caractère pénalement condamnable ou non de ses actes, il est temps de dénoncer le comportement indigne de l’enseignant, de l’homme de foi, de l’intellectuel, de l’homme tout court. 

Tarig, qu'as-tu fais à ces Femmes et de tes enseignements ~~

Première accusation de viol contre Tariq Ramadan

C'est l'écrivaine Henda Ayari qui a, la première, accusé Tariq Ramadan de viol, pour des faits remontant en 2012. Auteure en 2016 d'un livre intitulé "J'ai décidé d'être libre", ouvrage dans lequel racontait son passé de jeune femme mariée à un salafiste, elle y racontait avoir été violée dans sa jeunesse, sans donner le nom de son agresseur, de peur de "menaces de sa part" et sur ses enfants. Le nom est finalement tombé le vendredi 20 octobre : poussée par ses proches et par le climat installé par l'affaire Weinstein, Henda Ayari a révélé dans un post sur Facebook que c'est Tariq Ramadan qui l'avait agressée. Elle affirme avoir été menacée après cette agression, et dit avoir été victime de pressions exercées sur elle pour qu'elle ne parle pas. "J'ai gardé le silence depuis plusieurs années par peur des représailles car en le menaçant de porter plainte pour le viol dont j'ai été victime, il n'avait pas hésité à me menacer et à me dire également qu'on pourrait s'en prendre à mes enfants, j'ai eu peur et j'ai gardé le silence tout ce temps", expliquait-elle sur Facebook, ajoutant : "Aujourd'hui je ne peux plus garder ce secret trop lourd à porter, il est temps pour moi de dire la vérité. C'est très dur mais je me sens soulagée, j'ai ressenti le besoin de parler aussi pour toutes les autres victimes".

Au Parisien le lundi 30 octobre, Henda Ayari a raconté dans le détail sa rencontre avec Tariq Ramadan dès 2010. Perdue après sa séparation d'un mari extrémiste et violent, sa répudiation et le retrait de la garde de ses trois enfants, sans travail et sans logement, Henda Ayari raconte qu'elle culpabilisait après avoir retiré son voile pour trouver plus facilement du travail. Ce sont ces questionnements qui la pousseront à chercher conseil auprès de Tariq Ramadan, qui n'aurait pas manqué de lui faire des remontrances sur le sujet. Deux ans plus tard, en mars 2012, elle finit par accepter un rendez-vous dans un hôtel "de l'est de Paris". D'abord sous le charme, elle sera vite sous l'emprise de son agresseur présumé. "Il m’a embrassée, et je me suis laissé faire, je n’ai pas honte de le dire. Puis il s’est littéralement jeté sur moi. Alors le conte de fée s’est transformé en cauchemar, le prince charmant en monstre. Il m’a étranglée très fort, si fort que j’ai pensé que j’allais mourir. Il m’a giflée, car je résistais. Il m’a violée", dit-elle dans le Parisien (lire l'article ici). Après avoir déposé plainte, Henda Ayari a été entendue mardi par les enquêteurs.

Seconde accusation de viol contre Tariq Ramadan

Selon le Parisien et Le Monde, une autre plainte a été déposée contre Tariq Ramadan pour viol au parquet de Paris. Dans deux articles publiés le vendredi 27 octobre, une femme, qui souffre d'un handicap aux jambes, raconte elle-aussi avoir pris contact avec Tariq Ramadan en 2009 pour des conseils religieux. De Facebook, la conversation devait se poursuivre dans un hôtel lyonnais, où l'islamologue aurait donné rendez-vous à sa victime présumée. Le mode opératoire ressemble en de nombreux points à celui qu'aurait subi Henda Ayari, la première à avoir brisé le silence : dans le hall de ce grand hôtel, Tariq Ramadan aurait proposé à sa victime présumée de monter dans sa chambre, pour plus de discrétion, l'homme public se montrant soucieux de sa réputation. Une fois dans la chambre d'hôtel, Tariq Ramadan se serait ensuite jeté sur sa "proie" par derrière, donnant un coup de pied dans ses béquilles de sorte qu'elle perde l'équilibre, puis lui infligeant des gifles au visage, mais aussi aux seins et à d'autres parties du corps.

