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Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)


Amanda Lear, un phénomène ~~

Publié par La pintade rose sur 20 Février 2018, 12:26pm

Catégories : #Femmes Femmes..., #Les Odileries

Selon le ministère de la Culture, Amanda Lear est née Amanda Tapp. Certaines sources déclarent qu'elle serait née le 18 novembre 1946 ou en 1941 selon la Bibliothèque nationale de France voire le 18 novembre 1939 d'après la société d'Auteurs allemande GEMA et sous l'identité originelle d'Alain Tapp selon la Bibliothèque nationale allemande (DNB) ou Les Gens du Cinéma, ces deux dernières sources consignant sa date de naissance au 18 juin 1939, extrait de naissance à l'appui pour la dernière. Dans l'émission de télévision C'est pas trop tôt !en 2004 elle indique être née le 18 novembre 1950 et montre sa carte d'identité à l'écran (on n'aperçoit néanmoins pas l'année de naissance sur la carte, dissimulée par sa main).
Concernant son lieu de naissance, selon la DNB et la BnF, il serait situé à Hong Kong — mais d'autres sources mentionnent également Hanoï ou Saïgon — d'un père officier français d'origine britannique,  le capitaine André Tapp, et d'une mère russo-asiatique. Toutefois, au cours d'une interview télévisée en italien de la Rai Uno diffusée vraisemblablement en novembre 1988-1989, Amanda Lear y prétend être née le 18 novembre 1946 à Hong Kong, réfutant conjointement l’allégation selon laquelle elle aurait vu le jour à Saïgon. Paradoxalement, interrogée sur les différents lieux de naissance lui étant attribués alors de l'émission C à Vous diffusée sur France 5 le 26 janvier 2016, elle argue qu'aucun des renseignements la concernant — date ou lieu de naissance — ne correspondrait à la réalité.
Outre sa langue maternelle le français, elle parle couramment l'anglais et l'italien.

Biographie
Élevée entre le Sud de la France et la Suisse, elle s'inscrit à des cours de peinture à Paris avant de déménager pour Londres où elle entre au Saint Martins College of Art and Design[18]. Elle est ensuite repérée par une agence de mannequins et participe à différents défilés, notamment pour Paco Rabanne (1967). Elle rencontre le peintre surréaliste Salvador Dalí,qui en fait son modèle et avec qui elle entretiendra une relation qui durera quinze ans, comme elle a pu le raconter dans son livre consacré au peintre. Salvador Dalí affirmait alors à ses interlocuteurs qu'Amanda Lear était en fait un homme. Alors inconnue, Amanda Lear comprit tout le parti qu'elle pourrait tirer, dans les médias, de ces sulfureuses révélations et se présenta comme l’« égérie de Salvador Dalí ».
Elle eut une courte liaison avec Brian Jones, un des membres originels des Rolling Stones.
Dans les années 1970, elle fréquente l'avant-garde musicale de l'époque, fréquentant un temps Bryan Ferry puis posant pour la pochette de l'album de Roxy Music For Your Pleasure. Elle décide en 1975 de se lancer dans la chanson sur les conseils de David Bowie, ce qui la fera connaître du grand public. Elle entame une activité de présentatrice à la télévision dans les années 1980, en Italie, en France et en Allemagne. Elle s'essaie également à la peinture et apparaît dans des films et des séries télévisées. C'est elle qui prête sa voix à Edna Mode, la styliste des super-héros du film d'animation Les Indestructibles et à Gildas, le majordome, dans le film d'animation Chasseurs de dragons.
En 2006, elle est faite chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres[1]. De 2009 à 2017 elle devient une actrice de théâtre en France, jouant dans pas moins de quatre pièces qui ont toutes remporté un grand succès. En octobre 2016 elle annonce aux médias français et italiens la fin de sa carrière après la fin de sa tournée en mai 2017.

