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Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)


L’ Australie brûle 🥵 §§§

Publié par La pintade rose sur 8 Janvier 2020, 10:03am

Catégories : #Combat, #je n'aime pas

  La banquise fond, les eaux autour de nous montent, des chaleurs excessives comme  49 ° ... et ce très grand pays qui brûle 🥵 C’est l’horreur ! Tristes pensées !

Voilà quatre mois que des incendies font rage en Australie. Ce dimanche les autorités ont dénombré 24 victimes depuis le mois de septembre dernier. Ce samedi a été marqué par des conditions météorologies catastrophiques. Des centaines de propriétés ont été brûlées.

Une étude de  l'Université de Sydney estime que dans le seul Etat de Nouvelle-Galles du Sud, le plus touché par les feux, 480 millions d'animaux ont été tués depuis septembre 2019. Ces calculs ne tiennent pas compte des insectes, des chauves-souris et des grenouilles. Le nombre d'animaux morts est en réalité sûrement bien plus élevé.
La vie sauvage australienne, réputée notamment pour ses koalas et ses kangourous, mettra des décennies à se remettre des feux de forêt qui dévastent actuellement l'immense île-continent.

Depuis le début en septembre 2019 de ces incendies ravageurs, au moins 20 personnes sont décédées et une surface équivalente à deux fois la Belgique est partie en fumée. Ces feux ont également été meurtriers pour la vie sauvage. Selon une récente étude, ils sont à l'origine de la disparition de millions d'animaux dans un seul Etat et des décennies seront nécessaires pour que la vie sauvage se reconstitue. Des images bouleversantes de koalas assoiffés buvant de l'eau dans des bouteilles tenues par des pompiers ou de kangourous totalement paniqués au milieu des flammes, ont fait le tour du monde.

L'étude de l'Université de Sydney estime que dans le seul Etat de Nouvelle-Galles du Sud, le plus touché par ces feux, 480 millions d'animaux ont été tués depuis septembre 2019. Ces calculs de taux de mortalité sont très "prudents", ont souligné le 3 janvier 2020 dans un communiqué les auteurs de cette étude, et le bilan pourrait être "considérablement plus élevé". Afin de parvenir à ce chiffre, les chercheurs ont recoupé les estimations concernant la densité de population de ces mammifères dans cet Etat avec la superficie de végétation ravagée par les feux. Ce nombre comprend les mammifères, les oiseaux et les reptiles mais pas les insectes, les chauves-souris et les grenouilles. Le nombre d'animaux qui a ainsi disparu "est susceptible d'être beaucoup plus élevé que 480 millions", selon le communiqué. "La vie sauvage en Nouvelle-Galles du Sud est gravement menacée et subit la pression croissante de toute une série de menaces, notamment le défrichement et le changement climatique".

Le professeur Andrew Beattie, de l'Université Macquarie près de Sydney, a déclaré à l'AFP que le nombre de décès d'animaux à l'échelle nationale pourrait se chiffrer en milliards "si vous pensez aux mammifères, aux oiseaux, aux reptiles et aux amphibiens et que vous vous comptez les plus gros insectes comme les papillons". "Nous pouvons être à peu près sûrs que dans de grandes parties ravagées par ces vastes feux, la plupart des animaux sauvages seront morts", a déclaré ce professeur du département de biologie. "La flore et la faune auront disparu, ce qui inclut les animaux qui forment la chaîne alimentaire des plus grands, auxquels les gens ne pensent souvent pas", a-t-il expliqué. 

 

Des feux qui ont ravagé les populations de koalas

Les populations de koalas ont été particulièrement touchées parce qu'ils vivent dans les arbres, se nourrissent uniquement de certains types d'eucalyptus et ne peuvent pas s'échapper rapidement des flammes. Avant même ces feux de forêt, le nombre de koalas en Nouvelle-Galles du Sud et dans le Queensland avait chuté de 42% entre 1990 et 2010, selon le comité scientifique fédéral des espèces menacées. La situation désespérée de ces marsupiaux a été soulevée devant le Parlement australien. "Les feux ont brûlé si fort et si rapidement qu'il y a eu une mortalité importante des animaux dans les arbres, mais c'est la zone toujours en feu est tellement vaste maintenant que nous ne trouverons probablement jamais les corps", a lancé aux parlementaires Mark Graham, un écologiste du Conseil de la conservation de la nature.

