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Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)


Alors, les élections européennes ! ou, et, donc, or, ni, car §§§

Publié par La pintade rose sur 2 Mai 2019, 09:32am

Catégories : #J'aime, #Les Odileries, #Tout est Politique

Quel est le mode de scrutin ?
 Il s'agit d'un scrutin universel direct à un tour. Les eurodéputés sont élus pour cinq ans selon les règles de la proportionnelle à la plus forte moyenne. Seules les listes qui franchissent la barre des 5 % des suffrages exprimés bénéficient d'un nombre de sièges proportionnel à leur nombre de voix.
 
Les nouveautés du scrutin :

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Des listes nationales. Principale évolution du scrutin, les électeurs français choisiront cette fois leurs candidats sur des listes nationales. Depuis 2004, c'était un mode de scrutin avec huit circonscriptions régionales qui prévalait. Mais le système dit de « circonscription unique » a été adopté par 23 des 27 pays de l'Union. Depuis 2004, les listes de candidats doivent impérativement alterner femmes et hommes, en application de la loi sur l'égal accès aux mandats électifs.

 

Cinq eurodéputés français de plus. La décision du Royaume-Uni de se retirer de l'Union européenne (Brexit) va libérer les 73 sièges d'eurodéputés britanniques. Si 46 de ces sièges vont être gelés pour être disponibles lors d'un prochain éventuel élargissement de l'UE, 27 sièges vont être répartis entre 14 Etats membres jugés sous-représentés. Cinq d'entre eux reviendront à la France, qui passera donc à 79 élus.

 

Nouvelles règles de non-cumul. La loi française interdit pour la première fois le cumul d'un mandat d'eurodéputé avec un mandat parlementaire national ou à la tête d'un exécutif local (maires, président de conseil départemental ou régional). Il peut en revanche conserver un mandat local (conseiller municipal, départemental ou régional).

LPR

 

 

Le 26 mai 2019, les élections européennes auront lieu en France. Changement majeur par rapport à 2014 : le scrutin par circonscription a été remplacé par une liste nationale unique composée de 79 candidats - un chiffre égal au nombre de députés français qui seront normalement présents au Parlement européen l'année prochaine. Chaque parti doit ainsi désigner une tête de liste qui le représentera pendant la campagne. A deux mois des élections, les principaux candidats sont en passe d'être connus.

Têtes de liste : où en est-on ?

Plusieurs partis ont décidé de présenter leur propre liste aux européennes, et en ont déjà nommé le candidat principal :

  • Du côté de La République en marche (LaREM), la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau doit être officiellement désignée le 26 mars. 
  • Jordan Bardella a été désigné comme tête de liste par le conseil national du Rassemblement national, le deuxième parti français à dévoiler sa liste complète de candidats.
  • François-Xavier Bellamy, philosophe et élu de Versailles, a été désigné par Les Républicains sur proposition de Laurent Wauquiez.
  • Manon Aubry, ancienne porte-parole d'Oxfam-France, a été choisie par la France insoumise. Le mouvement a été le premier à diffuser sa liste complète de candidats.
  • Yannick Jadot a pris la tête de la liste Europe Écologie-Les Verts (EELV).
  • Raphaël Glucksmann a pris la tête d'une liste rassemblant une partie de la gauche, dont le mouvement citoyen Place publique et le Parti socialiste.
  • Nicolas Dupont-Aignan mènera la liste de Debout la France.
  • Benoît Hamon mènera la liste de son parti Génération.s.
  • Ian Brossat, adjoint à la Mairie de Paris, conduira la liste du Parti communiste.
  • Jean-Christophe Lagarde mènera la liste de l'Union des démocrates et indépendants (UDI).
  • François Asselineau dirigera celle de l'Union populaire républicaine (UPR).
  • Jean Lassalle mènera la liste de son parti "Résistons !".
  • Lutte ouvrière proposera une liste menée par Nathalie Arthaud.
  • Florian Philippot mènera la liste Les Patriotes.
  • https://www.touteleurope.eu/actualite/elections-europeennes-2019-quels-candidats-quelles-strategies.html

Les eurosceptiques progressent toujours

Abandonnés par les 21 eurodéputés britanniques actuels (du Parti conservateur et du Parti unioniste nord-irlandais), la part des Conservateurs et réformistes européens (CRE) dans l'hémicycle serait elle aussi en recul, selon les derniers sondages. Malgré le bond du parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir en Pologne, ces élus souverainistes occuperaient entre 7,5 et 8% des sièges (entre 53 et 56 sièges), contre près de 10% aujourd'hui. 

