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Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Le blog de la Pintade Rose Rainbow

Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600)


S.O.S ou la détresse de notre agriculture §§§

Publié par La pintade rose sur 25 Juin 2020, 09:01am

Catégories : #Les Odileries, #j'aime ou j'aime pas

Que deviennent ces femmes courageuses qui ne veulent pas mourir à cause de notre agriculture en détresse. Est ce que la pandémie de la covid19 va changer la donne !

<les foulards noirs > un petit rappel de tous les événements !

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Un MERCREDI 16 MARS 2016, LES FEMMES D’AGRICULTEURS Etaient DANS LES RUES. ELLES ONT LANCÉ LE MOUVEMENT DES FOULARDS NOIRS ET SE MOBILISAient POUR DÉFENDRE LA PRODUCTION FRANÇAISE.

On connaissait les « Bonnets rouges » ou roses. Il faudra désormais compter avec les « Foulards noirs ». Un groupe proche des Jeunes agriculteurs et créé depuis quelques jours par des femmes agricultrices et femmes d’agriculteurs.

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Consommer français Elles souhaitent se mobiliser pour « leurs maris, leurs enfants, leurs vies » et revendiquent « le savoir-faire de notre belle agriculture », avec un slogan : « Consommer Français ce n’est pas qu’un acte civique… C’est aussi croire en nos hommes et nos femmes qui jour après jour essaient péniblement de vivre de leur passion ».

Rassemblement vers 14 h Mercredi, ces Foulards noirs descendront dans la rue à Bayeux. Plusieurs centaines de femmes sont attendues par les organisateurs. Le rassemblement est prévu vers 14 h, sur la place Saint-Patrice. Le cortège empruntera ensuite la rue principale, pour rejoindre la sous-préfecture.

Rue principale bloquée À partir de 14 h et jusqu’au passage du défilé, la circulation sera interdite dans les rues Saint-Patrice, Saint-Malo, Saint-Martin, rues Larcher, Tardif, place aux Bois, rues de la Poterie et Maurice-Schumann.Pour les véhicules stationnés sur le parking des Remparts, une déviation sera mise en place en direction de la rue des Bouchers.


 

  • Un autre exemple maintenant dans le bocage du COTENTIN, avec une demande d'aide adressée à tous nos concitoyens...

Appel___l_aide

 

Ce lundi 19 février, Brigitte Macron était en visite à Bayeux, où elle a rencontré des femmes du collectif "Foulards Noirs", à quelques jours de l'ouverture du Salon de l'Agriculture.

Un déplacement discret mais hautement symbolique. Ce lundi 19 février, Brigitte Macron était en visite à Bayeux (Calvados), où elle a pu admirer la célèbre tapisserie qui date du XIe siècle. Mais la Première dame a également profité de son séjour normand pour aller à la rencontre du collectif des Foulards Noirs. C'est dans la commune de Vaubadon que la Première dame a rencontré ces agricultrices et femmes d'agriculteurs dans l'après-midi afin d'évoquer le malaise qui touche la profession.

Capture Facebook Les Foulards Noirs 14

Le mouvement a été créé il y a deux ans, à la suite des manifestations agricoles qui se sont déroulées à l'été 2015. À l'origine, quatre femmes agricultrices et femmes d'agriculteurs : Astrid GrangerCharlène GuérinStéphanie Anne et Ludivine Le Monnier. Ensemble, elles décident de sensibiliser l'opinion publique à la crise que traverse le monde agricole. Point de gros coups médiatiques ou de routes bloquées pour elles, mais un symbole : un fichu sombre, synonyme de deuil. Leur parole a commencé à se faire entendre. En février 2017 sort ainsi le livre Le jour où on a vendu nos vaches, qui retrace le quotidien de Ludivine et Christophe Le Monnier.

⋙  L'amour est dans le pré 13 : Mais d'où viennent vraiment les agriculteurs ?

Un an plus tard, les créatrices du mouvement sont également au coeur du documentaire Les champs de la colère, diffusé dans Le Monde en face sur France 5. "On a réussi à interpeller le grand public mais on aimerait voir davantage les hommes politiques. Ils nous avaient beaucoup écoutés avant les élections", avait remarqué l'une d'elles. Il semblerait que son message ait été entendu par la locataire de l'Élysée. "Brigitte Macron a reçu plusieurs courriers de femmes d'agriculteurs et agricultrices. Elle a voulu les écouter, pour faire remonter leur combat de femmes", a notamment indiqué l'entourage de la sexagénaire à nos confrères de Ouest France. À quelques jours de l'ouverture du Salon de l'Agriculture (24 février - 4 mars), le premier pour Emmanuel Macron en tant que Président, cette rencontre revêt une forte charge symbolique.