Des coups de poing dans le ventre sont aussi évoqués. S'en seraient suivis une fellation imposée, "d'une grande brutalité", écrit le Parisien, puis un acte sexuel "particulièrement violent" que le Monde qualifie de "sodomie". Les hurlements provoqués par la douleur n'y feront rien selon le descriptif terrible livré par la victime, qui évoque aussi l'usage d'un objet pour d'autres "contraintes sexuelles". Tariq Ramadan se serait ensuite accroché à ses jambes selon Le Parisien, provoquant "de vives douleurs", avant de "traîner sa victime par les cheveux à travers toute la chambre afin de la conduire dans la baignoire de la salle de bains, où il l'aurait humiliée" en lui urinant dessus. La victime présumée, que Le Parisien surnomme "Christelle", raconte enfin avoir été forcée de passer la nuit dans le lit de son agresseur, qui avait confisqué ses habits, avant de parvenir à s'enfuir le lendemain matin. La plaignante aurait fourni des certificats médicaux à l'appui de son témoignage.

Selon la victime toujours, Tariq Ramadan lui aurait ensuite envoyé des SMS exaltés après ce viol présumé, faisant part de son souhait la revoir. Les messages, s'extasiant d'abord sur cette "nuit d'amour romantique et tendre", deviendront vite plus menaçants. Après ses refus, la victime présumée aurait subi "des mois de harcèlement et de menaces". Elle raconte que des hommes la suivaient dans la rue et que l'un d'eux la menacera de mort. "J'ai dû rester chez une amie pendant presqu'un mois à partir du 18 novembre 2009", détaille-t-elle dans Le Monde (lire l'article ici).

HARCÈLEMENT SEXUEL - "Pendant trois ans, il a continué à me harceler psychologiquement." Elle est la deuxième victime présumée de Tariq Ramadan, qu'elle accuse de viol. Dans un entretien au journal Marianne, celle qui est présentée sous le nom d'emprunt de "Christelle" évoque la difficulté à porter l'affaire devant la justice, mais également les années de détresse psychologique que le théologien lui a fait endurer après les faits.

 

Christelle accuse Tariq Ramadan de lui avoir fait vivre un véritable calvaire après son agression, notamment pour la contraindre au silence. "C'est des menaces, des intimidations, des gens qui vous menacent de mort, des e-mails par centaines de menaces de mort et d'insultes", confie-t-elle à BFMTV. Dans Marianne, la victime présumée décrit "une pression psychologique cruelle, très intense, qui (l') a amenée à une tentative de suicide."

 

Elle évoque également une phrase, qu'un inconnu lui aurait soufflé à une terrasse: "Arrête tout, ou tu finiras suicidée dans la Seine". Ce sera la goutte de trop: Christelle renonce à poursuivre en justice son agresseur présumé et choisit de se taire pendant huit ans.

 

Le déclic du premier témoignage

Pourtant, rapidement après le viol qu'elle dit avoir subi, Christelle a voulu porter plainte. Elle confie d'ailleurs son intention à Caroline Fourest, qu'elle rencontre quelques mois après son agression sur le plateau de "Ce soir ou jamais". La chroniqueuse est invitée à débattre avec le théologien et Christelle, qui veut affronter son agresseur, est présente.

 

Mais son projet n'aboutira pas. "Arrivée devant deux policiers à l'entrée du commissariat, je leur ai dit: 'Je viens porter plainte. J'ai été violée par Tariq Ramadan'. Ils m'ont dévisagée (...), j'avais l'air d'une folle. Je me suis mise à pleurer et je suis repartie", confie-t-elle à Marianne. 

Comme elle le raconte à l'hebdomadaire, il aura fallu le témoignage d'Henda Ayari pour lui donner le courage de lancer finalement la procédure. "Je suivais la campagne #balancetonporc. Plusieurs fois par jour, je regardais si quelqu'un dénonçait Tariq Ramadan. J'ai commencé plusieurs fois à écrire un tweet. Je ne l'ai jamais validé. Un jour, j'ai vu le message de cette femme. Et je me suis dit: 'Maintenant faut y aller. Tu ne peux pas la laisser toute seule.' Je n'aurais pas pu me regarder en face."

Deux plaintes pour viol visent désormais Tariq Ramadan, qui a dénoncé des "accusations fausses".

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