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Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)


Les gilets jaunes en marche ()()()

Publié par La pintade rose sur 4 Décembre 2018, 05:44am

Catégories : #J'aime, #Les Odileries

                      Oui, la vrai marche !

Le mouvement des Gilets jaunes — du nom des gilets de haute visibilité de couleur jaune portés par les manifestants —, parfois désigné par le sigle GJ, est un mouvement de protestation, non structuré, apparu à la fin de l’année 2018 en France, dans la plupart des départements. Il s'est étendu, dans de moindres proportions, en Belgique et dans d’autres pays européens.

Au départ centrée sur la hausse des prix du carburant automobile (elle-même liée pour partie à l'augmentation de la taxe sur les produits pétroliers), la contestation s'élargit rapidement à d’autres revendications, portant sur le pouvoir d'achat des classes moyennes et populaires, notamment rurales et périurbaines, la démission ou encore la destitution du président de la République françaiseEmmanuel Macron

À la manière d'une jacquerie, cette mobilisation trouve son origine dans la diffusion sur les réseaux sociaux d’appels de citoyens à manifester. Présentée par les médias comme spontanée et apartisane, elle s'organise autour d'une première manifestation nationale le , qui se répète les samedis suivants. Des violences provoquent d’importants dégâts matériels, notamment à Paris, et conduisent à de nombreuses arrestations. Pendant les rassemblements, trois personnes meurent et des centaines sont blessées.

Le mouvement, qui reçoit le soutien de la majorité de l’opinion publique, suscite l’attention de la classe politique. Il est ouvertement soutenu par plusieurs dirigeants de partis politiques d’opposition, notamment Nicolas Dupont-AignanJean LassalleMarine Le PenJean-Luc MélenchonFrançois Asselineau et Laurent Wauquiez.

 

De l'analyse de l'évolution du prix à la pompe de l'essence depuis 1960, il ressort que le prix fin 2017 se situait à la moyenne des prix depuis 1960. Concernant l'évolution des prix en salaire horaire courant, il était possible pour une heure de SMIC en 1973 d'acheter trois litres d'essence, contre six litres en 2018. Le ressenti de la situation réelle est totalement différent, compte tenu de l'évolution sociologique de la mobilité routière. Le facteur de l'étalement urbain, qui incite les personnes habitant en zones périurbaines à prendre de plus en plus leurs voitures, a fortiori dans un couple où les deux travaillent et ont besoin chacun d'un véhicule, est probablement le plus déterminant pour expliquer cette situation.

Entre  et , le « prix à la pompe » des carburants a sensiblement augmenté : environ 23 % pour le gazole et 15 % pour l'essenc. La France se situe dans la moyenne haute de l’Union européenne. L’augmentation du  décidée par le gouvernement Philippe (5 % pour le gazole et 3 % pour le super) cristallise les ressentiment.

Dans le même temps, à partir de 2012, une politique de « transition énergétique » est mise en place et poursuivi. Une taxe proportionnelle au contenu en CO2 est instaurée en 2014 pour les combustibles fossiles. De 7  au départ, la valeur de la tonne de CO2 (tCO2) est portée progressivement à 30,5  en 2017. La loi de finances pour 2018 prévoit ensuite de multiplier la taxe par presque trois en cinq ans[d],[13]. En parallèle, une hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) est adoptée à l'automne 2017 sur proposition du gouvernement Philippe.

Prévision de l'évolution du montant de la TICPE[15],[16]
Année 2017 2018 2019 2020 2021 2022
TICPE Gazole-B7 (en €/l) 0,53 0,59 0,65 0,70 0,75 0,78
TICPE SP 95-E10 (en €/l) 0,63 0,66 0,69 0,71 0,73 0,76

Le Figaro du  indique que « la taxe sur les hydrocarbures, qui constitue environ 60 % du prix du carburant, ne profite que partiellement à la transition énergétique » et que les hausses annoncées par le gouvernement « bénéficieront presque entièrement au budget général de l'État ». Die Welt émet un constat similaire.

 

Question de la perte de pouvoir d'achat

 

Le sentiment de perte de pouvoir d'achat est également une des raisons invoquées par de nombreux observateurs. L’édition 2018 du « Portrait social de la France » de l'Insee indique que le revenu disponible moyen par ménage en euros constants est en 2016 inférieur de 1,2 % à son niveau de 2008, soit 440 euros annuels de moins. La baisse de revenus concerne une grande partie de la classe moyenne (67 %), qui est particulièrement impactée par la hausse des cotisations sociales et des prélèvements sur les revenus du capital. Selon l’étude, les réformes fiscales et sociales engagées en sont la principale cause. À plus court terme, au premier semestre 2018, les économistes soulignent un net ralentissement de la croissance économique et du pouvoird'achat. 

Défiance vis-à-vis de la classe politique et des corps intermédiaires.

