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Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)


Les Premières Femmes qui se distinguent §§§

Publié par La pintade rose sur 27 Mars 2019, 09:13am

Elles se sont illustrées pour être les premières.

Cette synthèse de l'avancée des femmes aux fonctions, activités et métiers en France recense les premières femmes étant parvenues à exercer des fonctions politiques, juridiques, sociales, artistiques, culturelles ou sportives ou à avoir reçu une distinction importante, depuis la fin du xixe siècle, dans des activités ou distinctions anciennement réservées aux hommes.

Ministres de plein exerciceModifier

Année Nom Ministère
1947 Germaine Poinso-Chapuis Santé
1977 Alice Saunier-Seïté Universités
1981 Édith Cresson Agriculture
1981 Nicole Questiaux Solidarité nationale
1984 Huguette Bouchardeau Environnement
1991 Martine Aubry Travail
1997 Élisabeth Guigou Justice
1997 Catherine Trautmann Culture
2002 Michèle Alliot-Marie Défense
2007 Michèle Alliot-Marie Intérieur
2007 Christine Lagarde Économie et Finances
2010 Michèle Alliot-Marie Affaires étrangères
2011 Valérie Pécresse Budget
2014 Najat Vallaud-Belkacem Éducation nationale

AutresModifier

Année Nom Première femme
1903 Adrienne Avril de Sainte-Croix Membre d'une commission extra-parlementaire (par le gouvernement Émile Combes)
1936 Cécile Brunschvicg Membre d'un gouvernement (premier gouvernement de Léon Blum en tant que sous-secrétaire d'État à l'Éducation nationale)
1936 Irène Joliot-Curie Membre d'un gouvernement (premier gouvernement de Léon Blum en tant que sous-secrétaire d'État à la Recherche scientifique)
1936 Suzanne Lacore Membres d'un gouvernement (premier gouvernement de Léon Blum en tant que sous-secrétaire d'État à la Protection de l'enfance)
1941 Marie-Madeleine Fourcade Cheffe d’un grand réseau de résistance (Alliance)
1943 Marthe Simard Parlementaire (Assemblée consultative provisoire, déléguée des Français établis au Canada)
1945 Berthe Grelinger, Marie Digoy et Célina Roye  Premières femmes maires d'une commune française (respectivement RungisSaint-Renan et Saint-Omer)
1946 Madeleine Braun Vice-présidente de l'Assemblée nationale (deuxième Assemblée constituante)
1947 Germaine Poinso-Chapuis Ministre de plein exercice (de la Santé publique et de la Population)
1948 Marcelle Devaud Vice-présidente du Sénat
1956 Marie-Claude Vaillant-Couturier Vice-présidente de l'Assemblée nationale (Quatrième République)
1958 Marie-Madeleine Dienesch Vice-présidente de l'Assemblée nationale (Cinquième République)
1959 Nafissa Sid Cara Membre d'un gouvernement de la Ve République
1965 Yvonne-Louise Pétremont Consule (en Australie)
1967 Marcelle Campana Consule générale (à Toronto)
1967 Marie-Madeleine Dienesch Présidente d'une commission parlementaire à l’Assemblée nationale (Affaires culturelles, sociales et familiales)
1970 Évelyne Baylet Présidente d'un conseil général (Tarn-et-Garonne)
1972 Marcelle Campana Ambassadrice (au Panama)
1972 Nicole de Hauteclocque Présidente du Conseil de Paris
1974 Arlette Laguiller Candidate à une élection présidentielle
1975 Marie-Thérèse Goutmann Présidente d'un groupe parlementaire au Sénat
1979 Simone Veil Présidente du Parlement européen
1981 Yvette Chassagne Préfète
1981 Michèle Cotta Présidente de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle
1991 Édith Cresson Première ministre
1992 Noëlle Lenoir Membre du Conseil constitutionnel
1992 Nicole Notat Dirigeante d'une confédération syndicale (secrétaire générale de la CFDT)
1992 Marie-Christine Blandin Présidente d'un conseil régional (Nord-Pas-de-Calais)
1999 Michèle Alliot-Marie Élue présidente d'un grand parti (RPR)
2005 Laurence Parisot Présidente du MEDEF
2007 Ségolène Royal Présente au second tour d'une élection présidentielle
2011 Christine Lagarde Directrice générale du Fonds monétaire international
2011 Nicole Bricq Rapporteure générale du budget au Sénat
2014 Anne Hidalgo Maire de Paris
2014 Valérie Rabault Rapporteure générale du budget à l'Assemblée nationale
2016 Odile Renaud-Basso Directrice générale du Trésor
2018 Valérie Rabault Présidente d'un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale

