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23 Oct

Le rejet des étrangers ou le nationalisme ()()()

Publié par La pintade rose  - Catégories :  #je n'aime pas, #Je déteste

Les organisations racistes refusent le plus souvent d’être désignées comme telles, en se revendiquant du nationalisme et en proclamant l’irréductibilité des deux notions. N’est-ce qu’une tactique de couverture, ou bien le symptôme d’une peur des mots inhérente à l’attitude raciste ? En fait, les discours de la race et de la nation ne sont jamais bien éloignés, ne serait-ce que sous la forme d’une dénégation. 

 

LA LUTTE CONTRE LE RACISME

Lutter contre le racisme, c'est une bataille qui doit commencer par soi-même en prenant le temps de connaître l'autre, sa culture, sa religion et ses coutumes. Alors l'ignorance, les préjugés, la peur, le mépris et l'exclusion n'auront plus raison d'être.

C'est aussi éduquer les autres à pouvoir dépasser tout ce qui peut les conduire vers des comportements racistes.

C'est bien souvent oublier ! C'est dommage  !

Voici ci-dessous quelques témoignages et réflexions sur ce problème en Corse.

Témoignage :
 
LES EPICIERS ARABES
"Au décès de votre mère,vous héritez d'un appartement en Corse,dans la ville d'Ajaccio-Il est situé dans un vieil immeuble du centre-ville et n'a pas été rénové.
Mais c'est une opportunité pour vous-Votre divorce vient d'etre prononcé,et vous désirez changer de vie,ne plus rester en tout cas dans la ville de Montélimar ou vous connaissez presque tout le monde,et ou il ne se passe pas une journée sans que l'on vous parle de vos parents décédés-Pour fuir ce passé douloureux,vous prenez donc le bateau avec vos deux enfants et vos meubles.
C'est une nouvelle existence qui commence-A la rentrée des classes,vous emmenez votre fille à l'école qui se trouve non loin de l'appartement-Vous croisez une jeune femme d'origine arabe qui est accompagnée de ses deux filles-Vous allez faire rapidement connaissance,puisque la plus agée est dans la meme classe que votre enfant.
D'ailleurs bientot elles ne se quittent plus-Les deux fillettes vont maintenant à l'école ensemble et après les cours viennent prendre leur gouter chez vous,sur la grande terrasse-Un jour vous invitez la maman avec la petite soeur-Latifa vous raconte qu'elle est algérienne et qu'elle tient une épicerie avec son mari Rachid.
Ce sont les seuls commercants de la ville qui restent ouverts la nuit-Un lien se noue entre vous qui devient une solide amitié-Elle vous apprécie car vous lui permettez d'accéder à un univers qu'elle ne connait pas-Et elle vous fait pénétrer peu à peu dans le sien-Elle a la meme taille et approximativement le meme poids que vous,avec des cheveux d'ébène qui lui descendent en cascade en bas du dos-Elle ne les défait que lorsqu'elle est à l'intérieur de votre appartement,et comme elle admire vos tenues et votre maquillage,vous lui prétez des robes et la fardez-Elle se contemple avec stupéfaction dans le grand miroir du salon-Elle est étonnée de se voir si belle,elle ne le savait pas,personne ne le lui avait dit auparavant-Sa vie est consacrée uniquement à ses deux filles et à son mari-Vous lui demandez si elle se plait dans ce pays-Elle hausse les épaules et répond qu'évidemment elle serait plus heureuse en Algérie,auprès de ses parents et de ses frères et soeurs,mais ils sont tous très pauvres-D'ailleurs Rachid chaque mois leur envoie de l'argent,ainsi qu'à sa propre famille qui elle aussi vit dans la misère.
Elle voit cette arrivée en Corse il y a huit ans comme une certaine délivrance-Au moins les petites peuvent aller à l'école,et ils ont un toit sur la tete et chaque jour de quoi manger,ce qu'elle n'a jamais connu durant son enfance ou elle avait souvent faim. 
