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Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)


Un bon miel est succulent et en plus, il guérit ()[]()

Publié par La pintade rose sur 23 Février 2018, 18:18pm

Catégories : #j'aime

Le miel est une substance sucrée élaborée par les abeilles à miel à partir de nectar ou de miellatElles l'entreposent dans la rucheet s'en nourrissent tout au long de l'année, en particulier lors de périodes climatiques défavorables. Il est aussi consommé par d'autres espèces animales, dont l'espèce humaine qui organise sa production par l'élevage des abeilles à miel.

Les abeilles butineuses sont chargées de l'approvisionnement de la ruche. Une fois posée sur une plante à fleurs (angiospermes), l'abeille en écarte les pétales, plonge sa tête à l'intérieur, allonge sa langue et aspire le nectar qu'elle stocke provisoirement dans son jabot. Du fait de leur anatomie et en particulier de la longueur de leur langue, les abeilles ne peuvent récolter le nectar que sur certaines fleurs, qui sont dites alors mellifères.
Les abeilles peuvent aussi récolter du miellat, excrétion produite par des insectes suceurs comme le puceron, la cochenille ou le metcalfa à partir de la sève des arbres. Il sera utilisé de la même façon que le nectar de fleur (c'est ce produit de base qui est notamment utilisé pour élaborer le miel de sapin).
L’élaboration du miel commence dans le jabot de l’ouvrière, pendant son vol de retour vers la ruche. L’invertase, une enzyme de la famille des diastases, est ajoutée, dans le jabot, au nectar. Il se produit alors une réaction chimique, l’hydrolyse du saccharose qui donne du glucose et du fructose.
Arrivée dans la ruche, l’abeille butineuse régurgite le nectar à une receveuse (trophallaxie), qui, à son tour, régurgitera et ré-ingurgitera ce nectar riche en eau, en le mêlant à de la salive et à des sucs digestifs, ayant pour effet de compléter le processus de digestion des sucres. Une fois stocké dans les alvéoles, le miel est déshydraté par une ventilation longue et énergique de la part précisément des ouvrières ventileuses. Parvenu à maturité, le miel a une durée de conservation extrêmement longue.
La chaleur de la ruche ainsi que les ouvrières ventileuses, qui peuvent entretenir un courant d’air pendant 20 minutes dans la ruche, provoquent l’évaporation de l’eau. Le miel arrive à maturité lorsque sa teneur en eau devient inférieure à 18 % ; il est alors emmagasiné dans d’autres alvéoles qui seront operculés une fois remplis.
Le miel est ainsi stocké par les abeilles pour servir de réserve de nourriture ; en particulier pendant les saisons défavorables, en saison sèche pour les Apis dorsata ou l'hiver pour les Apis mellifera.
Le scientifique Bernd Heinrich a mesuré le volume de travail effectué par les abeilles butineuses. Ainsi, pour produire une livre de miel, les abeilles doivent effectuer plus de 17 000 voyages, visiter 8 700 000 fleurs, le tout représentant plus de 7 000 heures de travail.
Pour leur propre consommation, les humains ont d'abord prélevé le miel dans des ruches naturelles (souvent appelées nids) ; ils continuent par endroits à le récolter ainsi. On parle alors de miel sauvage, que l'ONU (FAO) classe comme produit forestier autre que le bois.
Sa production a ensuite été progressivement organisée par les humains grâce à la domestication d'abeilles dans des ruches artificielles situées à des emplacements permettant la création de différentes qualités et variétés de miel, ainsi que la récolte d'autres produits (pollen, cire, gelée royale, propolis, pain d'abeille).
La consommation du miel ainsi que du couvain (larves d'abeilles contenues naturellement dans le miel non filtré) pourrait avoir été utile à l'évolution de l'homme, notamment au développement de son cerveau, le miel contenant une part importante de protéines et de graisse. Des peintures rupestres montrent que les premiers hommes « chassaient » les ruches d'abeilles. Aujourd'hui, le peuple Hadza a gardé cette tradition] et profite d'un mutualisme avec un oiseau sauvage local pour l'aider à trouver les ruches. Les Hadzas passent ainsi, pendant la saison des pluies, 4 à 5 h par jour à chercher du miel.