 

 

SociétéModifier

Année Nom Première femme
1875 Madeleine Brès Médecin
1886 Blanche Edwards-Pilliet et Augusta Dejerine-Klumpke Internes des hôpitaux de Paris
1893 Maria Deraismes Franc-maçonne
1897 Duchesse d'Uzès Titulaire d'un permis de conduire
1903 Madeleine Pelletier Psychiatre
1907 Sophie Berthelot Entrée au Panthéon (en vertu d'être l'épouse de Marcellin Berthelot)
1907 Amélie Duffaut
Mme Charnier
Cochères
1908 Mme Decourcelle Titulaire d'un permis de taxi
1910 Élise Deroche Titulaire d'un brevet de pilote d'avion
1919 Yvonne Pouzin Praticien hospitalier
1922 Marie Curie Membre de l'Académie de médecine
1924 Suzanne Belperron Joaillière, codirectrice de la maison Boivin
1927 Élisabeth Odier-Dollfus Cheffe de clinique titulaire
1929 Madeleine Blocher-Saillens Pasteure protestante
1930 Thérèse Bertrand-Fontaine Médecin des hôpitaux de Paris
1933 Me le Quéméner Commissaire-priseur (à Lorient)
1933 Eugénie Brazier
Marie Bourgeois
Trois étoiles au guide Michelin
1946   Hôtesses de l'air pour Air France
1946 Yvonne-Edmond Foinant Élue à la chambre de commerce de Paris
1961 Marcelle Clavère Chauffeur de bus à Paris
1962 Marie-Louise Monnet Auditrice au concile de Vatican II
1967 Jacqueline Dubut
Danièle Decuré
Pilote de ligne (sur Air Inter)
1967 Mathilde Méliot À avoir le droit d'entrer dans la Bourse de Paris
1969 Thérèse Bertrand-Fontaine Membre titulaire de l'Académie nationale de médecine, première en tant que médecin
1975 Jacqueline Baudrier Présidente-Directrice générale d'une entreprise publique des médias (Radio France)
1976 Hélène Vida Présentatrice d'un journal télévisé du soir (sur Antenne 2)
1978 Danièle Carré-Cartal Meilleure sommelier de France
1982 Yvonne Brucker Conductrice du métro de Paris
1983 Martine Rolland Guide de haute-montagne
1985 Sylvie Girardet Agent de change
1985 Catherine Bréchignac Directrice de recherche au CNRS
1986 Jeanine Mailhon Trésorière payeuse générale
1988 Christine Spiesser-Morelle Bouchère-charcutière, titulaire d'un brevet de maîtrise de boucher-charcutier
1990 Pauline Bebe Rabbin
1991 Madeleine Rebérioux Présidente de la Ligue des droits de l'homme
1995 Marie Curie Entrée au Panthéon (pour sa propre œuvre)
1996 Claudie Haigneré Astronaute
Maud Marin, avocate trans.

Maud Marin, avocate trans.