À partir de la fin des années 2000, le taux d'abstention aux élections augmente de façon continue pour atteindre des niveaux records sous la Ve République. Le nouveau président, Emmanuel Macron, perd rapidement en popularité et cristallise le mécontentement, paraissant éloigné du peuple de par ses déclarations et ses mesures économiques. De leur côté, les syndicats professionnels connaissent une érosion continue de leurs adhérents[28],[29]. C'est ainsi que, fin 2018, certains Gilets jaunes ont la volonté de « renverser les élites », qu’elles soient politiques ou syndicales.

Une enquête publiée en  par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie met en avant un sentiment de délaissement par les pouvoirs publics de certaines franges de la population. Trois personnes sur dix estiment vivre dans un territoire délaissé, un sentiment d’abandon qui est à la fois géographique et social. Cette perception est plus forte dans les territoires situés en dehors des grandes aires urbaines.

Origines

Contrairement aux manifestations antérieures, qui étaient organisées par des organisations syndicales, ce mouvement est lancé et se développe initialement uniquement via le web, au travers de médias sociaux (FacebookTwitterYoutube) ou de plateformes dédiées.

Le , une automobiliste originaire de Seine-et-Marne, Priscilla Ludosky, lance une pétition en ligne pour réclamer une baisse des prix du carburant à la pompe, en ciblant en introduction la hausse de 7,6 centimes/litre pour le gazole et de 3,8 centimes/litre pour l'essence entrée en vigueur en janvier 2018 et l'importance des taxes rapportées au coût du produit[39],[40],[41]. La pétition connait un important succès à partir d’ et dépasse le million de signatures à la fin du mois de novembre suivant.

Le , deux chauffeurs routiers de Seine-et-Marne, Éric Drouet et Bruno Lefevre, lancent sur Facebook un appel au « blocage national contre la hausse du carburant » le Cette idée est reprise par d'autres protagonistes, qui prônent des blocages de routes et rond-points dans divers départements français.

À partir de la fin octobre, plusieurs vidéos deviennent virales sur les réseaux sociaux, dont celle d’une Bretonne, Jacline Mouraud, qui comptabilise plus de six millions de vues en novembre.

Du jaune pour l’espoir et la réussite  !Du jaune pour l’espoir et la réussite  !

Du jaune pour l’espoir et la réussite !

Sociologiquement, les manifestants sont principalement issus des villes périphériques et de la ruralité, et représentent les classes moyennes, ouvriers, petits salariés, indépendants et retraités, se sentant méprisés par des élites urbaines qu'ils estiment déconnectées des territoire.

Sa spontanéité, l'absence d'encadrement partisan, de structure et de revendications claires ont fait que le mouvement, en grande partie provincial et rural, a été analysé comme une jacquerie numérique, c'est-à-dire un mouvement de colère populaire dû à une fiscalité jugée injuste ou mal répartie.

Le démographe Hervé Le Bras, en cartographiant ce mouvement, fait apparaître une forte mobilisation dans la « diagonale du vide », qui va de la Meuse aux Lande. En revanche, le mouvement rencontre un faible écho dans des territoires urbains comme la Seine-Saint-Denis.

Pour Vincent Tiberj, professeur à l’IEP de Bordeaux, les Gilets jaunes « incarnent ce que le sociologue Olivier Schwartz appelle les « petits moyens » : ils travaillent, paient des impôts et gagnent trop pour être aidés et pas assez pour bien vivre ».

Die Welt indique que le mouvement constitue « le symptôme d’une rupture entre la classe dirigeante et des citoyens dont elle est toujours plus éloignée ». La Süddeutsche Zeitung y voit « la rébellion d’une classe moyenne qui se sent marginalisée socialement et géographiquement par les personnes les mieux rémunérées des grandes villes »

Figures émergentes

Non structuré, le mouvement des Gilets jaunes n’a pas de représentant désigné .

Éric Drouet, chauffeur routier francilien de 33 ans, est l’auteur sur Facebook des appels aux rassemblements des 17 et 

Priscilla Ludosky, une Francilienne de 33 ans également, est à l’origine d’une pétition appelant à la baisse des prix du carburant qui dépasse le million de signatures à la fin du mois de novembre 2018[148].

Jacline Mouraud, une mère de famille bretonne de 51 ans, participe à la notoriété du mouvement, sa vidéo à l’adresse d’Emmanuel Macron et de sa politique fiscale ayant été vue au  plus de six millions de fois sur les réseaux sociau. À ce titre, elle est invitée par plusieurs chaînes de radio et télévision[150],[151],[152],[153]. Le , au lendemain de la mort d'une manifestante, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner déclare à son sujet : « Cette dame devient une star médiatique […] J'aimerais que Jacline, qui a appelé à se mobiliser et à désorganiser le pays au quotidien, assume ses responsabilités. »

Le , un groupe de huit personnes issues de différentes régions où le mouvement est actif s'autoproclament « porte-paroles » afin de servir d'interlocuteur avec le gouvernement.