Histoire
La relation entre les humains et les abeilles est très ancienne. Dans une grotte d'Afrique du Sud, des restes de cire d'abeille vieux de 40 000 ans ont été découverts. Des peintures rupestres situées dans les montagnes uKhahlamba-Drakensberg du KwaZulu-Natal (Afrique du Sud), montrent des interactions entre des chasseurs-cueilleurs et des abeilles. Ces peintures apportent la preuve de la consommation du miel à cette époque. Présent dans le delta du Nil et à Sumer, le miel servait à sucrer les aliments. Plusieurs papyrus égyptiens en font mention, le plus vieux étant celui dit d'Edwin Smith, datant de plus de 4 500 ans. En plus de sa consommation comme aliment ou condiment, il a été utilisé dès l'Antiquité pour embellir la peau et soigner les blessures. Le latin mel a donné le français miel et les mots de même sens dans les autres langues romanes. Le proto-germanique *huna(n)gą a donné l'allemand Honig et les mots de même sens dans les autres langues germaniques. Le proto-slave a a donné le russe мёд et les mots de même sens dans les autres langues slaves.
Dans l'Antiquité, le miel de la Narbonnaise était considéré comme l'un des meilleurs. La mythologie grecque le nommait « rosée céleste », considérant qu'il avait une origine ouranienne. Rhéa fait appel à une nymphe, Amalthée, qui allaite son fils Zeus avec du miel. Melissa est une autre nymphe changée en abeille par Zeus.
Dans la Rome antique, les premiers apiculteurs distinguent deux sortes de miel : le miel le plus cher et le meilleur, récolté sous les ruches car il s'agissait du miel qui en tombait, et un miel de moindre qualité obtenu après broyage des ruches d'abeilles, moins cher.
À partir du Moyen Âge en Chine, puis en Europe, il sert à la fabrication du pain d'épices.
Jusqu'à l'époque de Paracelse, le miel jouissait d'une haute estime en médecine. Il était utilisé notamment comme agent antiseptique pour la guérison des infections et s'avère efficace pour le soin en douceur des verrues, boutons infectieux, furoncles.
Le miel de romarin aussi appelé « Miel de Narbonne » était un des multiples constituants de la thériaque de la pharmacopée maritimeoccidentale au xviiie siècle.
Durant les première et seconde guerres mondiales, on l'utilisait pour accélérer la cicatrisation des plaies des soldats.
Il a également été utilisé pour confire les fruits et les légumes en l'associant au vinaigre et à la moutarde, mais aussi à adoucir les mets. Il a permis la conservation de la viande.
Il a de même servi pour la fabrication de l'hydromel (eau+miel) : par fermentation des levures présentes dans ledit miel, apparition de la boisson alcoolisée.
Avant l'introduction du maïs en Europe, et la culture de la canne à sucre et de la betterave, le miel était avec les fruits le seul édulcorant.
Symbolisme
Le miel est un symbole important des cultures et religions antiques, jusque dans le christianisme lui-même. Symbole de douceur dans le judaïsme, il est aussi associé au don de prophétie tant pour les grecs, que dans la Bible : Jean le Baptiste se nourrit de miel, et Samsonen trouve dans la carcasse d'un lion. La Parole de Dieu est également comparée au miel. Pour l'islam, dans le Coran, le miel est l'un des aliments du paradis. Dans la continuité des usages médicinaux déjà connus de Galien, des traditions, attribuées à Mahomet, font du miel un médicament divin.
Symbole solaire par excellence, comme quintessence végétale de la lumière de l'astre du jour exaltée dans les fleurs, il est signe de pureté chez les adorateurs de Mithra, notamment.] Il est également l'emblème de la science et de la poésie, qui selon la conception traditionnelle, est un don du ciel. Les mots grecs désignant le lyrisme (mélikè) et le miel (méli) ont une racine commune.

