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Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)


Une militante ~~

Publié par La pintade rose sur 23 Mars 2018, 08:31am

Catégories : #Femmes Femmes...

Cette Ancienne avocate spécialiste des droits de l’homme et adhérente de l’ACAT* depuis 40 ans, Danielle Mérian est une militante de la première heure qui a lutté sur tous les fronts : conditions des prisonniers de guerre en France, disparus d’Argentine ou encore abolition de la peine de mort.

Aujourd’hui âgée de 77 ans, celle qui se dit  “féministe depuis sa naissance” ne raccroche pas et continue d’œuvrer en faveur des femmes, notamment les victimes d’excision et de mariage forcé. A l’origine de son engagement, “le statut d’esclavage de l’incapacité juridique de la femme mariée” sous lequel elle se dit née en 1938 et contre lequel elle a passé et passera sa vie à se battre. “En droit aujourd’hui, sinon dans les coeurs, sinon dans les têtes, il y a égalité des hommes et des femmes.

Quelques lignes sur sa vie et son parcours. Elle naît en 1938 ; elle est la fille du journaliste de télévision Claude Darget (de son vrai nom Christian Savarit) et de Simone Papin. En 1945, son père, alors correspondant de guerre avec l'armée canadienne, rentre d'un reportage effectué sur les camps de concentration nazis ; malgré la défense formelle de celui-ci, Danielle regarde les photographies ; le choc de ces images est déterminant dans le choix de sa carrière et de son engagement.
Elle étudie le droit durant la guerre d'Algérie et se fiance à cette période.
Engagements
Son engagement lui vient d'abord de sa foi chrétienne.
À partir de 1975, elle milite avec son mari au sein de l'ACAT, l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture, notamment en soutien aux Grands-mères de la place de Mai ou pour l'abolition des exécutions capitales, ainsi que pour la libération ou l'amélioration des conditions de détention des prisonniers politiques.
Après la mort de son mari en 1995 , elle continue à militer ; ses principaux terrains d'engagement sont outre l'ACAT, avec PRSF (Prisonniers Sans Frontières) l'amélioration des conditions de détention en Afrique de l'Ouest, avec PARCOURS D'EXIL le soin aux torturés, avec SOS Africaines en Danger la lutte contre l'excision et le mariage forcé.
Elle soutient Témoignage chrétien.

Après les attentats du 13 novembre 2015
Le lendemain des attentats du 13 novembre 2015, elle apporte une fleur devant le Bataclan, en hommage aux victimes. Interrogée par la télévision, elle lance un message de paix, qui touche beaucoup de téléspectateurs, les réseaux sociaux et même le New York Times. Elle y incite notamment les Français à relire le roman d'Ernest Hemingway Paris est une fête.
Œuvres
    ▪    Danielle Mérian et Tania de Montaigne, Nous n'avons pas fini de nous aimer, Paris, Grasset, coll. « Documents Français », 2016

 

 « Mamie » Mérian, toujours plus engagée, lance une campagne de financement participatif pour lutter contre l’excision
Altruisme et humanité. Après les attentats du 13 novembre, Danielle Mérian, une passante interrogée dans la rue par une chaîne d’info, était devenue le symbole et le porte parole inattendu d’un message de paix largement relayé sur les réseaux sociaux. Clique était parti à la rencontre de cette femme qui avait ému les Français. Avocate, militante, féministe, républicaine… « Danielle du futur » nous avait fait part de ses différentes casquettes.

 

Trois ans après, c’est sur son compte Twitter que Danielle lance un nouveau message. Il s’agit d’une campagne de lutte contre l’excision.

« Voici quatre ans que je suis présidente de l’association SOS Africaines en Danger qui rassemble de jeunes réfugiées d’Afrique de l’Ouest, francophones, musulmanes, qui ont fui l’excision et le mariage forcé subis enfants, et sont venues à Paris trouver la liberté. »

Deux cent millions : c’est le nombre de femmes ayant subi une forme de mutilation sexuelle dans le monde (dont 50 000 en France). Malheureusement, le chiffre des victimes ne fait que croître de façon exponentielle. Le 6 février dernier s’est tenue la journée mondiale de la lutte contre l’excision ; Danielle Mérian a donc profité de cette mobilisation pour tirer la sonnette d’alarme. Elle lance, le même jour, une campagne de financement participatif. L’objectif ? Financer dix bus qui circuleront dans dix pays (le Sénégal, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée Conakry, le Mali, la Mauritanie et le Togo) afin d’apporter les soins nécessaires aux victimes.

Le coût du projet s’élève à un million d’euros, qui comprennent le financement de la logistique avec l’achat des bus, la collaboration avec les professionnels de la santé et les acteurs locaux (indispensables à la prise en charge des victimes) ainsi que la communication sur les réseaux sociaux, qui permettra d’être une caisse de résonance pour faire entendre l’ambition du projet.

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