Instruction et enseignementModifier

 
Année Nom Première femme
1861 Julie-Victoire Daubié Diplômée du baccalauréat
1863 Emma Chenu Diplômée du baccalauréat ès sciences
1868 Emma Chenu Licenciée ès sciences
1871 Julie-Victoire Daubié Licenciée ès lettres
1883 Lucie Aron Agrégée de sciences
1884 Clémence Royer Professeure à la Sorbonne
1884 Dorothea Klumpke Docteure en géographie
1885 Liouba Bortniker Agrégée de mathématiques
1888 Louise-Amélie Leblois Docteure ès sciences
1890 Sarmiza Bilcescu Docteure en droit
1897 Henriette Mazot JInterne en pharmacie
1897 Marie Kapsevitch Diplômée vétérinaire
1902 Julia Morgan Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts
1903 Marie Curie Récipiendaire d'un Prix Nobel (physique)
1905 Jeanne Baudry Agrégée de philosophie
1906 Marie Curie Chaire à la Sorbonne (physique)
1906 Geneviève Aclocque Élève de l'École nationale des chartes
1907 Marie Robert Agrégée de sciences naturelles
1910 Marguerite Rouvière Élève de l'École normale supérieure (sciences)
1912 Jeanne Raison Agrégée de grammaire
1912 Edmée Chandon Astronome professionnelle
1913 Marguerite Rouvière Agrégée de sciences physiques
1914 Jeanne Duportal Docteure ès lettres
1914 Léontine Zanta Docteure en philosophie
1920 Marie Buffet Diplômée de l'École centrale
1922 Marie Curie Membre de l'Académie de médecine
1923 Marthe Condat Agrégée de médecine
1923 Madeleine Deries Docteur en histoire
1927 Simone PétrementClémence Ramnoux et Suzanne Roubaud Élèves de l'École normale supérieure (lettres)
1929 Lucie Randoin Professeure à la faculté de médecine de Paris
1930 Jeanne Miquel Diplômée à l'École vétérinaire
1930 Suzanne Borel Reçue au concours d'admission aux carrières diplomatiques
1930 Jacqueline de Romilly
(alors Jacqueline David)
Lauréate du concours général (du lycée Molière, à Paris)
1932 Suzanne Basdevant Agrégée de droit public[19]
1933 Ginette Hamelin Diplômée ingénieur architecte de l'École des Travaux Publics
1946 Geneviève Seeuws et Marguerite Ronflard Élève de l'École nationale d'administration
1947 Marguerite Perey Correspondante de l'Académie des sciences
1959 Jeanne Lévy Titulaire d'une chaire à la faculté de médecine de Paris
1968 Alice Saunier-Seité Doyenne de faculté
1969 Thérèse Bertrand-Fontaine Membre titulaire de l'Académie de médecine
1969 Françoise Chandernagor Major de l'École nationale d'administration
1972 Anne Chopinet, Françoise Combelles, Anne Ferry, Nicole Gontier, Élisabeth Kerlan, Dominique Senequier et Thu-Thuy Ta Élèves de l'École polytechnique
1972 Anne Chopinet Major au concours d'entrée de l'École polytechnique
1973 Florence Cayla Major d'HEC
1973 Jacqueline de Romilly Professeure au Collège de France
1973 Alice Saunier-Seité Rectrice d'université
1977 Dominique Roux Élève-officier de la marine nationale
1978 Dominique Segond-Griffoulière Agrégée de mécanique
1979 Yvonne Choquet-Bruhat Élue à l'Académie des sciences
1989 Josiane Serre Directrice de l'École normale supérieure
1988 Sophie Deicha Professeure de  théologie orthodoxe
1997 Catherine Bréchignac Directrice du CNRS
2000 Claire Pothier Major de promotion, à la sortie de l'École navale(phase école d'application des officiers de marine)
2000 Marie-Françoise Bechtel Directrice de l'École nationale d'administration
2002 Anita Guerreau-Jalabert Directrice de l'École nationale des chartes

 

 

Droit et justiceModifier

Année Nom Première femme
1900 Sonia Olga Balachowski-Petit
Jeanne Chauvin
Avocate (ont respectivement prêté serment les 6 et 7 décembre 1900, après l'ouverture légale de la profession aux femmes le 1er décembre)
1903 Marguerite Dilhan Avocate à plaider en cour d'assises
1908 Mlle Jousselin Élue au conseil des prud'hommes
1933 Paule-René Pignet Bâtonnier (à La Roche-sur-Yon)
1936 Lucienne Scheid Élue première secrétaire de la Conférence du stage
1945 Mme Blanchard-Pavie Admise au conseil de l'Ordre (au Mans)
1946 Charlotte Béquignon-Lagarde Magistrate de l'ordre judiciaire
1949 Marguerite Boulet Agrégée d'histoire du droit
1949 Me Marconnet (née Gayet) Notaire (dans le Puy-de-Dôme)
1953 Jacqueline Bauchet