L'apiculture consiste à élever des abeilles afin de récolter le miel. Le premier travail de l'apiculteur est de fournir une ruche aux abeilles.
Avant la domestication des abeilles, les hommes récoltaient le miel dans des troncs d'arbres ou dans de petites cavités habitées naturellement par les abeilles. Ils ont ensuite aménagé ces troncs ainsi que d'autres constructions rudimentaires.
Au xixe siècle, en France, les abeilles étaient encore élevées dans des ruches en paille. À cette époque, le miel était consommé avec la cire ou extrait par pressage..
C'est l'apiculteur François Huber de Genève qui mit au point le premier modèle de ruche à cadres mobiles. La feuille gaufrée fut mise au point en 1858 par Jean Mehrin] et l'extracteur centrifuge, inventé en 1865 par Franz von Hruschka. Ces découvertes facilitèrent le travail de l'apiculture.

Qualité des miels, origines et traçabilité
L’apiculture moderne propose différents types de miels d’origine florale et géographique, de saveur et d’aspect très variés. On parle de « miel monofloral » ou de « miel de cru » lorsque son origine provient en grande partie d’une seule variété de fleurs. L’apiculteur a placé ses hausses juste au moment de la miellée de la fleur recherchée et les a retirées aussitôt après pour en faire la récolte. Les autres miels sont dits polyfloraux (ancienne appellation : miel « toutes fleurs ») et peuvent être également désignés par leurs origines géographiques.
La palette va des miels doux et clairs (acacia, cerisier, citronnier, clémentinier, colza, framboisier, luzerne, oranger, tilleul, tournesol, trèfle blanc) aux miels corsés et ambrés (arbousier, bruyère, buis, callune, châtaignier, chêne, eucalyptus, fenouil, lavande, lavandin, menthe, pissenlit, ronce, sapin, sarrasin, thym)
Cristallisation du miel
Le miel, liquide à l'extraction, est une solution saturée en sucres et comme toute solution saturée, il cristallise plus ou moins rapidement, en fonction de l'équilibre de ses sucres principaux - fructose et glucose. Plus la teneur en fructose est élevée, plus il restera liquide longtemps (ex. miel d'acacia). Plus la teneur en glucose est élevée, plus il cristallisera vite (ex. miel de colza, ou miel de trèfle). Cet équilibre des sucres dépend de son origine florale, mais n'a pas de lien direct avec sa qualité. Si un miel est chauffé à plus de 40 °C, sa cristallisation est retardée. Chauffer un miel à une température supérieure à 40 °C lui fait perdre en qualité.

Le processus dit de cristallisation dirigée permet de maîtriser la taille des grains de cristallisation par ensemencement des miels et d'obtenir des textures crémeuses. Un autre procédé à froid sous très haute pression, nommé MHP apisystems développé en 2001 permet de séparer à froid les phases solides et liquides et de totalement maîtriser la cristallisation ou l'absence de cristallisation des miels. Il s'agit d'une invention peu utilisée par les apiculteurs. Ce procédé permet aussi l'obtention de miel sous forme solide (plaque poudre, farine..) sans ajout d'adjuvant tel que les maltodextrines utilisées dans l'atomisation des miels.

On observe chez les miels qui cristallisent vite la formation d'une « fleur » à la surface. Il s'agit de micro-bulles qui remontent en surface lors de l'entreposage - en seaux ou en pots. C'est un phénomène naturel qui ne nuit pas à la qualité.

Les miels réputés
▪ Le miel de romarin, aussi appelé « miel de Narbonne », était considéré par les Romains comme le meilleur des miels. De couleur blanche et très rare en France, il est principalement produit dans les Corbières.
▪ Le miel de sapin des Vosges, de couleur très sombre, est issu du miellat se déposant sur les branches de sapins.
▪ Le miel du Yémen, en particulier celui de la région d'Hadramaout où fleurissent des jujubiers (Ziziphus zizyphus), peut coûter jusqu'à 150 euros le kilogramme selon son niveau de qualité.
▪ Le miel de Pitcairn est considéré comme le plus rare et pur du monde car il n'y a pas de pollution dans l’île.
▪ Le miel de Eucryphia lucida (en) n'est produit qu'en Tasmanie où cette espèce est endémique.

Les miels AOP (Appellation d'origine protégée) et IGP (Indication Géographique Protégée)