Années 1959-1963 : rumeurs de transsexualité
Une rumeur tenace présente Amanda Lear comme une transsexuelle, ce qu'elle dément, après avoir laissé planer le doute à des fins prétendument publicitaires. Une telle affirmation aurait donc été lancée en 1978 par Salvador Dalí, avant d'être relayée en 1979 par David Bowie, qui se réfère à Amanda Lear en la/le qualifiant de « travesti transsexuel d'origine transylvaine. Le subterfuge n'aurait soi-disant constitué qu'une sorte de « ruse d'appoint » destinée à promouvoir ses premiers albums[31]. L'auteur Michael Heatley (en) rapporte même des propos d'Amanda Lear en personne selon lesquels elle aurait concocté cette histoire à l'instigation de Dalí afin de lancer sa carrière musicale dans les années soixante-dix :

Amanda Lear, un phénomène ~~ Amanda Lear, un phénomène ~~

« J'écoutais attentivement et prenais systématiquement en compte les judicieux conseils prodigués par Dalí. C'était lui le génie ... qui étais-je moi-même comparée à lui pour m'aventurer à remettre en doute la pertinence de son jugement ? Plus tard, lorsqu'il s'est agi de promouvoir ma carrière, il m'asséna tout de go que j'étais une chanteuse plutôt médiocre qui n'avait guère de chances de casser la baraque. Il fallait donc trouver un palliatif complémentaire à ma seule musique pour tenter de drainer l'attention du public et réussir à écouler mes disques. C'est ainsi que nous avons échafaudé le personnage innovant d'Amanda Lear en le transformant en un truc aussi intriguant qu'ambigu ... et ça a super bien marché. »
Pourtant, quelques années auparavant, en l'occurrence le 25 mai 1976, Amanda Lear avait déjà été interviewée à ce sujet par la journaliste auteur et conférencière allemande Carmen Thomas (de) de la NDR Fernsehen lors du talk-show télévisé intitulé 3 nach 9 (de). Amanda Lear y présente alors une tout autre version face à l'éclosion des interrogations foisonnantes qui l'entourent par rapport à son appartenance sexuelle non élucidée. En effet, dans l'une de ses réponses faisant état de l'essaimage d'échos inhérents à son alléguée transsexualité, Amanda Lear n'évoque cette fois-ci ni Dali ni Bowie mais se contente de conspuer les colportages éhontés d'un journaliste zélé qu'elle traite expressément de « connard » (« asshole »).
Le même topo a en outre été conjointement émis par Duncan Fallowell et la transsexuelle April Ashley dans leurs mémoires[35] (non publiés en France). Cette dernière y raconte que les cabarets Le Carrousel, Madame Arthur et le Crazy Horse Saloon[37], où elle se donnait en représentation, accueillit à la fin des années 1950 « un nouveau membre, Péki d'Oslo, alias Alain Tapp ou Alain Tap, connu plus tard sous le nom d'Amanda Lear[35] » après avoir changé de sexe[36],[16]. Le nom patronymique d'Amanda Lear est d'ailleurs bel et bien Amanda Tapp, ainsi que le confirme sa nomination en France dans l'ordre national du Mérite en juillet 2006. Le journal Le Parisien dans son numéro du 22 mai 1967, signale que le mannequin français Péki d'Oslo, âgé de 27 ans, a été arrêté pour trafic de drogue à Londres.
En 1960, le photographe allemand Herbert Tobias fait une photo artistique de la future Amanda Lear à Berlin.
La chanteuse allemande Evelyn Künneke écrit dans son autobiographie Sing Evelyn, sing. Revue eines Lebens, qu'Amanda Tapp fut engagée par Michel Hiro, le propriétaire du cabaret berlinois Chez Nous.
La transsexuelle néerlandaise Romy Haag affirme elle aussi dans son autobiographie qu'au début des années 1960, Amanda Lear s'appelait Alain Tapp, et, sous le nom de scène de Péki d'Oslo, se produisait en travesti, à Berlin dans le cabaret Chez Nous, notamment en 1962.
Dans le même ordre d'idées, la transsexuelle suisse Peggy Guex expose sur l'une des pages de son site une série de photos comparatives entre le prétendument dénommé Alain Tap(p) (avec son allégué certificat de naissance) et une certaine Péki d'Oslo qui serait — hypothétiquement — devenue Amanda Lear]. L'autrice y consigne notamment le commentaire suivant :
« Péki d'Oslo, qui se produisait au début des années 60 au Carrousel, avait comme nom d'état civil Alain Tapp. Amanda Lear a démenti avoir porté un jour ce nom. Pourtant, la nomination au grade de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres [...] mentionne son nom d'état civil : Amanda Tapp. »
Idem pour Coccinelle, la plus célèbre transsexuelle française, qui parle aussi de Péki d'Oslo dans des termes similaires : Péki s'appelait alors Alain T. et était un jeune dessinateur de talent qui se serait fait opérer plus tard par le même chirurgien qu'elle, le gynécologue et chirurgien français Georges Burou à Casablanca au Maroc. Coccinelle ajoute plusieurs photos d'époque où on la voit en compagnie du fameux Péki d'Oslo.
En 1978, la journaliste et écrivain italien Camilla Cederna (it) s'intéresse à l'ambiguïté du cas Amanda Lear et publie à son sujet un article à sensation intitulé « Et si Amanda… » pour le compte du périodique TV Sorrisi e Canzoni (it). Elle y révèle qu'au cours de son enquête elle serait parvenue à mettre la main sur le « passeport français du chanteur déposé au bureau de son hôtel à Milan ». Ce document d'identité aurait été « émis dans le sud de France à Carcassonne et libellé au nom d'Alain Tap, travesti, né à Saïgon le 18 juin 1939 avec, au dessous, la mention de son nom de scène : Peki d'Oslo. »
La chanteuse et propriétaire de boîtes de nuit Régine, avec qui elle a été très amie, affirme aussi l'avoir connue à l'époque où Amanda Lear était un travesti : « Moi je l’ai connue en garçon. Elle chantait dans les petits bistrots », affirmation que l'intéressée n'a pas manqué de tourner en dérision en postant une ancienne photo d'elle en uniforme militaire avec la légende : « En soldat... Pour Régine ».
Ces hypothèses sont reprises et complétées par d'autres sources et parfois abondamment illustrées par des photos d'époque de Péki d'Oslo[37] et des fac-similé de l'acte de naissance d'Alain Tapp]. Cependant, Amanda Lear a répété dans plusieurs interviews à des journaux anglais, où est née cette rumeur, n'être ni Péki d'Oslo, ni Alain Tapp].
Les paroles de l'une de ses chansons sorties en 1979 pourraient constituer un éventuel indice :
« Les chirurgiens m'ont si bien construite que personne ne peut dire que j'étais autrefois quelqu'un d'autre. »