Louise Cadoux

Membre du Conseil d'État
1970 Simone Veil Secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature
1973 Marcelle Pipien Présidente d'un tribunal administratif
1975 Denise Rémuzon Membre du conseil supérieur de la magistrature
1975 Suzanne Challe Présidente de chambre à la Cour d'appel
1976 Martine Luc-Thaler Reçue au conseil d'État et à la Cour de cassation
1980 Maud Marin Avocate transsexuelle
1981 Nicole Pradain Procureur générale
1983 Myriam Ezratty Directrice de l'Administration pénitentiaire
1984 Simone Rozès Premier président de la Cour de cassation
1988 Myriam Ezratty Première présidente de la Cour d'appel de Paris
2010 Dominique de La Garanderie Bâtonnier du Barreau de Paris

 

 

ArtsModifier

Année Nom Première femme
1663 Catherine Girardon Élue à l'Académie royale de peinture et de sculpture
1674 Madeleine de Scudéry Prix de l'éloquence de l'Académie française
1896 Alice Guy Réalisatrice de cinéma (pour La Fée aux choux)
1902 Julia Morgan Diplômée en architecture (Beaux-arts de Paris)
1909 Lily Laskine Instrumentiste titulaire-remplaçante à l'orchestre de l'Opéra de Paris (harpe)
1910 Judith Gautier Jurée à l'académie Goncourt
1911 Lucienne Heuvelmans Prix de Rome en sculpture
Pensionnaire de la villa Médicis
1913  

      L’Organisation des Nations Unies nous propose ce 11 février de réfléchir aux femmes et aux filles de science. Le sujet est vaste, mais il recoupe celui que nous traitons ici. En effet, si Joseph Fourier n’a jamais manifesté, à notre connaissance, aucune velléité de partager sa vie avec une femme, il a su entretenir avec celles qu’il a rencontrées des rapports basés sur une estime mutuelle, qu’il s’agisse de Sitty-Nefiçah, l’épouse de Mourad-Bey, ou de Sophie Germain. Sophie Germain, dont le lecteur pourra chercher par ailleurs une biographie plus détaillée avait engagé, en 1804, sous le pseudonyme d’Antoine Auguste Le Blanc, une correspondance scientifique avec Joseph-Louis Lagrange. En 1816, ses travaux sur l’élasticité des corps la conduisent à s’opposer à Siméon Denis Poisson tenant d’une interprétation moléculaire des vibrations d’une membrane et à entrer en relation avec Joseph Fourier. C’est grâce à l’appui de Joseph Fourier qu’elle devient la première femme (hormis les femmes des membres) autorisée à assister aux séances de l’Institut.

   Mais, ce sont surtout les méthodes de calcul que Joseph Fourier a développées dans sa Théorie de la Chaleur qui vont permettre à quelques femmes de science de s’illustrer brillamment.

Kathleen Lonsdale (1903-1971) est l’une des deux premières femmes à être admises à la Royal Society en 1945. Elle est une des pionnières dans l’utilisation des rayons X pour étudier les cristaux et à ouvrir la voie à l’utilisation des Transformées de Fourier en cristallographie.

 Dorothy Hodgkin (1910-1994) : Elle a reçu le prix Nobel de chimie de 1964 « pour sa détermination par des techniques aux rayons X des structures de substances biochimiques importantes ». Pour situer sa place dans l’Analyse optique, on pourra consulter la page du Mathouriste.

Rosalind Franklin (1920-1958) est LA découvreuse de la double hélice de l’ADN, es clichés d’ADN obtenus par diffraction des rayons X de Rosalind Franklin sont déterminants dans la découverte de la structure à double hélice de l’ADN. Elle était en compétition avec Crick qui en avait obtenu l’image de Transformée de Fourier.

     Plus proche de nous encore, Ingrid Daubechies(1954-…), a mis en évidence une famille d’ondelettes, outils modernes issus de l’Analyse de Fourier, ouvrant son domaine d’études à applications comme l’imagerie médicale, la détection des ondes gravitationnelles, le cinéma numérique, le codage numérique. Son travail le plus connu est la construction d’ondelettes à support compact en 1988. Son nom a été donné aux ondelettes de Daubechies, utilisées dans le standard JPEG 2000. Elle est nommée baronne par le Roi des Belges en 2014.