Malgré les appellations reconnues, aucune réelle garantie n'est apportée au consommateur sur la véritable zone de production des miels vendus. En effet, bien qu'ils existent, il y a une forte carence en utilisation d'outils opérationnels de contrôle et de traçabilité en continu sur le terrain. Pour compenser ce problème de certification géographique le consortium Bee partner en collaboration avec l'association Maksika international de protection des abeilles, Bee secured et le CEA de Grenoble (LETI) ont créé un réseau de traçabilité de la filière apicole. Ce réseau porte sur un ensemble de ruches instrumentées communicantes nouvelles générations. Il permet le suivi en continu de la production de miel de la ruche jusqu'au pot en contrôlant systématiquement la santé des abeilles, l'environnement et les actions menées sur les abeilles. Tout le miel suivi est certifié par un label Maksika « IGP contrôlé en continu », qui garantit aux consommateurs l'origine du miel.
Source : Commission européenne
France 
▪ Miel d'Alsace, indication géographique protégée (IGP) depuis 2005
▪ Miel de Corse - Mele di Corsica (AOP) : ce miel peut être issu des gammes variétales suivantes, printemps, maquis de printemps, miellat du maquis, châtaigneraies, maquis d'été, maquis d'automne.
▪ Miel de sapin des Vosges, appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis 1996
▪ Miel de Provence, indication géographique protégée (IGP) depuis 2009
Italie :
▪ Miele delle Dolomiti Bellunesi (AOP)
▪ Miele della Lunigiana (AOP)
▪ Miele Varesino
▪ Miele della Valtellina
Espagne :
▪ Miel de Granada (AOP) - miel monofloral de châtaignier (Castanea sativa), miel monofloral de romarin (Rosmarinus officinalis), miel monofloral de thym (Thymus sp.), miel monofloral d'avocat (Persea americana), miel monofloral de fleur d'oranger (Citrus sp.), miel monofloral de lavande (Lavandula stoechas), miel de montagne et miel toutes fleurs.
▪ Miel de Galicia ou Mel de Galicia (IGP)[32]- miel toutes fleurs, miel monofloral d’eucalyptus, de châtaignier, de ronce, de bruyère.
▪ Miel de La Alcarria (AOP)
▪ Miel de Tenerife
Grèce :
▪ Μέλι Ελάτης Μαινάλου Βανίλια (Miel de Sapin Menalou Vanilia)
Luxembourg :
▪ Miel luxembourgeois de marque nationale (AOP)
Portugal :
▪ Mel da Serra da Lousã (AOP)
▪ Mel das Terras Altas do Minho (AOP)
▪ Mel da Terra Quente (AOP)
▪ Mel da Serra de Monchique (AOP)
▪ Mel do Parque de Montesinho (AOP)
▪ Mel do Alentejo (AOP)
▪ Mel dos Açores (AOP)
▪ Mel de Barroso (AOP)
▪ Mel do Ribatejo Norte (Serra d'Aire, Albufeira de Castelo de Bode, Bairro, Alto Nabão) (AOP)
Autres types de miel
▪ Le miel de robinier dit « faux-acacia », vendu sous le nom de « miel d’acacia » bien que n'ayant aucun rapport avec l'acacia véritable, à saveur douce, est liquide, clair et ne cristallise qu'au bout de quelques années.
▪ Le miel de châtaignier au goût corsé, amer, est visqueux et plus ou moins sombre selon qu'il provient de nectar ou de miellat.
▪ Le miel de lavande, très parfumé, de couleur crème présente une granulation très fine.
▪ Le miel de tilleul, très délicatement parfumé, de couleur claire.
▪ Le miel de colza, avec une légère saveur de chou, est de couleur claire, il cristallise rapidement en raison d'une forte teneur en glucose.
▪ Le miel de sarrasin ou blé noir, corsé, de couleur brune, est emblématique du terroir breton.
Les miels de garrigue et de montagne sont toutes fleurs, leur saveur et leur aspect dépendent de leurs terroirs.
▪ Le miel de Rhododendron (Rhododendron ferrugineum) des Pyrénées, de couleur blanche très subtile
Miel de sapin du Jura
Miel béton de Saint-Denis
▪ Le miel de sapin, à base de miellat butiné dans les forêts de conifères
▪ Le miel béton, miel urbain produit par des abeilles butinant les fleurs des jardins privés ou publics
▪ Le miel de trèfle, produit à partir de ces derniers, miel blanc.
▪ Le miel de bleuet, parfois appelé miel de myrtille, a le goût du fruit.
▪ Le miel de tournesol, de couleur dorée, jaune moutarde, à saveur fruitée et unique.
▪ Le miel de palissandre, produit essentiellement à Madagascar, est un miel de couleur brun foncé. Il possède un arôme fort et persistant et un goût très sucré.
▪ Le miel de ronce, du Morvan, très parfumé, de couleur dorée, est un miel rare qui provient des fleurs de mûre.
▪ Le miel de fleur d'oranger et d'autres agrumes, réputés dans les zones de culture d'agrumes en Espagne et en Corse (mandarinier) en particulier
▪ Le miel de litchi, produit entre autres à la Réunion et en Thaïlande. Les ruches sont placées dans les vergers à litchi au moment de la pollinisation.
▪ Le miel d'eucalyptus, réputé en Australie.
▪ Le miel de callune, de couleur brun orangé, issu des Landes et des Cévennes. Il est très visqueux naturellement, se liquéfie lorsqu'on l'agite, mais gélifie de nouveau au repos ; cette spécificité est due à une protéine présente uniquement dans ce miel[34].
▪ Le miel de pissenlit, produit à partir de ces derniers, miel jaune franc.
▪ Le miel de manuka, provient de l'arbre de manuka que l'on trouve en Nouvelle-Zélande.*
▪ Le miel du Yemen (jujubier Sdir Maliky)
▪ Le miel d'euphorbe (Darmous) cactus du désert Maroc.
▪ le miel d'origan.
▪ Le miel de framboisier du Canada.
Miel frauduleux
D'après le président de l'Organisation internationale des exportateurs de miels, de 2007 à 2013, la production mondiale a augmenté de 8 % alors que les exportations ont elles augmenté de 61 %]. De très nombreux pays européens ont augmenté leur exportations de miel en 2015, mais aussi leurs importations en provenance de Chine. Ce miel est importé puis réexporté comme produit local, un tiers des miels dans l'Union européenne ne serait pas conforme à la provenance indiquée. Les miels d'Asie seraient les plus à risque d'être dilués pour en diminuer le prix et en augmenter la quantité]. La Chine produirait 450 000 tonnes de miel par an dont 150 000 tonnes pour l'exportation et 700 000 tonnes (sic) pour la consommation local]. Des cas de fraudes (30 % des échantillons) ont aussi été découverts au Canada. Ainsi qu'en Belgique, avec plus de la moitié des échantillons non conformes. Des miels synthétiques seraient même importés de Chine, et fabriqués à partir d'un mélange de glucose, fructose, maltose, d'acide gluconique, de pollens exogènes correspondant à l'origine voulue — afin que la supercherie ne soit pas détectée par analyse —, de colorants et d'arômes de fleurs de synthèse.

