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Publié par La pintade rose

Où sont les femmes en politique ?

Malgré les importants progrès réalisés en matière d’égalité entre les sexes, la politique demeure le pré carré (domaine) des hommes. Par Massan d’ALMEIDA Les hommes continuent d’occuper majoritairement les postes clés à tous les niveaux dans les sphères décisionnelles dans tous les secteurs et dans la politique. Malgré le travail de sensibilisation et de plaidoyer réalisé à tous les niveaux et dans tous les pays ces dernières années, la première décennie du 21ème siècle s’achève sur le triste constat que les femmes restent minoritaires en politique. Et les réunions ministérielles, de chefs d’États ou de gouvernement demeurent essentiellement voire exclusivement des réunions masculines. (1) Les femmes au pouvoir : quelques chiffres Dans le monde en 2008, la moyenne des pourcentages de femmes dans les parlements est de 21,5% en Amérique, 20,9% en Europe, 18,4% en Afrique subsaharienne, 18,1% en Asie, 15,2% dans le Pacifique et 9,1% dans les pays arabes. (2) Aujourd’hui, la situation a quelque peu évolué par rapport au début de la première décennie du 21ème siècle ; en 2000, les chiffres étaient de 16,0% en Europe, 15,9% en Amérique, 15,0% en Asie, 13,6% dans le Pacifique, 12,1% en Afrique subsaharienne et 3,6% dans les pays arabes. Ces pourcentages, qui sont tous bien inférieurs à l’objectif minimal de 30% fixé par les Nations Unies, cache d’énormes disparités entre les pays des différentes régions. Dans l’ensemble, le Rwanda est en avance sur tous les autres pays avec 56,3% de femmes, il est suivi par la Suède avec 47%, le Cuba 43,2% et la Finlande 41,5%. (3) Si dans les parlements la présence des femmes a connu une légère hausse, il n’en est pas ainsi dans les gouvernements nationaux, qui demeurent toujours majoritairement masculins. Cependant, l’Espagne fait figure d’exception : le Premier Ministre, José Luis Rodriguez Zapatero est à la tête d’un gouvernement majoritairement féminin. Dans l’ensemble, les femmes continuent d’hériter des ministères qui leur ont toujours été traditionnellement réservés : les affaires sociales, la famille, la condition féminine. En revanche, il reste 13 pays à travers le monde où l’exécutif est exclusivement masculin. (1) Pourquoi l’écart persiste-il entre les hommes et les femmes en politique ? Les résultats de nombreuses études et rencontres d’échanges sur la question révèlent que plusieurs obstacles d’ordre social, culturel, économique, juridique, politique et personnel entravent la participation des femmes à la vie publique et politique (4). Dans la plupart des pays du monde, rien n’empêche légalement parlant que les femmes se présentent aux élections. Comment expliquer des lors que la politique reste l’apanage des hommes ? Ce phénomène, comme d’autres du même ordre, n’est pas imputable à un seul facteur, mais à la conjonction de différents facteurs. A commencer par le système électoral, qui peut ne laisser guère de chances aux femmes d’être élues. En règle générale, ce sont les scrutins à la proportionnelle qui sont considérés comme les plus favorables aux femmes, et les scrutins majoritaires qui sont les plus susceptibles de leur être défavorables. Par ailleurs, les femmes peuvent être pénalisées également parce qu’elles ne font pas partie des réseaux très importants qui existent en dehors de la structure du parti. Ces réseaux professionnels et de relations d’affaires sont source de contacts et de ressources financières et expliquent pourquoi les hommes sont souvent plus efficaces que les femmes lorsqu’il s’agit de faire campagne. Toutefois, les facteurs les plus déterminants sont sans doute d’ordre culturel. Dans les sociétés plus traditionnelles, les femmes en quête de pouvoir sont souvent mal vues : la politique est considérée comme un domaine masculin où tous les moyens s’utilisent y compris les actes répréhensibles comme la corruption, la violence, l’intimidation, les coups-bas, etc. En plus, de nombreux électeurs estiment que les hommes font de meilleurs dirigeants que les femmes. Il s’ensuit que de nombreuses femmes rechignent à entrer en politique, un milieu qui leur semble hostile et agressif. Ces derniers mois, la vice-présidente de la Commission européenne, Margot Wallstrom s’est élevée à plusieurs reprises contre le manque de femmes en politique. Elle a critiqué le "Cartel masculin" de l’Europe dans plusieurs journaux européens. Selon elle, ce problème ne provient pas d’un manque de femmes compétentes, mais il est dû au fait que les hommes élisent des hommes. (1) Action positive L’intervention positive, l’instauration de quotas par exemple, permet d’accroitre la proportion de femmes parmi les décideurs politiques. Selon International IDEA (Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale), le mode de scrutin et les quotas sont les facteurs les plus déterminants de la féminisation des assemblées nationales. Les interventions positives sont probantes. Selon la ministre espagnole de l’égalité, Bibiana Aido, « la majorité des pays ou les femmes sont nombreuses au parlement appliquent des quotas politiques ». « Il faut donc poursuivre dans cette voie ». En Belgique par exemple, le pourcentage de femmes à la chambre basse frôle les 35 % selon les chiffres de 2007, alors qu’il n’était que de 12 % en 1997. La Belgique doit cette progression a l’intervention positive du gouvernement qui a adopte en 2002 une loi imposant la parité hommes-femmes sur les listes électorales et leur alternance en tète de liste (les deux premiers candidats en tète de liste ne peuvent être du même sexe) pour améliorer la représentation des femmes. (1) La progression est plus impressionnante encore au Kirghizistan, ou les élections de 2007 ont amené 25 % de femmes au parlement alors qu’il n’y en avait aucune auparavant. C’est l’instauration d’un système proportionnel, qui impose aux partis politiques de présenter au moins 30 % de femmes, qui a permis cette progression. (1) En revanche le cas rwandais nous laisse sans voix : avant la guerre civile dans les années 1990 et le génocide en 1994, le pourcentage des femmes au parlement n’avait jamais dépassé 18%, mais aujourd’hui, c’est le premier pays paritaire dans le monde avec 48,8% en 2003 et 56,3% en 2008. Cette progression est due à une garantie constitutionnelle, l’instauration du système de quota et d’un système électoral innovateur. (5) Pourtant, les quotas restent très controversés en dépit de leur efficacité, tout comme d’autres formes d’action positive. (1)