Ludivine Le Monnier, la voix des femmes de paysans

LIVRE. Ludivine Le Monnier, épouse d'un éleveur normand étranglé par les dettes, a créé le collectif des Foulards noirs pour faire entendre la voix des femmes dans la crise agricole. Elle raconte leurs vies dans un livre.

Épouse, mère, travailleuse, porte-parole des Foulards noirs. Ludivine Le Monnier est une combattante. Simple et vraie, cette femme de 38 ans a perdu une bataille le jour où elle et son mari Christophe ont dû vendre leurs vaches laitières... le 31 décembre 2015. Mais elle ne dépose pas les armes. Elle a décidé de se livrer entièrement dans un livre (lire ci-dessous). Pourquoi avoir accepté cette plongée dans son intimité au moment où son quotidien vole en éclats ? « Parce que Christophe et moi, nous sommes la caricature de l'agriculture d'aujourd'hui. Parce que si on ne le fait pas, qui le fera ? » Et la dynamique jeune femme de souligner, dans un sourire, à quel point les hommes du monde agricole sont taiseux.

Fille d'agriculteurs normands, Ludivine s'était promis de ne jamais en épouser un. « Je me suis toujours rêvée citadine, mais je n'ai jamais quitté la ferme ! » s'amuse-t-elle aujourd'hui. Trois ans après son premier rendez-vous avec Christophe, « devant l'horodateur, en face du magasin de farces et attrapes à Caen », elle épouse cet éleveur laitier et s'installe avec lui à Magny- en-Bessin (Calvados), à seulement 2 km et demi de chez ses parents.

De longues journées

Une autre ferme, deux enfants, un bonheur simple, et l'engrenage qui tout à coup les étreint. « La banque qui appelle quatre fois par jour, l'huissier qui vient, la carte bancaire qui ne passe plus... Moi-même, j'ai pleuré en relisant le livre », confie Ludivine. Elle et son mari ont tenté de tenir « en serrant les dents » pour que Christophe, qui « aime ses animaux », qui a «un métier-passion», puisse conserver ses vaches, le plaisir de la traite à l'aube, le goût du lait frais prélevé dans le tank.

Ludivine est responsable du rayon décoration de Bricomarché, dans la zone commerciale à 3 km de chez elle. Elle s'épanouit, même si les journées sont longues. Au magasin de 9 heures à 19 heures, elle s'occupe également des trois chambres d'hôte installées à la ferme. « Le matin avant de partir, je prépare les petits déjeuners. Le midi, c'est le ménage des chambres. Le soir, le pliage et le repassage du linge. »

Très vite des soutiens sur Facebook

Malgré les efforts du couple, les dettes (et les disputes) s'accumulent. « Nous étions en fin d'emprunt d'installation, impossible d'investir dans du nouveau matériel, décrypte Ludivine avec le recul. Le tracteur est tombé en panne. Six postes de traite sur huit seulement fonctionnaient. Et puis, c'est vrai, Christophe n'a pas forcément été vigilant sur les papiers... »

Pris dans la tourmente, Christophe se tait et s'investit dans les actions syndicales des Jeunes Agriculteurs. Il est condamné pour avoir déversé du fumier sur le parking de Leclerc, il participe aux manifestations de l'été 2015, notamment à Paris... Mais Ludivine se rend compte que les actions coups de poing retournent l'opinion publique contre les paysans. Avec Charlène, fleuriste, et Peggy, nourrice, elle décide de créer le collectif des Foulards noirs. Des foulards, comme ceux que les grands-mères nouaient sur leur tête pour la traite. Noirs, en signe du deuil.

Au départ, elles sont seulement cinq épouses d'agriculteurs, qui portent à bout de bras un quotidien qui part à vau-l'eau au fur et à mesure que les cours mondiaux s'effondrent. A « vivre une vie merdique », selon leurs mots. En une semaine, leur communauté atteint 250 personnes sur Facebook. Les médias accourent. « J'ai raconté notre vie pour que les gens comprennent », explique Ludivine. Aujourd'hui, elle est coprésidente des Foulards noirs, devenus une association loi 1901. Mais le combat n'est pas fini. « Nous allons militer pour une meilleure couverture sociale et éditer un guide du bien consommer. »

Elle s'est accordée une semaine à Paris avec son mari et ses enfants pour la promotion du livre. « Je n'ai pas demandé une deuxième semaine de vacances à mon patron, ça aurait été injuste vis-à-vis des collègues », explique-t-elle simplement. Un cousin de Christophe garde les quelques bêtes qui restent. « On n'arrête pas du jour au lendemain, constate-t-elle. Il faut garder les veaux jusqu'à deux ans et demi. Ça permettra de payer les dettes. » Christophe a vendu ses terres et s'occupe des chambres d'hôte. Il cultive quelques hectares en fermage et se fera employer en tant qu'ouvrier agricole dans la région. « Il arrive de se tromper, conclut Ludivine. Mais comme je le dis à mes enfants, il ne faut jamais rien regretter de sa vie. 