Ajoutons, pour faire bonne mesure,  Ada Lovelace (1815-1852), qui proposait de faire effectuer à la machine de Babbage, par la manipulation formelle de séries trigonométriques, les volumineux calculs d’Astronomie, encore qu’entre Lovelace et Fourier l’un n’a pas eu connaissance des travaux de l’autre et réciproquement.

 
 
 

. Les premiers varient en fonction du critère quantitatif. Les dictionnaires biographiques comportent des dizaines voire des centaines de notices, telles les 559 du Dictionnaire historique, littéraire et bibliographique des Françaises et des étrangères naturalisées en France connues par leurs écrits, ou par la protection qu’elles ont accordée aux gens de lettres de Fortunée Briquet. Les recueils en comptent quelques dizaines, tels ceux de Stéphanie de Genlis (1811) De l’influence des femmes sur la littérature française, comme protectrices des lettres et comme auteurs, ou Précis de l’histoire des femmes françaises les plus célèbres qui comporte 74 notices ou encore celui dû à Adélaïde Dufrénoy (1816) Biographie des jeunes demoiselles ou vies des femmes célèbres depuis les Hébreux jusqu’à nos jours qui en compte 150. Les biographies sont, quant à elles, centrées autour d’un unique personnage. Les ouvrages thématiques s’organisent autour du sujet « histoire des (de la) femme(s) » ou bien associent des thèmes à ce sujet (politique, économique, social, culturel, intellectuel).

Le long terme de l’étude montre que l’histoire des femmes ne s’est pas écrite de la même manière durant la période considérée. Premier indice, les différents types d’écrits permettent, en effet, d’identifier deux époques. La première se situe entre le début du siècle et les années 1860 ; elle se caractérise par l’importance des recueils et dictionnaires biographiques : une quinzaine sont alors publiés proposant des notices biographiques plus ou moins étoffées. Ce type d’ouvrages assure durant plusieurs décennies une très riche représentation historique des femmes : y figurent des femmes de pouvoir, de savoir et de religion, des héroïnes [16]. Dans le domaine du pouvoir, sont représentées, à travers toutes les aires et les périodes, des reines, épouses de roi, mères, filles, sœurs, amantes, cousines des souverains : des femmes, depuis la sphère royale jusqu’aux rangs de la petite noblesse, qui ont exercé le pouvoir ou ont été proches de lui et influentes. La variété est également grande dans le domaine des lettres et des arts où sont évoquées des femmes de lettres, poétesses, philosophes, des scientifiques (physiciennes, mathématiciennes, astronomes…), des théologiennes, des artistes (peintres et musiciennes pour la plupart) ainsi que des femmes ayant exercé des activités professionnelles reposant sur un savoir : médecins, professeures, avocates, etc. Le groupe des héroïnes recoupe celui du pouvoir. Beaucoup sont femmes royales, nobles, mais il comporte également des roturières. Toutes sont signalées pour avoir manié les armes, défendu un territoire, un château, ou tout autre espace, ayant dirigé des armées ou déployé de la violence. Les thématiques du courage et de la mort sont très présentes.

Vers le milieu du xixe siècle, le champ de la représentation se trouve transformé par la quasi disparition de ces ouvrages de biographies collectives. Tout un pan d’histoire des femmes disparaît avec eux : des centaines de personnages féminins de toutes les époques dont la mémoire a été actualisée pendant cette première moitié de siècle par l’écriture historique sortent du champ de la représentation. Le déclin des ouvrages de biographies collectives marque le début d’une nouvelle période qui commence dans les années 1860 et se poursuit jusqu’à la fin de l’entre-deux guerres. Des biographies individuelles et des ouvrages thématiques constituent alors l’essentiel des écrits. Des projets de dictionnaire ou d’encyclopédie demeurent, notamment dans la première moitié du xxe siècle ; cependant leur ambition d’embrasser l’ensemble des temps historiques rend leur réalisation utopique [17]. Durant cette seconde période, des thèses de doctorat en droit et lettres sont soutenues sur le sujet « femme(s) » ; ces dernières dans une perspective historique, sociologique, littéraire [18].