Consommé depuis plus de 12 000 ans, le miel est le plus célèbre des alicaments. Anti-inflammatoire ORL, anti-infectieux et réparateur cutané reconnu, il peut aussi accompagner les problèmes respiratoires, digestifs, articulaires, les troubles urinaires, rénaux, biliaires et les maladies osseuses. Également efficace en cas de fatigue, le miel boostera votre libido en ravissant votre palais grâce à son goût sucré. 


Le miel, c’est bon. C’est même triplement bon. Déjà, sur la langue, tout le monde le sait. Jusqu’à l’ère moderne, le miel était le seul sucre avec lequel on pouvait faire la cuisine. Et les desserts, du temps des Romains, ressemblaient plutôt à ce que nous appelons aujourd’hui des pâtisseries orientales.

Mais ce que l’on sait moins, c’est que le miel est aussi bon pour notre organisme. En clair, il soigne. Déjà parce qu’il est en principe une pâte antiseptique, utilisée par les abeilles elles-mêmes. Ainsi, dès l’Antiquité, on a remarqué ses capacités antibactériennes et cicatrisantes, utilisées en application externe.

Enfin et surtout, le miel, parce qu’il est fabriqué par les abeilles à partir du pollen des fleurs qui se trouvent autour de la ruche, est imprégné des vertus des essences environnantes, lesquelles se retrouvent en nous quand nous le consommons !

A nos côtés depuis toujours

Le miel est très ancien, puisqu’on a retrouvé des abeilles dans des blocs d’ambre datant de millions d’années. L’humanité, pour sa part, consomme du miel depuis au moins 12 000 ans, comme en témoignent notamment certaines peintures rupestres.

Il fallut toutefois attendre 2500 av. J.-C. pour que les Égyptiens commencent l’élevage des abeilles : ainsi naquit l’apiculture. Cette pratique a été également recensée dans la plupart des civilisations anciennes, qui n’avaient a priori aucun rapport entre elles, des Mayas à la Chine impériale.

Toutefois, les Égyptiens ont été les premiers à remarquer que le miel soulageait les douleurs d’estomacaméliorait les fonctions urinaires et cicatrisait les blessures. Pareillement, Hippocrate, comme les Indiens d’Amérique du Sud,  recommandèrent très tôt le miel pour soigner les plaies ouvertes, les escarres, les brûlures, les engelures et les crevasses. Les Grecs pensaient quant à eux que le miel, outre ses bienfaits cosmétiques, améliorait la vision. Enfin, boisson d’immortalité, l’hydromel, alcool fermenté à partir du miel mélangé à l’eau, était dans la tradition nordique traditionnellement servi aux défunts pour leur ultime voyage, la traversée vers la plaine d’éternelle jeunesse, mag mell, la plaine du miel…

Une composition mystérieuse et unique

La composition du miel est longtemps restée une énigme. Car aucun miel venant d’une ruche en particulier ne sera semblable à un autre. Mais à force de travail, les chercheurs sont parvenus à définir une composition moyenne, qui révèle tous les bienfaits de cette précieuse substance pour notre organisme.

-       De l’eau, bien entendu, à raison de 18% environ.

-       Des sucres (80%), avec, parmi eux, davantage de fructose que de glucose. Toutefois, le miel a un pouvoir sucrant supérieur au sucre de canne, ce qui incite à moins en consommer ; et d’autre part, ce sont des sucres simples, donc assimilés plus aisément par notre organisme.

-       Des lipides et des protides en quantités infimes, mais parmi ces derniers, on trouve néanmoins des acides aminés, essentiels à nos cellules.

-       Des minéraux (très nombreux, suivant les différentes sortes de miel), dont le potassium. En général, plus un miel est sombre, plus il est riche en fer.

-       Un grand nombre de vitamines : B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, A, D, K, PP.

-       D’autres substances très rares, parmi lesquelles des inhibines et des défensines, des molécules qui empêchent le développement des bactéries.