Elle aime quand vous lui lisez des passages de livres,surtout ceux de Khalil Gibran-Elle ne sait pas lire-Mais c'est une travailleuse acharnée-Avec son époux ils se remplacent dans l'épicerie jour et nuit-Ils ouvrent meme le dimanche-Ils font certes cela car ils ont besoin d'argent pour l'envoyer à leurs familles à Alger,mais ce commerce est aussi une grande chance pour tous les ajacciens qui ont l'opportunité de s'y rendre quand ils le veulent-Latifa a la passion de la couture et des belles étoffes-Elle confectionne des robes de princesses à ses filles et à la votre,et un jour,pour votre anniversaire,vous fait la surprise de vous offrir une robe d'hotesse magnifique,rouge et noire,qu'elle a du mettre longtemps à réaliser-Vous etes si émue que vous la prenez dans vos bras-Puis vous avez l'idée de mettre de la musique et vous vous mettez à danser-Et elle vous suit,au début très timide,et ensuite elle est habitée par une joie qui l'illumine-Elle ne peut plus s'arreter...
Les beaux jours arrivent et vous emmenez à la plage vos deux enfants avec les deux fillettes du couple-Vous pensez que vous avez trouvé ici un petit paradis,que vous avez eu raison de tout quitter pour vous installer dans cet endroit à la beauté sauvage.
Et puis l'enfer commence-Rachid et Latifa recoivent chaque jour des lettres avec des cercueils,des tetes de mort,dessous lesquelles sont écrits les mots "Arabes fora"-C'est-à-dire "Arabes dehors"-Ils ont également des coups de téléphone ou ils ne peuvent entendre qu'un souffle inquiétant.
Au début Rachid ne s'inquiète pas-Mais les menaces se font de plus en plus violentes et précises-"Si vous ne partez pas on vous fait sauter"-
"Faites attention à vous et à vos enfants,il est encore temps de retourner dans votre bled"-
Latifa est terrorisée et me demande s'il y a un réel danger-Vous ne pouvez pas lui répondre-Vous n'avez connu la Corse et ses habitants que durant vos vacances scolaires,mais il a toujours été évident qu'il existe un racisme depuis la nuit des temps dans ce pays-Meme votre propre mère,qui avait pourtant vécu au Maroc,détestait les arabes.
Rachid décide de se rendre au commissariat de police-Il montre les dessins,les phrases terrifiantes de haine-Vous l'accompagnez et constatez qu'on lui rit au nez-On lui dit "C'est vrai qu'ici,on n'a jamais aimé les étrangers".
Il repart décu et dépité,mais est obligé de continuer de travailler comme si de rien n'était.
Une nuit,vous vous en souviendrez toute votre vie,vous etes réveillée avec vos deux enfants par un bruit qui ressemble à celui d'une déflagradion-Vous vous habillez en hate et vous précipitez devant l'épicerie de vos amis-L'odeur de fumée est épouvantable et les flammes sont en train de tout dévorer-Heureusement Rachid n'est que blessé-Il a eu la chance inouie de se trouver devant son commerce pour fumer une cigarette quand la bombe a explosé-Latifa arrive en courant avec ses deux fillettes-Elle regarde son mari d'un air désespéré-Ils sont hébétés-Ils ne comprennent pas ce qui leur arrive-Puis ils se mettent à pleurer-Ils ne peuvent faire que cela-Latifa se précipite dans vos bras et crie "Pourquoi?"...
Pourquoi la haine existe t'elle? C'est une question que vous vous posez chaque jour qui passe depuis votre enfance......
 
Le couple d'Algériens ayant tout perdu en quelques instants,ils ont été contraints de retourner dans leur pays-Ils sont retournés à la misère puisque des monstres les y ont obligés-
Quand à vous,cet évènement si atroce vous a tellement écoeurée que vous avez vendu votre appartement,et vous avez retrouvé la ville de  Montélimar-
 
Cette escapade corse n'aura duré qu'une seule année. Elle était si prometteuse et avait si bien commencé. Depuis,vous n'etes plus retournée dans le pays de vos ancetres maternels. Vous vous y refusez...   Mylène B.