Deux d'entre eux, Éric Drouet et Priscillia Ludosky, sont reçus le lendemain par le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy ; peu satisfaits par cette rencontre, ils appellent à poursuivre la mobilisatio. Alors que de nombreux Gilets jaunes s'inquiètent du risque de récupération politique et d’un manque de représentativité de ces « porte-paroles », Éric Drouet déclare qu'« aucune délégation n'a encore le rôle de représenter les Gilets jaunes ». Le , les huit représentants sont conviés pour une rencontre avec Édouard Philippe, mais seul un d’entre eux s’entretient avec le Premier ministre à Matignon ; la délégation des porte-paroles est alors considérée comme dissout.

Si seulement une femme ou un homme et pourquoi pas les deux prenaient pour en faire un programme politique, une marche à suivre...

 »tout est là. »

Cela devrait devenir le livre de chevet .

Naturellement, je voterais pour lui. Tous les Français les suivraient, j'en suis persuadée !

les GP veulent un monde meilleur, un monde plus juste. C'est pourtant simple à comprendre.

J'ai toujours dit que les politiques n'avaient pas d'Empathie car s'ils en avaient ils ne pourraient pas faire de la politique.

Mais là, il va falloir qu'ils mouillent le maillot, qu'ils montrent ce qu'ils ont dans le cœur 💓 !

la Répression n'est pas une solution.

la Concertation est la solution.

Et l'exécution du programme serait une révolution citoyenne et juste.

Pas comme celle de 1789, non, trop de sang ,trop d'inégalités et nous, les femme, en plus Nous avons perdus notre liberté, notre identité .

Une bonne et équitable justice est profitable à tous !

La pintade rose

Revendications

 _______________
Transition écologique
Revoir à la baisse toutes les taxes.
Réduction de la TICPE et de la taxe carbone.
Suppression du projet de loi visant à interdire le gasoil non routier « fioul rouge » (pour les agriculteurs).
Annulation du projet de loi du biocarburant à l’huile de palme.
Abandon du projet de renouvellement du parc automobile français en électrique.
Mise sur le marché de biocarburants.
Cofinancement de projets visant à concevoir des biocarburants.
Régulation des prix des véhicules électriques. Institutions
Création d’une assemblée citoyenne.
Consultation du peuple plus fréquente, par référendum au niveau national et local.

Dissolution de l’Assemblée nationale. Suppression du Sénat.
Reconnaissance et comptabilisation du vote blanc aux différents scrutins électoraux.
Promulgation des lois par les citoyens eux-mêmes. Emploi et entreprises
Baisse des charges patronales.
Augmentation des aides financière publiques pour l’embauche en CDI, en CDD ainsi que pour les contrats d’apprentissage.
Embauche des personnes à mobilité réduite favorisée.
Augmentation du Smic, revaloriser en conséquence le calcul du quotient familial.
Aide au retour à l’emploi ou à la reconversion professionnelle grâce à des formations efficaces et valorisantes.
Respecter la parité homme/femme : alignement de la qualification et du poste occupé à rémunération égale.

Subvention aux entreprises souhaitant s’installer en banlieue ou en province.
Développement du télétravail.
Fin des régimes spéciaux.
Lutte contre la précarité
Augmentation des retraites.
Diminution de l’assistanat.
Augmentation de l’allocation pour le logement (APL).
Augmentation des aides financières aux étudiants pour l’installation, la mobilité et la culture.
Retraite au calcul identique pour tous.
Finances publiques
Réduction du budget des comptes publics.
Rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF).
Réduction significative des salaires des membres du gouvernement.
Suppression des privilèges (salaires après mandats,

emplois fictifs, indemnités).
Contrôle des notes de frais des élus.
Présence physique obligatoire des élus en Assemblée.
Postbac, handicap, droits de succession, contrôle technique...
Création d’un vrai POSTBAC.
Inclusion des personnes handicapées dans tous les domaines de la société.
Accès à la culture pour tous.
Interdiction du glyphosate.
Suppression de l’article 80 (ambulanciers).
Refonte proportionnelle totale du barème des droits de succession.
Suppression du nouveau contrôle technique automobile.
Baisse des prix des péages. Suppression de la limitation à 80 km/h.

Désengorgement des urgences hospitalières.
Annulation de la vaccination obligatoire pour les enfants.
Dernière modification : 30 nov. 2018

Du 5 décembre 2018

« Un message de Dom qui m’écrit de rajouter ceci aux revendications :

Ajouter dans les revendications l'abandon du prélèvement à la source qui va amputer significativement le pouvoir d'achat mensuel, et sous la seule maîtrise du Ministère des Finances. >>

 Merci à toi , Dom

Les gilets jaunes en marche ()()()
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Dominique Gomez 04/12/2018 14:14

Ajouter dans les revendications l'abandon du prélèvement à la source qui va amputer significativement le pouvoir d'achat mensuel, et sous la seule maîtrise du Ministère des Finances.

Dom

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