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Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)


Hannah Gadsby ou l'humour grinçant []{}[]

Publié par La pintade rose sur 16 Août 2018, 08:59am

Catégories : #Femmes Femmes..., #J'aime

Une humoriste, actrice et écrivaine australienne avec une critique acerbe sur la société patriarcale !

 Elle est devenue célèbre après avoir remporté la finale nationale de la compétition Raw Comedy en 2006. Elle a fait des tournées internationales et est apparue à la télévision en Australie et en Nouvelle-Zélande. En 2018, la diffusion de son stand-up Nanette sur Netflix lui a apporté une notoriété internationale.

Gadsby a grandi à Smithton en Tasmanie, elle est la plus jeune de cinq enfants. Son père était professeur de mathématiques et sa mère était femme de ménage dans un club de golf, où Hannah a commencé à pratiquer cette discipline jusqu'à l'adolescence. En dépit de son bon niveau, elle a dû arrêter quand elle a quitté l'école.

Elle est diplômée de l'Université nationale d'Australie en 2003 avec une spécialité en Histoire de l'Art. Avant de débuter sa carrière de comédienne, Gadsby a effectué divers petits jobs: projectionniste de cinéma, libraire et planteuse d'arbres dans une ferme.

Gadsby est surtout connue pour ses talents d'humoriste, mais elle associe aussi ses dons pour la comédie et sa formation en Histoire de l'Art lorsqu'elle propose des visites comiques de la National Gallery of Victoria. Depuis 2009, Gadsby a présenté des visites sur des thèmes tels que les peintures de la Sainte Vierge, le Dadaïsme, le Modernisme, l'Impressionnisme et le nu dans l'art. Elle donne aussi des conférences. Gadsby a écrit et présenté deux documentaires spéciaux pour le programme Artscapesur la chaîne de télévision ABC, The NGV Story (2011) et Hannah Gadsby Goes Domestic (2010).
En 2006, elle se produit pour la première fois sur scène au Melbourne International Comedy Festival (en), alors qu'elle était quasiment sans domicile fixe. Lors de ce festival, elle participe au Raw Comedy (en), après avoir inscrite à ce concours de stand-up par un ami et remporte la première place.

Gadsby a participé sur la chaîne ABC au programme Adam Hills Tonight (précédemment Adam Hills in Gordon Street Tonight). Ses chroniques étaient intitulées  'On This Day' and 'Hannah Has A Go'. Elle contribuait aussi à l'interview des invités. Le programme a été interrompu après sa troisième saison en juillet 2013. Elle a également participé à Good News Week, Spicks and Specks, et à 7 Days (sur New Zealand TV 3). Elle a écrit et présenté une série de trois épisodes sur la chaîne ABC, Hannah Gadsby Oz, qui a été diffusée en mars 2014[13]. En 2015, elle incarne Hannah, une version fictionalisée d'elle-même, dans les saisons 2, 3 et 4 de la série Please Like Me, créée par son ami et confrère humoriste Josh Thomas. En tant qu'humoriste, Gadsby se produit régulièrement et internationalement depuis la fin des années 2000. 

Le décès de sa grand-mère et l'élection à la présidence des Etats-Unis de Donald Trump ont été deux éléments déclencheurs dans l'écriture de son spectacle Nanette. Pendant son écriture, les débats faisaient rage au sujet du mariage homosexuel en Australie et Hannah Gadsby s'est vue diagnostiquer un trouble du spectre de l'autisme et un trouble du déficit de l'attention.

Elle commence le spectacle d'une façon un peu embarrassée, se moquant d'elle-même, de sa jeunesse en Tasmanie où l'homosexualitén'a été décriminalisée qu'en 1997, de son coming-out manqué auprès de sa grand-mère, des lesbiennes qui lui reprochent que son spectacle manque de "lesbianisme".

Le titre "Nanette" fait référence à une serveuse qui devait en être le sujet principal, mais cela a été un échec. Le spectacle prend un tour différent lorsqu'elle commence à déconstruire l'autodérision, au point qu'on en vient à réévaluer ce qui vient de nous faire rire : « L'autodérision est l'expression d'une personne qui n'existe qu'à la marge. Ce n'est pas de l'humilité, c'est de l'humiliation. » Elle explique la mécanique de la blague : il faut écarter la partie finale et cathartique d'une histoire pour laisser la place au rire. Tout en décrivant son expérience de lesbienne, tasmanienne, et historienne de l'Art, elle déconstruit la nature du one-man-show comique et demande aux "hommes blanc hétéros" dans le public de ressentir la "tension" dont font l'expérience les personnes marginalisées.

Elle évoque longuement Woody Allen, Louis C.K., Harvey Weinstein, Bill Clinton et Pablo Picasso, pour expliquer à quel point notre idée du génie est empreinte de sexisme, mais sa cible principale est la culture qui autorise les abus sexuels.

Gadsby a joué son one-women-show Nanette (en) en Australie, à Edimbourg et aux Etats Unis. En 2018, la diffusion par Netflix du spectacle enregistré à l'Opéra de Sydney a donné à Gadsby une visibilité internationale et l’a fait connaître en France où la presse a été dithyrambique.

Henri Rouillier dans L'Obs estime que le spectacle « atomise les codes du genre ». Dans Komitid, Maelle Le Core explique que « ses textes d’une puissance rare, son sens du rythme, sa diction, ses silences (et son accent australien), [font] de son seule-en-scène un moment d’exception ». C'est un spectacle d'une grande « charge politique et émotionnelle » selon Adrien Franque dans Libération ; « drôle, politique, bouleversant, (...) important » selon Juliette Hochberg dans Marie Claire ; « hilarant, émouvant et révoltant » pour Louise Guibert dans Têtu. Pour le média belge RTBF, son spectacle constitue « une critique acerbe et juste contre la société patriarcale ».

Gadsby est ouvertement lesbienne et fait souvent référence à son orientation sexuelle dans ses spectacles.

 

Hannah Gadsby ou l'humour grinçant []{}[]
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