La crise agricole vécue de l'intérieur

 Les manifestations avec déversement de fumier, les négociations au ministère, les bras de fer sur le prix du porc ou du lait. De la crise agricole actuelle, le grand public a vu des images fortes à la télé. Le livre « Le jour où on a vendu nos vaches »* nous plonge dans l'intimité d'un couple d'agriculteurs de Normandie confronté à sa propre crise. Les saisies d'huissier sur le compte, le fusil que l'on fait discrètement disparaître de la maison aux heures les plus noires, le couple qui se fendille. Mis en mots par Bérangère Lepetit (journaliste au « Parisien » - « Aujourd'hui en France »), le témoignage de Ludivine et Christophe Le Monnier se lit comme un roman. Emouvant. Vrai. Touchant.

Editions Flammarion, 19 €

 

Le nombre d'agriculteurs ne cesse de diminuer en France. Au total, 48 000 exploitations agricoles ont disparu entre 2011 et 2016. « On va nous mettre dans une réserve ou un zoo bientôt, expliquent Ludovic Calvet et Jean-Raymond Nouret, deux jeunes agriculteurs des Pyrénées venus à Paris spécialement pour le salon de l'Agriculture. On va plus pouvoir vivre longtemps de l'agriculture. Là, on survit, mais ça va devenir catastrophique. »

Le jeune Jean-Raymond Nouret, 26 ans et fils d'éleveur laitier, voulait s'installer mais il n'y arrive pas pour l'instant :«  C'est très compliqué, on nous demande de choisir les investissement sur cinq ans pour nos installations... parfois je me dis qu'il faudrait que je fasse autre chose, que ça serait plus simple ». S'il n'est pas loin d'abandonner l'agriculture, c'est parce que se lancer dans une création d'exploitation est un chemin de croix.

« Des métiers très techniques »

Entre le terrain à trouver, la paperasse à démêler, et les banques à convaincre, les barrières sont innombrables. « C'est la galère, résume Naomie Martineau, productrice de cacao en Guadeloupe et élue au sein du syndicats Jeunes agriculteurs (JA), les gens ont tendance à oublier qu'on est des chefs d'entreprises. En plus, on est lié au climat, on est sur la fabrication de produits, ce qui est très particulier. Cela amplifie les difficultés. Au-delà de la passion, ce sont des métiers très techniques, et la première chose, c'est de trouver un terrain pour pouvoir commencer à travailler. »

Quand une exploitation n'est pas reprise. Ses terrains sont vendus à d'autres agriculteurs qui s'agrandissent. En France, les exploitations sont de moins en moins nombreuses mais de plus en plus grandes. « On veut qu'à chaque fois qu'une exploitation s'arrête, il y ait un jeune qui reprenne. Il ne faut pas que cela parte à l'agrandissement et que l'on poursuive cette hémorragie dans nos campagnes, explique Aurélien Clavel producteur laitier dans l'Isère et vice-président du syndicat Jeunes agriculteurs. Cela passe par de meilleures retraites agricoles pour que les anciens puissent partir dans de bonnes conditions et céder à un jeune et non au plus offrant. C'est un vrai enjeu de demain. »

Un problème de transmission des exploitations

Aujourd'hui seulement deux tiers des agriculteurs qui arrêtent le métier trouvent des repreneurs. Un programme sur la transmission des exploitations a été lancé il y a deux ans par le ministère de l'Agriculture. Des points d'accueil seront prochainement mis en place partout en France. Les chambres d'agriculture promettent aussi une meilleure anticipation des arrêts d'activité.

Il y a pourtant des zones où la transmission fonctionne bien. En Lozère dans le sud de la France, 90% des exploitations sont reprises quand il y a un départ à la retraite ou une vente. Les écoles agricoles sont pleines. La méthode lozérienne consiste à faire un travail de promotion des métiers de l'agriculture dans les collèges et lycées. « On explique aux jeunes qu'il y a des exploitations qui cessent et qu'il faut les reprendre, raconte Christine Valentin, présidente de la Chambre d'agriculture de Lozère. Il faut leur redonner l'envie d'aimer le métier, leur expliquer qu'il est essentiel pour la population et qui valorise l'agriculteur lui-même, non seulement par le revenu, mais aussi par la fierté de faire ce métier. »

Donner envie aux jeunes de devenir paysans, c'est une des missions du monde agricole. C'est également à travers des événements comme le salon de l'Agriculture qu'il espère la mener à bien.