En revanche, à l'extrême droite, l'Europe des nations et des libertés (ENL) et l'Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD) pourraient représenter à elles deux près de 15% des eurodéputés pendant la prochaine mandature, contre 10% actuellement. 

Porté par les scores du Rassemblement national en France (21% des voix selon les derniers sondages) et de la Ligue de Matteo Salvini en Italie (qui pourrait quasiment quintupler son nombre d'eurodéputés), l'ENL passerait ainsi de 4,5 à près de 9% des sièges au Parlement européen, soit l'équivalent d'une soixantaine de sièges. 

De son côté, l'ELDD pourrait d'occuper de 5 à 6,5% de l'assemblée (contre 5,5% actuellement), soit entre 36 et 46 sièges. La forte progression du Mouvement 5 étoiles, qui partage le pouvoir avec la Ligue en Italie, pourrait ainsi compenser le départ des 20 élus britanniques actuels. Mais selon Politico, il n'est pas certain que les députés du M5S rejoindront à nouveau l'ELDD pour la prochaine législature. Le média, qui crédite le parti italien de 26 sièges, l'a en effet extrait de ce groupe. Dans ce cas de figure, l'ELDD n'occuperait plus qu'une petite vingtaine de sièges.

Au total, "dans le prochain Parlement, les partis eurosceptiques pourraient obtenir environ 150 élus. Reste à savoir s’ils seront capables de se rassembler au sein d’un seul groupe ou s’ils resteront éparpillés entre plusieurs formations", concluait déjà Contexte en janvier.

Les libéraux renforcés par les marcheurs

Avec l'éventuelle arrivée d'une vingtaine de députés étiquetés La République en marche (contre un seul actuellement, le parti n'existant pas encore aux précédentes élections de 2014), l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) devrait elle aussi connaître une belle progression en mai (de 9% à environ 13% des sièges du Parlement, soit entre 88 et 94 sièges). 

En Allemagne, les libéraux-démocrates du FDP pourraient retrouver 8 ou 9 sièges à Strasbourg, contre 4 actuellement, selon les estimations. Exactement les mêmes résultats que les libéraux tchèques du Premier ministre Andrej Babis, qui arriveraient pour le moment en tête des votes dans leur pays.

Les écologistes au point mort

Dès lors, c'est l'aile gauche du Parlement européen qui ressortirait affaiblie du prochain scrutin. Malgré les bons résultats des partis écologistes lors d'élections locales en 2018, des intentions de vote en hausse en Allemagne, en Lituanie et en Belgique, ainsi que de quatre potentiels nouveaux députés tchèques (selon Politico), le groupe des Verts/Alliance libre européenne (Verts/ALE) ne parviendrait toujours pas à dépasser la barre des 7% des sièges au Parlement européen (entre 43 et 46 sièges). 

Avec de mauvais résultats dans les pays de l'Est, en Espagne et en Suède, les écologistes pourraient même accuser un léger recul par rapport à la mandature précédente.

Les socialistes en chute libre

L'Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), elle, chuterait à environ 19% des sièges (entre 132 et 137 sièges), contre 25% aujourd'hui. 

Après l'échec à la présidentielle de 2017 et la désertion d'une partie de ses membres, la crise du Parti socialiste français pourrait se poursuivre puisqu'il n'obtiendrait que 4% des voix selon les derniers sondages… contre 14% en 2014 (avec le Parti radical de gauche). En Italie également, le Parti démocrate diviserait par deux son résultat. Une déroute similaire à celle du SPD en Allemagne, qui souffre depuis plusieurs années de son alliance avec la CDU. 