100% Marocain, 100% Corse et 100% Français". Avant les actes anti-musulmans qui ont éclaté dans son quartier d'Ajaccio, Mimoune n'avait pas à choisir entre ses origines, son île, et son pays. Depuis, il ne sait plus vraiment.

Les manifestants qui ont investi vendredi la cité des Jardins de l'Empereur, mettant le feu au Coran, aux cris d'"Arabes dehors", ont jeté du sel sur des plaies que l'on devine longues à refermer, dans ce quartier populaire.

"Il faut essayer d'apaiser les choses", témoigne Mimoune, rencontré lundi au milieu des immeubles pastel de six à dix étages, aux rez-de-chaussée décatis, qui composent la cité : "les enfants, j'essaie de les laisser sur la Playstation pour ne pas qu'ils regardent la télé".

"On est très inquiets, mais on n'est pas terrorisés. On est des hommes quand même", ajoute ce père de famille, partagé comme beaucoup entre la volonté de témoigner de la xénophobie dont ils s'estiment l'objet et la crainte de passer pour des "victimes".

Devant la boulangerie, rare commerce du quartier, la rencontre entre Jacqueline, standardiste à l'hôpital, et Kamel, un trentenaire qui a toujours habité là, résume l'incompréhension régnante.

Elle : "Je suis Corse, moi ! J'ai la bandera (le drapeau à tête de Maure, emblème de l'île) sur mon balcon". Lui : "Moi aussi je suis Corse, je vis là, je paie mes impôts ! La racaille, elle est blanche, elle est noire, elle est de toute les couleurs, la religion n'a rien à voir là-dedans".

Cette impression qu'il y aurait deux catégories de Corses, l'une issus de l'immigration et l'autre vivant sur l'île depuis des générations, est largement partagée par ceux qui ont grandi dans ce quartier.

- Ici, "tu as des amis" -

"Ce matin, dans mon entreprise, beaucoup de personnes sont venues me voir pour me dire : +tu as des amis+", raconte Nordine, ému par ces marques de solidarité. Mais "la vraie question, c'est pour ma fille : est-ce qu'elle aura des amis ?", s'inquiète le père de famille, dont les cousins habitent le quartier des Jardins de l'Empereur.

"Il y a beaucoup de xénophobie, dans les rues on entend souvent +arabes dehors+", témoigne Sabri, qui a vécu plusieurs années à Paris et s'y est senti, en tant que Français d'origine immigrée, "plus libre".

Les Corses "se sentent forts", avance ce jardinier de 31 ans, qui a l'impression de vivre un "apartheid", notamment dans l'accès à l'emploi, où les "Corses ethniques" sont selon lui favorisés. Pourtant, "nous aussi, on est chez nous", souligne-t-il.

Au pied d'un immeuble, un petit groupe de Corses d'origine maghrébine discutent de la situation. Pour ces hommes, le vrai problème est la situation sociale du quartier. "Ca fait longtemps qu'on est abandonnés. Rien ne change. Il n'y a pas de salle de sport, pas d'associations, les gens sont enfermés", regrette Redouane.

"Le +Corse intellectuel de souche+ aime sa langue, son pays, mais il nous respecte", analyse cet homme de 42 ans. Les auteurs des débordements, eux, "se servent du racisme pour se faire une identité corse".

Très loin des slogans haineux entendus lors des manifestations, plusieurs Corses rencontrés, pour certains nationalistes, condamnent d'ailleurs sans réserves le racisme, et déplorent amèrement l'image donnée de leur île et des 1.700 habitants de leur quartier.

"C'est pas un ghetto, c'est pas les cités françaises de Marseille. On a toujours bien vécu avec eux", souligne Antoine, un retraité propriétaire dans la cité.

"En Corse, on est une île, on a toujours été une terre d'immigration. On n'a pas de sens raciste", veut croire ce fervent nationaliste, assis dans un salon modeste, dont le seul luxe est une superbe vue sur l'azur de la baie d'Ajaccio, baignée d'un soleil d'hiver.