A LIRE. Incendies en Australie : "Nous ne connaîtrons jamais le nombre exact de koalas qui ont péri"

 

De précédentes études ont montré que les incendies ne se propagent pas uniformément et que certaines zones demeurent indemnes même si à côté, d'autres sont totalement dévastées. "C'est dans ces zones restées intactes ou qui ont le moins souffert que la faune a tendance à se retrouver si elle parvient à les atteindre", a expliqué M. Beattie à l'AFP. Faisant preuve d'un peu d'optimisme, il estime que s'il reste suffisamment de zones épargnées par les feux, les forêts devraient se régénérer avec le temps. Pour cela, il faut que les conditions s'améliorent rapidement. Interrogé sur un éventuel espoir de repeuplement des animaux dans les zones les plus touchées, le professeur estime que cela dépend de facteurs tels que les précipitations, le climat et l'exploitation forestière. Selon lui, un retour à la normale pourrait prendre jusqu'à 40 ans. La réaction, notamment du gouvernement fédéral, a été "lamentablement lente et leur attitude est encore lamentablement désinvolte", a estimé le professeur. "Vous avez des responsable politiques fédéraux qui ont très peu de connaissances en matière d'environnement, et donc n'ont pas perçu les catastrophes à venir".

Des centaines de propriétés ont été détruites et un homme est mort alors qu’il essayait de sauver la maison d’un ami, tandis que le pays connaissait, samedi 4 janvier 2020, l’une des pires journées depuis le début des incendies en septembre 2019. En dépit de précipitations offrant en certains endroits un répit relatif dimanche, la situation demeurait critique ailleurs, notamment en Nouvelle-Galles du Sud où 150 feux continuaient de brûler.

« Nous sommes en territoire inconnu », a déclaré Gladys Berejiklian, la Première ministre de Nouvelle-Galles du Sud. « Nous ne pouvons pas faire comme si c’était quelque chose que nous avons déjà vécu. Ce n’est pas le cas », a-t-elle dit. Et de prévenir : « Plusieurs villages qui n’avaient jamais connu de menace de feu de brousse risquent d’être complètement anéantis ».

L’état d’urgence a été décrété dans le sud-est de l’île-continent, la région la plus peuplée, et ordre a été donné vendredi à plus de 100 000 personnes d’évacuer dans trois États.

Des températures record enregistrées

Samedi, Sydney a enregistré samedi 4 janvier 2020 des températures record, avec 48,9 degrés relevés à Penrith, dans la banlieue ouest.

La ville la plus peuplée d’Australie, qui compte plus de cinq millions d’habitants avec son agglomération, est menacée de coupures de courant après la destruction par les feux de deux postes électriques, et les autorités ont appelé les habitants à restreindre leur consommation d’électricité.

À Canberra, la température a atteint 44 degrés, un chiffre également sans précédent, selon un porte-parole des services météorologiques australiens.

Une évacuation jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale

Face à l’ampleur de la situation, le Premier ministre Scott Morrison a appelé la veille 3 000 militaires réservistes à se déployer, une mobilisation jamais vue, alors qu’une surface équivalente à deux fois la Belgique a d’ores et déjà brûlé. Des navires de la marine et des hélicoptères de combat avaient déjà été mobilisés pour la plus grande évacuation lancée depuis la Seconde Guerre mondiale en Australie, à Mallacoota (État de Victoria), où 4 000 personnes s’étaient retrouvées coincées sur le front de mer, en raison d’incendies cernant la ville.

Une annonce critiquée par le chef des pompiers de Nouvelle-Galles du Sud, Shane Fitzsimmons, qui a déclaré n’en avoir eu vent que dans les médias. « Nous avons passé une bonne partie de la journée d’hier à essayer d’y voir plus clair », a regretté, « déçu et frustré », l’homme qui est le visage des secours dans cet État le plus peuplé d’Australie.

Le dévouement des pompiers, dont trois ont perdu la vie en combattant les flammes, a été salué dans tout le pays, et même au-delà.

Des milliers de personnes ont été déplacées en Australie, comme Noreen Ralston-Birchaw, 75 ans, qui a perdu le jour de la Saint-Sylvestre sa maison de Mogo, à une centaine de kilomètres au sud-est de Canberra. « À l’heure où je vous parle, je ne souhaite pas retourner là-bas pour voir ma maison en cendres, a-t-elle confié à l’AFP. Je ne veux pas reconstruire là-bas. »
Le Premier ministre a, par ailleurs, annoncé la création d’une Bushfire Recovery Agency, une agence qui devra pendant les deux prochaines années aider les sinistrés à se remettre sur pied.

Un message de condoléances délivré par la reine Elizabeth

La reine Elizabeth II a envoyé dimanche un message de condoléances au gouverneur général d’Australie, son représentant dans le pays, dans lequel elle se dit « profondément attristée »par les incendies, et remercie les services d’urgence « qui mettent leur propre vie en danger » pour aider la population.

Des personnalités se sont par ailleurs engagées ou ont recueilli des millions de dollars pour soutenir les pompiers et les communautés touchées par les incendies, à l’image de la chanteuse américaine Pink qui a tweeté samedi qu’elle faisait un don de 500 000 dollars américains.

Ou de l’actrice australienne Nicole Kidman qui a fait cette même promesse de don. « Le soutien, les pensées et les prières de notre famille accompagnent tous ceux qui sont touchés par les incendies partout en Australie », a-t-elle écrit sur Instagram. « Nous donnons 500 000 dollars aux services d’incendie qui font et donnent tous beaucoup en ce moment ».

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