S.O.S ou la détresse de notre agriculture  §§§

A l’heure du changement climatique et des menaces pesant sur la biodiversité, nombre d’agriculteurs opèrent une métamorphose. C’est ça ou disparaître ! Ils traversent de graves crises : le prix de nombre de denrées qu’ils produisent ne cesse de baisser, et dans certains cas, leurs productions se raréfient. Beaucoup d’entre eux, tenus par des investissements qu’ils n’arrivent plus à rembourser, jettent l’éponge. Le nombre de suicides dans le monde paysan en atteste : 605 en 2015, d’après le dernier rapport officiel.

Pour sauver leur métier et leurs fermes, souvent transmis de père en fils ou filles, beaucoup de paysans réfléchissent à changer leurs pratiques. Comme eux, la planète est en crise : en France, l’agriculture produit 21% des émissions de gaz à effet de serre, l’élevage de bovins en tête.

"Pièces à conviction" est parti à la rencontre d’agriculteurs et d’agricultrices qui testent de nouvelles méthodes de culture. Une révolution dans ce monde réputé conservateur. Des chercheurs ou des "coachs" scientifiques les aident dans cette transformation, qui passe aussi par un changement de modèle économique. Le magazine a enquêté sur les obstacles et les résistances qui les empêchent d’évoluer vers une agriculture plus vertueuse et rémunératrice.

En Loire-Atlantique, dans le plus grand labo à ciel ouvert au monde, des producteurs de céréales cherchent à se passer d’engrais et de pesticides, sans renoncer aux rendements. Changer les pratiques pour sauvegarder leur ferme et leur métier, tout en enrichissant la biodiversité : c’est le défi auquel ils font désormais face.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, en Dordogne, des producteurs de lait ou de viande, accusés de détruire l’environnement, repensent leur métier d’éleveur. Ceux que nous avons filmés prétendent même que l’élevage, contrairement aux idées reçues, peut sauver la planète…

Dans les vignobles du Sud-Est, le changement climatique inquiète des viticulteurs, qui craignent de perdre leurs vignes. Certains migrent vers des terres moins exposées à la chaleur. Pour ceux qui restent, il faut ré-enrichir les sols pour sauver la vigne…

Dans ce document exceptionnel de "Pièces à conviction", tour de France de ces paysans en métamorphose, là où les signaux écologiques sont au rouge.

En pleine crise du Covid-19, les agriculteurs sont au cœur du dispositif de résistance de la nation. Ont-ils les moyens de continuer à nous fournir en denrées alimentaires et soutenir la nation ? Alors que la pandémie impacte les emplois agricoles saisonniers et donc les productions (fruits, légumes, viande, vignes, etc.), quelles solidarités pour nourrir la population ? Christiane Lambert évoque la continuité de l’activité agricole et la mobilisation sans faille des agriculteurs.

A la pointe de l’agroécologie, Félix Noblia est l’un des protagonistes de l’enquête. Eleveur et agriculteur installé au pays Basque, il a fait le pari du 100% bio en 2016. Sa démarche pour une agriculture sans chimie ni charrue lui a valu de décrocher le prix de l’Innovation des Trophées de l’agroécologie 2016-2017, décerné par le ministère de l’Agriculture.

 

Dans cette course où les besoins de la productivité aboutissent à ces fermes concentrationnaires, comme celle des mille vaches, c’est évidemment la qualité qui est sacrifiée en même temps que le revenu des producteurs et, à terme, la santé des consommateurs.

La Politique Agricole Commune qui, jusqu’ici, a favorisé ce modèle économique devrait être revue dans le cadre du Green Deal européen afin de changer radicalement les systèmes de culture et d’élevage et de s’adapter au dérèglement climatique. Mais nous ne devons pas oublier notre rôle à nous, consommateurs : c’est simple, achetez du produit frais, local et de saison. Refusez les marques, leurs emballages et leurs pubs. Privilégiez les circuits courts, les Amap, qui paient les producteurs plus équitablement sans que ce soit forcément plus cher.

Les labels, le bio, la réglementation européenne, les normes, je comprends la colère de Natacha Polony sur la vidéo. 

 

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