 

 

En octobre 2013, le conférencier, journaliste, producteur musical et ingénieur du son espagnol Julián Ruiz (es) publie un article dans El Mundo où il écrit :

« Les journalistes, amis de Dalí et artistes qui les entouraient ont toujours affirmé qu'Amanda Lear se nommait en réalité Alain Tapp et qu'il était le fils d'un officier de la marine française et d'une mère d'origine vietnamiennemoghole. Son patronyme Lear n'est que le fruit d'un mariage de convenance avec un marin écossais. C'est au cours des années cinquante que Salvador Dalí croise son regard pour la première fois dans un night-club parisien, Le Carrousel, où Alain/Amanda se produisait comme travesti sous l'alias Peki D'Oslo [...]. Le fait est que Salvador Dalí tombe instantanément sous son charme et en devient à tel point éperdument amoureux qu'il décide de lui financer intégralement la chirurgie destinée à changer de sexe. L'opération a eu lieu à Casablanca au cours du printemps 1963 grâce à l'intervention spécialisée d'un pionnier en la matière, le Dr Georges Burou, qui avait déjà opéré avec succès des transexuelles célèbres telles que Coccinelle et April Ashley. »

Dans le même ordre d'idées, l'hebdomadaire colombien Cromos (es) écrivait déjà, en 1980 :

« Dans les années soixante, un garçon nommé Alain Tap se produisait en qualité de travesti en Italie et en Allemagne, déclamant haut et fort à qui voulait l'entendre : « Je suis le plus grand travesti du monde ». Alain Tap a ensuite procédé à son changement de sexe au cours d'une intervention chirurgicale spécialisée effectuée au Maroc à Casablanca. Cependant, ses seins, ses hanches, ses yeux et son regard sont demeurés strictement inchangés, ce qui fait que nombre de témoins de cette époque peuvent affirmer sans l'ombre d'un doute qu'Alain Tap et Amanda Learne font qu'un. »

MariagesModifier

Le , Amanda Tap(p) épouse à Chelsea (Londres), Paul Morgan Lear, un étudiant en architecture ancienne, âgé de 22 ans, ce qui lui permet d'obtenir un passeport britannique.