la pintade rose

Enfin, j'aimerais bien qu'elle se fasse ...

Enfin, j'aimerais bien qu'elle se fasse ...

Depuis l’institution de la Vème république (1958, De Gaulle), il y a trois grands courants à gauche et à peu près la même chose à droite : gaullistes, radicaux et centristes à droite, socialistes, radicaux et communistes à gauche. Dans ces courants, qui ont généré des partis politiques de chaque côté, on trouve aussi des extrêmes. L’extrême droite et l’extrême gauche. Qu’est-ce qu’un extrême en politique ? Disons qu’un courant politique extrême est un courant qui a intégré dans son idéologie les valeurs les plus intégristes, les plus jusqu’au-boutistes de celle-ci et est prêt à utiliser des moyens extrêmes pour y parvenir. Les valeurs d’un courant politique de l’extrême sont le plus souvent : un Etat très puissant et dominateur censé régler les problèmes de la société, la stigmatisation de catégories au sein de la population (tenues pour responsables des problèmes de la société : minorités ethniques, confessionnelles professionelles,  structures, organisations, etc…), ainsi qu’une vocation politique qui confine à la « mission divine », puisque seules leurs solutions empêcheront un désastre terrible (dictature, invasion, réduction de la souveraineté, paupérisation etc…)

Ou sont les femmes en politique !!! ���‍♀️������ -
Je ne pense pas que les hommes soient oubliés, par contre, ils nous oublient souvent ... Je ne demanderais toujours pourquoi je n'ai pas les droits qu'eux....
Les femmes sans pouvoir, sans moyens pour se défendre, qui n'ont ni temps aussi et qui doivent se battre pour tout ..... LA MAISON, LE TRAVAIL ...... Que le reste-t-il comme temps pour elle ..... Souvent, elles sont employées à trois quart temps..... Elles n'ont rien contre les hommes ni contre la société..... Elles veulent tout simplement la justice et la même pour toutes et tous .... Oui, je suis féministe et pas toute seule. Mon combat est pour les autres, tout simplement .... Alors les belles paroles c'est bien..... Mais cela ne remplit pas réfrigérateur ni un porte monnaie pour sa famille ....
 
La pintade rose 
Ou sont les femmes en politique !!! ���‍♀️������ -
Ou sont les femmes en politique !!! ���‍♀️������ -
Ou sont les femmes en politique !!! ���‍♀️������ -

Éminemment humaniste, l’écrivaine et poète Marguerite Yourcenar (1903– 1987) fut la première femme élue au sein de l’Académie française. Nous vous proposons de découvrir un extrait de l’essai Les Yeux Ouverts, un ensemble d’interviews de l’auteure réalisées par Matthieu Galey, paru en 1980 aux éditions Le Centurion.

« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les dĂ©mocraties aussi bien que dans les rĂ©gimes totalitaires.

Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le rĂ©gime. J’ai souvent rĂ©flĂ©chi Ă  ce que pourrait ĂŞtre l’Ă©ducation de l’enfant. Je pense qu’il faudrait des Ă©tudes de base, très simples, oĂą l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard mĂ©nager les ressources, qu’il dĂ©pend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout dĂ©truire.

Il apprendrait que les hommes se sont entretuĂ©s dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon Ă  flatter son orgueil.

On lui apprendrait assez du passĂ© pour qu’il se sente reliĂ© aux hommes qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ©, pour qu’il les admire lĂ  oĂą ils mĂ©ritent de l’ĂŞtre, sans s’en faire des idoles, non plus que du prĂ©sent ou d’un hypothĂ©tique avenir.

On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.

On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en sociĂ©tĂ© est impossible, instruction que les Ă©coles Ă©lĂ©mentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.
En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays oĂą il se trouve, pour Ă©veiller en lui le respect et dĂ©truire d’avance certains odieux prĂ©jugĂ©s.

On lui apprendrait Ă  aimer le travail quand le travail est utile, et Ă  ne pas se laisser prendre Ă  l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatĂ©es, en lui prĂ©parant des caries et des diabètes futurs.

Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses vĂ©ritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. »

Marguerite Yourcenar

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