Enfin, les victoires des partis socialistes espagnol, portugais, finlandais et suédois ne suffiraient pas à combler le vide laissé par le départ des 20 eurodéputés britanniques du Parti travailliste. 

L'extrême gauche ne progresse pas

Profitant relativement peu de la situation délétère des socialistes, le groupe de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (GUE/NGL) stagnerait de son côté à environ 7% des sièges du futur Parlement européen (soit une cinquantaine de sièges). 

L'une des plus nettes poussées au sein de ce groupe devrait être celle de La France Insoumise, créditée à elle seule de 9,5% des intentions de vote en France (contre 6% pour le Front de Gauche en 2014, qui réunissait notamment le Parti communiste et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon). A l'inverse, au regard des sondages, la GUE/NGL perdrait ses trois eurodéputés italiens.

Faut-il craindre une déferlante «populiste» et europhobe lors des élections européennes de mai ? L’arrivée au pouvoir du Mouvement Cinq Etoiles (M5S) et de la Ligue en Italie, du FPÖ en Autriche, la percée de l’extrême droite du SD en Suède ou de Vox en Andalousie peuvent le laisser penser. Le Rassemblement national (RN) français, qui a déjà lancé sa campagne, en fait le pari comme le montre son slogan : «On arrive !»

Pourtant, le nombre de députés europhobes ou populistes ne devrait pas beaucoup varier. En effet, ces partis sont en recul ou affaiblis dans plusieurs pays (Pays-Bas, Danemark, Pologne). Ou alors, ils sont déjà largement présents : ainsi, le Front national est arrivé en tête en 2014 avec 24 eurodéputés (même s’il n’en reste que 16 dans le groupe aujourd’hui), un score qu’il n’a guère de chance d’améliorer. Surtout, le Brexit va priver les eurosceptiques du Parti conservateur (19 sièges) et les europhobes de l’Ukip (19 députés)… Une compilation des sondages déjà effectués montre que les démagogues de droite pourraient passer de 151 dans une Assemblée à 751 sièges à une fourchette comprise entre 153 et 168 députés dans une Assemblée réduite à 705 membres après le Brexit. Même si on ajoute la Gauche radicale (GUE) et la cinquantaine de sièges qu’elle devrait conserver, l’euroscepticisme progresserait (de 20 à 24% des sièges), mais sans bouleverser l’échiquier politique européen.

Le vrai enjeu est ailleurs : les démagogues seront-ils capables de s’unir pour peser sur les travaux parlementaires, ce qu’ils n’ont jamais réussi à faire jusque-là, leur seul point commun étant leur détestation de l’Union ? Une alliance entre gauche et droite radicales étant exclue, la question se pose uniquement pour les partis de droite radicale style Droit et Justice (PiS) en Pologne, pour les démagogues purs style M5S et pour les partis d’extrême droite comme le RN, le Vlaams Belang belge, le VVD néerlandais, etc. Pour l’instant, ils sont éclatés entre trois groupes (les conservateurs eurosceptiques de l’ECR, l’EFDD formé autour de l’Ukip et du M5S, l’ENF dont la colonne vertébrale est formée du RN et de la Ligue), sans compter quelques non-inscrits trop radioactifs comme le Jobbik hongrois ou l’Aube dorée grecque.

Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien et patron de la Ligue, a entamé des travaux d’approche avec le PiS polonais et le FPÖ autrichien, en vain pour l’instant. De même, le M5S acceptera-t-il de siéger avec le RN et Vox au risque de perdre définitivement son identité ? Nul ne peut dire s’il y aura un, deux ou trois groupes à la droite du PPE, le groupe conservateur.

Est-il imaginable, comme le rêve l’idéologue de la droite radicale américaine Steve Bannon, que le PPE, qui devrait rester le premier groupe, même affaibli (entre 180 et 188 députés contre 218), s’allie avec ces partis eurosceptiques et europhobes ? Cela paraît improbable, car son unité n’y résisterait pas.

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