Un antibactérien impérial

L’activité antibactérienne du miel est essentiellement due à sa teneur, faible en eau et forte en sucre. Mais aussi à un enzyme particulier, la glucose oxydase. Celle-ci permet la transformation du sucre en acide gluconique et en peroxyde d’hydrogène, un antiseptique. C’est surtout à ce dernier que l’on doit les capacités antibactériennes du miel en application cutanée, qui agissent même lorsqu’il est dilué. Ainsi, sous son effet, beaucoup de bactéries, champignons, protozoaires et virus ne peuvent se développer, dont les terribles staphylocoques dorés, fréquents dans les hôpitaux ou les désormais classiques Escherichia coli.

En outre, le miel renforce l’immunité, et a des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes, notamment parce qu’il accélère la production des lymphocytes B et T dans le sang, ainsi que l’activation des phagocytes, gardiens immunitaires de notre organisme.

Le meilleur complément du pansement

Le miel cicatrise, et Hippocrate le savait déjà ; pourquoi devrions-nous l’oublier ? Dans les faits, il agirait sur l’inflammation en régénérant la peau, favorisant la prolifération des fibroblastes et des cellules épithéliales. Son alcalinité empêche la prolifération des bactéries à l’air libre et améliore l’oxygénation des plaies. Il a par ailleurs un pouvoir dit « osmotique », c'est-à-dire qu'il attire et aspire vers l'extérieur les toxines de la peau, comme le fait l'argile par exemple. C'est la raison pour laquelle il est parfois conseillé de l'utiliser sous la forme d'un « masque » purifiant de quelques minutes sur le visage.

Enfin, il résorbe les cicatrices, même si c’est surtout au sucre qu’il contient que l’on impute cet effet. Il élimine aussi les mauvaises odeurs dues à certaines plaies, ce qui ne peut qu’améliorer le confort des convalescents. Nul hasard, donc, si aujourd'hui les hôpitaux français redécouvrent les vertus cicatrisantes du miel. C'est par exemple le cas du service de chirurgie viscérale et transplantations du CHU de Limoges qui, depuis 1984, sous l'impulsion de son ancien chef de service le Professeur Bernard Descottes, l’utilise, avec de surprenants résultats sur plus de 3000 patients. Une étude comparative réalisée en 1988 a montré que, sur trois types de plaies, la cicatrisation était deux fois plus rapide avec le miel qu'avec deux autres dispositifs médicaux reconnus (Biogaze, Debrisan). Après différentes expérimentations, le service a fait le choix d'utiliser surtout du miel issu de plantes aux propriétés antibactériennes telles que la lavande ou le thym pour leur activité antibactérienne plus forte

10 miels curatifs

Avant de choisir votre miel, trois faits importants sont à noter.

Le premier : ne donnez pas du miel à un nourrisson. Cela peut causer une maladie appelée botulisme infantile. En général, il vaut mieux attendre que l’enfant ait atteint un an.

Le second : comme tout aliment riche en glucides, le miel est cariogène (favorise les caries), aussi brossez-vous toujours les dents après en avoir pris le soir, par exemple dans une tisane.

Le troisième : beaucoup de faux miels ou miels frelatés (pour beaucoup venus de Chine) circulent sur le marché, modifiant sans cesse leurs procédés de fabrication pour déjouer les tests de qualité de l'Union européenne. Ainsi l'Union nationale des apiculteurs français estime-t-elle que 20 à 30% des miels à bas prix vendus en supermarché aujourd'hui ne sont en fait pas du vrai miel... De même, les miels ne sont considérés comme « monofloraux » que s’ils proviennent d’une seule et même essence à 80%. Pour ces deux raisons, nous vous conseillons donc, quand vous en achetez, d'opter pour des petits producteurs français hors de tout soupçon, et d'accepter d'y mettre le (juste) prix. Vous éviterez ainsi toute erreur et soutiendrez une filière apicole qui en a bien besoin en ce moment.

La tradition qui consiste à prendre du miel lorsqu’on a mal à la gorge est semble-t-il très ancienne. Si les études manquent pour valider les nombreuses propriétés spécifiques de tel ou tel miel, une très longue tradition d'utilisation, associée à la connaissance des plantes dont ils sont issus, semble valider leurs champs d'application respectifs. Citons d’abord les miels qui soignent l’appareil respiratoire :

-       Le miel de lavande, certainement le plus polyvalent de tous les miels, mais plus spécialement efficace sur l’appareil respiratoire. Il est ainsi recommandé contre les toux convulsives, l’asthme, la bronchite, l’angine, la grippe. Il améliore aussi le sommeil et combat les maux de tête.

