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29 May

La prostitution de nos adolescentes ()()()

Publié par La pintade rose  - Catégories :  #Je déteste, #Femmes Femmes..., #Les Odileries

Pourquoi ? 

Que pouvons-nous faire ?

Quel est notre rôle, notre responsabilité ?

Que veulent-elles ? 

Déjà dans la cour d'école, du collège, de l'université, tous les milieux sont touchés.

Le harcèlement, la peur, l'envie des belles choses, la télé réalité, le bling bling, le clinquant

"Être comme les autres, "être une STAR"

Que leur donnons-nous comme exemple, la Société aurait-t-elle démissionné.

Elles ont entre 13 et 16 ans, viennent de tous les milieux sociaux. Alors qu’elles sont encore au collège, cela peut commencer par «une pipe contre un McDo», témoigne une assistante sociale scolaire. «Si on demande aux jeunes, elles n’ont aucune conscience de se prostituer». Ensuite, ça peut devenir un «engrenage», décrit Armelle Le Bigot. Les jeunes filles, souvent entraînées par une copine ou un copain, s’inscrivent sur les rubriques «rencontre» de sites de petites annonces. Et elles peuvent aller jusqu’à intégrer des réseaux de prostitution chapeautés par des proxénètes. Une ado de 15 ans décrit : «5 à 10 clients par jour, des hommes mariés entre 20 et 60 ans, 100 euros la demi-heure, 200 euros l’heure».

Ce que le documentaire laisse entrevoir, c’est que toutes les adolescentes n’ont pas les mêmes chances face à la prostitution : certaines ont subi des viols qui les ont fait basculer, ou sont clairement en rupture familiale. Leur fugue s’imbrique avec leur pratique de la prostitution, l’une venant alimenter l’autre et vice-versa.

Télé-réalité

Face à cela, la police n’a pas les armes. «La prostitution n’est pas un délit, on ne peut pas mettre un policier derrière chaque gamine de 16 ans», explique un commissaire qui dit plutôt cibler les proxénètes de ces réseaux, âgés parfois de seulement 20 ans. Les associations pointent la responsabilité de la société, entre télé-réalité qui érige «la femme bonne» comme un modèle et réseaux sociaux où tout est accessible à tous. Les services sociaux, eux, avouent ne disposer d’aucune solution miracle pour faire cesser ce fait de société où les récidives des jeunes filles sont nombreuses.

Alors pour sauver ces adolescentes, reste le combat des parents, remarquables. Ils passent leur vie à chercher leurs enfants, s’inscrivent sur ces sites pour essayer d’entrer en contact avec elles et les faire revenir, craquent souvent, leur ouvrent les bras quand elles reviennent… Et repartent à leur recherche quand elles prennent à nouveau le large.

Guillaume Lecaplain

C'est un appel lancé comme une bouteille à la mer. L'association Agir contre la prostitution des enfants (ACPE) a pris part au rapport du Défenseur des droits paru ce lundi 20 novembre 2017, au sujet de la prostitution des personnes mineures. Et réclame, auprès de LCI, qu'une étude digne de ce nom soit menée sur le sujet.

"Obtenir des chiffres fiables sur la question de la prostitution infantile est un enjeu important pour notre association" nous explique ainsi Arthur Melon, responsable plaidoyer de l'ACPE. "Cela nous permettrait de mieux connaître l'ampleur du problème pour mieux le circonscrire." Et pour cause, les dernières estimations en la matière datent de 2014. À l'époque, des "sources officieuses" issues des remontées sur le terrain situaient entre 5000 et 8000 le nombre d'enfants se prostituant. 

De plus en plus de remontées de la part des professionnels sur le terrain 
"L'absence de chiffres participe d'un gros déni sur le sujet", déplore encore le responsable, en appelant cette fois-ci aux ministères de l'Education nationale, de la Santé, de la Justice, de l'Intérieur, ainsi qu'au Secrétariat d'Etat chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes. Car si les remontées de terrain existent, c'est une démarche transversale, "à l'échelle nationale ou au moins régionale", qui permettrait d'y voir plus clair. Arthur Melon ajoute : "Pour les professionnels de terrain, ce n'est pas un phénomène nouveau. En fait, de plus en plus de cas sont repérés et remontés aux associations pour demander de l'aide." 

Du côté des personnels de direction des établissements, on verrait également d'un bon oeil une étude menée sur le sujet. C'est en tout cas ce que confie Lydia Advenier, proviseure à Lyon et membre du syndicat national des personnels de direction de l'éducation nationale (SNPDEN). "Des données objectives ne pourraient pas nuire au débat" dit-elle à LCI. "Ces chiffres, on les connaît par inadvertance, lorsqu'un cas se présente à nous." Mais elle prévient déjà : "Si une étude était menée, elle montrerait forcément des chiffres en-deçà de la réalité : on peut penser que beaucoup de jeunes concernés ne souhaiteraient pas en parler..."

L'éducation à la sexualité à la rescousse
Pour savoir si une telle étude d'envergure est déjà dans les tuyaux ou non, nous avons sollicité plusieurs ministères. Celui de l'Education nationale nous a précisé qu'il n"y avait "pas d'étude en cours" de son côté. Quant au ministère de la Santé, il nous indique que ce sujet "va être intégré aux actions de lutte contre les violences faites aux enfants, avec la constitution d'un groupe de travail qui va se mettre en place en janvier 2018". Le Secrétariat d'Etat chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes, enfin, n'est pas revenu vers nous. 

Mais en attendant des chiffres plus officiels, l'association ACPE a déjà une solution dans sa besace. Elle prône auprès du Défenseur des droits une meilleure mise en place de l'éducation à la sexualité à l'école. Et écrit ainsi :  "Il est important de parler avec eux [les adolescents] de leur image corporelle, de resituer la norme corporelle par rapport à ce qui est véhiculé dans les médias, de parler du sentiment de dépréciation qu'ils peuvent ressentir, de parler de leur propre valeur et de la manière de considérer son corps et le corps de l'autre avec respect. (...) Ainsi, l'éducation à la sexualité est fondamentale pour la construction d'une santé sexuelle et d'un bien-être identitaire, personnel et affectif solide pour l'adolesent."

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