- Ajaccio (AFP) - Par Francois BECKER - 

Le rejet des étrangers ou le nationalisme ()()()

Les événements à caractère raciste survenus vendredi 18 mai sont-ils liés à l'importance sportive du match ou reflètent-ils une tendance plus globale ?

Liza Terrazzoni - Je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé et les versions sont contradictoires. Il est cependant clair qu'en Corse, il y a un contexte qui tend vers une exclusion des autres au nom de leur appartenance : "Français de merde""sale négro" sont évidemment des injures à caractère racial qu'il n'est pas rare d'entendre ici. Je crois cependant que, dans la mise en récit et l’analyse des faits, il ne faut pas les décontextualiser. Ces injures ont été proférées dans un cadre bien précis, celui d'un match de football avec un enjeu sportif important. Or le football, et notamment via certains supporters, est un milieu où s'expriment assez ordinairement les violences physique, verbale et raciste. Il n'est pas rare que des incidents traversent des rencontres. Je pense au bus de Manchester City caillassé lors d'un match de Liverpool mais aussi aux incidents démesurés qui ont eu lieu en 1969 lors du match de qualification pour la Coupe du Monde entre le Honduras et le Salvador où des personnes ont perdu la vie et des milliers ont été blessées.

>> À lire aussi: La Corse est-elle plus raciste que le reste de la France ?

Par ailleurs, le racisme ordinaire gangrène le football. Regardez les supporters du PSG  à la fin des années 2000 et le climat de "terreur raciste" qui régnait entre les tribunes Auteuil et Boulogne. Ce qu'il s'est passé à Ajaccio doit, donc, à mon avis être restitué dans une réflexion plus large sur le football et les dérives au sein même des clubs de supporters sans cependant oublier que le football est un lieu où s’expriment les tensions sociales et politiques qui traversent les sociétés; et dans le cas corse, les tensions entre la région et la République.

En quoi le contexte social corse favorise-t-il le racisme ?

Ce qu’il s’est passé est révélateur d’une situation bien spécifique en Corse. Elle traduit l’état de la société corse aujourd’hui, les tensions qui la traversent, les relations extrêmement complexes entre la France et l’île, les revers de l’accession des nationalistes au pouvoir, la banalisation d’un discours qui présente la Corse comme un pays, la manipulation, par les dirigeants politiques de tous bords et sportifs actuels de la question de l’identité. Mais plus largement, elle implique de se demander, évidemment, qui dirige la Corse aujourd’hui et au nom de quels principes, qui sont les acteurs politiques et sportifs, quels sont leur parcours et d’où viennent-ils ? Il est important d’envisager les passerelles, les liens, avec les mondes criminels, les organisations politico-militaires nationalistes, et/ou les acteurs économiques les plus influents.

Pourquoi la brusque urbanisation de l'île a-t-elle conditionné cette haine ?

En Corse, l’urbanisation est récente, certes, et elle cristallise des fantasmes et des peurs qui se fabriquent en miroir de la société française. Il existe, localement, la peur, par exemple, que les quartiers deviennent des lieux de violence et de non-droit comme il en existerait ailleurs sur le continent.

>>>A lire aussi : Comment Mohamed Salah est en train de changer l’image de l’islam dans les stades

Il y a en Corse, une dimension spectaculaire dans l’expression du racisme. Un racisme, qui par ailleurs, traverse la société française, même s’il ne prend pas les mêmes formes d’expression. Mais il ne faut pas non plus oublier que la société corse est extrêmement complexe, comme toute société. Il s’y exprime des forces contradictoires : il existe une dimension spectaculaire du racisme mais à côté de celle-ci, il y a aussi des individus qui oeuvrent pour l’accueil et l’ouverture.

Cette xénophobie naît-elle d'un "racisme anti-corse", mis en avant notamment par les dirigeants de l'AC Ajaccio après les débordements ?