À la variation des types d’écrits correspondent des variations dans les représentations. La quasi disparition des dictionnaires et recueils entraîne celle des représentations de femmes de savoir et femmes militaires ; le domaine du pouvoir politique devient prépondérant, tandis que la variété chronologique et spatiale s’affaiblit pour un recadrage sur l’espace français et la période moderne. Les périodes, ancienne et médiévale, ne sont pratiquement plus abordées. Si le pouvoir politique constitue un sujet de premier plan, les auteures ont néanmoins ressenti des difficultés à l’aborder. Les nouvelles exigences historiographiques qui émergent à partir du milieu du xixe siècle sont à l’origine de ces difficultés rencontrées par l’écriture de l’histoire des femmes. Les sources sont peu nombreuses et celles émanant de l’État mettent au contraire en évidence l’absence ou la faible présence des femmes dans la sphère du pouvoir. Les travaux, essentiellement réalisés à partir de mémoires et correspondances, portent sur des femmes ayant été à côté du pouvoir en tant que mères, épouses, maîtresses, filles, sœurs, cousines de souverains. Par ailleurs, certaines des femmes ayant eu et exercé le pouvoir en France traînent des réputations tellement mauvaises qu’elles peuvent difficilement être érigées en modèle – Blanche de Castille, étant à ce titre, une exception. Les auteures peinent donc à représenter le pouvoir des personnages féminins ; cette représentation était plus aisée au temps des dictionnaires et recueils qui embrassaient des espaces et des temps étendus, composés de notices courtes rédigées sans recours aux sources.

Dans un autre registre – qui n’est pas sans lien – cette seconde moitié du xixe siècle voit quelques auteures solliciter l’histoire chrétienne comme cadre pour l’histoire des femmes. Le personnage de Marie incarne la fin d’une période de très forte domination masculine ; cette représentation inaugure un temps d’évolution positive et quasi continue, une nouvelle ère marquée par une plus grande égalité entre les sexes [19].

Dans l’entre-deux guerres, les écrits se font plus offensifs. À côté des représentations de femmes de pouvoir ou proches du pouvoir, émergent celles du féminisme. Plusieurs auteures lui « créent » une histoire, cherchant les origines du mouvement dans les différentes périodes historiques. Alice de Payer les identifie au temps de la Fronde (1922), Edmée Charrier les cherche dans l’antiquité (1931). C’est aussi durant les années vingt et trente que sont soutenues des thèses de doctorat. Plusieurs d’entre elles privilégient la longue durée (plusieurs siècles voire plusieurs millénaires) qui permettent aux auteures de construire des trames historiques et des évolutions. Paradoxalement, ces constructions historiques ne trouvent pas place au sein des thèses portant sur des sujets strictement historiques – dont le temps d’étude ne dépasse guère le temps d’une vie – mais sont développées par des thèses de droit et de sociologie.

 
LPR
 
L'incroyable destin de la boxeuse Sarah Ourahmoune, combattante du droit des femmes.

 
" Malgré mon mètre cinquante-sept, je ne me considère jamais comme une petite chose en attente de protection. Je ne peux compter que sur moi, il se trouve que je dispose d'un corps, alors je le façonne. "
Élevée en banlieue parisienne au sein d'une famille nombreuse et séparée, Sarah comprend très vite qu'il lui faudra travailler dur pour trouver sa place et se forger un destin. À 14 ans, elle pousse par hasard la porte d'une salle de boxe anglaise, le Boxing Beats.
Depuis ce jour, c'est avec une foi inébranlable que Sarah se jette dans tous ses combats : première femme française à s'illustrer dans un univers jusque-là réservé aux hommes, championne du monde en 2008, vice-championne olympique en 2016.
Si Sarah atteint l'excellence sportive, c'est aussi parce qu'elle puise cette envie dans ses défi s quotidiens comme auprès de ceux que la vie a cassés. Elle devient ainsi au fi l du temps une chef d'entreprise déterminée et, surtout, une ardente défenseuse du droit des femmes. En charge de la question des mixités pour le Comité olympique, Déléguée du gouvernement en Seine-Saint-Denis, elle a à coeur de se battre sur tous les terrains pour l'égalité des chances.
Sa vie n'était pas partie pour être un conte de fées ? Qu'importe, elle en a fait une saga.
 
Il y en a tant d’autres. 
je remercie toutes ses femmes de valeur qui sont des exemples pour nous toutes et tous.
LPR
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