Le , Amanda Lear épouse à Las Vegas (États-Unis), Alain-Philippe Malagnac, ancien secrétaire et amant de l'écrivain Roger Peyrefitte. Ce mariage de fantaisie n'est pas reconnu en Europe.

Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2000, alors qu'Amanda se trouve en Italie, un incendie ravage le mas du couple Malagnac à Saint-Étienne-du-Grès, dans les Bouches-du-Rhône. Son compagnon, Alain-Philippe Malagnac, âgé de 49 ans, trouve la mort, en même temps qu'un homme de 33 ans, Didier Dieufis, présent cette nuit-là. Des biens de grande valeur auraient été détruits cette nuit-là, comme des tableaux de maîtres, dont une quinzaine de toiles signées Salvador Dalí.

Elle déclare dans une émission de Thierry Ardisson, en septembre 2001, qu'elle faisait partie des nombreuses personnalités présentes à New York lors de la destruction des tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001. Elle se trouvait là pour le vernissage d'une de ses expositions. L'odeur de cendres omniprésente dans la ville à la suite de la tragédie la mit mal à l'aise, car elle lui rappelait l'odeur des cendres du mas du couple Malagnac.

C’est David Bowie qui lui suggère de chanter, lui paye des cours de chant et de danse. Ils tournent ensemble des émissions de télévision, "dont un show spécial pour NBC au Marquee Club". En 1975 Amanda Lear sort son premier single, Trouble (une reprise d’Elvis Presley), sur le label anglais Creole records. Le titre sort en France sous le titre La bagarre en 1976[61] et connaîtra un certain succès en discothèque. La même année Amanda obtient son premier tube, Blood and honey.
En 1977, son premier album I Am a Photograph (référence à sa carrière de mannequin) reste classé 17 semaines dans les charts allemands et deux gros tubes en sont extraits : Tomorrow et Queen of Chinatown. Queen of Chinatown sera même disque d’or au Japon, un exploit plutôt rare pour un artiste étranger.
En 1978, le single Follow me enregistré et produit à Munich par le producteur allemand Anthony Monn devient un tube européen. Cette chanson est celle qui a été remixée le plus souvent (pour elle), avec 14 versions (sorties dans le commerce, sur des albums, maxi-singles, remixes, maxi-remix, etc.). Il précède la sortie du deuxième album d’Amanda, Sweet Revenge. L’album se vend à deux millions d’exemplaires et se classe dans 41 pays. La même année, Amanda Lear donne un concert exceptionnel au Palace à Paris devant 3000 personnes entassées.
Encouragée par cet accueil, Amanda Lear sort un troisième album, Never Trust a Pretty Face, porté par le simple Fashion pack et considéré par une partie de ses fans comme le meilleur.
Son quatrième album, Diamonds for Breakfast, sort en 1980 et rencontre un grand succès en Europe de l’Est où Amanda Lear est une vraie star.
En 1981, Amanda a déjà vendu près de 20 millions de disques et souhaite retourner à son premier amour, le rock. Elle enregistre des maquettes à Londres avec Trevor Horn mais sa maison de disques n’est pas convaincue et l’oblige à sortir un autre album disco. Ce sera Incognito, qui ne connaîtra pas le succès escompté, excepté dans sa version espagnole qui se vendra très bien en Amérique du Sud.
Amanda Lear continue d’enregistrer des albums dans les années 1980 et 1990 avec plus ou moins de succès, et c’est en 2001 qu’elle fait son grand retour avec l’album Heart. Deux singles en seront extraits : la reprise de Love boat, et I just wanna dance again, formaté pour les discothèques.
Amanda Lear avec Ariel Wizman au festival de Cannes 2004.
Amanda Lear dans l'émission Les Grosses Têtes en 2009.
Amanda Lear lors d'une signature à la Fnac en 2010.
En 2005 sort Forever glam une compilation retraçant toute sa carrière.

 

Le 30 octobre 2006, Amanda Lear est de retour avec son treizième album, intitulé With love, recueil de douze grands classiques parmi ses préférés (My baby just cares for meDéshabillez-moiBambino…).

Le quatorzième album d'Amanda Lear intitulé Brief Encounters est sorti en Italie en octobre 2009 et le quinzième album Brand New Love Affair est sorti le 23 novembre 2009.