-       Le miel de sapin se révèle d’une aide précieuse. Il est ainsi recommandé contre l’asthme, la bronchite, la trachéite, la pharyngite, la rhinite et le rhume. Citons ici plus particulièrement le miel de sapin des Vosges, qui dispose d'une appellation d'origine contrôlée (AOC), gage de grande qualité.

-       Le miel de thym, appréciable pour lutter contre les problèmes infectieux, notamment pulmonaires, agit aussi sur le ventre, par exemple dans les cas de coliques ou de constipation. On lui prête également des vertus contre l'arthrite ou les problèmes rénaux.

-       De son côté, le précieux miel de mélilot serait indiqué particulièrement dans les problèmes inflammatoires de la sphère ORL au sens large : sinusite, rhinite, pharyngite, laryngite, gingivite, angine...

Mais il existe aussi d’autres miels aux vertus inattendues !

-       Le miel d’aubépine est un antispasmodique et calmant. Particulièrement recommandé à ceux qui souffrent de crampes, crispations, insomnies ou palpitations – tous les troubles ayant trait au système nerveux, notamment à ceux dus à la ménopause.

-       Le miel de châtaigner est un excellent cicatrisant des plaies. Mais il est aussi bon pour le sang : il aiderait ainsi à lutter contre l’anémie et les troubles ayant trait à la circulation sanguine.

-       Le miel de romarin, du fait de ses vertus tonifiantes, prévient le surmenage, mais également l’hypertension et l’artériosclérose. Il est également recommandé à tous ceux qui souffrent d’insuffisance hépatique ou digestive.

-       Le miel de bruyère, outre ses vertus antirhumatismales, est particulièrement bienvenu pour les troubles urinaires, cystites, prostatite et autres affections de l’arbre urinaire. Il facilite aussi la dissolution des calculs rénaux et biliaires.

-       Quant au miel de sarrasin, spécialité bretonne, ancré dans un sol rocheux, il permet de lutter contre l’anémie, la déminéralisation et les maladies osseuses.

-       Enfin, contre l’asthénie et la fatigue sexuelle, le miel de trèfle a fait ses preuves de longue date !

Gourmandise, santé et environnement

Voilà donc dix bonnes raisons d’aimer nos amies les abeilles, surtout qu’elles n’ont jamais été aussi menacées qu’aujourd’hui. Ce constat est d’autant plus déplorable qu’elles sont essentielles à la pollinisation et garantes d'un écosystème qui tourne rond. S'il n'y a aucune preuve qu'Albert Einstein a bien prononcé la fameuse phrase concernant l'importance des abeilles (« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre »), celle-ci n'en reste pas moins sans doute vraie, car environ un tiers de notre alimentation dépend d'elles. Sauf, bien sûr, à décider que désormais, toutes les pollinisations de plantes se feront à la main, comme dans le Sichuan ou grâce à des robots miniatures, comme l'ont suggéré il y a peu des chercheurs de l'université de Harvard avec leur projet « Robobee » . Mais, sincèrement, voulons-nous vraiment un monde qui ressemble à ça ?

 Vous l'aurez compris, consommer régulièrement du miel de qualité est donc à la fois un geste gourmand, une démarche de santé et un acte écologique et citoyen : on aurait tort de se priver !  

Le miel est un aliment très énergétique essentiellement composé de sucre… Mais il existe autant de miels qu'il existe de fleurs. Les variétés sont très nombreuses et leurs qualités nutritives sont très variables d'un pot à l'autre.

En France, un laboratoire analyse précisément les éléments contenus dans les miels. Objectif : vérifier que ces miels sont conformes à la législation pour assurer la sécurité alimentaire du consommateur.u

Butiner, récolter, construire… Au coeur de la ruche, elles bourdonnent d'activité. À pied d'oeuvre les abeilles fabriquent sans relâche un aliment aux vertus santé reconnues : le miel. Dans les laboratoires du Centre d'études techniques apicoles de Lorraine, qu'ils viennent de France ou du bout du monde, la composition et la qualité de cet or sucré sont passées au crible.

L'objectif des analyses est de déterminer les caractéristiques des miels monofloraux car le miel peut provenir d'une ou plusieurs fleurs. Mais ce qui le définit de façon immuable, c'est sa fabrication par les abeilles et la présence de deux ingrédients principaux (eau et sucres) sans autre ajout s'il est de bonne qualité.

Pour décrypter les spécificités du miel, le passage au microscope permet notamment de détecter la présence d'additifs et de toute substance susceptible d'altérer la composition du miel. La présence d'adjuvants potentiellement toxiques reste extrêmement rare mais principe de précaution oblige, cette analyse est très couramment pratiquée au laboratoire.