C’est là le nœud de la question, je pense. Qu’il y ait des incidents au stade, racistes et violents, ce n’est finalement pas le problème : le monde du football en est traversé. Le problème est ailleurs. Les incidents ne sont pas dénoncés par les dirigeants sportifs et politiques corses. Les supporters aux propos racistes et aux comportements violents sont en quelques sortes excusés au nom d’un prétendu "racisme anti-corse". Au lieu de voir et de dénoncer la radicalité de certains supporters, les dirigeants politiques et sportifs "victimisent" la situation. De ce point de vue, il y a un jeu de miroir avec les médias : les premiers comme les seconds plaquent une grille de lecture identitaire sur les incidents en se demandant quel est le rôle de l’appartenance corse dedans.

Mais finalement quand des incidents identiques ont lieu à Mayence ou à Cagliari, on n’interroge pas le rôle de l’appartenance allemande ou sarde. On interroge le football. C’est là le problème. Sortons de cette grille de lecture politique et identitaire concernant la Corse et sanctionnons simplement ce qu’il s’est passé au stade : des supporters de football ont agressé le car de l’équipe adverse et ont fait preuve de violence, physique, verbale et raciste, point barre. Il est trop facile de cacher la radicalité des supporters de foot ajacciens sous le parapluie du racisme anti-corse comme le font d’un côté les dirigeants actuels. Mais il est aussi trop glissant, d’interroger cette radicalité en lien avec une spécificité corse, comme le font, d’un autre côté, une partie des médias. Il faut au contraire chercher à tisser une analyse qui intègre les discours des uns et des autres et en mesure les effets sociaux.

Y a-t-il une différence notable par rapport au continent ?

La différence réside probablement dans le rapport à la violence et le fait que celle-ci est banale (et notamment quand il s’agit des questions d’identité). Mais si la Corse cristallise l’attention c’est aussi et surtout car les médias aiment beaucoup en parler ! Je pense que c’est parce que ce qu’il s’y passe intrigue, et parfois inquiète. Cela vient interroger la place du droit, de la morale, de la politique et de la violence dans une région qui est française et donc dans l’espace républicain.

Est-ce un racisme spécifique ?

Si spécificité il y a en Corse, c’est qu’il existe une forme de racisme qui prend forme dans l’exclusion des autres du seul fait qu’ils ne sont pas Corse. De ce point de vue, la spécificité serait plutôt la banalisation d’un discours anti-Français.

Comment se portent les groupuscules extrémistes au discours xénophobe assumé ?

Aussi bien que Génération identitaire, Pegida ou Éric Zemmour !

Y a-t-il une différence depuis l'arrivée des nationalistes à la tête de la région en 2015 ?

Je ne crois pas. Quand des individus expriment des idées racistes en Corse, c’est sur un mode plus décomplexé qu’ailleurs, à la différence du continent où les propos racistes sont longtemps restés confinés et peu exprimés en public. Le discours d’exclusion est cependant soutenu par la politique dans le sens où, dans le discours nationaliste, l’identité et le peuple corses sont présentés comme menacés et en danger. Cette mise en scène, car il faut rappeler qu’on a sérieusement parlé de substitution ethnique, de génocide, etc., concernant le peuple corse, a pour effet de venir justifier l’exclusion, voire la violence envers les autres, y compris les immigrés et leurs descendants, au nom d’un principe politique, celui du mal-être et de la survie d’un peuple. En ce sens, l’arrivée des nationalistes vient institutionnaliser l’idée que le peuple corse est en danger, victime de l’Etat français, notamment, et qu’il doit donc se défendre, y compris par l’usage de la violence (même si les positions des dirigeants nationalistes actuels sont, à ce propos, divergentes).

Existe-t-il réellement un lien entre nationalisme et racisme ?

Le discours nationaliste, tel qu’il est prononcé depuis 40 ans, et notamment du fait qu’il manipule maladroitement des notions extrêmement complexes comme celle de peuple, de minorité et d’identité, favorise l’exclusion des autres au nom de la défense du peuple corse.

Propos recueillis par Guillaume Narduzzi.

Les nationalistes corses !

Les nationalistes corses !

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