Son seizième album, I Don't Like Disco, electro-rock, est disponible le 9 janvier 2012. Elle sort La Bête et La Belle le 30 avril 2012. Produit par Alain Mendiburu, cet album est enregistré en France. Il inclut pour la première fois depuis 1983 dix titres originaux sans reprise. La vidéo filmée par Fred Gasimov à l'hôtel Meurice est présentée pour la première fois durant l'émission de Laurent Ruquier, le 30 janvier 2012. En juillet 2012, Andy Bell (le chanteur du groupe Erasure) propose une nouvelle production du titre La Belle et la Bêtequi se retrouvera sur la version « de luxe » de l'album I Don't Like Disco, le 27 août, incluant des remixes et deux nouveaux titres

En mars 2014, Amanda Lear sort My Happiness, son dix-septième album studio. Enregistré à Paris, il est de nouveau produit par Alain Mendiburu (producteur ou co-producteur d'Amanda Lear depuis 2005), arrangé par Landser et mixé par Gael Brusseleers. Véritable projet Crossover loin de tout accent Dance ou Disco, il intègre des arrangements Pop et Classique avec la présence de musiciens du Secession Orchestra, dirigé par Clément Mao-Takacs ainsi que le pianiste français Gérard Beauchamp qui intervient sur la chanson Heartbreak Hotel. La chanteuse y rend hommage à son idole de toujours Elvis Presley en reprenant les grands tubes du King : Viva Las VegasHeartbreak HotelIt's Now or NeverAll Shook Up(You're the) Devil in Disguise... mais aussi Troubleson tout premier titre déjà une reprise d'Elvis Presley. Il intègre aussi le propre premier titre enregistré par Elvis Presley en 1953 qui donne le nom à l'album My Happiness[66].

Fin 2015 en Italie paraît Mai Piu, un duo avec le chanteur de pop-rock italien Gianluca de Rubertis dans l'album de ce dernier, appelé L'Universo Elegante. La chanson se classera au Top 40 en Italie.

En mai 2016 paraît Let me Entertain You, son dix-huitième album studio, dans lequel elle explore tous les styles de sa discographie, de la disco à la dance, de la pop au slam en passant par les ballades en italien. Le CD comprend en plus de l'album un live d'Amanda Lear, qui interprète son album en intégralité sur scène devant un public, et accompagnée d'un orchestre. Pour la promotion de cet album, elle chante la ballade La Rumeur sur le plateau des émissions C à Vous et Le Grand 8, et la chanson Couleurs sur le plateau d'Amanda Scott sur France 2. En Italie, c'est une autre chanson extraite de l'album, Primo del tu cuore (feat. Gianluca de Rubertis), qui sort en single et bénéficie d'une clip vidéo. Plusieurs extraits du live de l'album sont également publiés sur la chaîne Youtube officielle d'Amanda Lear.

Le 17 octobre 2016, elle annonce vouloir mettre fin à sa carrière l'année suivante, en 2017. Catwalk, le deuxième single de son dernier album, se classe dans les charts dance au Royaume-Uni en mai 2017[67]. En juin 2017, elle participe avec une dizaine d'autres artistes au deuxième concert Urgence Tchétchénie, organisé au Palace à Paris[68].

Carrière d’animatrice TVModifier

Amanda Lear effectue l'essentiel de sa carrière d'animatrice en Italie et en France, mais elle a aussi travaillé à la télévision allemande et apparaît dans des émissions télévisées en Espagne.

En FranceModifier

Amanda Lear tient des rubriques ou fait des apparitions régulières dans différentes émissions, où elle joue un rôle de charmeuse d'hommes. Entre les années 1980 et 2014, elle est une sociétaire régulière des Grosses Têtes, aux côtés de Philippe Bouvard ; elle est apparue à presque toutes les émissions de la version télévisée de ce programme de divertissement.

En 1986, elle participe au lancement de la chaîne La Cinq, dirigée par Silvio Berlusconi, et anime alors sur cette même chaîne l'émission Cherchez la femme et certaines soirées spéciales.

Elle présente l'émission coquine Méfiez-vous des blondes, sur TF1, au début des années 1990.