Autre manipulation cette fois très novatrice : la recherche de polyphénols dans le miel. Des molécules aux vertus antioxydantes que l'on trouve habituellement dans le vin, le café ou le chocolat. Ces polyphénols préviennent notamment la dégénérescence de nos cellules et les risques cardiovasculaires.

Outre le miel qu'on avale, il y a aussi le miel qu'on étale sur la peau pour cicatriser les plaies. À l'origine l'abeille génère une enzyme qui elle-même produit de l'eau oxygénée. Utilisé comme antiseptique, le miel s'avère efficace à condition d'être bien conservé entre 14 et 20°C maximum. Attention le miel ne se bonifie pas avec l'âge, mieux vaut respecter sa date limite de consommation.

A l’origine du miel, des abeilles et des fleurs. Les premières butinent le pollen des secondes pour produire ce carburant qu’elles utiliseront l’hiver quand les fleurs sont absentes. 

Tous les miels sont antibactériens

Acacia, tilleul, thym, de fleurs ou de forêt… tous les miels favorisent la cicatrisation. 

  • Composés essentiellement d’eau et de fructose (15 à 30 % et 60 % respectivement), ils renferment également de l’acide formique antiseptique et des inhibines, des substances qui freinent la prolifération bactérienne. La principale inhibine est de l’eau oxygénée, sécrétée par l’abeille lors de la fabrication du miel.
     
  • À ce socle commun, s’ajoutent des actifs spécifiques liés à la fleur qui a été butinée. Ils ne sont pas encore tous identifiés, mais leur composante “acide” se révèle la plus efficace contre les bactéries. Le miel de thym, par exemple, renferme de l’acide borique que l’on appliquait autrefois en solution sur les plaies difficiles à soigner. 

Acidité et inhibines s’allient donc pour empêcher la prolifération bactérienne, ainsi que l’inflammation. Le miel intervient ainsi à toutes les phases de la cicatrisation. Il nettoie les plaies, les débarrasse des petites “cochonneries” : une blessure pour guérir doit être propre (ce qui ne veut pas dire stérile !). 

Par ailleurs, grâce à sa richesse en sucres, il exerce une pression négative sur la plaie et aspire, par ce phénomène purement physique, les exsudats (le suintement). 

 

« Enfin, le miel calme la douleur, peut-être en agissant sur les “dialogues” entre cellules recrutées sur la zone de cicatrisation », observe le Pr Alexis Desmoulière, chef du service de physiologie à la faculté de pharmacie de l’université de Limoges. 

Comment utiliser le miel comme cicatrisant

 

  • Avant d’appliquer le miel, il faut d’abord rincer la blessure avec de l’eau ou du sérum physiologique. 
  • Avec une spatule en bois, le déposer ensuite en couche fine, de façon uniforme, sur la totalité la plaie, puis le recouvrir de compresses sèches. 
  • À renouveler toutes les 24 heures tant que la plaie suinte, puis toutes les 48 heures jusqu’à ce qu’elle cicatrise. 

Pour soigner les plaies ou les petites brûlures, de petite taille et peu profondes (du 1er degré), préférence est donnée aux miels de thym ou de lavande, à l’usage les plus efficaces sur la peau. « Y ajouter deux gouttes d’huile essentielle d’immortelle, cicatrisante et anti bleu, permet d’accélérer la cicatrisation de ces blessures », suggère le Dr Marc Normand. 

En cas de plaie chronique, comme un ulcère de jambe, le miel ou des pansements plus techniques viennent compléter le traitement. « Les ulcères apparaissent plus volontiers au cours de l’évolution d’une maladie touchant les vaisseaux comme le diabète, ou des complications liées au tabagisme », prévient le Pr Desmoulière. 

 

Un miel bio, c’est mieux ?

Pour l’environnement, oui, pour la cicatrisation, pas sûr.  « Zones de butinage entourées de cultures bios, à plus de 3 km des villes ou des autoroutes, intérieur des ruches en cire biologique, abeilles nourries exclusivement de leur miel, lui-même extrait à froid sans chauffage : le cahier des charges des miels bios est très contraignant », dit le fabricant Benoît Mary. 

Certains industriels ont choisi, comme lui, le contrôle du miel après la récolte, qui certifie l’absence de pesticides et produits chimiques. 

Un bon miel est succulent et en plus, il guérit ()[]()
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Hakim 23/01/2019 20:19

Je me demande vraiment pourquoi le miel n'est pas plus utilisé a des fins thérapeutiques. Ses vertus sont pourtant claires. Est-ce qu'il y a une volonté pour certains que ça ne soit pas le cas ?

Quoi qu'il en soit j'ai découvert des miels dans cet article, comme celui de mélilot et je vous en remercie. C'est super et incroyable de voir qu'il y a autant de miels que de fleurs sur terre.

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