En 1993-1994, elle est chroniqueuse de l'émission Sacrée Soirée, lors de la dernière saison de l'émission : Jean-Pierre Foucault l'a appelée, ainsi que Laurent Baffie, pour sauver une audience en chute. Elle a participé à la première saison de l'émission quotidienne de Canal+ 20 h 10 pétantes, en 2003-2004 (elle y utilisait un accessoire fantaisiste : l'« amandomètre »).

Dans sa carrière, elle s'est beaucoup dédiée au phénomène du disco ; elle en a été l'une des reines, en présentant Le grand classement du Disco sur M6 et La folle histoire du Disco sur France 3.

Amanda Lear, un phénomène ~~ Amanda Lear, un phénomène ~~
Lear prend la place de Salvador Dali pour une reconstitution de « Dali Atomicus », la célèbre photo du maître prise en 1948 par son ami le photographe Philippe Halsman. Photos Baptiste Giroudon

Alors que Beaubourg  consacre une immense rétrospective au grand surréaliste catalan, la chanteuse nous raconte ses années d’intimité

 Vous étiez folle amoureuse de Dali. Pourtant, lorsque vous arrivez dans sa vie, il y a Gala. 
Amanda Lear. Je ne savais pas qu’il était marié ! A l’époque, j’étais à l’Ecole des beaux-arts et je sortais avec Brian Jones, guitariste des Rolling Stones. J’avais 17 ou 18 ans. Nous nous sommes croisés pour la première fois chez Castel. Il était là ; ridicule, entouré d’une bande de parasites. Devant moi, il s’est écrié : “Vous avez la plus belle tête de mort que j’aie jamais vue.” J’étais vexée comme un pou. Il l’a senti et m’a expliqué : “Ma chère, un squelette de bonne qualité, c’est la chose la plus importante dans la vie.” Pour moi, ce type était un grand con. Mais comme il voulait rencontrer Brian Jones (qu’il appelait “le rrrrrrrolling estone”), il nous a invités à déjeuner le lendemain. Brian étant, comme toujours, trop défoncé, j’y suis allée seule. Chez Lasserre, j’ai découvert un autre homme. Il m’a sorti le grand jeu, récitait des poèmes de Garcia Lorca, me regardait dans les yeux en disant : “On ne se quittera plus jamais.”

(Quand on lui demande si elle a déjà pris de la drogue, Amanda Lear raconte,"on se droguait pour l'art. On disait que le fait de prendre des acides, du LSD, ce genre de choses, stimu­lait la créa­ti­vité, parce que ça te procu­rait des visions. Je suis de cette géné­ra­tion ! Alors, il fallait abso­lu­ment essayer ça, et ça, j'arri­vais à peine des États-Unis …"essaye cette pilule, tu verras, c'est une merveille". On pensait que ça faisait de nous de grands créa­tifs.")

Mais quand elle rencontre Salva­dor Dali tout change. La percep­tion qu’elle a de ces produits comme leur consom­ma­tion."Puis Salva­dor Dali m'a dit que ces choses n'exis­taient pas. Lui ne se droguait pas, il buvait juste de l'eau miné­rale et il me disait : « regarde, je bois cette eau, et j'ai les mêmes visions. Tu veux voir des arcs-en-ciel ? Bois de l'eau, il y aura des arcs-en-ciel partout. Tu veux voir des éléphants qui volent ? Une source d'eau miné­rale, et tu en verras autant que tu veux » . En somme, il m'a appris qu'il n'y avait pas besoin d'un truc chimique pour stimu­ler la créa­ti­vité", se souvient la reine du disco.

Le jour­na­liste Demen­ted Burro­ca­cao lui a ensuite demandé si elle se souvient du t-shirt qu’elle portait sur lequel il y avait une cita­tion de Dali :"I don't do drugs, I am drugs« . Amanda Lear s’est alors confiée sur les problèmes que lui ont occa­sionné les drogues et comment elle a décidé d’ar­rê­ter. »Il a tout fait pour que j'arrête la drogue. Comme j'avais des problèmes au niveau des yeux, il m'a emmené à Barce­lone, chez un grand spécia­liste, qui m'a dit : »si vous conti­nuez à vous droguer, vous allez finir aveugle". J'avais des scin­tille­ments, comme des batte­ments devant les yeux, et j'ai donc arrêté de prendre des drogues. Ça n'a pas été compliqué, il suffit de le vouloir."

 

Il vous faisait la cour comme s’il avait été célibataire ?
Exactement. Et puis un soir, il m’annonce : “Demain, ma femme arri­ve. Je vais vous la présenter.” Je n’en revenais pas. Sans remarquer ma stupeur, il a poursuivi : “Il faut faire très attention. Gala est spéciale.” Il m’a alors expliqué comment m’habiller, me maquiller, me comporter… Lorsqu’elle est arrivée, Dali m’a vendue comme un marchand d’aspirateur. Je défilais devant elle, mais je voyais bien l’air consterné de Gala.

On peut la comprendre !
Cela s’est arrangé lorsque j’ai été invitée à Cadaqués. Je suis arrivée sans maquillage, sandales aux pieds, et Gala m’a vue nature. Ça lui a beaucoup plu. Quinze jours après, elle m’a prise à part dans sa chambre. Elle partait en Grèce avec un gigolo, comme d’habitude, et me confiait Dali pendant un mois. “Je ne l’ai jamais fait, m’a-t-elle prévenue. S’il lui arrive quelque chose, vous serez responsable.” J’étais un peu inquiète, d’autant que Dali m’a dit ­immédiatement : “On part faire la fête à Barcelone !” Sur place, l’envie lui a pris d’acheter des chaussures neuves, dans lesquelles il glissait tout le temps. J’ai fait quelques encoches sur les ­semelles. Le problème était réglé et ça a époustouflé Dali ! Il me voyait comme un mannequin éthéré et découvrait tout à coup mes réflexes de terrienne. Il a aussitôt appelé Gala au téléphone pour le lui raconter. Elle était emballée. Dès lors, je trouvais grâce à ses yeux. Elle se comportait en copine et en grand-mère.

Ce “partage” tacite de Dali, en avez-vous ouvertement parlé ensemble ?
On ne partageait pas ! Dali n’avait aucun rapport sexuel puisqu’il était impuissant. Il disait que les génies ne devaient pas se reproduire : “Imagine-t-on voir le fils de Michel-Ange chauffeur de taxi porte Maillot ?” Avec Gala, il vivait un amour cérébral. Elle était tout pour lui : sa femme, sa diva, sa patronne, son infirmière… Sans elle, il était perdu. Et elle acceptait tout de lui. Un jour de pluie où ils avaient crevé, elle est sortie seule ­réparer la roue car Dali lui avait dit : “Je suis un génie, je ne peux pas prendre le risque d’abîmer mes doigts.” Officiellement, j’étais la deuxième compagne de Dali. Ça faisait beaucoup jaser, évidemment, mais nous nous sommes très bien arrangées toutes les deux avec les cancans. Il existait un “ballet” non formulé. Quand j’arrivais, comme par enchantement Gala partait en Suisse mettre de l’argent de côté. Et lorsqu’elle revenait, je retournais à Londres. Mais nous passions chaque Noël tous les trois ensemble, chez Maxim’s.

Les séances de travail dans son atelier se déroulaient aussi en trio ?
Non. J’étais seule avec lui. Dali était extrêmement discipliné. Après son petit déjeuner, il commençait. Vers 11 heures, on partait faire un tour en mer chercher des oursins. On déjeunait. Ensuite, sieste. Et de 16 heures à 20 heures, il se remettait au travail. Pendant qu’il peignait, je lui faisais la lecture. Proust, Huysmans, Sade, etc. Vers 20 heures arrivaient les amis et le gotha, genre les Beatles. Il a vendu un poil de sa moustache à Yoko Ono pour 10 000 dollars. En fait, un bout d’herbe séchée, car il la prenait pour une sorcière et avait peur qu’elle lui jette un sort.

On le disait menteur, âpre au gain, de mauvaise foi, raciste, cruel. Etait-ce vrai ?
Il aimait provoquer. C’était plus fort que lui. Ça rendait folle Gala, mais elle ne pouvait rien y faire. Rentrer dans une cage de rhinocéros, briser une vitrine de magasin sur la 5e Avenue à New York, c’était simplement pour se faire remarquer. Il aurait pu dire “vive Hitler” si ça allait attirer l’attention sur lui. Mais il ne pensait ni tout ce qu’il disait ni tout ce qu’il faisait. Il se prétendait antireligieux. Pourtant, peu avant sa mort, il a ­demandé à ce que sa Bible soit bénie par le pape, par exemple.

« Dali ne voulait pas que j’assiste à sa déchéance. Il a fini par me recevoir, mais dans le noir »

Mais le surnom-anagramme Avida Dollars, ce n’est pas une ­légende !
Gala, obsédée par l’argent, le poussait à bâcler certains travaux. On lui demandait de décorer une cravate pour 100 000 dollars et il faisait n’importe quoi. Il s’en foutait.

Que fuyait-il ?
Il avait une trouille bleue de la mort. Et de la pauvreté aussi. Avec Gala, ils avaient connu le manque. Elle s’affolait quand il n’avait pas signé un contrat depuis deux mois. Il gagnait beaucoup d’argent et, pourtant, il ne m’a jamais proposé un centime… “Si je vous donne de l’argent, on dira que vous êtes ma maîtresse et il n’en est pas question. Je suis marié, catholique, et je ne peux pas avoir une maîtresse”, disait-il. Du coup, c’était Gala qui me payait mes voyages, les hôtels.

Il ne vous a pas offert de toile, non plus ?
Une seule fois. Parce qu’il y avait un trou dedans. Donc, elle ne valait rien. Et s’il vous offrait quelque chose, il fallait signer un papier en s’engageant à ne jamais le faire passer dans une vente aux enchères.

Souffrait-il de porter le même prénom que son frère, mort jeune ?
C’était son drame et une obsession. Au-dessus du lit de ses parents trônait la photo de son frère, Salvador, mort en bas âge. Chaque fois qu’il entendait “Salvador” dans une conversation, Dali ne savait pas si on parlait de lui ou de son frère. Ça l’a traumatisé. D’où ses extravagances, ses couronnes sur la tête, ses cris. Pour se clamer vivant !

Quand vous vous êtes mariée, comment l’a-t-il pris ?
Mal. Il m’a envoyé une gerbe mortuaire... et a organisé un dîner pour nous. Gala a été odieuse et Dali a regardé mon mari de haut devant tout le monde. Ça m’a vexée et beaucoup blessée. Comme je commençais à vendre des disques, je les ai invités, eux qui m’avaient vue si fauchée. Ça ne leur a pas plu non plus. En outre, on me demandait des autographes dans la rue. J’existais par moi-même et Dali ne le supportait pas. Notre relation a définitivement été modifiée. Plus tard, sentant sa fin approcher, Gala m’a convoquée dans sa chambre ronde pour me dire : “Je ne serai bientôt plus là, je veux que vous épousiez Dali.” Mais il n’en était pas question pour moi.

Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois ?
Les dernières années, il était très difficile de lui parler. Gala était morte. Arturo, son domestique, me racontait des horreurs sur la bande de vautours qui tournoyaient autour de lui. Dali ne voulait pas me voir. Il ne souhaitait pas que j’assiste à sa déchéance. J’ai insisté, bien sûr. Il a fini par accepter, mais uniquement dans le noir.

La mort de Gala marque sa fin, n’est-ce pas ?
Elle le contrôlait, le calmait, l’aiguillait. Il pouvait s’adonner à ses délires. Elle était derrière lui quand ça débordait. Gala disparue, ses caprices ont fini par l’angoisser. Tout s’est écroulé. Peu après, il fut frappé de la maladie de Parkinson et, pour un peintre… Il a pété les plombs, réclamait un pistolet pour se tuer. Et son entourage lui a définitivement mis le grappin dessus. Comme il n’était plus capable de signer, ils ont eu la riche idée de prendre l’empreinte de son pouce et d’en faire un sceau. Vous imaginez tout ce que ce tampon a tamponné, si je puis dire… Lui voulait être enterré dans le petit cimetière de Cadaqués. Au lieu de ça, il est au beau milieu de son musée. Résultat : aujourd’hui, les gens lui marchent littéralement dessus.

Amanda Lear, un phénomène ~~ Amanda Lear, un phénomène ~~
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Jerry OX 18/01/2019 17:03

Ah !! Quelle classe et quelle beauté , humour et fantaisie, j'aime beaucoup Amanda Lear ! Merci pour ce bon billet très complet, beau boulot !

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